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Blog de Former Plus Haut!

Bienvenue dans cette section

Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

Quand nous sommes “boostés” par les enfants…

Alice Liddell

La petite Alice, qui inspira Lewis Carroll
(de son vrai nom Charles Dodgson)

Le 4 juillet 1862, profitant d'un voyage dans un bateau à rames sur la Tamise (entre Oxford et Godstow), la petite Alice Liddell alors âgée de dix ans demande à Charles Dodgson de la distraire en lui racontant une histoire. Pendant que le révérend Robinson Duckworth se charge de ramer, Charles Dodgson s'exécute en racontant à l'enfant et ses deux sœurs également embarquées, Edith (huit ans) et Lorina (treize ans), l'histoire fantastique d'une petite fille justement appelée Alice après qu'elle fut tombée dans le terrier d'un lapin. Quand il eut fini, Alice Liddell lui demande s'il est possible qu'il couche l'histoire sur le papier, insistant encore et encore, ce qu'il fait finalement.

Aujourd'hui, grâce à Alice Liddell (que Lewis Caroll a probablement remerciée pour son aimable insistance), le monde peut profiter de la célèbre histoire d'Alice au pays des merveilles...

Cette anecdote  m'a remis en mémoire un aphorisme de Paulo Coelho :

"Un enfant peut toujours enseigner trois choses à un adulte :
être content sans raison,
s'occuper toujours à quelque-chose,
et savoir exiger – de toutes ses forces – ce qu'il désire".

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Tant qu’à faire du mind mapping (topogramme), autant que ce soit joli !

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Ce site répertorie des topogrammes réalisés par des artistes,et plus largement des personnes ayant un joli coup de crayon... Les résultats sont très inégaux, mais une chose est sûre : cela vaut le détour !

See on www.mindmapart.com

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Wikimindmap: pour créer une carte heuristique (topogramme) à partir d’une recherche sur Wikipédia

Wikimindmap est un portail qui permet de créer en direct une carte heuristique (topogramme) à partir d'une recherche sur Wikipédia

Comment procéder ?

  1. Rendez-vous sur http://www.wikimindmap.org/

  2. Dans la liste déroulante de gauche (Selec at Wiki:), choisissez la version de Wikipedia à utiliser (pour le français, choisir fr.wikipedia.org)

  3. Dans la liste de droite (Enter your Topic: ), saisissez votre sujet (terme à explorer)

  4. Le résultat : un topogramme (ou encore carte heuristique, en anglais "mindmap") sur le sujet écrit avec des liens sur chacun des mots vers Wikipedia.


Remarque : Le résultat est exportable en format FreeMind (pour cela, utilser le lien "Download this mindmap as Freemind file")

Ci-dessous un exemple de ce que cela a donné avec le mot "carte" (pour l'agrandir, cliquez sur l'image)

Topogramme réalisé grâce à Wikimindmap

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Soyons congruent !

See on Scoop.it - Pédagogies actives

La congruence pédagogique, pour faire simple, est l’absence de distance entre les valeurs de l'enseignant en tant que professionnel et celles de l'enseignant en tant que personne. Elle se traduit notamment par une harmonisation entre le fonds et la forme de son intervention.

La non congruence est le phénomène le plus facile à percevoir pour un apprenant, ce qu’il traduit volontiers par l’expression, triviale mais réaliste, du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ! ».

See on www.haeuw.com

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Moteur de recherche des cours particuliers et du soutien scolaire

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Passerelle entre professeurs particuliers et élèves, Cherche-Cours est un moteur de recherche qui recense les professeurs particuliers dans toute la France (et les DOM-TOM). Ce site se propose de mettre en relation des élèves et des professeurs totalement gratuitement. Il ne s'agit  pas un organisme de soutien scolaire ni un intermédiaire payant entre élèves et professeurs...

See on www.cherche-cours.com

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Epédagogie, Web 2.0, formation professionnelle: Constructivisme et apprentissage en ligne

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Est-il encore besoin de tordre le cou aux idées reçues concernant le e-learning ? Oh que oui ! L'exercice est particulièrement réussi dans cet article qui tombe dans le mille... Un grand coup de chapeau à Gilles Lepage !

See on pedagoblog-retafpa.blogspot.fr

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Appel à plus de bienveillance au travail

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Pour la troisième année consécutive, Psychologies magazine lance un appel à plus de bienveillance au travail. 3 axes de réflexion :

Premier axe : redonner du sens au travail
Deuxième axe : travailler au « mieux vivre-ensemble »
Troisième axe : veiller au bien-être de chacun.

Signer l’appel ne signifie pas forcément de l’appliquer dans son ensemble mais d’aller de l’avant et de mobiliser ses équipes sur des petites attentions qui contribuent au mieux-vivre au quotidien.

See on www.psychologies.com

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Deux salons en un : Solutions RH Lyon 2012 | E-learning, formation a distance …

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Connaissez-vous le salon Solutions RH (salon des outils et services pour la gestion des ressources humaines) et du eLearning Expo (salon des professionnels du e-learning) ?
Pour la 1ère fois cette année, l’organisateur exporte ces deux événements en province. Le rendez-vous est donné les 20 et 21 novembre 2012 à l’Espace Tête d’Or de Lyon.

See on www.innovativelearningtechnologies.fr

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Pédagogie, je me marre…

bonhomme à cheveux d'herbe

Dans cet article, je vais tenter d'expliquer en quoi les spécialistes des sciences de l'éducation peuvent, avec les meilleures intentions du monde, taper parfois "à côté de la plaque", du moins à mes yeux.

Il se trouve qu'en 2008, après avoir traîné derrière moi une expérience de plus de 20 ans de formateur "autodidacte  baroudeur et tout-terrain" (...nous sommes très nombreux dans ce cas) j'ai éprouvé le besoin de suivre un parcours universitaire, pour plusieurs raisons, la principale tenant dans ma volonté de donner une base théorique à mon propre parcours tout en le "légitimant" aux yeux de ce qu'on appelle la doxa (ou, si l'on préfère, les milieux autorisés, comme disait le regretté humoriste).

Je menais alors une vie trépidante, dispensant pour le compte de mon employeur d'alors des séances de formation en "face-à-face" se tenant dans un rayon de 320 kilomètres, pour un public de cadres et employés, et ceci 3 semaines sur 4. Un travail pas précisément "de tout repos", donc.

Et très régulièrement, une semaine sur 4 donc, je quittais mes attributs de formateur pour aller changer d'activité en suivant les enseignements de l'université à laquelle je m'étais inscrit (j'ai même tenu un blog à cette époque, sorte de e-portfolio si on voudra). Le pauvre naïf que j'étais encore s'attendait (c'est le minimum) à y apprendre un certain nombre de choses en rapport avec le métier de formateur (grilles de lectures, méthodologies, outils exploitables en situation... que sais-je encore ?)

Certes, on m'avait prévenu mille fois que j'étais là pour trouver avant tout de quoi étayer ma démarche empirique en lui donnant une base théorique. Mais tout de même... Qu'ai-je appris au juste, au bout du compte ? Pour vous faire partager mon ressenti, tentons une métaphore :

Si un formateur montait des meubles...

Imaginez un jeune employé en période d'essai, fraîchement embauché chez IKEA pour installer des meubles, et à qui son nouvel entourage professionnel dit "Tu verras, c'est très simple, toutes nos notices sont accessibles partout : dans tous les magasins, dans nos usines, et même sur le net"...

À la suite de cela, voulant réaliser le montage de son tout premier meuble, notre employé se met à chercher, chercher, pour finir par tomber sur tout un tas de publications tournant autour du pourquoi et du comment de l'art de rédiger une notice de montage, ou encore sur les différentes typologies de notices, voire sur l'évolution du concept de notice à travers l'histoire... et tout à l'avenant.

Tout cela est bel et bon, se dirait l'impétrant, je vois bien qu’à l’évidence des tas de gens se sont doctement penchés sur le sujet en question, l’ont posé sur le billard, puis l'ont décortiqué dans ses moindres détails, si bien qu’à l'arrivée on voit bien qu'ils semblent tous surfer là-dedans avec aisance sans même se mouiller le maillot…

Hélas, tout cela ne résout absolument pas mon propre problème, qui est beaucoup plus basique : Je suis en effet aux prises avec une situation très concrète, et – qui plus est – sous la douce pression de mes nouveaux supérieurs, situation qui tient en quelques mots  : Comment dois-je m'y prendre pour monter ces foutus meubles ? Y a-t-il un mode d'emploi ? Une notice, toute simple, existe-t-elle, et si oui, où donc ? Au secours, y'a quelqu'un ?...

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent », disait George Bernard Shaw. C'est un peu court, un peu brutal, très irrévérencieux mais hélas parfois vrai ! Aujourd’hui encore, le Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? se porte à merveille, notamment chez une certain nombre de ceux qui se donnent pour objectif d'explorer les pourquoi et les comment des situations d'apprentissage…

Il est parfois bien confortable de se réfugier dans l'analyse. Notamment lorsqu’au passage cela permet d'éviter de se mettre les mains dans le cambouis, ou d’éluder une question centrale, comme l'illustre la petite métaphore qui suit :

Histoire de l’homme tombé dans un trou

Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

Un cartésien le vit et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez du voir ce trou ».

Un spiritualiste se pencha et dit  :« Vous avez du commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :  « Vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir...

Voilà, j'espère vous avoir donné une idée de ce que j'ai appris, et surtout de ce que je n'ai pas appris à cette occasion-là. Depuis, à chaque fois que je rencontre une situation de ce type, cela a au moins (en creux) le mérite de me faire gagner un temps fou, en m'évitant de me fourvoyer dans des impasses, comme quoi, au bout du compte, d'une façon ou de l'autre on apprend toujours !  Quelque chose me dit que je suis loin d'être le seul dans ce cas. J'assume parfaitement la teneur de ces propos. De toute façon, comme le disait Marcel Gotlib, "Que celui qui me jette la première pierre vienne me le dire en face !".

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Qu’est ce qui est le plus efficace : un jeu de formation ou une vidéo d’instruction ?

Retranscription d'un article de Thiagi, le génial inventeur des jeux-cadres.
Traduction de Bruno Hourst ("Etes-vous pomme ou orange ?")

 

 

Une question récurrente

Qu’est ce qui est le plus efficace : un jeu de formation ou une vidéo d’instruction ? Beaucoup de gens m'écrivent pour me demander de donner des preuves (issues de la recherche scientifique) que les jeux de formation sont meilleurs que tout autre type de stratégie de formation. Cette question ressemble beaucoup à une autre question : Qu’est-ce qui est le meilleur, les pommes ou les oranges ? À l’évidence, la réponse dépend d'un certain nombre de facteurs.

  • De quelle variété de fruit parlons-nous ? J'aime les pommes Golden Delicious, mais je déteste la variété Granny Smith. J'aime les oranges maltaises, mais pas la variété à peau épaisse.
  • Quel est le but que nous recherchons ? Les oranges sont très appréciées en jus au petit déjeuner, mais beaucoup moins pour faire des tartes.
  • De qui sommes-nous en train de parler ? Certaines personnes préfèrent les oranges, et d’autres préfèrent les pommes. Et certaines autres personnes n'aiment ni l’un ni l’autre de ces fruits. Et d’autres encore sont allergiques à l'un ou à l'autre. La comparaison entre les jeux de formation et l’utilisation de vidéos (ou de conférences, ou de manuels, ou d’ateliers de thérapie comportementales ou de toute autre stratégie de formation) est tout aussi sensée que de comparer des pommes et des oranges.

De quel type de jeu parlons-nous ? 

Quand nous parlons de jeux de formation, qu’est-ce que cela signifie exactement ? À ce jour, j'ai travaillé sur plus de 60 stratégies interactives expérimentales, qui peuvent toutes s'inscrire dans la définition habituelle du jeu de la formation. À l’évidence, il y a une énorme différence entre un jeu de simulation qui reflète d’aussi près que possible des méthodes de travail réelles, et un ice-breaker de début de formation. De même, de quoi parlons-nous lorsque nous utilisons le terme de vidéo ? S’agit-il de la vidéo d’une conférence donnée par un expert, ou un documentaire primé sur les comportements créatifs, ou encore d’un extrait d'un long métrage utilisé pour illustrer un contenu pédagogique ? Que diriez-vous d'une vidéo qui présente différentes situations clé de la relation client, où l’on fait une pause après chaque situation, où des équipes analysent la situation et formulent des recommandations, puis marquent des points selon la similitude entre leurs recommandations et celles d’un panel d'experts ? Est-ce que nous classerons cette technique hybride en jeu de formation ou en vidéo d’instruction ?

Une méta-analyse des différentes techniques de formation

Il y a quelques années, mon ami Richard Clark, de l'Université de Californie du Sud, a fait une méta-analyse des recherches menées sur la comparaison entre différents supports de formation, tels que le film éducatif et l'enseignement en classe. Sans surprise, Clark est arrivé à la conclusion que les moyens utilisés ne font aucune différence. Ce qui fait la différence, ce sont les caractéristiques spécifiques du moyen utilisé. Par exemple, nous pouvons utiliser une approche de type « apprentissage par la découverte » avec un film éducatif ou par une leçon en classe. Le facteur essentiel n'est pas le moyen utilisé, mais une caractéristique spécifique du moyen utilisé. Si l'on extrapole les résultats de Clark à notre question initiale, nous en conclurons que ce n'est pas les jeux de formation qui sont importants par eux-mêmes, mais des caractéristiques des jeux (tels que la participation active, le fait de marquer des points, l'interaction entre les membres de l'équipe ou la compétition entre les équipes). Ce ne sont pas les vidéos en tant que telles qui feront la différence, mais des caractéristiques essentielles des vidéos (telles que le réalisme, le mouvement, ou la mise en œuvre des capacités audiovisuelles).

Quel but recherchons-nous ?

Qu’un jeu soit plus efficace qu'une vidéo dépend également du but pour lequel ce moyen est utilisé. Un jeu de simulation est efficace lorsqu'il est utilisé pour aider les participants à acquérir certaines compétences. Toutefois, il serait inefficace pour aider les participants à se connaître les uns les autres au début d'une session de formation. Un ice-breaker répondra à un vrai besoin pour faire entrer les participants dans le sujet de la formation, mais sera perçu comme complètement stupide s’il est utilisé au milieu d’une formation pour faire une analyse coûts-efficacité. Lorsque l'on compare un jeu de formation à une vidéo, ou un jeu de formation à un autre jeu de formation, ou une vidéo à une autre vidéo, il est important de préciser la raison pour laquelle telle ou telle technique de formation est utilisée.

De quels participants parlons-nous ?

Différentes personnes réagissent différemment au même jeu de formation. Par exemple, un jeu qui motive un groupe de jeunes cadres dynamiques français pourra être perçu comme gonflant et hors de propos par les employés d’une administration américaine, et carrément agressif pour un groupe de techniciens japonais. De même, une vidéo qui enthousiasme un groupe de jeunes adultes pourra plonger dans une grande perplexité un groupe de personnes âgées. L'inverse pourra également être vrai : une vidéo qui plaira aux babyboomers pourra définitivement tuer d’ennui des membres de la génération Nintendo.

Proposons une réponse

Comparer les jeux de formation avec d’autres techniques de formation n’a donc pas grand sens, à moins de préciser exactement :

  • Les caractéristiques particulières, du jeu de formation envisagé et de l'autre technique
  • Le but pour lequel on souhaite utiliser le jeu de formation ou telle autre technique de formation
  • Qui seront les participants du jeu de formation ou de telle autre technique de formation.

Nous pouvons donc reformuler ainsi notre question initiale, à travers un exemple : laquelle de ces deux techniques est plus efficace pour aider un groupe d'employés d'hôtel expérimentés à acquérir des compétences dans leur service à la clientèle : un jeu de simulation authentique, qui intègre des incidents représentatifs et comprend un long débriefing structuré par un animateur expert, ou une vidéo présentant différents cas, des graphiques et les explications, suivie d'une discussion en groupe ? Ainsi posée, la réponse à la question est évidente : les deux techniques pourront être tout aussi efficaces l’une et l’autre.


Sivasailam Thiagarajan (alias Thiagi) est indien, il vit au Etats-Unis. Maître incontesté des jeux pour l’entreprise et l’enseignement, il a particulièrement développé le concept de jeu-cadre et continue de concevoir de nombreux jeux dans tous les champs de la formation et de l’enseignement.

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