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Blog de Former Plus Haut!

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Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

C’est l’histoire de comment trouver sa place derrière le brouillard…

Katherine Pancol : une bien belle personne...

 

Dernière minute : Je reprends cet article 4 années plus tard, tout à la fois excité comme un puce, en train de fondre comme un cône Extrême de Nestlé, et dans un état de délabrement proche de celui de la groupie faisandée.

Pour ceux qui connaissent déjà toute l'histoire, il y a un nouvel élément qui se trouve tout à la fin, à partir du titre "Quatre ans plus tard". Voilà qui vous fera gagner du temps 🙂

 

Katherine PancolKatherine Pancol est un écrivain majuscule. Je sais bien qu'elle est à la mode, mais cela n'est aucunement à mes yeux une raison de l'encenser, et encore moins de la descendre en flammes (quelle horreur !). Je l'adore, et j'en suis fier !

Si vous n'avez pas lu ses derniers livres, je vous invite vraiment à le faire, du fond du cœur. Il s'agit d'une sorte de saga familiale, si l'on peut dire, l'histoire de Joséphine Cortès, de ses filles, et de leur entourage. Cela décrit avec un accent d'authenticité incroyable des tas de milieux, d'époques, de personnages, c'est hallucinant.

Car au fond la dame n'écrit jamais que sur un sujet, un sujet aux mille facettes qui me tient vraiment à cœur : la confiance en soi.

Qu'on me permette de lui donner la parole en citant un passage d'un de ses livres : "Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi" :

Je veux qu’il sache qu'il n'a pas vécu cette histoire en vain […], qu'elle peut sauver d'autres gens encore. Des gens qui n'osent pas, qui ont peur, des gens à qui on répète toute la journée qu'il est vain d'espérer. Parce que c'est ce qu'on nous dit, hein? On se moque des gens qui rêvent, on les gronde, on les fustige, on leur remet le nez dans la réalité, on leur dit que la vie est moche, qu'elle est triste, qu'il n'y a pas d'avenir, pas de place pour l'espérance. Et on leur tape sur la tête pour être sûr qu'ils retiennent la la leçon. On leur invente des besoins dont ils n'ont pas besoin et on leur prend tous leurs sous. On les maintient prisonniers. On les enferme à double tour. On leur interdit de rêver. De s'agrandir, de se redresser... Et pourtant... Et pourtant... Si on n'a pas de rêves, on n'est rien que de pauvres humains avec des bras sans force, des jambes qui courent sans but, une bouche qui avale de l'air, des yeux vides. Le rêve, c'est ce qui nous rapproche de Dieu, des étoiles, ce qui nous rend plus grand, plus beau, unique au monde... C’est si petit, un homme sans rêves. Si petit, si inutile... Un homme qui n’a que le quotidien, que la réalité du quotidien, cela fait peine à voir. C'est comme un arbre sans feuilles. Il faut mettre des feuilles sur les arbres. Leur coller plein de feuilles pour que ça fasse un grand et bel arbre. Et tant pis s'il y a des feuilles qui tombent, on en remet d'autres. Encore et encore, sans se décourager. .. C'est dans le rêve que respirent les âmes. Dans le rêve que se glisse la grandeur de l'homme. Aujourd'hui, on ne respire plus, on suffoque. Le rêve, on l'a supprimé, comme on a supprimé l'âme et le Ciel...

Katherine Pancol,
« Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi »
2010, Albin Michel
p. 706

Ironie du sort : lundi dernier j'étais en intervention dans un building du Groupe Caisse d'Épargne (ça ne manque pas d'écureuils là-dedans...), et en attendant la dame avec qui j'avais rendez-vous je lisais tranquillement "Les écureuils", dernier tome de la fameuse saga, donc, et lorsqu'elle est arrivée, comme je lui trouvais une bonne mine, je lui ai montré ce que je lisais, en blaguant "Vous voyez, je me documente vite fait sur votre maison" (à cause des écureuils...).

A ma grande surprise, cette dame a embrayé en me disant tout le bien qu'elle pensait de la saga de Joséphine Cortès, et que justement elle venait de terminer le dernier, qu'elle se demandait bien s'il y aurait un jour un tome 4 (apparemment Katherine aussi, si l'on en croit les interviews publiés sur son site...),  bref avant même d'avoir commencé à bosser nous avions un énorme point commun, ce qui a facilité tout le reste !

Madame Pancol, non seulement vos livres parlent à tout le monde, hommes, femmes, de tous les pays, mais en plus ils contribuent à rapprocher les gens 🙂

Voilà. J'ajoute que le site "officiel" de cette si estimable personne est vraiment digne d'intérêt, en particulier on peut visionner quelques interviews filmées de la dame, qu'on apprend à mieux connaître...

Arbre à feuilles rajoutées

Il faut mettre des feuilles aux arbres...

La saga de Joséphine Cortès :

Tome 1 : Les Yeux jaunes des crocodiles

Les yeux jaunes des crocodilesAux Editions Albin Michel : " Les Yeux jaunes des crocodiles" - mars 2006

Ce roman se passe à Paris. Et pourtant on y croise des crocodiles.

Ce roman parle des hommes. Et des femmes. Celles que nous sommes, celles que nous voudrions être, celles que nous ne serons jamais, celles que nous deviendrons peut-être.

Tome 2 : La valse lente des tortues

Aux Editions Albin Michel : "La valse lente des tortues" - mars 2008

Ce livre est une bourrasque de vie...

Un baiser brûlant du seul qu’on ne doit pas embrasser…

Deux bras qui enlacent ou qui tuent…

Un homme inquiétant, mais si charmant…

Une femme qui tremble et espère ardemment...

Un homme qui ment si savamment…

Une femme qui croit mener la danse, mais passe son tour…

Tome 3 : Les Écureuils de Central Park sont tristes le lundi

Couv___cureuils_siteAux Editions Albin Michel : "Les Ecureuils de Central Park sont tristes le lundi" - avril 2010

Souvent la vie s’amuse.

Elle nous offre un diamant, caché sous un ticket de métro ou le tombé d’un rideau. Embusqué dans un mot, un regard, un sourire un peu nigaud.

Il faut faire attention aux détails. Ils sèment notre vie de petits cailloux et nous guident. Les gens brutaux, les gens pressés, ceux qui portent des gants de boxe ou font gicler le gravier, ignorent les détails. Ils veulent du lourd, de l’imposant, du clinquant, ils ne veulent pas perdre une minute à se baisser pour un sou, une paille, la main d’un homme tremblant.

Mais si on se penche, si on arrête le temps, on découvre des diamants dans une main tendue… Et la vie n’est plus jamais triste. Ni le samedi, ni le dimanche, ni le lundi…


Rebondissement inattendu : A l'époque, j'ai écrit à Katherine Pancol... et elle m'a répondu !

Non seulement cette dame arrive à nous faire croire aux étoiles, à la magie, au positif, au rêve... mais en plus elle m'a permis d'en vivre un ! Imaginez :

Aussitôt la première mouture de cet article terminée, je me suis mis en devoir de lui faire une gentille bafouille, histoire qu'elle soit prévenue. Pour cela je me suis rendu sur son site internet, et j'ai utilisé un formulaire intitulé Écrivez-moi... Déjà le titre m'a rappelé des souvenirs bien particuliers  (ceux qui me connaissent comprendront, les autres peuvent cliquer ici).

Je lui ai expliqué mon admiration, et lui ai tout bonne ment signalé l'existence de cet article. A ma grande surprise, j'ai reçu cette réponse (que j'ai même été autorisé à reproduire ici) :

Un million de mercis à vous, Bernard, pour votre message et votre texte sur le blog ! Je me suis régalée à vous lire et j’ai été très fière de servir de lien entre une inconnue et vous ! J’aime ce genre d’histoire. Les mots sont des passerelles magiques ! Votre blog est clair, lumineux, doux... Et j’allais ajouter : bienfaisant ! Alors merci encore, Bernard !

Katherine Pancol

Et voilà, c'est aussi simple que cela. Depuis, nous avons échangé d'autres mots, Katherine et moi. J'ignore combien de temps  durera cette correspondance (appelons un chat un chat, héhé...) mais elle me remplit d'aise et me donne une patate d'enfer. Et je me sens tellement des ailes depuis, que j'ai tendance à vouloir très cucutement du bien à la terre entière, à commencer par vous tous, alors pour rester dans le ton, je laisserai le mot de la fin à... Jacques Brel :

Le seul fait de rêver est déjà très important. Je vous souhaite des rêves à n'en plus finir et l'envie furieuse d'en réaliser quelques-uns. Je vous souhaite d'aimer ce qu'il faut aimer et d'oublier ce qu'il faut oublier. Je vous souhaite des chants d'oiseaux au réveil, des rires d'enfants. Je vous souhaite de résister à l'enlisement, à l'indifférence, aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite surtout d'être vous.

Quatre ans plus tard (mai 2014)

Nous sommes aujourd'hui à " j+4 ans" depuis l'écriture de la première version de cet article. Beaucoup d'eau à coulé sous les ponts, mais je reste toujours aussi fan. Là-dessus point de changement.
Question ponts et chaussées, il se trouve que, pour ce qui me concerne, le sort a voulu (?) que je sois actuellement moi-même en train de terminer... l'écriture d'un livre. Oh, soyez rassurés, il ne s'agit pas de littérature ! Seulement du récit circonstancié d'un vieux formateur baroudeur tous terrains, en même temps qu'un guide pratique destination de mes semblables va-nu-pîeds. Pas de quoi fouetter un électeur du Goncourt, donc.

C'est bien gentil tout ça, mais quel rapport ?...

"Alors, blogueur impénitent, cabotin invertébré, quel rapport avec la Grande Mâame Pancol, mmmh ?", me direz-vous ?
Ce à quoi je répondrai : "...Le rapport, c'est que sans les mots de cette si belle personne, jamais je ne me serais autorisé à prendre contact avec un éditeur". Pourquoi ? Parce que tout en intervenant couramment en formation sur la thématique de la confiance en soi, j'ai moi-même beaucoup de difficulté (comme tant d'entre nous) à me faire entrer dans le crâne que ce que je fais a une valeur aussi grande que ce que les autres font. Je n'ai aucune honte à l'avouer.
Mieux même : il paraît que c'est dans nos manques que nous trouvons notre génie. Sans aller jusque-là, j'aime bien l'idée des manques qui peuvent, par un processus d'alchimiste 😉  se révéler fertiles et constructifs. Et je mettrais mes lendemains à couper que madame Pancol est faite du même bois. Cela transpire de partout dans sa prose, et me gifle agréablement toutes les deux lignes comme une douce évidence.

Quoi ? Encore un bonjour à la dame, sans même avoir mouché mon nez, et avec un merci en plus ?...

Si j'avais encore un merci à lui envoyer, eh bien ce serait celui-là… Très chère Katherine, vous avez le pouvoir magique de faire pencher bien des balances, et je crois bien que j'ai un très fort petit faible pour vous et ce que vous représentez.

Le dernier conte de fées en date (jusqu'où cela s'arrêtera-t-il ?)

Il y a quelques jours (23 mai 2014), Katherine se livrait à une séance de signatures dans une grande librairie d'Aix-en-Provence, non loin de chez moi. En vieux fan indécrottable, j'avais pris toutes mes dispositions pour aller faire la queue dans le public, et repartir avec mon exemplaire de "Muchachas" signé.... Lorsque soudain…
…Le coup du sort, bête et méchant ! Il m'est tombé sur le coin du crâne une de ces obligations que les montagnes ne peuvent pas contourner. Alors j'allais renoncer, triste et la mort dans l'âme (...je ne pouvais tout de même pas obliger quelqu'un à faire le pied de grue là-bas pendant des heures !) lorsque soudain une idée m'est venue : Il se trouve en effet que de mon côté, je dois me rendre moi-même dans la même librairie pour une séance de signature du mien ouvrage, le 4 juillet prochain !

Et puis d'abord si ça finit pas bien, c'est pas un vrai conte, même que !

Bon sang mais c'est bien sûr, m'apostrophai-je familièrement ! Il m'a suffi d'un coup de fil vers cette boutique si agréable à mon coeur (eh oui, je suis moi-même un client de longue date !) pour qu'on me promette de mettre un exemplaire de côté pour moi, et de le soumettre au sceau majestique le moment venu. Mon tout nouveau statut d'auteur (...qu'est-ce que j'ai du mal avec ce mot !) a bien dû arranger un petit peu les choses...

Ah ben ça c'est ballot !...

Et dire que j'ai bien failli ne pas y penser !
La dame a donc signé, d'une phrase très aimable, et en ouvrant religieusement l'écrin délicat entre mes petites mains potelées j'ai bien vu qu'elle n'a pas du tout fait le lien avec toute "notre précédente histoire", hahahaha, c'te blague !
S'imaginer une seconde que j'aie pu m'en offusquer, m'en étonner ou que sais-je encore serait bien mal me connaître.
Tenez, c'est bien simple : la dédicace me plaît encore mieux comme ça.

 

Voilà. Je vous embrasse.

Dédicace katherine pancol

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Philippe est parti…

Philippe

Je viens de perdre un ami très cher. Il s’appelait Philippe Supera, il jouait un petit peu de la guitare (Jasmine, sa Takamine…), était branché photo, mais c’était surtout un as de la programmation, d’internet, d’un autre monde possible et du cœur gros comme ça.

Je l’ai rencontré par…internet ! C’était le génial inventeur de TarifCom, un petit logiciel qui calculait en direct le montant de notre facture de téléphone à l’époque antédiluvienne où les forfaits illimités et gros débit n’existaient pas encore…

Philippe est devenu par la suite mon hébergeur, puis mon ami. Plusieurs étés de suite, il est passé à la maison avec son fils Léo à l’occasion des grandes vacances…

Sur ce petit film de retrouvailles aussi joyeuses que musicales, on devine plus qu’on ne voit Philippe, qui apparaît de manière fugace parmi les convives (attention, c'est dans les toutes premières secondes). C’est celui qui a des moustaches de gaulois, une chemise en jean, et qui tient le super appareil photo avec un objectif commak. Ce jour-là ils étaient venus, les uns et les autres, de St Barth, de St Trop, de la Suisse, de la Sarthe… se poser un peu, se croiser, se rencontrer par hasard pour quelques heures, quelques jours, à la maison. Après cette prise, on avait chanté « Because » des Beatles… à plein de voix, et Philippe s'est joyeusement époumoné avec nous. J'en ai encore le frisson.

Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point ce type-là me manque... Dans un autre article je vous propose un texte écrit par Philippe. Ça s’appelle « Les zippés »…

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Pour ceux qui croiraient encore qu’internet peut nous rendre encore plus bêtes…

3 singes...

Un mythe vieux comme le monde...

« Alerte, l’écriture se répand… la mémoire et le savoir sont menacés ». C’était du temps de Platon. On craignait déjà que le progrès technique n’attente à la culture.

« Socrate - Eh bien ! j'ai entendu dire que, du côté de Naucratis en Égypte, il y a une des vieilles divinités de là- bas, celle-là même dont l'emblème sacré est un oiseau qu'ils appellent, tu le sais, l'ibis ; le nom de cette divinité est Theuth. C'est donc lui qui, le premier, découvrit le nombre et le calcul et la géométrie et l'astronomie, et encore le trictrac et les dés, et enfin et surtout l'écriture. Or, en ce temps-là, régnait sur l'Égypte entière Thamous, qui résidait dans cette grande cité du haut pays, que les Grecs appellent Thèbes d'Égypte.

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Un regard très particulier sur le respect dû aux anciens

Lîle du jour davant (Umberto Eco)

L'île du jour d'avant (Umberto Eco)

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Le philosophe doit avoir le courage de critiquer tous les enseignements mensongers qui nous ont été inculqués, et d'entre ceux-là il y a l'absurde respect pour la vieillesse, comme si la jeunesse n'était pas le plus grand des biens et la plus grande des vertus. En conscience, quand un homme jeune est en force d'imaginer, de juger et d'exécuter, n'est-il pas plus capable de gouverner une famille qu'un sexagénaire hébété dont la neige sur le chef a glacé l'imagination? Ce que nous honorons comme prudence en nos aînés, n'est qu'une appréhension panique de l'action. Voudriez-vous vous soumettre a eux, quand la paresse a débilité leurs muscles, durci leurs artères, évaporé leurs esprits, et sucé la moelle de leurs os? Si vous adorez une femme, n'est-ce pas peut-être à cause de sa beauté? Continuez-vous donc vos génuflexions après que la vieillesse a fait de ce corps un fantôme, bon désormais à vous rappeler l'imminence de la mort? Et si vous vous comportez de sorte avec vos amantes, pourquoi ne devriez-vous pas faire de même avec vos vieillards? Vous me direz que ce vieillard est votre père et que le Ciel vous promet longue vie si vous l'honorez. Qui l'a dit? Des vieillards juifs comprenant qu'ils ne pouvaient survivre au désert s'ils ne faisaient fructifier le fruit de .leurs reins. Si vous croyez que le Ciel vous donnera un seul jour de vie en plus à cause que vous avez été la brebis de votre père, vous vous trompez. Vous croyez qu'un salut révérencieux qui fait frôler les pieds de votre père de la plume de votre chapeau puisse crever un abcès malin, ou cicatriser la marque d'une estocade, ou vous délivrer d'une pierre dans la vessie? Si cela était, les médecins n'ordonneraient pas leurs potions immondes, mais pour vous libérer du mal italien ils vous prescriraient quatre révérences avant le repas à Monsieur votre père et un baiser à Madame votre mère avant que de vous endormir. Vous me répliquerez que sans votre père vous ne seriez pas, ni lui sans le sien et ainsi de suite jusques à Melchisédech. Mais c'est lui qui vous est obligé, et non point le contraire: vous payez de bien années de larmes un sien moment de plaisant chatouillement.

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Umberto Eco - L’île du jour d’avant, 1994, Grasset (p.80 & suiv.)


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