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Blog de Former Plus Haut!

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Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

CNV : Comment dire merci en mode “girafe” ?

 

La CNV (Communication Non Violente) utilise, de façon très pédagogique, deux animaux symboliques pour mieux illustrer la manière dont nous communiquons habituellement.
Dès que nous entrons en communication avec autrui, nous adoptons en effet l'attitude du "chacal", ou encore de la "girafe". Ou encore une alternance des deux.

girafe

Le chacal

Il n'est pas à l'écoute de ses propres états et émotions internes. Au lieu de cela, il adopte en général le réflexe d'accuser son interlocuteur de tous les maux, sur un mode "Regarde-moi quand  je te parle !", ou encore "Tu écoutes un peu ce que je te dis ?" ...

La girafe

Animal au grand coeur, comme chacun le sait) elle pense toujours à ressentir et à exprimer une forme d'empathie pour les autres... mais aussi pour elle-même ! Elle se concentre également  sur la question de savoir quels besoins sont remplis ou ignorés, là aussi chez l'autre mais aussi chez elle-même.

Dans une courte vidéo (12 min.) doublée en français, Marshall Rosenberg (1934 - 2015, père de la Communication Non Violente) nous apprend comment dire merci en mode "girafe". Cela se passe en trois temps :

  1. OBSERVATION : Parler de ce que la personne a fait (ou dit), et non pas de ce qu’elle est.
  2. SENTIMENT : Exprimer notre ressenti par rapport à ça.
  3. BESOIN : Citer celui de nos besoins qui a été satisfait par l’action (ou les paroles) de cette personne.

Compliments louanges et récompenses sont à bannir absolument en pareil cas, la vidéo en fait une éclatante démonstration.

Pour plus de détails, je vous invite à visionner directement la vidéo :

Je vous promets que vous rirez beaucoup, tout en apprenant beaucoup de choses...

Bref, tout ce que j'aime !

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Les croyances limitantes agissent sur notre vie comme des freins sur une voiture

Le livre "Construire et Animer une session de formation" fait à de nombreuses reprises (au moins 7 fois, si l'on, en croit l'index) référence au concept de "croyances limitantes".

Si l'on veut être complet et explicite, il convient de préciser "Croyances limitantes sur soi-même"..). Nous vous avons d'ailleurs déjà donné une information sur le "Top 10" de ces croyances...

Les croyances limitantes qui s'expriment le plus souvent en contexte de formation sont du type "De toute façon, je n'y arriverai pas", ou encore "Je n'ai aucune mémoire", voire "Je suis nul !"...

Le site "Passez à l'action" propose un article qui recense une trentaine de croyances limitantes communément répandues,tout en nous montrant en quoi elles constituent tout autant de freins sur notre chemin de vie... C'est édifiant !

Lien :
http://www.passezalaction.com/votre-vie/croyances-limitantes-petites-phrases-grand-impact

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E-learning : “Combien d’heures de travail personnel pour suivre ce cours…?”

chardon fuschia

Force nous est de constater que l'offre de formation en e-learning ne cesse de croître à une vitesse exponentielle. Que ce soit pour les MOOC, les SPOC ou tout autre système de ce type, les personnes intéressées par un dispositif de formation en ligne se posent en général la question de savoir quel investissement personnel cela leur demandera, en termes d'heures par semaine, par exemple. Quoi de plus légitime, en effet ?

La question que l'on peut alors se poser en tant que concepteur de formation en ligne est celle qui consiste à déterminer – et à annoncer, donc – une "durée théorique" consacrée à une formation en e-learning donnée pour un apprenant donné.

Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour découvrir qu'il existe une durée classiquement affichée, qui est "…De 4 à 8 heures par semaine". Curieusement, on la retrouve un peu partout…

Pourquoi retrouve-ton cette constante un peu partout en e-learning ?

Pourquoi cette constante ? Et surtout, pourquoi un tel écart, du simple au double ? Eh bien, dans la pratique, il y a de nombreux facteurs qui interviennent dans la durée en question. Car une formation en ligne permet précisément, lorsqu'elle est bien conçue,  un temps d'appropriation plus adapté au rythme de chacun, et au fonctionnement de notre cerveau. Les rythmes en question étant par définition propres à chaque apprenant, les durées consacrées par un individu à un même apprentissage, pour un même matériau de départ, seront donc variables, et beaucoup plus « élastiques » que pour un cours présentiel, par la force des choses !

"Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos"…

Salman Khan, le génial mathématicien (et pédagogue) créateur de la célèbre Khan Academy, déclarait lors d’une de ses premières interviews qu’il avait fait ses premières armes de "e-professeur" en donnant des éléments de cours particuliers de mathématiques à ses neveux, tout d’abord classiquement, en face-à-face, puis en utilisant comme support additionnel des vidéos, éléments de cours qu’il donnait lui-même très sobrement face caméra, et qu’il diffusait ensuite sur YouTube à leur intention. Il raconte ainsi que ses neveux lui avaient fait un jour une bien curieuse remarque, disant en substance "Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos plutôt qu’en écoutant tes explications en direct…". Et lorsqu’il s’en étonna, touché dans son ego, ses neveux lui répondirent tout simplement "Ben oui, quand tu parles en direct on n’ose pas trop t’interrompre… te faire répéter les choses… alors qu’en vidéo nous pouvons nous repasser en boucle autant de fois que nous voulons, ensemble ou encore chacun de notre côté, les différents passages qui ne sont pas encore assez clairs pour nous !". Allez donc mesurer des temps d’assimilation dans ces conditions-là…

Ceci explique, entre autres, l’existence de la fameuse fourchette, classiquement annoncée. Sachez que dans la pratique, plus vous vous situez près de la limite inférieure de la fourchette ("De 4 à 8 heures par semaine"), plus vous vous prenez (toutes choses inégales par ailleurs 🙂 le risque d’aboutir à un apprentissage dit "de surface" (cette notion est étudiée au cours de la semaine 4), dont les effets risquent de s’étioler avec le temps.

Pas de limite haute !

Sachez en outre qu’au-delà de la limite haute de cette fourchette, votre ticket est toujours valable ! 🙂 De nombreux apprenants, en effet, pris de passion par les contenus proposés, et disposant de suffisamment de temps (…et de ressources pour en trouver 🙂 témoignent de ce qu’à partir des sections de cours facultatives de type "pour en savoir plus", ils ont fini par récolter, de proche en proche, au gré de leur "butinage", comme disent nos amis québécois, une masse incroyable de ressources sur le sujet. Le fameux aphorisme affirmant que "…l’enseignement n’est pas un seau qu’on remplit, mais un feu qu’on allume" prend alors ici tout son sens !

Et si le connectivisme pointe le bout de son nez, alors…

Imaginez maintenant que ces apprenants-là se mettent, en plus, à communiquer entre eux, à partager les ressources en question avec leurs pairs (et, pourquoi pas, leurs enseignants…), vous obtiendrez un effet boule de neige, démultiplicateur en efficacité (c’est le phénomène qu’on appelle parfois le « connectivisme », de nombreux pédagogues n’hésitent pas à théoriser abondamment là-dessus depuis le développement de la formation en ligne). Et, partant, vous aurez du même coup fait « exploser les compteurs » au niveau du temps consacré par les personnes concernées !

C'est dire s'il est illusoire de prétendre annoncer des "durées" standard. Tout ce que l'on peut faire, c'est recueillir de statistiques (plutôt auprès des apprenants qu'à partir des données de la plateforme… elles ne veulent pas dire grand-chose…), et s'en servir pour annoncer une estimation réaliste… après quelques sessions écoulées.

En attendant, le plus prudent est sans doute d'annoncer, "comme tout le monde", la sacro-sainte fourchette  "…De 4 à 8 heures par semaine".

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La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change… tout !

Alors là, moi qui adore travailler avec mes participants sur le thème
« comment on se représente les choses dans la tête », j'ai été servi !... Pris à mon propre piège ! Lisez plutôt :

Réseautage physique Vs virtuel
Petit dialogue, hier soir, dans une de ces soirées où les gens s’échangent leurs cartes de visites, et où je ne me rends d’habitude que par acquit de conscience :

« Donnez-moi trois raisons pour lesquelles j’achèterais votre livre.
– Ah ben justement c’est drôle, quand on me dit ça, je n’ai aucune envie de m’exécuter !
– Dans ce cas-là, donnez-moi les raisons pour lesquelles vos lecteurs l’achètent. »

...Et là mon visage s’est éclairé, et je suis entré avec passion dans le vif du sujet. A la fin, le gars (un type étonnant…) m’a dit deux choses :

  1. Tout ceci n’est qu’affaire de « comment on se représente les choses dans la tête » ;
  2. Maintenant, j’ai vachement envie d’acheter votre livre !
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Ces quelques lignes pour… vous convaincre ?

Ce n'est pas le fleuriste qui a créé les fleurs, mais, de la manière dont il dispose les fleurs pour en faire un bouquet naît une oeuvre d'art qui est différente de la fleur elle-même

(Bernard Werber, pendant le TEDx Paris 2011).

filet

Laissez-moi vous présenter une espèce bien particulière de... disons fleuriste.

Portait de Didier ChambaretaudDider Chambaretaud est un bien singulier personnage. Auteur touche-à-tout, startupeur, repreneur d'entreprise, blogueur, consultant en management, en organisation et en communication, on ne compte plus ses activités à l'étendue impressionnante.

Nous nous sommes rencontrés par le biais de nos blogs respectifs (vous trouverez nombre de ses commentaires en parcourant celui-ci...), puis nous avons beaucoup échangé par Skype, pour finir par nous rencontrer en chair et en os "dans la vraie vie". C'est une personne aussi attachante qu'intéressante, dont j'apprécie particulièrement la hauteur de vue et pour qui j'ai le plus profond respect.

Didier m'apprend aujourd'hui qu'il va très bientôt publier un livre intitulé "18 minutes pour convaincre" (chez Eyrolles).

Il s'agira d'un ouvrage d'initiation et d'entraînement à la prise de parole en public prenant pour base l’expérience et le format des conférences TED (des talks de 18 minutes maximum, au format bien rôdé, toujours percutants, efficaces, riches d'information, de connaissances mais aussi d'émotions), que Didier maîtrise particulièrement bien pour avoir été l'un des initiateurs du format TEDx en France, que ce soit en tant que speaker, coach, ou organisateur.

Si vous n'avez jamais entendu parler des conférences TED, je vous suggère de les découvrir par le biais de cet excellent article signé de l'auteur, ce qui sera peut-être pour vous de découvrir son blog aux richesses insoupçonnées.

Bien entendu, je ne manquerai pas de vous tenir informés de la parution (imminente) de son ouvrage, et serai heureux de vous livrer par la même occasion mes premières impressions ici, dans ces colonnes !

18 minutes pour convaincre

Bien à vous,

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17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas (suite)


Norte_it [Dario J Laganà] / Foter / CC BY-NC-ND

Deuxième et dernière partie du dossier "17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas".

Les gens ne vous écoutent pas ? Ou encore pas assez ? ...La semaine dernière, nous avons abordé 8 premières raisons courantes pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas, celles qui font que nous cessons  parfois brusquement d'écouter quelqu'un qui est en train de parler. Nous avons également vu que si  d'aventure personne ne vous écoute jamais lors de vos conversations, échanges, ou prises de parole en public, il est possible que vous soyez vous-même la source du problème.

Mais nous avons également pu constater que, fort heureusement, tous les espoirs sont permis lorsque nous prenons conscience de ces phénomènes-là ! Les lignes qui suivent constituent la suite (et la fin) de ce dossier, en vous présentant "9 autres raisons" (numérotées de 9 à 17) pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas... avec – pour chacune d'entre elles – des pistes et conseils appropriés.

9. Vous perdez trop souvent le fil.

"Où en étais-je? Euh… oui, attendez, cela va me revenir !". Lorsque vous vous tenez dans le droit fil du sujet prévu, les gens vous suivent tout naturellement, sans difficulté. Mais si vous les amenez hors piste, ils vont probablement y rester. Au lieu de cela, prenez d'abord une profonde respiration, puis réfléchissez bien à ce que vous voulez dire. Ensuite seulement, dites-le succinctement et allez droit au but plutôt que de papillonner tout autour.

sculpture marrante (grenouille yoga) 720x720

10. Ce que vous dites est insignifiant.

Certaines personnes parlent, parlent et parlent encore, de tout et rien en particulier, juste pour entendre le son de leur propre voix. C'est très bien… uniquement pour parler à vous-même ou à un cercle de proches qui apprécient ce mode de fonctionnement. Mais gardez bien à l'esprit que dans d'autres circonstances, tout bavardage inutile va fatalement éloigner les gens qui gèrent leur temps différemment de vous. Demandez-vous si ce que vous avez à dire est vraiment important. Comme l'affirmait Gandhi, " Ce que vous avez à dire est-il préférable au silence?" Si la réponse est non, laissez donc parler le silence à votre place…

11. Ce que vous dites n'est pas pertinent.

Si vous aimez irriter les gens, faites donc jaillir des pensées hors sujet dans les conversations importantes. En pareil cas, ils vont très vite douter de votre crédibilité à chaque fois que vous ouvrirez la bouche. Ne leur donnez pas vous-même une bonne raison de revoir à la baisse l'opinion qu'ils ont de votre personne. Contribuez à la conversation d'une manière réellement productive, qui permette une réelle hauteur de vues.

12. Vous commencez toutes vos phrases par, "Je suis désolé..."

Main devant la boucheSi vous avez réellement offensé quelqu'un, il est bien entendu approprié de lui présenter vos excuses. Mais si vous commencez systématiquement chacune de vos déclarations par une excuse, cela revient à vous excuser tout simplement d'exister ! Statistiquement, les femmes dans les entreprises le font encore beaucoup plus que les hommes, hélas. Soyez donc plus affirmé et confiant en vous-même en situation de communication. Tâchez de vous persuader que vos mots et votre présence ajoutent réellement de la valeur à ce qui est en train de se passer. Vous n'avez alors aucune raison de présenter des excuses (Remarque : sous plusieurs latitudes, dans certaines cultures, cette façon de s'exprimer fait toutefois partie des mœurs, de la politesse, et est donc couramment employée et admise !)

Personnage qui réfléchit 931x776

13. Vous ne savez pas où vous voulez en venir

Les gens écoutent ceux en qui ils font confiance. Si vous leur dites que vous allez faire telle chose, ou arriver à telle conclusion, et qu'en définitive vous ne le faites pas, ils n'auront plus jamais la moindre raison de vous écouter dans l'avenir. Les gens qui disent une chose et en font une autre sont fatalement perçus comme des hypocrites ou des menteurs, et quoi qu'il en soit réellement, ils donnent eux-mêmes un coup d'arrêt à leur droit d'être entendus.

"Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut savoir le courage de le dire. Quand on ne dit il faut avoir le courage de le faire. Quand on le fait, il faut l'assumer" (auteur inconnu)

14. Vous ne prenez pas suffisamment part aux actions qui existent autour de vous

bouée bienvenue à bord 572x427La plupart des gens entrent volontiers en communication avec des personnes qu'ils jugent dignes de foi, des personnes cohérentes... congruentes, même. A vous de prendre votre part d'engagement. Les personnes qui ne joignent jamais le geste à la parole finissent tôt ou tard par être étiquetées comme beaux parleurs. Si ces personnes ne contribuent pas (ou trop peu) avec ceux qui agissent dans le concret autour d'elles, elles ne bénéficieront généralement pas d'autant d'attention que celles qui contribuent davantage.

15. Vous êtes toujours négatif.

arrêtons de respirer 147x211Beaucoup trouvent que tout ce qui ressemble de près ou de loin à du "pessimisme rampant" est simplement démotivant et source de souffrance pour soi et pour autrui. Certes, rien ne vous oblige à être tout le temps gai comme un pinson, mais si rien de positif ne sort jamais de vos lèvres, les gens cesseront peu à peu de s'intéresser à ce que vous avez à dire. Par égard pour les autres, trouvez aussi des points positifs à partager !

 

16. Ce que vous dites est banal.

L'excellence ou l'originalité à tout prix n'est certes pas un challenge qu'il faudrait s'imposer (…au nom de quoi ?). Et il n'y a absolument rien de rédhibitoire dans le fait de proférer une banalité ou un cliché de temps à autre. En revanche, si toute votre conversation n'est faite que de poncifs et autres radotages, les gens vont simplement finir par passer leur chemin et rechercher un interlocuteur plus original. Tâchez donc de vous renouveler un peu, de trouver de nouvelles histoires à partager pour faire valoir votre point de vue. Les gens écoutent toujours plus volontiers ceux qui les mettent dans un état d'attention détendue, avec des moments de surprise, des rebondissements; et des passages intéressants.

17. Vous n'écoutez jamais les autres.

On ne le dira jamais assez : une communication efficace est un processus mutuel et réciproque. Si vous n'êtes pas vous-même un auditeur actif vis-à-vis des gens qui sont autour de vous, alors ils ne ressentiront ni besoin ni le désir de vous écouter. Faites en sorte que votre écoute soit plus active, et plus attentive aux autres. Cela doit devenir une priorité pour vous. Vous serez alors surpris de constater à quel point vous serez plus souvent invités à partager votre opinion avec un public tellement plus attentif !

 

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l'article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas

Main devant la bouche

Houlà, ils font la sieste ou quoi ?...

Tout le monde, lorsqu'il prend la parole, aime être entendu, puis écouté, et si possible compris. Parfois, il peut être difficile, à l'occasion d'une prise de parole en public, d'obtenir l'attention d'un auditoire en dépit des facteurs de distraction ou de bruit environnant (et ceci quelle que soit la forme ou la nature du "bruit" en question…). Rien n'est pire qu'avoir une conversation avec plusieurs personnes et réaliser soudain que les gens ne vous écoutent pas vraiment, et qu'en définitive vous êtes la seule personne concernée par ce qui se passe.

Si vous vous avez souvent l'impression de ne parler qu'à vous-même dans les situations de conversations et de réunions, il est possible que vous soyez vous-même le problème.

Certes, très peu de gens sont d'excellents auditeurs-nés, et beaucoup décrochent facilement (il paraît que la moyenne pour un adulte est de 11 minutes !) Cela étant, vous pouvez toujours augmenter les chances d'être écouté en donnant à votre auditoire suffisamment de bonnes raisons de le faire.

Voici un certain nombre d'erreurs de communication qui font que vos interlocuteurs ferment littéralement leurs oreilles et leur cerveau à un moment de la conversation. Ces erreurs sont pour la plupart faciles à identifier… et à réparer. Si vous vous reconnaissez ici ou là, sachez que le meilleur moment pour commencer à vous occuper de cette question est… aujourd'hui ! Examinons sans plus attendre quelques-unes de ces erreurs courantes :

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1. Vous vous lamentez sur votre sort

Pleurnicher, geindre, se lamenter sur son propre sort est peut-être humain, mais totalement contre-productif en situation de communication. Si vous agissez ainsi – aussi légitimes que soient vos raisons – vous affirmez haut et fort à la face du monde que vous avez une douleur à gérer… et que les autres ont toutes les raisons du monde de se méfier de vous ! Vous auriez tout intérêt à changer d'approche pour atteindre votre but. Certes, geindre attire peut-être la compassion dans certains cas, mais cela contribue du même coup à faire de vous une personne peu fiable qu'on a (statistiquement) plus souvent envie de fuir que de secourir.

2. Vous ne parlez que de vous-même.

tatoo Bernard Forever 630x412La communication est une interaction entre plusieurs personnes et vous violez les règles en étant par trop narcissique ou égocentrique. Faites en sorte que votre communication soit empathique, qu'elle permette aux autres de se projeter et de s'engager émotionnellement.

3. Vous ne savez pas vous taire.

Bon sang mais c'est bienSi vous êtes un moulin à paroles atteint par la redondance automitrailleuse, non seulement votre public s'ennuiera à mourir, mais vos interlocuteurs n'auront pas la possibilité de se projeter dans votre histoire ou votre démonstration. Au bout d'un moment, ils vont tout simplement faire la sourde oreille. Arrêtez donc votre bourdonnement incessant et élaguez significativement votre discours, sans oublier d'y ménager des pauses, des silences qui seront tout autant de sources de repos pour l'oreille, à l'image de ce que sont les surfaces blanches sur le papier pour les yeux. Surtout, efforcez-vous de ne jamais parler comme les fameux "petits caractères serrés des polices d'assurance" !

2 enfants - cri et sourde oreille

4. Vous interrompez les autres

Quand les gens parlent, le fait de les couper en plein milieu d'une phrase n'est pas simplement une manière de leur faire perdre le fil, mais aussi probablement de les offenser. En pareil cas, au lieu de s'intéresser vos arguments, leur attention sera tout entière occupée par l'idée que vous êtes une personne indélicate. Et même si ce n'est pas le cas, et que vous agissez ainsi au motif que votre pensée est tout simplement ultra-rapide, ne perdez pas de vue que vous ne pouvez jamais savoir à coup sûr ce que les autres ont à dire tant qu'ils n'ont pas terminé. Et si d'aventure, pendant qu'ils s'expriment, vous craignez d'oublier de leur dire quelque-chose juste après, entraînez-vous à prendre mentalement des notes, si vous le souhaitez, mais par pitié donnez aux autres une chance de finir !

5. Vous commencez à parler en disant "…En fait, vous avez tort."

shadok coup sur la tete 74x161Vous pouvez tout aussi bien mettre quelqu'un dans une cabine insonorisée, vous arriverez au même résultat. Lorsque vous rabrouez les pensées ou des idées de quelqu'un, vous déclenchez instantanément en lui, de manière quasi-automatique, une petite "voix intérieure". Très probablement, son cerveau va se mettre illico à tenter de trouver une manière efficace de vous contredire, et de considérer à quel point vous êtes décidément une source de déception. Prenez la peine de prendre en considération les idées émises par les autres, et laissez votre point de vue reposer sur ses seuls mérites. Un "[…] Je ne suis pas d'accord" coupe toujours la communication, alors que "[…] Si vous le permettez, j'ai un autre point de vue" aura tendance à éveiller la curiosité !

6. Vous criez trop souvent au loup.

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100Lorsque vous appelez la cavalerie de trop nombreuses fois, personne ne croit plus un mot que vous dites. Le climat mélodramatique que vous avez créé agit comme un répulsif qui éloigne les gens. Pire encore, en pareil cas vous aurez hélas probablement déjà brûlé la plupart de vos cartouches, et perdu toute crédibilité au moment où vous aurez un message vraiment important à faire passer.

 on est bien c'est la fête

7. Vous n'attachez pas assez d'importance à ce que vous dites.

Les gens sentent confusément quand vous êtes vous-même impliqué dans vos idées et vos pensées. Si vous ne vous sentez pas vraiment motivé par votre communication, et ne dégagez que très peu (voire pas) d'énergie à propos de ce sur quoi vous entendez communiquer, que pensez-vous qu'il va se passer en face ? Ne gaspillez donc pas vos paroles, et gardez-les donc pour les moments où vous avez-vous-même suffisamment de conviction.

Mafalda volume sonore

8. Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas.

La connaissance est de plus en plus facilement accessible de nos jours. Ainsi, nombreux sont ceux qui peuvent facilement vous percer à jour quand vous communiquez en-dehors de votre propre domaine de compétence. En pareil cas, ils seront de moins en moins dupes et, parfois, ne manqueront pas de chercher une occasion de vous faire trébucher (bien entendu, pendant ce temps, ils ne vous écoutent pas vraiment...). Mais même sans cela, la plupart du temps ils vont en fait tout simplement débrancher leur sonotone intérieur, simplement par lassitude. Faites donc preuve de retenue. Soyez l'expert de votre propre domaine quand c'est le moment, et le reste du temps tâchez d'apprendre des autres.

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l'article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Le connectivisme : et si nous étions patients ?…

connectivisme à l'école

 

Vous avez aimé le dessin ci-dessus ? Il vous a fait sourire ? Rire, peut-être ?... Mais au fait : Comment l'interprétez-vous ? A y regarder de près, il en existe en effet plusieurs lectures :

Première interprétation : C'est un gag, un dessin d'humour...

L'élève, interrogé par la maîtresse, a visiblement subi l'influence néfaste des jeux télévisés, puisqu'il s'imagine qu'il va avoir la possibilité de faire appel à un de ses petits camarades de classe pour résoudre un problème ou appliquer une consigne donnée par l'enseignante ! Ah, tout de même, ces gamins, ils sont impayables ! Mais qu'est-ce qu'ils s'imaginent donc ? Partisans du moindre effort ! Et puis quoi encore ? Si la triche était autorisée à l'école, ça se saurait !

Deuxième possibilité : C'est une scène qui sera bientôt parfaitement admise, voire banale aux yeux de tous, et c'est très bien ainsi...

Si l'on regarde les choses d'un autre œil, peut-être pouvons-nous imaginer que ce jeune garçon est déjà entré de plain-pied dans une nouvelle ère, celle où le savoir est librement et largement partagé, celle où il est enfin communément admis – et surtout compris – qu'il est infiniment préférable d'avoir enfin une tête bien faite plutôt qu'une tête bien pleine, ainsi que l'affirmait déjà Montaigne au XVIe siècle.

On ne dira jamais assez l'étendue de ce que peuvent signifier de ces deux expressions ("tête bien faite", "tête bien pleine"). Le grand Michel Serres nous en donne souvent un point de vue particulièrement éclairant dans nombre de ses ouvrages et interventions publiques, facilement accessibles depuis YouTube....

Mine de rien, nous entrons dans le connectivisme...

Ce nouveau courant pédagogique, directement inspiré des travaux de George Siemens et Stephen Downes entre dans les mœurs, lentement mais sûrement, en utilisant le principe du réseau comme point central de l'apprentissage. Il est fondé sur l'observation des changements, voire des bouleversements induits depuis ces dernières années par les nouvelles technologies, et par internet en particulier. Force nous est de constater que ces nouvelles technologies ne permettent pas seulement de distribuer l'information à des millions de gens, mais surtout qu'elles permettent aussi à des millions de gens de distribuer l'information. Et c'est ce détail qui change tout.

Ainsi, la manière dont nous apprenons s'apparente de plus en plus à un processus de connexion de plusieurs sources d'information. Elle peut aussi survenir par le truchement de dispositifs externes aux êtres humains (ce qui constitue également une révolution en soi, mine de rien). L'entourage (au sens très large du terme), ainsi que les outils de communication dont on dispose, y occupent une place de tout premier plan.

Ainsi que chacun peut le constater, cette "nouvelle donne" révolutionne non seulement les processus de transmission des savoirs, mais aussi la nature profonde des rôles respectifs de l'enseignant (ou formateur) et de l'apprenant (ou participant).

...Mais nous y avançons à "plus ou moins" grands pas !

Personne n'y peut rien : Les technologies changent vite, les schémas mentaux lentement.

Comme l'a montré un excellent article récemment publié sur 15marches.fr, il a fallu attendre une cinquantaine d'années après l’invention de l’imprimerie pour que livre imprimé ne prenne la forme que nous lui connaissons aujourd'hui. Mais dans les tous premiers temps, les imprimeurs imitaient les scribes, avec des caractères reproduisant l’écriture manuscrite des moines-copistes. Ainsi, dans les premiers temps, de nombreuses personnes ne voyaient dans l'imprimerie qu’un procédé se limitant à accélérer la reproduction des manuscrits, point.

Battre un tapis avec un aspirateur électrique flambant neuf...

Les véritables (et immenses) possibilités de cette invention n'apparaîtront que quelques années plus tard, et c'est bien normal. Encore une fois,  les technologies changent vite, les schémas mentaux lentement, il n'y a là rien que de très banalement humain...

Et comme l'a écrit un jour Marcel Lebrun dans son blog, face aux "progrès du progrès" et surtout à leurs impacts sur l'activité de transmettre, "[...] arguments, réponses, dénis, pamphlets … fleurissent, chaque nouvelle technologie étant porteuse de promesses nouvelles, rarement tenues, parfois fructueuses, souvent décevantes".

Appeler un ami ? Bien sûr, nous faisons ça tous les jours !

Si j'ai besoin d'acheter un nouveau téléphone, je prendrai certainement la décision d'appeler un ami pour me guider dans mon choix. Mais pas n'importe quel ami...

En effet, si je demande à un de mes neveux ados, il me conseillera en fonction de ce que lui-même considère comme "cool", voire "trop bien", ce qui à l'occasion ne manquera pas de me laisser, disons sur ma faim...

Et si j'interroge une sommité de l'univers des télécoms, à supposer qu'il daigne me répondre, ce ne sera pas forcément mieux : je risque d'être très vite noyé sous un jargon incompréhensible, et ne serai pas beaucoup plus avancé...

Non, l'idéal est certainement de trouver "la bonne personne", juste dotée des compétences nécessaires et d'aptitudes à les transmettre de façon facilement compréhensible, celle qui saura transformer un ensemble de concepts flous, ésotériques et complexes en quelque-chose de digeste pour moi. Ayant compris ma problématique en un éclair, cet oiseau rare se mettra aussitôt en devoir de déblayer au mieux le terrain pour moi, sans compliquer inutilement les choses, et en m'épargnant tout ce qui ne me serait – à ses yeux – d'aucune utilité. Ainsi j'aurai fait l'économie d'une tête "un peu plus pleine" de quelques pans de savoir encyclopédique et technique qui ne m'auraient sans doute pas été dune grande utilité.

Sans doute y aurai-je "perdu quelque-chose", pourquoi le nier ? Ceci dit, j'ai la ferme conviction qu' à chaque fois que nous perdons quelque chose de cette façon-là, nos neurones peuvent du même coup s’occuper utilement à quelque chose d’autre… et que c’est même ainsi que naissent les grandes découvertes !

J'aimerais tant que l'école nous apprenne aussi "...qui appeler"

On l'aura compris, tout mon raisonnement repose sur le discernement qui m'aura permis de trouver la bonne personne susceptible de me délivrer la bonne information. Et ce n'est pas une mince affaire. Tous les décideurs savent bien à quel point il est important de savoir s'entourer des bons conseillers, ce qui permet assurément d'y gagner en efficience... à condition de savoir rester maîtres de nos décisions.

Mais vu la vitesse à laquelle évoluent nos schémas mentaux (voir plus haut), force est de constater que nous vivons encore dans un monde où certaines qualités qui sont de nature à nous aider à réussir dans la vie, ont encore - paradoxalement - une fâcheuse tendance à nous faire échouer à l'école. J'en ai déjà donné un aperçu dans un clip vidéo diffusé récemment sur le mooc ITYPA 3, et dont vous pouvez visionner un extrait ci-dessous...

Cela dit, je reste résolument optimiste, et j'ai tendance à faire confiance aux facultés de discernement de nos équipes éducatives... tout en tâchant de ne pas être trop impatient. Comme d'habitude, ce n'est qu'une question de temps !

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » publié aux éditions DUNOD.

 

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Le jeu des prénoms

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Dans de nombreux systèmes de formation en face-à-face (eh oui, il en existe encore !) il est à la fois utile et sympathique de pouvoir s'interpeller entre participants, et ceci le plus tôt possible dans le déroulement de la session.

Or, retenir le nom ou le prénom de tous et de chacun n'est pas chose aisée... La présence des "chevalets" (déjà évoquée ici) peut dans certains cas y remédier, mais cela contribue souvent à donner une tournure par trop "formelle" à l'action de formation en cours. Dans certains cas cela s'y prête parfaitement... et dans d'autres, nettement moins.

Voici donc un petit jeu, très rapide à mettre en oeuvre, ne réclamant aucune préparation ni aucun matériel (ah... je vois déjà des yeux qui s'écarquillent, dans le fond de la salle...) et qui permet de retenir très rapidement les prénoms de tout le monde. Lire plus

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Vous avez bien dit “icebreaker” ?

Ice cream et non pas icebreaker...

Un icebreaker, qu'est-ce que c'est ?...

Icebraker (littéralement "brise-glace") est au départ un terme emprunté au domaine informatique, et désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d'un ordinateur.

Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines. Pour parler en fait d'une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu'elles sont ensemble. Le but est en somme d'accélérer les processus de cohésion de groupe... Lire plus

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