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Blog de Former Plus Haut!

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Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

La légende des deux oasis sur Youtube et dans un mooc !

Image symbolisant la  légende des deux oasis

Pour son 2e entretien avec Deborah Augustiniak dans le cadre du #mooc #ITYPA, Bernard Lamailloux vous offre enfin une version filmée de sa fameuse "légende des deux oasis". Allez-y, vous n'en reviendrez pas !

 

Quelques liens utiles, en prolongement de cet entretien :

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD. La légende des deux oasis est retranscrite en préambule de cet ouvrage.

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Vous avez tout ce qu’il faut (pour apprendre). Bouts de mooc…

 Vidéo de l'entretien de Bernard Lamailloux avec Deborah Augustiniak sur le thème "Vous avez tout ce qu'il faut pour apprendre"

Bonjour

L'heure du foisonnement des dispositifs permettant d'apprendre en ligne n'a pas fini de sonner, depuis qu'ITYPA, le tout premier mooc (comprendre "cours en ligne ouvert et massif") francophone a démarré en octobre 2012 (il en a d'ailleurs été question dans ces colonnes).

ITYPA beau ça madame ?...

ITYPA est en fait l'acronyme de « Internet, tout y est pour apprendre ». Vaste programme... A l'époque, je faisais partie des "spectateurs" qui n'auraient pour rien au monde raté cet événement d'un genre nouveau, que dis-je, révolutionnaire ! Ce dispositif pédagogique original, élaboré dans un contexte qui me remettait en mémoire les temps exaltants où émergeaient les premières "radios libres",  était composé à partir d'échanges, d'exposés, de partages de ressources tous azimuts sur le thème de l'auto-apprentissage à partir d'internet, avec force conseils et témoignages d'experts sur l'art d'affûter ses coupe-coupes pour se tailler un chemin dans cette jungle internette pas si impénétrable qu'on pourrait le croire, finalement.

Pédago-geeks-mais-gentils-quand-même...
Parmi mes petits camarades spectateurs et tateuses, comme disait l'autre, se trouvait une adorable et pétillante jeune femme : Deborah Augustiniak. Elle et moi, nous nous sommes très vite reconnus mutuellement, instinctivement, en tant que "pédago-geeks-mais-gentils-quand-même", si vous voulez. Par la suite, nous avons tissé de véritables liens autour de nos passions communes, et avons continué à échanger régulièrement nos points de vue, bons plans et autres coups de coeur... Je vous recommande d'ailleurs d'aller visiter son blog si vous ne le connaissez pas.

Le hasard a voulu que par la suite, Deborah, devenue de plus en plus pro-active sur le réseau ITYPA, soit repérée, puis carrément enrôlée dans l'équipe de production de ce mooc, au point que deux années plus tard, la voici aux manettes d'un bout de ce qu'on a appelé la saison 3  (clin d'oeil aux séries américaines... ?).

Vous avez tout ce qu'il faut (...pour apprendre)

C'est dans ce cadre-là qu'elle m'a très gentiment invité à "causer dans son poste" à propos d'un de mes dadas : "Vous avez tout ce qu'il faut (...pour apprendre)", et ce fut un grand moment...

Oui, parce que je trouvais que le "Tout y est pour apprendre" de son mooc partait d'une excellente idée (surtout si l'on prend en compte l'explosion actuelle du e-learning)... du moment qu'à l'autre bout de la chaîne il n'y avait pas trop de grattages de tête du côté des apprenants sur le mode "...Oui, mais moi, est-ce que de mon côté je suis sûr d'avoir bien tout ce qu'il faut en stock, pour apprendre ?".

Je m'en suis ouvert auprès d'elle, et nous en avons longuement discuté, à la suite de quoi elle m'a proposé de reprendre cette discussion lors d'un entretien qui serait diffusé dans le cadre du mooc !

Banco, lui ai-je répondu. Le résultat se trouve ci-dessous, si le coeur vous en dit...

Bien à vous,

Bernard

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Formation 3.0 – Une idée qui fait son chemin…

paysage de nature, effet ombre chinoise

Crédit photo : © Elise Vassalucci

 

Défricher la jungle internet dans l'idée d'apprendre à apprendre, c'est possible !  Chez Formation 3.0, vous trouverez tout l'équipement nécessaire...

Un internaute averti a tendance à se doter de toute une panoplie d'outils, plugins, et autres web-applications glanées ça et là, au petit bonheur de ses différents "butinages", comme disent si joliment nos amis québécois.

C'est ainsi que ça se passe le plus souvent : on "tombe" sur un de ces outils, on se dit "tiens, ça a l'air pas mal, ce truc !", et puis on l'emmène dans nos bagages, pour une durée indéterminée... Puis, au détour d'un autre chemin, on découvre un autre outil, et on l'embarque dans sa besace, à toutes fins utiles, et ainsi de suite...

Pour ma part, je ne manque jamais, en plus de tout ceci, d'aller également regarder ce qui est présenté dans un magasin spécialisé. Ce magasin s'appelle Formation 3.0 et il est tenu par un homme débonnaire, sympathique, accueillant, malicieux et surtout hyper compétent. Ce bonhomme-là s'appelle Marco Bertolini, et sa remarquable boutique se trouve à l'adresse suivante : http://format30.com/ A ne manquer sous aucun prétexte : le rayon Apprendre à apprendre, que je vous recommande particulièrement.

aperçu du site Formation 3.0

J’ai tendance à exploiter… pratiquement TOUT ce dont il est question sur ce blog si inspirant ! Elle est pas belle la vie ?
Ainsi, je me rends très régulièrement dans cette boutique. Mieux : Je me suis même abonné à son catalogue, et je vous invite au passage à en faire autant ! Peut-être même qu'à force de vous voir rôder dans sa boutique, le patron finira par devenir votre ami, qui sait ? Cela m'est bien arrivé, à moi ! Du coup, j'ai tendance à lire carrément tout ce qui s'y publie, déjà par simple "curiosité amicale", sans me soucier le moins du monde de ce qui sera pour moi matière à être exploité, ou pas… Et là, bingo, ça ne rate jamais ! Figurez-vous qu'à l'arrivée, j'ai tendance à exploiter directement… pratiquement TOUT ce dont il est question sur ce blog si riche et inspirant ! Elle est pas belle la vie ?

Tenez, le dernier exemple en date : un article publié tout récemment à propos de Grytics, système d'analyse des groupes de discussion sur Facebook et LinkedIn, dont Marco Bertolini nous rappelle que certains d'entre eux, bien que très "peuplés" sont "[…] de vrais territoires de zombies, des agrégats de morts-vivants qui ne se parlent pas, où l’échange constitue l’exception et où le commentaire brille surtout par son absence…".

Voilà qui tombe bien me dis-je illico : cela faisait justement une sacrée lurette que je me grattais a tête sur le point de savoir s'il ne serait pas judicieux d'aller faire un peu de ménage dans les groupes où je me suis inscrit, parfois inconsidérément… Oui mais bon, sur quels critères ?... Voilà qui mérite réflexion...

J’en ai rêvé, Sony l’a fait !

ciel multicolore, monde en perpétuelle mutation

C'est ce que proclamait une publicité, il y a quelques années… "J'en ai rêvé, Formation 3.0 l'a trouvé !", pourrais-je répondre aujourd'hui !

En effet, ce fameux "Voilà qui tombe bien ! ", que je me suis dit à propos de ce Grytics, j'ai réalisé que je me l'était déjà dit des dizaines, de fois ! Pour faire court, c'est même carrément ce que je me dis à peu près à chaque fois que je prends connaissance d'une nouvelle publication de Formation 3.0.
phare dans les asturiesAinsi, dans ce monde en "constante mutation", où chacun d'entre nous se retrouve tout à la fois "acteur de son propre savoir" et "perpétuellement noyé sous des tonnes d'information" (le jeu consiste à compter les poncifs qui  se cachent dans la présente phrase... 🙂 , il me paraît plus que jamais crucial de repérer quelques ressources, points de repère, balises, et autres phares se trouvant pile au bon endroit pour venir nous éclairer notre chemin sur une mer trop souvent démontée. Certes, de mon côté, je pratique forcément, peu ou prou, comme tant d'entre nous, une activité s'apparentant quelquefois à ce qu'on pourrait appeler un peu pompeusement de la "veille technologique"

De tels "phares", fiables, astucieux et généreux à ce point, je n'en connais pas tellement, au bout du compte…
Mais gardons la tête froide, si vous le voulez bien. Si je veux revenir sur terre et être un tant soit peu réaliste, et – pourquoi pas – sérieux (...pour une fois !), je me dis qu'il est beaucoup plus judicieux et prudent de suivre – en plus – les découvertes de ceux qui ont un si grand nombre d'heures de vol à leur actif, et ceci d'autant plus lorsqu'ils ont, par dessus le marché, la générosité de nous en faire profiter !

De tels "phares", fiables, astucieux et généreux à ce point, je n'en connais pas tellement, au bout du compte… Peu importe, leur lumière me rassurera toujours. Et, fort opportunément, il se trouve que parmi eux, Marco Bertolini, avec son blog Formation 3.0 occupe… ce qu'on peut appeler une place de tout premier choix. Et que, selon toute vraisemblance, il l'occupera encore très longtemps.

Bien à vous,

Bernard

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Marcel Lebrun cite un article de FormerPlusHaut! sur Twitter

Merci à Marcel Lebrun de citer FormerPlusHaut! sur Twitter

Avec nos remerciements émus et sincères à ce grand monsieur, que nous admirons beaucoup pour sa compétence et sa simplicité... comme c'est le cas de tant de "vrais grands".

Marcel Lebrun

Marcel Lebrun

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Les « démago-pédagogues »

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"Vous n'avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu'importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez !".

Les pédagogues "normaux"

Bonjour. Permettez-moi de préciser d'emblée que je fais partie des gens qui ont bâti tout un pan de leur vie sur la passion de transmettre, qu'on a l'habitude d'appeler pédagogie, en face-à-face ou à distance. Dans un ouvrage récemment paru (…tout avait commencé par ce blog, en fait), je me suis même amusé à proposer une définition "impertinente" de ce terme :

Art de se gratter la tête en se demandant comment on va s’y prendre pour tenter de faire passer telle ou telle chose dans celle des participants […à nos sessions de formation], ou encore quelle bourde on a bien pu commettre pour qu’elle n’y soit apparemment pas passée*.

 

*"Construire et animer une session de formation (Transfert de compétences : les clés du succès)" – p. 6

Sans ergoter à l'infini, il semble communément admis qu'être un bon pédagogue, c'est arriver à bien "faire passer" une idée. Une idée, dites-vous ? Et quel genre d'idée ? Peut-on être plus précis ?

Eh bien, dans le monde de l'éducation et de la formation, il y en a plusieurs types, plutôt bien répertoriés, à savoir :

  • Des savoirs, justement (connaissances livresques, ou sur de procédures)…
  • Des savoir-faire (tours de main, aptitudes pratiques)…
  • Des savoir-être (comportements)…
  • Des savoir-devenir (capacité à se projeter dans l’avenir).

Bien entendu, la liste pourrait être agrémentée à loisir, mais en gros, si l'on s'en tient là,  nous avons déjà bien déblayé le terrain...

Quand on commence à manipuler son monde…

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100Or, il y a depuis quelques années certaines circonstances dans lesquelles chacun d'entre nous peut lire ou entendre couramment le mot "pédagogie", et même la si savoureuse expression "faire de la pédagogie" dans la bouche ou sous la plume de divers managers, décideurs, éditorialistes et autres personnages politiques.

Ce qui m'a toujours titillé l'entendement, c'est quand ces personnes-là emploient le terme "pédagogie" en l'incluant dans des expressions toutes faites, ayant fait une brusque apparition dans la novlang, telles que "faire de la pédagogie", précisément.

Tous ces braves gens adorent se gargariser avec cette expression, notamment dans des circonstances bien particulières, les amenant à passer avec talent de la pommade dans le dos de personnes qu'on a mises devant un fait accompli, sur un mode "Vous n'avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu'importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez!".

Ainsi, lorsque ces philanthropes d'un genre nouveau donnent dans la pédagogie, c'est notamment dans ces moments où, la bouche en cœur, ils entendent, comment dire, expliquer – le plus souvent après coup – une décision, une mesure ou encore une réforme à ceux qui auraient… disons en termes polis "quelque réticence à l'accepter". En clair il s'agit là de démagogie, ni plus ni moins, appelons un chat un chat.

Pour mémoire, la démagogie désigne " […] l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs". Plus largement, dans cette définition (source : Wikipedia), on peut (du moins à mes yeux) remplacer "dirigeant" par n'importe quelle personne ayant du pouvoir, et "peuple", par l'ensemble des personnes assujetties à ce pouvoir. En tout cas, le mot clé est lâché : "Manipuler" (si le sujet vous intéresse, je vous en parle aussi dans cet article).

Super héros arrivant opportunément

Tsa Tsa Tsaaaan, tremblez démago-pédagogues, voici "Le Stagirite" !

Ce phénomène a été extrêmement bien résumé, et abondamment illustré par un personnage de talent, que je viens de découvrir sur la toile. Se définissant lui-même comme acteur et réalisateur, il signe la plupart de ses interventions "Le Stagirite". Il publie notamment un série de capsules vidéos sur Youtube, dans une collection qu'il a intitulée "Langue de bois". De vraies pépites, à mes yeux. Les techniques de manipulation les plus complexes, les plus courantes, bref, celles qui nous roulent quotidiennement dans la farine avec l'air de ne pas y toucher y sont diablement bien explicitées et décortiquées avec une précision chirurgicale, et un ton des plus jubilatoires. On voit d'emblée que le personnage se situe aux antipodes du "donneur de leçons", et pourtant je témoigne en être ressorti grandi. Et voici ce que n'en ai retenu en substance :

Neutraliser toute opposition

"Je suis persuadé que ma décision est la bonne, la seule qu'il fallait prendre, et donc s'y opposer est forcément absurde et irrationnel"

On voit que par un habile artifice de langage, les opposants éventuels sont d'emblée renfermés dans un statut… disons en gros de "non-comprenants". Pour résumer, s'opposer, à leurs yeux, revient à ne pas comprendre.  Avec  un tranquille aplomb à l'épreuve des balles, ils semblent s'adresser à ces non-comprenants sur un mode "Regardez un peu comme nous sommes gentils, bienveillants et pas bégueules pour deux sous, puisque nous allons, tout spécialement pour vous, nous attacher à quoi? …Eh bien oui, vous avez deviné : à faire de la pédagogie !". Fermez le ban.

Chapeau bas, messieurs ! Faire ainsi passer une manipulation grossière pour de la relation d'aide, avouez que c'est fort, non ?

Un déni de démocratie ?

L'art de bien manager consiste d'une part à admettre qu'il existe d'autres opinions que la sienne propre, et suppose d'autre part une aptitude à trancher, à savoir prendre des décisions, ce que certains résument par la phrase "Agir en homme de pensée, penser en homme d'action". Mais d'autres n'hésitent pas à aller plus loin, en considérant que l'exercice du pouvoir consisterait tout simplement à faire accepter les évidences, en disqualifiant d'emblée toute contradiction.

Voici en gros leur credo : Je suis un bon manager/décideur/politicien/personnage influent… je possède non seulement la science infuse, le talent inné de bien faire... mais aussi l'art consommé de faire accepter cela aux autres, qui ne peuvent qu'acquiescer… sauf s'ils n'ont "pas compris". Et paf : retour à la case, comment appellent-ils ça, déjà ? Ah oui : "faire de la pédagogie" (hum !...).

Conclusion

Curieusement, quand je rencontre une personne qui dit "passer le plus clair de son temps faire de la pédagogie", j'ai la bizarre impression qu'il s'agit là en fait de quelqu'un qui prend les autres pour des imbéciles, allez savoir pourquoi...

Comprenons-nous bien : il n'y a rien de corporatiste dans ma prise de position. Loin de moi l'idée d'interdire aux "non pédagogues" de "faire de la pédagogie", ou de défendre je ne sais quel pré carré (quelle horreur !). Mais que voulez-vous, autant je suis bon public quand ces enthousiastes émules de Ken Robinson "font dans la pédagogie" pour nous expliquer ce qu'ils vont faire, et pourquoi ils vont le faire, autant je ne peux pas m'empêcher de tousser lorsqu'ils entendent, par ce biais, nous expliquer ce qu'ils ont fait, et pourquoi ils l'ont fait. Dans ces moments-là, allez savoir pourquoi, je leur imagine immanquablement un nez qui s'allonge démesurément.

Sans doute ai-je trop mauvais esprit 😉

Sur ce, je vous laisse aux mains du Stagirite en question. Allez-y, vous n'en reviendrez pas…

 

Retrouvez cet étonnant personnage sur les réseaux sociaux :

Youtube

Facebook

Google+

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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La jarre fendue (conte philosophique)

Cliquez sur l'image pour entendre une lecture de ce conte (1 mn 51 s)

 

Un pauvre homme, tous les matins, allait remplir à la rivière deux grosses jarres qu'il portait aux deux bouts d'un bâton de fer posé au travers de sa nuque.

Celle de droite était parfaite, joufflue, luisante, fière d'elle. Celle de gauche était fêlée. Elle perdait son eau en chemin, et donc elle s'estimait mauvaise.

Elle en souffrait. Elle avait honte, tellement honte qu'un beau jour elle osa dire, tout en pleurs :

"Pardonne-moi, pauvre porteur !

– Te pardonner ? répondit l'homme. Pourquoi donc ? Qu'as-tu fais de mal ?

– Allons, tu sais bien, chaque jour tu nous emplis d'eau à ras bord, tu t'échines, tu t'exténues à nous porter à la maison et, quand enfin nous arrivons, ma compagne a fait son devoir, elle a la conscience tranquille. Moi, non. Je sens qu'elle me méprise. J'aimerais être comme elle est, mais vois, je suis vide à moitié, et tu dois m'en vouloir beaucoup.

– Oh non, au contraire, dit l'homme. Regarde le bord du chemin, de ton côté. Qu'est ce que tu vois ?

– Des fleurs partout. Elles sont superbes.

– L'eau que tu perds, jarre fendue, les arrose tous les matins. Tous les matins elles te bénissent, et moi je te bénis aussi, car chaque jour je peux offrir un beau bouquet à mon épouse. Tu fais la joie de ma maison. Regarde de l'autre côté. Ta compagne, certes, est parfaite, mais que vois-tu ?

– Cailloux, poussière.

– Chacun fait selon sa nature. Ne change rien, ma bonne amie. Et ne regrette pas tes failles.

Vois comme elles nourrissent la vie."

jarre qui coule 80x80

 

Gougaud_Le_livre_des_cheminsSource : Henri GOUGAUD : Le livre des chemins, contes de bon conseil pour questions secrètes, Albin Michel, 2009, 471 p. Existe aussi en livre audio (lu par l'auteur).

Combien de siècles, de pestes, de révolutions,
de montagnes et de mers ont-ils traversé
avant de nous parvenir ? Les contes sont
dans l'âme humaine comme dans leur maison.
Ils ont vécu assez longtemps dans l'intimité
des êtres pour tout savoir de nos soucis,
de nos rêves, de nos désirs.

 

 

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Vos témoignages

 

"Construire et animer une session de formation". Crédit photo : Gaëlle Catois

Crédit photo : Gaëlle Catois

Tout a été dit sur le livre  « Construire et animer une session de formation »

Tout... ou presque. Il ne manque plus que vos propres commentaires en bas de page

Cliquez ici pour vous téléporter au bon endroit 😉

Vous souhaitez carrément mieux faire connaître ce livre, voire partager votre enthousiasme ?...

Voici quelques autres possibilités :

  • Vous pouvez accéder ici à la page Facebook du livre, et suivre son actualité (de nombreux lecteurs ont eu – sans même se concerter ! – l'idée de le photographier sous toutes les coutures... et aussi dans toutes les situations !)

 

  • Si vous souhaitez jouer du "e-tam-tam" 🙂 dans vos réseaux pour aider à la diffusion du livre, un document de présentation (au format pdf ) est à votre disposition en suivant ce lien.

 

  • Pour les plus "mordus", voici un lien vers une une affichette au  format A4 destinée à être apposée où bon leur semblera... dans le respect de la législation en vigueur, cela s'entend...

 

  • Vous pouvez également diffuser autour de vous un lien menant à cette courte vidéo (1 mn) de présentation du livre sur YouTube...

Lien à copier : http://youtu.be/osrMf-_jdXo

 

Merci par avance.

 

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Récit détaillé d’une campagne Thunderclap : Suite et fin

Ceci est le récit d’une campagne Thunderclap. Thunderclap est un système de crowdspeaking.

De la même façon que le crowfunding mutualise des fonds, le crowdspeaking, lui, mutualise des contacts. Dans un article précédent, nous vous avons relaté les 20 premiers jours d'une campagne  mémorable. Le présent article raconte la suite  – et la fin – de l'aventure...

flèche_gauche_lamailloux_com (Re)lire le récit des 22 premiers jours...

 

23e jour : Excellent ! Nous avons franchi la ligne jaune !

vendredi 4 juillet 2014, J 22

Comme le montre le graphique du jour, nous avons atteint ce matin un cap significatif. Pour la première fois, nous avons enfin franchi la ligne jaune. Quelle ligne jaune ? Eh bien, celle que nous avions tracée au départ : une ligne bien droite (faute de mieux) reliant le point "Jour 1 : zéro supporter" au point "Jour 31 : 250 supporters", qui désigne le but à atteindre.

Ce graphique est très parlant. Il montre par exemple qu'au 6e jour nous avions relativement de bonnes raisons d'espérer... puis on peut nettement voir qu'entre le 9e et le 15e jour cela commençait à stagner dangereusement, vu que le nombre de supporters ne "décollait" pas... Lire plus

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Retour détaillé sur une campagne Thunderclap : La première mi-temps…

rayon de soleil à travers les tilleuls 525x350

Ceci est le récit détaillé d’une campagne Thunderclap menée pendant l'été 2014.

Mais commençons par le commencement : Thunderclap est un système de crowdspeaking.

De la même façon que le crowfunding mutualise des fonds, le crowdspeaking mutualise des contacts.

Le principe de Thunderclap a d’ailleurs été décrit ici dans un article précédent intitulé « Promotion, personal branding : Thunderclap , l’arme fatale ».

Lors de notre inscription sur le site de Thunderclap (https://www.thunderclap.it), le système nous a demandé en tout premier lieu de choisir combien nous pensions pouvoir recruter de "supporters" acceptant de confier la liste de leurs contacts (Facebook, Twitter ou Tumblr) au système, afin que ces contacts puissent être en quelque sorte mutualisés, et qu’ils reçoivent une seule et même notification d’une manière synchrone, créant ainsi mécaniquement un effet de buzz impactant réseaux sociaux et moteurs de recherche.

Cette notification, lorsqu’elle est diffusée massivement et en un éclair (ils appellent cela le « blast ») consiste en un court message, suivi d’un lien.

Dans notre cas, le message est celui-ci :

« Le rêve de Bernard : Diffuser son livre auprès de toutes les personnes intéressées par l'acte de transmettre ».

Et le lien pointe sur le site présentant le livre de Bernard Lamailloux : http://formerplushaut.com/

 

Thunderclap : quand on s'exprime ensemble les choses peuvent enfin arriver 666x430

Au moment de l’inscription, nous avons été amenés à choisir d’atteindre un objectif de 100, de 250, ou encore de 500 supporters, à l’intérieur du laps de temps initialement imparti (31 jours). Le deal c’est justement qu’une fois l’objectif choisi, nous avons 31 jours pour l’atteindre, du moins au départ, faute de quoi la campagne s’annule, purement et simplement. Dans notre cas, nous avons opté pour la voie médiane (250 supporters).

Voici donc sous ces lignes le récit détaillé d’une campagne Thunderclap, de A à Z, menée à l’occasion de la parution d’un livre de Conseils aux formateurs. Ce récit vous permettra de revivre au jour le jour ce système de « chasse aux supporters acceptant de recommander un projet dans leur réseau social favori ». Nous avons décidé de retrancrire ici l’essentiel des messages envoyés – au fur et à mesure – à ceux de nos supporters qui avaient choisi de suivre le projet en temps réel sur la plateforme Thunderclap. Thunderclap appelle ce procédé « les mises à jour » (updates) du projet.

 

Thunderclap : Dans les starting blocks...

vendredi 13 juin 2014, J 1

Lancement de la campagne, trois proches seulement ont reçu le lien pour le moment (le temps pour nous d'ajuster toutes les manettes...), tous les trois ont accepté d'être supporters.

Du coup, cela nous fait pour l'instant 568 personnes potentiellement impactées, ces 568-là représentant les contacts cumulés des trois premiers contributeurs, à l'heure où nous écrivons ces lignes... avec un peu moins de 100 contacts par supporter en moyenne, nous sommes dans les clous. Ça va, vous suivez ?... 😉

Pourquoi "potentiellement" impactées ??? Tout simplement parce que - et c'est là tout le sel de l'histoire - nous devons absolument atteindre le seuil des 250 supporters pour que l'ensemble de ces potentiellement impactés soient notifiés... en une seule fois, et avant la date butoir, s'il vous plaît !

Cela aura pour effet de créer un buzz particulièrement impactant ("Thunderclap" = coup de tonnerre, littéralement) sur les réseaux sociaux, ce qui est bien le but visé.

Dans le cas contraire, eh bien, nous ne récolterons qu'un lamentable "plouf" 🙁

D'ailleurs, vous avez peut-être remarqué qu'après avoir contribué, il ne se passe... rien du tout dans vos profils Facebook, Twitter ou Tublr ! En effet, tout se fera - ou pas ! - à la fin, en zéro ou... une seule fois, c'est ainsi, la loi du Thunderclap c'est du tout ou rien !

En même temps, c'est ce qui fait tout le piquant de l'histoire...

Alors courage, on y croit, en route pour un "thunderous applause", haut les cœurs, nous f'rons front !    😉

 

4e journée de campagne...

lundi 16 juin 2014 ,  J 4

Thunderclap : Soutenons le rêve de Bernard !

Un très grand merci à tous ! Ce lundi 16 juin nous atteignons les 35 supporters, soit 13% du total qui devra être atteint pour le dernier jour minuit. Il nous faut en effet absolument trouver 215 nouveaux supporters d'ici-là...

Si nous les trouvons, on fera la ola ensemble, comme ça : ¸,ø¤º°°º¤ø,¸¸,ø¤º°°º¤ !

Dans le cas contraire, eh bien c'est un peu comme dans l'histoire de cendrillon, le carrosse se transformera en citrouille, c'est la règle du jeu !

Alors n'hésitez surtout pas à recruter vous aussi de nouveaux supporters. N'oubliez pas de leur expliquer un peu l'histoire.

Tenez : une bonne source de motivation : à l'heure qu'il est nous avons atteint un impact social de 9646 personnes (représente les contacts cumulés de tous les supporters..).

Cela signifie que le 12 juillet, un coup de tonnerre (thunderclap)déferlera sur les réseaux sociaux de 9646 personnes, plus toutes celles qui auront été impactées...

...ou qu'un pétard mouillé fera un petit plof en n'impactant même pas le bout de mare qui se trouve près de la citrouille de Cendrillon.

Nous faisons l'impossible de notre côté... mais nous avons besoin de vous tou(te)s pour y arriver !

Courage !

 

5e jour : Bernard a été interviewé, le résultat est sur YouTube !

mardi 17 juin 2014,  J 5

Thunderclap : L'interview diffusé sur Youtube

Aujourd'hui 5e jour de campagne, nous en sommes à 40 supporters, et l'impact social potentiel passe à 11482 personnes !

Par ailleurs Bernard a répondu à une interview qu'il a été invité à publier sur sa chaîne YouTube. Il y présente son livre, en répondant à quelques questions essentielles et bien ciblées. N'hésitez pas à suivre le lien !

Signalons en outre que le livre est désormais disponible en commande sur les plateformes de vente en ligne…

...Il nous reste tout de même encore 210 supporters à aller chercher pour reporter le challenge... Si vous avez une idée, n'hésitez surtout pas !

 

11e jour : Cela s'essouffle dangereusement !

dimanche 22 juin 2014 , J 11

Thunderclap : premier graphique de progression

Bonjour. Au 11ème jour de campagne (soit plus d'un tiers du parcours) le taux de participation semble stagner. Nous n'avons en effet recueilli que 4 supporters supplémentaires en cinq jours ! Si la progression était linéaire (voir schéma), il faudrait que nous en ayons à ce jour...exactement le double (88) !

Nous lançons donc un appel, pas encore désespéré, mais très appuyé pour que ceux d'entre vous qui lisent ces lignes fassent connaître ce projet auprès de leur amis pour permettre à cette campagne de décoller comme elle le mérite !

Le plus simple est d'utiliser le petit lien "Invite Friends" que vous trouverez sous les trois gros boutons rouges au début de cette page ("Facebook", "Twitter", "Tumblr").

Vous pouvez aussi envoyer un mail collectif à plusieurs personnes de votre choix, en leur expliquant en deux mots le projet... et l'enjeu !

Joignez donc à votre message le lien ci-dessous, il mène à l'url où vous vous trouvez actuellement (Campagne Thunderclap : Soutenons le rêve de Bernard) :

https://www.thunderclap.it/projects/12700-soutenons-le-r-ve-de-bernard

Voilà. L'heure est à la mobilisation, plus que jamais nous comptons sur vous !

D'avance merci.

 

20e jour : nous sommes à 10 jours de la ligne d'arrivée...

mercredi 2 juillet 2014, J 20

Thunderclap :  premier graphique de progression

Bonjour !

Il semblerait bien que les choses s'améliorent, merci et bravo à vous !

Décidément, le phénomène Thunderclap contient en lui-même un bien diabolique scénario, et recèle tous les aspects d'un thriller ! Mille bravos à ses concepteurs (...membres du studio New Yorkais De-De, pour "Design-Develop"). Pour en savoir plus vous pouvez toujours lire cet article (déjà mentionné sous ces lignes. Nous ne vous cachons pas que nous serons soulagés (...ou atterrés ?) quand tout ça s'arrêtera, avec une issue positive, espérons-le. D'un autre côté on se dit que c'est le jeu... Qui en effet aurait l'idée saugrenue de regarder sa montre en plein milieu d'une attraction foraine qui vous fait décoller l'adrénaline du sol à la vitesse de la lumière ?

D'après nos calculs effectués en fin de journée (une vingtaine de supporters aujourd'hui, la moisson a été bonne...), il nous reste 10 jours pour trouver les 81 supporters manquants. Voilà qui nous fait une moyenne de 8 par jour, ce qui nous paraît raisonnable comme objectif...même s'il faut quand-même les trouver, hein ?

Tous les espoirs semblent donc de nouveau permis, si (comme dit l'autre) la courbe ne s'inverse pas d'ici-là ! 🙂

Allez, tenez bon, merci pour toute la pub que vous nous faites, merci de continuer à en parler autour de vous, nous espérons que vous réalisez que vous êtes en fait une infime minorité à lire ces mises à jour, mais en même temps que c'est par vous que nous avons obtenu le maximum d'impact !

Quelle que soit l'issue de combat, soyez donc assurés de nos remerciements aussi émus que sincères...

 flèche_droite_lamailloux_comSuite (et fin) de ce dossier : les toutes dernières étapes de l'aventure...

 

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Encore plus dingue que le métier de formateur…

drôles de personnages

Les formateurs, ces êtres étranges semblant venir d'une autre planète…

Ces être bizarres, semblant parfois venir d’ailleurs, exercent en effet une activité bien particulière qui les amène à être constamment au four et au moulin, avec de nombreux objectifs à atteindre en parallèle, tout en se trouvant en perpétuelle représentation, et en travaillant le plus souvent pour ainsi dire « sans filet » face à leur public, avec en prime l'obligation d'improviser sans cesse pour gérer les impondérables les plus inattendus, si l'on peut dire… Qu'il vous suffise de lire (ou de relire) un de nos derniers billets : Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

 

Et quand j'écrivais "face à leur public"… il faudrait plutôt dire "avec leur public", tant il est vrai qu’une session de formation digne de ce nom revêt le plus souvent l’aspect d’un véritable show interactif… Ainsi, il nous faut sans cesse garder un œil attentif à mille détails, le tout sans avoir l'air d'y toucher, et en gardant flegme et sourire en toutes circonstances, à telle enseigne que nous autres formateurs pouvons parfois avoir l'impression (…trompeuse !) de battre certains records dans la catégorie "exercice d'équilibriste se trouvant dans des situations pas possibles".

Mais gardons la tête froide…

agent secret pour se rireFort heureusement, il existe certaines occasions qui peuvent contribuer à nous remettre la tête à l'heure et les pendules sur les épaules. Ce fut tout récemment mon cas lorsque j'entrai (un peu par hasard) dans la lecture d'un roman policier passionnant, écrit (…et fort bien !) par une certaine Catherine Fournol, personne ayant exercé (à l'image de son héroïne) la profession de …guide conférencier !

Ah, cette fois-ci, me dis-je au gré des événements et des tranches de vie rapportés par  la narratrice, nous évoluons là dans un registre somme toute assez proche de nous autres les formateurs, et ceci à bien des égards : obligation morale, que dis-je, injonction de susciter à tout prix et par tous les moyens l'intérêt, sinon l'adhésion d'une groupe d'adultes, lesquels ont payé pour une prestation, et entendent en avoir pour leurs espèces sonnantes et trébuchantes. Tout ceci se déroulant en parallèle avec toutes sortes d'interactions, bisbilles et autres chicaneries qui ne manquent jamais d'advenir avec quelque groupe humain que ce soit lorsqu'il est rassemblé dans la durée…

Cette similitude me tarabustait à tel point que j'ai fini par me mettre en tête de retrouver la trace de cette auteure à l'expérience si singulière (…pour ne rien dire de son imagination !), afin de lui demander de bien vouloir venir nous expliquer en quelques mots dans ce blog en quoi consiste cette tâche, mais aussi ce qu'elle requiert comme compétences, savoir-faire et surtout savoirs-être, et enfin de bien vouloir nous livrer quelques exemples de choses qui peuvent arriver en pareilles circonstances, et auxquelles on ne s'attendrait pas le moins du monde. Car je vous fiche mon billet qu'il y en a forcément.

Comme je le lui ai dit sans détour, le résultat a dépassé de loin mes espérances. Aussi, sans plus tarder, je lui laisse bien volontiers la parole :

Témoignage de Catherine Fournol, auteure et guide conférencière...

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C'est  vrai qu'il existe des similitudes entre le métier de formateur (que je découvre à travers le témoignage de Bernard) et celui de guide que j'exerçais il y a quelques années.

La première mission d'un guide est de conduire son groupe à bon port. Un minimum de préparation avec cartes et plans s'impose, ainsi qu'un minimum de sens de l'orientation... Toutes les déviations, travaux et autres routes barrées sont en effet susceptibles de ruiner l´organisation de journées au timing si serré que le moindre grain de sable peut les dérégler.

Le temps : mon obsession majeure.

car de flicsAvaler les kilomètres (parfois plusieurs centaines dans la journée), être à l'heure pour les visites pré-réservées ou au restaurant. (Là, c'était presque facile....mes clients étaient rarement en retard pour les repas... parfois même, il y avait, disons un peu de bousculade pour l'installation à table...).

Ma formation en histoire de l'art fut un atout très précieux pour m'aider à mener à bien une autre partie de ma mission: transmettre des informations culturelles, historiques et géographiques concernant les contrées traversées.

Baroudeuse tous terrains… et organisée

Moyen de transport inattenduNaturellement, il fallait préparer une base de commentaires. J'utilisais pour cela des fiches bristol que je complétais de détails pratiques sur le terrain. C'était très lourd... Il faut bien garder en tête le côté itinérant de ce métier....cela me plaisait d ailleurs beaucoup, mais j'imagine qu'aujourd'hui, l'outil internet a dû faciliter les choses. N'oublions pas qu'à l'époque je ne disposais pas de téléphone portable pour prévenir d'un éventuel retard, et si j'avais bel et bien par devers moi les coordonnées de mes différents prestataires, je devais à chaque fois attendre de trouver un téléphone fixe pour les prévenir ! Improvisation et débrouillardise devaient figurer en bonne place dans mes valises.

Telle une bergère comptant ses moutons…

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100

Tout comme dans le métier de formateur, la disponibilité et l'adaptabilité s'avèrent nécessaires pour conduire l'élément humain. Une autre de mes obsessions restait le comptage permanent de mes ouailles : je les comptais et recomptais sans cesse, à chaque entrée de monument, à chaque changement de lieu…

La plupart du temps, mon public, composé pour l'essentiel de retraités, attendait de ma part une assistance sans faille pour diverses questions pratiques : traduction de phrases simples, où trouver une pharmacie, dire à la voisine que sa clim étais trop forte, ou qu'il fallait fermer le rideau, et tant pis pour le paysage...

Dans ces petits conflits, j'ai remarqué très tôt que moins je m en mêlais et plus vite cela se réglait, de même, si un individu par trop "râleur" perturbait parfois le groupe, il finissait toujours par se retrouver à l'écart et les choses se résolvaient souvent d'elles-mêmes.

Erreur fatale de débutant

poubelle toxique 154x213Par contre j ai commis une erreur au début : Un jour où le programme le permettait, j'ai demandé à mes clients de choisir entre plusieurs options de visite....et alors là ! Impossible de se mettre d'accord... j'ai dû trancher. Ceci a engendré colère et frustration chez un certain nombre de participants, créant une ambiance particulièrement plombée, et qui a perduré pendant une bonne partie du séjour.

J'ai ainsi compris  qu'en pareil cas il était nettement plus approprié de ma part d'imposer mon choix en la matière, et que je devais garder mes doutes et hésitations pour moi, ceci afin d éviter tout flottement. Sans doute en va-t-il de même pour les situations de formation…

Moment particulièrement délicat : l'arrivée à l'hôtel

Le soir venu, l'arrivée à l'hôtel, à quoi s'ajoutait la fatigue de la journée, cristallisait souvent les problèmes. J'avais droit aux récriminations les plus insensées sur le confort ou la taille des chambres... J'étais bien en peine de résoudre de tels problèmes... Une fois, on m'a même mise en demeure de changer une ampoule qui ne fonctionnait pas !

Heureusement, la plupart du temps, les choses s'aplanissaient dès que l'on passait à table. En effet, surtout en ce qui concerne les groupes de touristes français, une bonne table reste une valeur sûre, et je ne crois pas me tromper en pensant que c'est aussi un élément positif dans certains séminaires de formation.

Dernière anecdote

feuille d'automne rouge tachetée noire 591x322J'ai déjà évoqué ma peur obsessionnelle d'oublier un client... Eh bien, figurez-vous qu'un jour c'est moi qui me suis retrouvée au bord de la route !

Ce jour-là, nous nous trouvions à San Remo, en Italie, où nous avions affrété un bus à double étage. Les passagers étaient installés en haut, tandis que la cabine du chauffeur et le guide se trouvaient en bas, au ras de la route (c'est d'ailleurs assez impressionnant !). Au moment de partir, il manquait deux personnes, et je suis aussitôt partie à leur recherche.

Quand je reviens, cinq minutes plus tard... plus de bus ! Immédiatement, je réalise que toutes mes affaires sont restées à l'intérieur, et que je suis sans argent, sans papiers pour passer la frontière, ni pour rentrer à mon hôtel à Nice ! …Quant aux téléphones portables, ils ne sont pas encore chose courante...

Heureusement, je me trouve dans une gare routière, j'explique donc mon histoire à un employé italien qui se "gondole" de rire de voir la "guida" ainsi oubliée. Fort heureusement, il accepte de me faire monter à titre gracieux à bord d'un bus de ligne qui part sur Nice quelques minutes plus tard.

rayon de soleil à travers les tilleuls 525x350Autre coup de chance : les contrôles d'identité à la frontière sont plutôt rares et je peux arriver sans encombre jusqu'à Nice. Mais arrivée à l'hôtel, je ne trouve… personne ! J'attends donc, quelque peu anxieuse…

Enfin, mes clients finissent par arriver, ainsi que les explications : Quand les deux retardataires étaient arrivées dans le car, les autres  clients ont cru que je me trouvais déjà dans le bus, en bas, quant au chauffeur, il a cru de son côté que je me trouvais à l'étage, en train de papoter...

Par la suite, quand les uns et les autres se sont enfin rendus compte de mon absence, ils ont pris le parti de faire demi-tour à une sortie d'autoroute et sont revenus au point de départ (la gare routière).

Une dame est même allée faire brûler un cierge aux pieds d'une statue, dans l'église la plus proche (était-ce Sainte Rita, la patronne des cas désespérés ?) En tout cas, les voyageurs étaient très inquiets, me sachant sans rien. Finalement, les retrouvailles furent des plus chaleureuses et cette aventure – pas banale – est devenue source de rires et de plaisanteries durables.

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Catherine Fournol a été notamment guide conférencier en Auvergne, spécialiste en histoire de l'Art, et auteure de romans policiers…

Présentation de son roman : "Des Gentianes par la racine".

les gentianes par la racineEn Auvergne fleurit la gentiane dont les racines donnent une boisson amère, mais néanmoins appréciée ! Seulement voilà, le cordial se transforme vite en bouillon de onze heures pour un groupe de touristes accompagnés d'une guide.

Ainsi, les paysages bucoliques d'Auvergne deviennent le théâtre d'événements dramatiques. Ce voyage, que chacun souhaitait inoubliable, le sera effectivement… mais pas dans le sens escompté !

Catherine signe avec ce roman une visite guidée des plus inattendues, riche en rebondissements multiplies qui vous tiendront en haleine jusqu'au bout de cette passionnante histoire

Un roman à déguster sans modération ! Suivez le guide…

 

 

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