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eBook « Quelques listes utiles en développement personnel »

visuel eBook Former Plus Haut - Quelques listes utiles en développement personnel

"Quelques listes..." Un eBook à télécharger gratuitement

Dans le monde du développement personnel, on utilise très souvent des notions telles que valeurs, ressources, besoins… et pour chacune d'elles, il est parfois utile d'en dresser une liste, à titre indicatif.

C'est précisément ce que nous nous sommes efforcés de faire avec le présent document, sachant que ces listes seront toujours sujettes à caution, ce qui est très bien ainsi, d'autant plus que les "cautionneurs" sont le plus souvent autoproclamés (eh oui, ce monde-là se cherche encore !).

En fait, les listes proposées ici n'ont aucune prétention à "faire référence", ne bénéficient d'aucune homologation ou certification, ni de l'onction de personne 🙂 Nous les avons créées au fil des années, par comparaisons et compilations successives, au gré de nos propres besoins de recherche.

Elles peuvent notamment servir de base de travail pour qui éprouverait le besoin de s'y référer, le cas échéant.

Sommaire détaillé et contenu

  • Liste de quelques qualités
  • Liste de quelques défauts
  • Liste de quelques valeurs
  • Sondage sur les valeurs des français
  • Liste de quelques ressources
  • Liste de quelques besoins
  • Liste de quelques émotions
  • Tableau des 4 émotions de base et des contextes dans lesquelles elles sont appropriées
  • Émotions et sentiments positifs (lorsque nos besoins sont satisfaits)
  • Émotions et sentiments négatifs (lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits)
  • Sentiments classés par catégories
  • Quelques mots parfois utilisés comme des sentiments mais qui peuvent cacher des interprétations ou des jugements masqués (car ils supposent plus ou moins l'intervention d'une autre personne)

L'eBook contient aussi un certain nombre d'illustrations, ainsi qu'une définition (forcément arbitraire 🙂 ) de chacune des notions ayant servi pour une liste.

Lien de téléchargement

L'eBook est disponible en téléchargement direct, gratuit, immédiat et sans contrepartie aucune. Votre adresse email ne vous sera même pas demandée !

Pour télécharger l'eBook cliquez simplement sur l'image ci-dessous.

eBook Former Plus Haut - Quelques listes utiles en développement personnel. Lien de téléchargement

Après en avoir pris connaissance, vous pourrez (si vous le souhaitez) revenir à la fin de cet article pour y déposer un commentaire. Sachez par avance qu'il ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd 🙂

Pour conclure, nous formulerons le souhait que ces listes puissent donner également des idées à un large public pour des situations de la vie courante, par exemple pour le chercheur d'emploi à qui on demande "Quelles sont vos qualités / défauts / valeurs... ?", et qui souhaiterait en profiter pour se pencher sur ces questions-là.

Toutes les occasions sont bonnes… alors bonne lecture !

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Les taupes et les formateurs

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur mon métier de formateur...

Une bien étrange coutume

Dans certains coins particulièrement reculés de la Normandie profonde, il n’est pas rare de rencontrer encore des clôtures de champs agrémentées d’ornements bizarres. Lire plus

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Conférence de Bernard Lamailloux au SYCFI le 27 février

"Construire et animer une session de formation

Soirée
"UN LIVRE, UN AUTEUR"
au SYCFI


Bernard Lamailloux
Auteur, consultant, formateur de formateurs
A animé un atelier spécial
à l'invitation du

SYCFI
Syndicat des Consultants Formateurs Indépendants

Il s'agissait d'une soirée de présentation vivante, illustrée,
ludique et interactive de sa méthode exclusive
et de son ouvrage :

CONSTRUIRE ET ANIMER
UNE SESSION DE FORMATION
Transfert des compétences : les clés du succès

Paru aux éditions DUNOD en juillet 2014

Éléments du programme de la soirée :
  • La légende des deux oasis (une bien belle histoire dédiée aux formateurs, et également une initiation au storytelling)
  • Le démarrage « R.A.P.I.D.O.S. » (pour être sûr de ne rien oublier en début de session)
  • Vous avez tout ce qu’il faut… et vos apprenants aussi ! (Bernard prend le pari que vous quitterez la soirée avec cette certitude...)
  • Vous avez une mémoire extraordinaire (un atelier passionnant à vivre… et une précieuse ressource pédagogique à partager avec vos apprenants)
  • Les dix règles d’or d’une formation réussie (pour repartir de la soirée avec un résumé opérationnel de tout ce qui aura été abordé)

 

Date et heure :

Vendredi 27 février 2015 de 18h30 à 20h00

 

Lieu :

Mas des Oliviers
Ibis Styles Aix-en-Provence
3 Bd de la Grande Thumine
Quartier Jas de Bouffan
13090 Aix-en-Provence
Tél. 04 42 59 98 01

Plan Google Maps  ici :

 

Participation aux frais :
  • Adhérents SYCFI : Gratuit
  • Sympathisants  : 10 Euros
Vous pouvez accéder au document qui a été projeté à cette occasion en cliquant tout simplement sur ce lien.

 

 

 

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Formation 3.0 – Une idée qui fait son chemin…

paysage de nature, effet ombre chinoise

Crédit photo : © Elise Vassalucci

 

Défricher la jungle internet dans l'idée d'apprendre à apprendre, c'est possible !  Chez Formation 3.0, vous trouverez tout l'équipement nécessaire...

Un internaute averti a tendance à se doter de toute une panoplie d'outils, plugins, et autres web-applications glanées ça et là, au petit bonheur de ses différents "butinages", comme disent si joliment nos amis québécois.

C'est ainsi que ça se passe le plus souvent : on "tombe" sur un de ces outils, on se dit "tiens, ça a l'air pas mal, ce truc !", et puis on l'emmène dans nos bagages, pour une durée indéterminée... Puis, au détour d'un autre chemin, on découvre un autre outil, et on l'embarque dans sa besace, à toutes fins utiles, et ainsi de suite...

Pour ma part, je ne manque jamais, en plus de tout ceci, d'aller également regarder ce qui est présenté dans un magasin spécialisé. Ce magasin s'appelle Formation 3.0 et il est tenu par un homme débonnaire, sympathique, accueillant, malicieux et surtout hyper compétent. Ce bonhomme-là s'appelle Marco Bertolini, et sa remarquable boutique se trouve à l'adresse suivante : http://format30.com/ A ne manquer sous aucun prétexte : le rayon Apprendre à apprendre, que je vous recommande particulièrement.

aperçu du site Formation 3.0

J’ai tendance à exploiter… pratiquement TOUT ce dont il est question sur ce blog si inspirant ! Elle est pas belle la vie ?
Ainsi, je me rends très régulièrement dans cette boutique. Mieux : Je me suis même abonné à son catalogue, et je vous invite au passage à en faire autant ! Peut-être même qu'à force de vous voir rôder dans sa boutique, le patron finira par devenir votre ami, qui sait ? Cela m'est bien arrivé, à moi ! Du coup, j'ai tendance à lire carrément tout ce qui s'y publie, déjà par simple "curiosité amicale", sans me soucier le moins du monde de ce qui sera pour moi matière à être exploité, ou pas… Et là, bingo, ça ne rate jamais ! Figurez-vous qu'à l'arrivée, j'ai tendance à exploiter directement… pratiquement TOUT ce dont il est question sur ce blog si riche et inspirant ! Elle est pas belle la vie ?

Tenez, le dernier exemple en date : un article publié tout récemment à propos de Grytics, système d'analyse des groupes de discussion sur Facebook et LinkedIn, dont Marco Bertolini nous rappelle que certains d'entre eux, bien que très "peuplés" sont "[…] de vrais territoires de zombies, des agrégats de morts-vivants qui ne se parlent pas, où l’échange constitue l’exception et où le commentaire brille surtout par son absence…".

Voilà qui tombe bien me dis-je illico : cela faisait justement une sacrée lurette que je me grattais a tête sur le point de savoir s'il ne serait pas judicieux d'aller faire un peu de ménage dans les groupes où je me suis inscrit, parfois inconsidérément… Oui mais bon, sur quels critères ?... Voilà qui mérite réflexion...

J’en ai rêvé, Sony l’a fait !

ciel multicolore, monde en perpétuelle mutation

C'est ce que proclamait une publicité, il y a quelques années… "J'en ai rêvé, Formation 3.0 l'a trouvé !", pourrais-je répondre aujourd'hui !

En effet, ce fameux "Voilà qui tombe bien ! ", que je me suis dit à propos de ce Grytics, j'ai réalisé que je me l'était déjà dit des dizaines, de fois ! Pour faire court, c'est même carrément ce que je me dis à peu près à chaque fois que je prends connaissance d'une nouvelle publication de Formation 3.0.
phare dans les asturiesAinsi, dans ce monde en "constante mutation", où chacun d'entre nous se retrouve tout à la fois "acteur de son propre savoir" et "perpétuellement noyé sous des tonnes d'information" (le jeu consiste à compter les poncifs qui  se cachent dans la présente phrase... 🙂 , il me paraît plus que jamais crucial de repérer quelques ressources, points de repère, balises, et autres phares se trouvant pile au bon endroit pour venir nous éclairer notre chemin sur une mer trop souvent démontée. Certes, de mon côté, je pratique forcément, peu ou prou, comme tant d'entre nous, une activité s'apparentant quelquefois à ce qu'on pourrait appeler un peu pompeusement de la "veille technologique"

De tels "phares", fiables, astucieux et généreux à ce point, je n'en connais pas tellement, au bout du compte…
Mais gardons la tête froide, si vous le voulez bien. Si je veux revenir sur terre et être un tant soit peu réaliste, et – pourquoi pas – sérieux (...pour une fois !), je me dis qu'il est beaucoup plus judicieux et prudent de suivre – en plus – les découvertes de ceux qui ont un si grand nombre d'heures de vol à leur actif, et ceci d'autant plus lorsqu'ils ont, par dessus le marché, la générosité de nous en faire profiter !

De tels "phares", fiables, astucieux et généreux à ce point, je n'en connais pas tellement, au bout du compte… Peu importe, leur lumière me rassurera toujours. Et, fort opportunément, il se trouve que parmi eux, Marco Bertolini, avec son blog Formation 3.0 occupe… ce qu'on peut appeler une place de tout premier choix. Et que, selon toute vraisemblance, il l'occupera encore très longtemps.

Bien à vous,

Bernard

 

filet

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Marcel Lebrun cite un article de FormerPlusHaut! sur Twitter

Merci à Marcel Lebrun de citer FormerPlusHaut! sur Twitter

Avec nos remerciements émus et sincères à ce grand monsieur, que nous admirons beaucoup pour sa compétence et sa simplicité... comme c'est le cas de tant de "vrais grands".

Marcel Lebrun

Marcel Lebrun

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Les « démago-pédagogues »

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"Vous n'avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu'importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez !".

Les pédagogues "normaux"

Bonjour. Permettez-moi de préciser d'emblée que je fais partie des gens qui ont bâti tout un pan de leur vie sur la passion de transmettre, qu'on a l'habitude d'appeler pédagogie, en face-à-face ou à distance. Dans un ouvrage récemment paru (…tout avait commencé par ce blog, en fait), je me suis même amusé à proposer une définition "impertinente" de ce terme :

Art de se gratter la tête en se demandant comment on va s’y prendre pour tenter de faire passer telle ou telle chose dans celle des participants […à nos sessions de formation], ou encore quelle bourde on a bien pu commettre pour qu’elle n’y soit apparemment pas passée*.

 

*"Construire et animer une session de formation (Transfert de compétences : les clés du succès)" – p. 6

Sans ergoter à l'infini, il semble communément admis qu'être un bon pédagogue, c'est arriver à bien "faire passer" une idée. Une idée, dites-vous ? Et quel genre d'idée ? Peut-on être plus précis ?

Eh bien, dans le monde de l'éducation et de la formation, il y en a plusieurs types, plutôt bien répertoriés, à savoir :

  • Des savoirs, justement (connaissances livresques, ou sur de procédures)…
  • Des savoir-faire (tours de main, aptitudes pratiques)…
  • Des savoir-être (comportements)…
  • Des savoir-devenir (capacité à se projeter dans l’avenir).

Bien entendu, la liste pourrait être agrémentée à loisir, mais en gros, si l'on s'en tient là,  nous avons déjà bien déblayé le terrain...

Quand on commence à manipuler son monde…

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100Or, il y a depuis quelques années certaines circonstances dans lesquelles chacun d'entre nous peut lire ou entendre couramment le mot "pédagogie", et même la si savoureuse expression "faire de la pédagogie" dans la bouche ou sous la plume de divers managers, décideurs, éditorialistes et autres personnages politiques.

Ce qui m'a toujours titillé l'entendement, c'est quand ces personnes-là emploient le terme "pédagogie" en l'incluant dans des expressions toutes faites, ayant fait une brusque apparition dans la novlang, telles que "faire de la pédagogie", précisément.

Tous ces braves gens adorent se gargariser avec cette expression, notamment dans des circonstances bien particulières, les amenant à passer avec talent de la pommade dans le dos de personnes qu'on a mises devant un fait accompli, sur un mode "Vous n'avez pas obtenu ce que vous voulez ? Qu'importe, je vais vous aider à aimer ce que vous avez!".

Ainsi, lorsque ces philanthropes d'un genre nouveau donnent dans la pédagogie, c'est notamment dans ces moments où, la bouche en cœur, ils entendent, comment dire, expliquer – le plus souvent après coup – une décision, une mesure ou encore une réforme à ceux qui auraient… disons en termes polis "quelque réticence à l'accepter". En clair il s'agit là de démagogie, ni plus ni moins, appelons un chat un chat.

Pour mémoire, la démagogie désigne " […] l'état politique dans lequel les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s'attirer ses faveurs". Plus largement, dans cette définition (source : Wikipedia), on peut (du moins à mes yeux) remplacer "dirigeant" par n'importe quelle personne ayant du pouvoir, et "peuple", par l'ensemble des personnes assujetties à ce pouvoir. En tout cas, le mot clé est lâché : "Manipuler" (si le sujet vous intéresse, je vous en parle aussi dans cet article).

Super héros arrivant opportunément

Tsa Tsa Tsaaaan, tremblez démago-pédagogues, voici "Le Stagirite" !

Ce phénomène a été extrêmement bien résumé, et abondamment illustré par un personnage de talent, que je viens de découvrir sur la toile. Se définissant lui-même comme acteur et réalisateur, il signe la plupart de ses interventions "Le Stagirite". Il publie notamment un série de capsules vidéos sur Youtube, dans une collection qu'il a intitulée "Langue de bois". De vraies pépites, à mes yeux. Les techniques de manipulation les plus complexes, les plus courantes, bref, celles qui nous roulent quotidiennement dans la farine avec l'air de ne pas y toucher y sont diablement bien explicitées et décortiquées avec une précision chirurgicale, et un ton des plus jubilatoires. On voit d'emblée que le personnage se situe aux antipodes du "donneur de leçons", et pourtant je témoigne en être ressorti grandi. Et voici ce que n'en ai retenu en substance :

Neutraliser toute opposition

"Je suis persuadé que ma décision est la bonne, la seule qu'il fallait prendre, et donc s'y opposer est forcément absurde et irrationnel"

On voit que par un habile artifice de langage, les opposants éventuels sont d'emblée renfermés dans un statut… disons en gros de "non-comprenants". Pour résumer, s'opposer, à leurs yeux, revient à ne pas comprendre.  Avec  un tranquille aplomb à l'épreuve des balles, ils semblent s'adresser à ces non-comprenants sur un mode "Regardez un peu comme nous sommes gentils, bienveillants et pas bégueules pour deux sous, puisque nous allons, tout spécialement pour vous, nous attacher à quoi? …Eh bien oui, vous avez deviné : à faire de la pédagogie !". Fermez le ban.

Chapeau bas, messieurs ! Faire ainsi passer une manipulation grossière pour de la relation d'aide, avouez que c'est fort, non ?

Un déni de démocratie ?

L'art de bien manager consiste d'une part à admettre qu'il existe d'autres opinions que la sienne propre, et suppose d'autre part une aptitude à trancher, à savoir prendre des décisions, ce que certains résument par la phrase "Agir en homme de pensée, penser en homme d'action". Mais d'autres n'hésitent pas à aller plus loin, en considérant que l'exercice du pouvoir consisterait tout simplement à faire accepter les évidences, en disqualifiant d'emblée toute contradiction.

Voici en gros leur credo : Je suis un bon manager/décideur/politicien/personnage influent… je possède non seulement la science infuse, le talent inné de bien faire... mais aussi l'art consommé de faire accepter cela aux autres, qui ne peuvent qu'acquiescer… sauf s'ils n'ont "pas compris". Et paf : retour à la case, comment appellent-ils ça, déjà ? Ah oui : "faire de la pédagogie" (hum !...).

Conclusion

Curieusement, quand je rencontre une personne qui dit "passer le plus clair de son temps faire de la pédagogie", j'ai la bizarre impression qu'il s'agit là en fait de quelqu'un qui prend les autres pour des imbéciles, allez savoir pourquoi...

Comprenons-nous bien : il n'y a rien de corporatiste dans ma prise de position. Loin de moi l'idée d'interdire aux "non pédagogues" de "faire de la pédagogie", ou de défendre je ne sais quel pré carré (quelle horreur !). Mais que voulez-vous, autant je suis bon public quand ces enthousiastes émules de Ken Robinson "font dans la pédagogie" pour nous expliquer ce qu'ils vont faire, et pourquoi ils vont le faire, autant je ne peux pas m'empêcher de tousser lorsqu'ils entendent, par ce biais, nous expliquer ce qu'ils ont fait, et pourquoi ils l'ont fait. Dans ces moments-là, allez savoir pourquoi, je leur imagine immanquablement un nez qui s'allonge démesurément.

Sans doute ai-je trop mauvais esprit 😉

Sur ce, je vous laisse aux mains du Stagirite en question. Allez-y, vous n'en reviendrez pas…

 

Retrouvez cet étonnant personnage sur les réseaux sociaux :

Youtube

Facebook

Google+

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Vos témoignages

 

"Construire et animer une session de formation". Crédit photo : Gaëlle Catois

Crédit photo : Gaëlle Catois

Tout a été dit sur le livre  « Construire et animer une session de formation »

Tout... ou presque. Il ne manque plus que vos propres commentaires en bas de page

Cliquez ici pour vous téléporter au bon endroit 😉

Vous souhaitez carrément mieux faire connaître ce livre, voire partager votre enthousiasme ?...

Voici quelques autres possibilités :

  • Vous pouvez accéder ici à la page Facebook du livre, et suivre son actualité (de nombreux lecteurs ont eu – sans même se concerter ! – l'idée de le photographier sous toutes les coutures... et aussi dans toutes les situations !)

 

  • Si vous souhaitez jouer du "e-tam-tam" 🙂 dans vos réseaux pour aider à la diffusion du livre, un document de présentation (au format pdf ) est à votre disposition en suivant ce lien.

 

  • Pour les plus "mordus", voici un lien vers une une affichette au  format A4 destinée à être apposée où bon leur semblera... dans le respect de la législation en vigueur, cela s'entend...

 

  • Vous pouvez également diffuser autour de vous un lien menant à cette courte vidéo (1 mn) de présentation du livre sur YouTube...

Lien à copier : http://youtu.be/osrMf-_jdXo

 

Merci par avance.

 

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Encore plus dingue que le métier de formateur…

drôles de personnages

Les formateurs, ces êtres étranges semblant venir d'une autre planète…

Ces être bizarres, semblant parfois venir d’ailleurs, exercent en effet une activité bien particulière qui les amène à être constamment au four et au moulin, avec de nombreux objectifs à atteindre en parallèle, tout en se trouvant en perpétuelle représentation, et en travaillant le plus souvent pour ainsi dire « sans filet » face à leur public, avec en prime l'obligation d'improviser sans cesse pour gérer les impondérables les plus inattendus, si l'on peut dire… Qu'il vous suffise de lire (ou de relire) un de nos derniers billets : Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

 

Et quand j'écrivais "face à leur public"… il faudrait plutôt dire "avec leur public", tant il est vrai qu’une session de formation digne de ce nom revêt le plus souvent l’aspect d’un véritable show interactif… Ainsi, il nous faut sans cesse garder un œil attentif à mille détails, le tout sans avoir l'air d'y toucher, et en gardant flegme et sourire en toutes circonstances, à telle enseigne que nous autres formateurs pouvons parfois avoir l'impression (…trompeuse !) de battre certains records dans la catégorie "exercice d'équilibriste se trouvant dans des situations pas possibles".

Mais gardons la tête froide…

agent secret pour se rireFort heureusement, il existe certaines occasions qui peuvent contribuer à nous remettre la tête à l'heure et les pendules sur les épaules. Ce fut tout récemment mon cas lorsque j'entrai (un peu par hasard) dans la lecture d'un roman policier passionnant, écrit (…et fort bien !) par une certaine Catherine Fournol, personne ayant exercé (à l'image de son héroïne) la profession de …guide conférencier !

Ah, cette fois-ci, me dis-je au gré des événements et des tranches de vie rapportés par  la narratrice, nous évoluons là dans un registre somme toute assez proche de nous autres les formateurs, et ceci à bien des égards : obligation morale, que dis-je, injonction de susciter à tout prix et par tous les moyens l'intérêt, sinon l'adhésion d'une groupe d'adultes, lesquels ont payé pour une prestation, et entendent en avoir pour leurs espèces sonnantes et trébuchantes. Tout ceci se déroulant en parallèle avec toutes sortes d'interactions, bisbilles et autres chicaneries qui ne manquent jamais d'advenir avec quelque groupe humain que ce soit lorsqu'il est rassemblé dans la durée…

Cette similitude me tarabustait à tel point que j'ai fini par me mettre en tête de retrouver la trace de cette auteure à l'expérience si singulière (…pour ne rien dire de son imagination !), afin de lui demander de bien vouloir venir nous expliquer en quelques mots dans ce blog en quoi consiste cette tâche, mais aussi ce qu'elle requiert comme compétences, savoir-faire et surtout savoirs-être, et enfin de bien vouloir nous livrer quelques exemples de choses qui peuvent arriver en pareilles circonstances, et auxquelles on ne s'attendrait pas le moins du monde. Car je vous fiche mon billet qu'il y en a forcément.

Comme je le lui ai dit sans détour, le résultat a dépassé de loin mes espérances. Aussi, sans plus tarder, je lui laisse bien volontiers la parole :

Témoignage de Catherine Fournol, auteure et guide conférencière...

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C'est  vrai qu'il existe des similitudes entre le métier de formateur (que je découvre à travers le témoignage de Bernard) et celui de guide que j'exerçais il y a quelques années.

La première mission d'un guide est de conduire son groupe à bon port. Un minimum de préparation avec cartes et plans s'impose, ainsi qu'un minimum de sens de l'orientation... Toutes les déviations, travaux et autres routes barrées sont en effet susceptibles de ruiner l´organisation de journées au timing si serré que le moindre grain de sable peut les dérégler.

Le temps : mon obsession majeure.

car de flicsAvaler les kilomètres (parfois plusieurs centaines dans la journée), être à l'heure pour les visites pré-réservées ou au restaurant. (Là, c'était presque facile....mes clients étaient rarement en retard pour les repas... parfois même, il y avait, disons un peu de bousculade pour l'installation à table...).

Ma formation en histoire de l'art fut un atout très précieux pour m'aider à mener à bien une autre partie de ma mission: transmettre des informations culturelles, historiques et géographiques concernant les contrées traversées.

Baroudeuse tous terrains… et organisée

Moyen de transport inattenduNaturellement, il fallait préparer une base de commentaires. J'utilisais pour cela des fiches bristol que je complétais de détails pratiques sur le terrain. C'était très lourd... Il faut bien garder en tête le côté itinérant de ce métier....cela me plaisait d ailleurs beaucoup, mais j'imagine qu'aujourd'hui, l'outil internet a dû faciliter les choses. N'oublions pas qu'à l'époque je ne disposais pas de téléphone portable pour prévenir d'un éventuel retard, et si j'avais bel et bien par devers moi les coordonnées de mes différents prestataires, je devais à chaque fois attendre de trouver un téléphone fixe pour les prévenir ! Improvisation et débrouillardise devaient figurer en bonne place dans mes valises.

Telle une bergère comptant ses moutons…

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Tout comme dans le métier de formateur, la disponibilité et l'adaptabilité s'avèrent nécessaires pour conduire l'élément humain. Une autre de mes obsessions restait le comptage permanent de mes ouailles : je les comptais et recomptais sans cesse, à chaque entrée de monument, à chaque changement de lieu…

La plupart du temps, mon public, composé pour l'essentiel de retraités, attendait de ma part une assistance sans faille pour diverses questions pratiques : traduction de phrases simples, où trouver une pharmacie, dire à la voisine que sa clim étais trop forte, ou qu'il fallait fermer le rideau, et tant pis pour le paysage...

Dans ces petits conflits, j'ai remarqué très tôt que moins je m en mêlais et plus vite cela se réglait, de même, si un individu par trop "râleur" perturbait parfois le groupe, il finissait toujours par se retrouver à l'écart et les choses se résolvaient souvent d'elles-mêmes.

Erreur fatale de débutant

poubelle toxique 154x213Par contre j ai commis une erreur au début : Un jour où le programme le permettait, j'ai demandé à mes clients de choisir entre plusieurs options de visite....et alors là ! Impossible de se mettre d'accord... j'ai dû trancher. Ceci a engendré colère et frustration chez un certain nombre de participants, créant une ambiance particulièrement plombée, et qui a perduré pendant une bonne partie du séjour.

J'ai ainsi compris  qu'en pareil cas il était nettement plus approprié de ma part d'imposer mon choix en la matière, et que je devais garder mes doutes et hésitations pour moi, ceci afin d éviter tout flottement. Sans doute en va-t-il de même pour les situations de formation…

Moment particulièrement délicat : l'arrivée à l'hôtel

Le soir venu, l'arrivée à l'hôtel, à quoi s'ajoutait la fatigue de la journée, cristallisait souvent les problèmes. J'avais droit aux récriminations les plus insensées sur le confort ou la taille des chambres... J'étais bien en peine de résoudre de tels problèmes... Une fois, on m'a même mise en demeure de changer une ampoule qui ne fonctionnait pas !

Heureusement, la plupart du temps, les choses s'aplanissaient dès que l'on passait à table. En effet, surtout en ce qui concerne les groupes de touristes français, une bonne table reste une valeur sûre, et je ne crois pas me tromper en pensant que c'est aussi un élément positif dans certains séminaires de formation.

Dernière anecdote

feuille d'automne rouge tachetée noire 591x322J'ai déjà évoqué ma peur obsessionnelle d'oublier un client... Eh bien, figurez-vous qu'un jour c'est moi qui me suis retrouvée au bord de la route !

Ce jour-là, nous nous trouvions à San Remo, en Italie, où nous avions affrété un bus à double étage. Les passagers étaient installés en haut, tandis que la cabine du chauffeur et le guide se trouvaient en bas, au ras de la route (c'est d'ailleurs assez impressionnant !). Au moment de partir, il manquait deux personnes, et je suis aussitôt partie à leur recherche.

Quand je reviens, cinq minutes plus tard... plus de bus ! Immédiatement, je réalise que toutes mes affaires sont restées à l'intérieur, et que je suis sans argent, sans papiers pour passer la frontière, ni pour rentrer à mon hôtel à Nice ! …Quant aux téléphones portables, ils ne sont pas encore chose courante...

Heureusement, je me trouve dans une gare routière, j'explique donc mon histoire à un employé italien qui se "gondole" de rire de voir la "guida" ainsi oubliée. Fort heureusement, il accepte de me faire monter à titre gracieux à bord d'un bus de ligne qui part sur Nice quelques minutes plus tard.

rayon de soleil à travers les tilleuls 525x350Autre coup de chance : les contrôles d'identité à la frontière sont plutôt rares et je peux arriver sans encombre jusqu'à Nice. Mais arrivée à l'hôtel, je ne trouve… personne ! J'attends donc, quelque peu anxieuse…

Enfin, mes clients finissent par arriver, ainsi que les explications : Quand les deux retardataires étaient arrivées dans le car, les autres  clients ont cru que je me trouvais déjà dans le bus, en bas, quant au chauffeur, il a cru de son côté que je me trouvais à l'étage, en train de papoter...

Par la suite, quand les uns et les autres se sont enfin rendus compte de mon absence, ils ont pris le parti de faire demi-tour à une sortie d'autoroute et sont revenus au point de départ (la gare routière).

Une dame est même allée faire brûler un cierge aux pieds d'une statue, dans l'église la plus proche (était-ce Sainte Rita, la patronne des cas désespérés ?) En tout cas, les voyageurs étaient très inquiets, me sachant sans rien. Finalement, les retrouvailles furent des plus chaleureuses et cette aventure – pas banale – est devenue source de rires et de plaisanteries durables.

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Catherine Fournol a été notamment guide conférencier en Auvergne, spécialiste en histoire de l'Art, et auteure de romans policiers…

Présentation de son roman : "Des Gentianes par la racine".

les gentianes par la racineEn Auvergne fleurit la gentiane dont les racines donnent une boisson amère, mais néanmoins appréciée ! Seulement voilà, le cordial se transforme vite en bouillon de onze heures pour un groupe de touristes accompagnés d'une guide.

Ainsi, les paysages bucoliques d'Auvergne deviennent le théâtre d'événements dramatiques. Ce voyage, que chacun souhaitait inoubliable, le sera effectivement… mais pas dans le sens escompté !

Catherine signe avec ce roman une visite guidée des plus inattendues, riche en rebondissements multiplies qui vous tiendront en haleine jusqu'au bout de cette passionnante histoire

Un roman à déguster sans modération ! Suivez le guide…

 

 

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Si je confonds droite et gauche, ce n’est pas pour rien…

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La tare...

Bonjour, je fais partie de cette cohorte de gens qui ont une légère tendance à confondre leur gauche et leur droite (oui, je préfère l'emploi du possessif qui nous évitera les vannes des militaires et des militants... tiens c’est curieux, là aussi j’ai toujours confondu). Enfin, quand je dis "confondre", n'exagérons rien... Disons qu'il me faut toujours une fraction de seconde pour être "vraiment sûr"... Cela donne parfois des situations bien cocasses, notamment en voiture... D’ailleurs je viens de prendre connaissance d’un témoignage fort bien écrit sur ce sujet, qui fut ainsi pour moi l'occasion de découvrir un nouveau frère parmi mes semblables les humains avec l'auteur du blog La vie est large.

Je me propose de vous livrer ici une tentative d’explication, ainsi qu’une manière de communiquer sur cette incorrigible tare qui nous colle à la peau (enfin, nous... si toutefois vous êtes dans le même cas que moi, bien entendu) tel le sparadrap sur celle du capitaine Haddock...

L’explication

Je voudrais proposer ici une explication de ce phénomène si étrange à première vue, du moins pour ce qui me concerne : Je me souviens très bien qu’étant petit, je faisais partie des toutes premières générations d’enfants à qui on n’obligeait plus à écrire de la main droite, ce qui tombait très bien vu que j’étais… gaucher ! Sans le savoir, je faisais alors partie des tout premiers spécimens hexagonaux de ce qu’on a appelé les "gauchers non contrariés" (pourtant on ne dirait jamais, en me voyant…).

Usine à gazEn revanche, les instituteurs de l’époque ne s’étaient pas encore complètement habitués à ces nouvelles directives, vis-à-vis desquelles ils éprouvaient (déjà !) quelques difficultés. Aussi les ai-je toujours entendus nous adresser des injonctions, euh, des consignes, du type "Faites donc ceci […] avec votre main droite, c’est-à-dire celle avec laquelle vous écrivez", ou à l’inverse "Faites donc cela […] avec votre main gauche, c’est-à-dire celle avec laquelle vous n’écrivez pas". Bien entendu, j’avais bien compris que pour moi c’était le contraire, et je prenais donc cette demi-seconde de retard qui m’accompagne encore aujourd’hui (merci, ô braves gens) … une demi-seconde de latence, donc, pour déterminer ce que mes semblables entendaient au juste par "droite " ou "gauche". Cela a installé durablement dans on esprit l’idée que "…droite, gauche, c’est pas simple, et en plus c’est le contraire de ce qu’on croit spontanément". Avouez que cela ne manque pas de sel !

Et là patatras ! A peine m’étais-je habitué à intégrer correctement que "droite c’était par ici…" et "gauche par là…", eh bien je continuais (...ou je me remettais) à mettre ça en doute, au motif que justement "c’est le contraire de ce qu’on croit spontanément", ben tiens la bonne blague !

Comment faire comprendre ça aux autres…

[...] Réfléchissez bien : Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir à manipuler régulièrement une serrure qui "fait exception" ?

Voici maintenant comment je communique habituellement sur cette regrettable habitude auprès des fâcheux qui  ne manquent jamais de réagir en mode "Rhôôôôô ! C’est quand-même pas dur !...". Permettez-moi de vous confier ce qu'en général je leur rétorque :

Vous savez tous dans quel sens tourner une clé pour ouvrir une porte, et dans quel sens la tourner pour refermer… Cela fait partie de ces choses que l’on fait depuis longtemps sans même y réfléchir… Maintenant, réfléchissez bien, justement : Ne vous est-il jamais arrivé d’avoir à manipuler régulièrement une serrure qui "fait exception" ? Oui, nous en rencontrons tous une, un jour ou l’autre… Et là c’est le début d'un phénomène plutôt agaçant : Au début on a tendance à se tromper à chaque coup… puis constatant notre erreur, nous rectifions le tir sur un mode "c’est le contraire de ce qu’on croit spontanément", et là tout fonctionne à merveille… Jusqu’au jour où nous nous habituons à ce nouvel état de fait, et là re-patatras, nous ne savons plus rien ! et, du coup, nous ne sommes capables d’ouvrir cette fichue serrure qu’au prix d’un effort mental d’une grosse fraction de secondes.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?Je me réjouis de ce que nombre d’interlocuteurs ont alors un visage qui s’éclaire, au motif que cela leur est déjà arrivé ! Ah, on ne dira jamais assez le plaisir d'être enfin compris ! Cela me permet au passage d’astiquer mes médailles de formateur, et donc (en principe) féru dans l’art de trouver la bonne métaphore en toutes cisconstances…

Quant au cas désespéré (…ne nous racontons pas d’histoires, cela peut exister) a qui l’histoire de la "serrure montée à l’envers" n’est jamais arrivé, eh bien je le laisse croire qu’avec moi il a affaire à un hurluberlu pas tout  fait structuré comme le commun des mortels. Après tout, c’est l’image qu’à tort ou à raison renvoient nombre d’enseignants et de formateurs (je le sais, j’ai été successivement les deux !)… Du coup, je ne me risquerai certes pas à parier que cet a priori est totalement infondé… du moins quant à ma propre personne 🙂

Dernière minute : à propos des militants et des militaires (dont il a été question au début), je viens de prendre connaissance ce savoureux aphorisme, attribué à Ambrose Bierce :

Un militant, c’est un militaire qui porte son uniforme à l’intérieur

 

 Construire et animer une session de formation 
 Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les glandeurs du radiateur du fond, un groupe Facebook qui fait son chemin…

Par Bernard Lamailloux

mooc bonnet d'âne

Au départ, il y a un mooc, fort bien fait, d’ailleurs…

En mai 2014, répondant à la douce invitation d’une non moins douce amie, je me suis inscrit (en tant qu’apprenant) à un MOOC (cours en ligne ouvert et massif diffusé sur internet) qui durait 5 semaines. Il s’agissait de la première promo du mooc "Pensée Design" organisé par une équipe pédagogique particulièrement innovante. Qu’est-ce que la pensée design, et en quoi consistait ce cours ? Le plus simple est de lire l’annonce officielle :

Comment imaginer un téléphone sans touche ? Comment repenser le vélo et son usage ? Comment créer un nouveau produit ou service qui pourra relancer une activité bloquée face à de nombreuses contraintes ? La Pensée Design pose la question du "comment ça marche", du savoir-être. Elle permet de découvrir quel est le problème pour ensuite innover dans la solution.

(Source : http://mooc.france-bs.com/)   A mon arrivée dans le mooc, je me suis réjoui de la qualité et de la pertinence des interventions, mais aussi de l’ingénierie pédagogique mise en œuvre (oui, je prête naturellement beaucoup d’attention à ces aspects-là, on ne se refait pas…).

Que se passe-t-il ? …Qui donc nous a demandés de faire vœu de crispation et de rabat-joyeuseté ?

J’ai un peu cherché des traces de cet enthousiasme dans les forums [...] mais bientôt, force m’a été de constater que je n’en ai pas trouvé la moindre.
Mais très vite, une chose m’a frappé : un assez grand nombre d’interactions (…au niveau des questions posées à l’équipe enseignante, mais surtout entre étudiants eux-mêmes, ce qui était encore plus étrange à mes yeux) me paraissaient en effet empreintes de conformisme, voire d’une certaine tristesse, comme si le fait d’être réunis pour apprendre quelque-chose nous obligeait à une attitude convenue, compassée, limite doloriste ! graffiti somebodyJ’ai trouvé cela bien dommage, surtout eu égard au sujet abordé, car à mes yeux apprendre est toujours l’occasion d’une fête, et doit pouvoir se faire dans la joie et l’enthousiasme.

J'ose ajouter "…encore plus lorsqu’on échange des points de vue autour de la question du comment ça marche et du savoir-être !" J’ai un peu cherché des traces de cet enthousiasme dans les forums et autres échanges officiels créés autour du mooc, mais bientôt, force m’a été de constater que je n’en ai pas trouvé la moindre. Je n’ai alors pas pu m’empêcher de penser "Ouh là là, si jamais des extraterrestres viennent à capter les échanges existant autour de ce mooc, ils risquent fort d’en conclure que sur notre planète il  n’y a pas encore de forme de vie digne de ce nom !"

Pour bien faire, il me faudrait créer moi-même une petite communauté… Chiche !

Qu’à cela ne tienne, me suis-je dit. Après tout, il ne tient qu’à moi de créer l'espace de liberté et de joie de vivre que j’appelle de mes vœux, parce que là au moins je trouverai peut-être de vrais  camarades de jeu.

Ainsi naquit le groupe des Glandeurs du Radiateur du Fond !

Houlà, ça fait du monde !

glandeurs facétieux (balançant de l'eau)"Même si nous ne formons qu’une toute petite bande de joyeux lurons, me disais-je alors, eh bien ce sera toujours ça de pris". En cette matière comme dans beaucoup d’autres, la qualité est (à mes yeux) nettement préférable à la quantité. De fait, quelques "vieilles e-connaissances" croisées auparavant sur le net et dans la blogosphère m'ont immédiatement rejoint. Mais quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’au fil du temps la "bande de joyeux drilles" grossissait à vue d’œil !... Chaque jour voyait son cortège d’aspirants glandeurs venus nous demander timidement s’il "restait de la place" près de notre radiateur, comme si le nombre de place était compté ! Si bien qu’à l’arrivée, nous avons eu la qualité ET la quantité ! Elle est pas belle, la vie ?...

Non seulement cela ne nous empêchera pas d’apprendre, mais au contraire, il me semble que cela nous y aidera grandement !...

Nombreux sont ceux qui nous ont alors apostrophés sur le thème « Waouw, pour des glandeurs, vous n’arrêtez pas de bosser ! ». C’est qu’ils confondaient glander et ne rien faire, ce qui est totalement différent. J’ai d’ailleurs déjà eu l’occasion de m’en expliquer dans l’article intitulé "Glander, une philosophie de vie…" Vous voulez une illustration de ce que ce groupe m’a permis de faire (entre mille autres choses ?) Je vous invite à visionner sous ces lignes une bande-annonce de 2 minutes chrono, créée entièrement par mes soins, à l’occasion de la sortie de mon premier livre qui tombait pile à ce moment-là (Remarque : toute coïncidence avec mon intérêt pour le sujet du mooc est absolument faite exprès 😉

Cette vidéo a pu être conçue et tournée grâce aux précieux enseignements des intervenants, de leur partenaire technique Explee… mais aussi et surtout grâce aux remarques et suggestions de mes petits camarades de front du groupe des glandeurs ! Le résultat a d’ailleurs emporté un vif succès.. Si ça c’est pas du social learning, je vous demande un peu ce que c’est…

Ce qu’il en a été à la fin du mooc, et ce qu’il en reste depuis

Si l’on en croit les chiffres communiqués très officiellement par l’organisateur, 2600 personnes se sont inscrites au mooc. Parmi elles, 1100 étaient encore là lors du quiz qui a été présenté lors du quiz de la 1ère semaine. Et parmi ces 1100 personnes, 40% étaient présentes, nous a-t-on dit, lors du quiz final. Si je compte bien, cela nous fait 440 personnes. Le taux annoncé pour la participation du contrôle final "peer to peer" (entre pairs) est de 90%... Ma calculett… euh, mes énormes capacités de calcul mental me soufflent que cela fait dans les 396.

« Combien de divisions », qu’il disait…

A l’heure où nous écrivons ces lignes, le groupe des Glandeurs compte 140 et quelques membres. Même si quelques personnes sont venues nous rejoindre par la suite, cela représente tout de même un bon tiers de ceux qui ont "tenu bon" tout au long du processus. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais personnellement je trouve qu’il y a là matière à réfléchir… A la fin, nous comptions dans nos rangs une des principales conceptrices pédagogiques du mooc (dont j’ai déjà parlé dans les toutes premières lignes de ce post, mais aussi dans un autre article, bien plus ancien…), ainsi qu’une adorable hotlineuse d’Explee (application web présentée quelques lignes plus haut), et une troisième jeune et charmante femme appartenant au staff de Unow, la plateforme technique d'hébergement du mooc. D’une manière générale, nombreux sont ceux qui ont bien voulu nous témoigner qu’en gros, "c’est également ici que ça se passe"… Manière de témoigner qu’on n’a rien à gagner à faire son "serre-yeux", surtout lorsque rien ne le justifie...

Le feedback de l’équipe enseignante

Un hommage vibrant (et enjoué !) au groupe des glandeurs du radiateur du fond (pudiquement rebaptisé "le forum pirate du radiateur" pour l’occasion par les intervenants) nous a été décerné par l’équipe d’animation lors de la dernière vidéo diffusée en direct par leurs soins le 17 juin 2014 Répondant (au nom de son équipe) à une question de mon camarade Jean-Philippe Blanchard sur le positionnement de l’équipe enseignante vis-à-vis de l’existence de notre groupe, Fabrice Mauléon (principal intervenant du mooc) a témoigné de ce que cette démarche les a détendus, les a beaucoup fait rire, mais aussi "…a été très utile pour l’ensemble des apprenants". Une de ses collègues a par ailleurs parlé de "bonne humeur, très contagieuse" (sic). C’est d’ailleurs exactement ce que j’avais derrière la tête en créant ce groupe ! Si cela vous intéresse, vous pourrez visionner vous-même cette tranche de "feedback dans la bonne humeur" en vous rendant sur ce lien : http://youtu.be/9WTf0Sp9ZkA?t=24m53s ou encore à partir du player ci-dessous

(Visionner le passage à partir du point "24:53")

touche clavier (belle) avec radiateur 180x180

Adresse du groupe Facebook des "glandeurs" :

https://www.facebook.com/groups/irradioglandeurs/

"Allez-y, vous n'en reviendrez pas..." 😉

 

 Construire et animer une session de formation 
 Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD. 
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