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Développement personnel

« J’ai besoin »… Un drôle de mot magique

« J’ai besoin »… Un drôle de mot magique
Un zèbre qui sait qu'il ne peut pas changer les gens... mais qu'il peut toujours écouter leurs besoins...

Claire Mendes Real

 

Un article précédent, nous a montré à quel point le simple mot "Pardon" pouvait nous être bénéfique. Aujourd'hui, avant d'aborder un autre "mot magique", nous commencerons par étudier non pas comment dire ce joli mot ("Pardon"), mais comment... l'entendre :-) 

Comment recevoir un "pardon" ?

« L’insensé ne pardonne ni n’oublie, le naïf pardonne et oublie, le sage pardonne mais n’oublie pas» (Thomas Saltz)

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Vous avez bien dit « Constructif ?…

Trois petits cochons et un loup pas très... constructif :-)

Constructif : un mot dans l'air du temps...

Cela ne vous a certainement pas échappé, par les temps qui galopent il est de bon ton de se montrer "constructif". Les hommes politiques semblent en effet nous montrer le chemin, alors en y pensant, tout cela m'a donné envie de réfléchir sur cette belle notion de "constructif", et de voir comment l'appliquer au domaine de la communication interpersonnelle. Lire plus

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Pardon : encore un mot magique

 


demander pardon

Merci... d'avoir pris connaissance de ce qui précède :-)

Dans un article précédent, nous avons vu que le mot "Merci" pouvait nous être d'un précieux secours. Et ceci dans au moins 7 situations bien précises.

En fait, "merci" est un mot que nous nous plaignons généralement de ne pas entendre assez, mais dont nous sommes nous-mêmes – le plus souvent – trop avares (en fait, l'enfer, c'est les autres… air connu).

Ces mots qu'il faut savoir prononcer… Savons-nous aussi les entendre ?

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Merci : un mot magique dans au moins 7 situations

merci

Je ne dis pas "Merci" aussi souvent que je le devais et je doute être le seul.

En fait, je commence à croire que "Merci" est un des quatre* mots les plus dépréciés et le moins utilisés sur cette planète. Or, le mot "merci" est approprié dans un très grand nombre de situations. Des situations dans lesquelles il constitue, à chaque fois, une meilleure réponse que celle qui nous vient spontanément à l'esprit.

Je vous propose de faire un petit tour d'horizon de 7 situations courantes où nous disons habituellement  toutes sortes de choses, mais où nous pourrions avantageusement dire "Merci" à la place. Lire plus

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Préjugés et illusions – Les dysfonctionnements des états du moi

Préjugés et illusions

Notre dernier article présentait les trois principaux états du moi selon l’Analyse Transactionnelle. Rappelons simplement que :

  • L'état Enfant recouvre le domaine du ressenti
  • L'état Adulte recouvre le domaine du pensé
  • L'état Parent recouvre le domaine de l'appris.

Le plus souvent, à un instant T, chez un même individu, il y a un seul état "aux commandes". Dans la petite histoire relatée dans l'article précédent, on voit très bien que Jean (comme nous tous) passe à plusieurs reprises, et sans transition, d'un état à un autre. Mais quand un état prend le contrôle, les deux autres n'ont pas voie au chapitre… C'est en quelque sorte "chacun son tour". Lire plus

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Les états du moi (Ego states)

allégorie états du moiA l'intérieur de chacun de nous coexistent (au moins) 3 personnes

Ah, les états du moi... Selon Éric Berne, créateur de l'Analyse Transactionnelle (voir notamment notre dossier sur les Jeux Psychologiques), nous ne sommes pas une personne unique. Ainsi, il y a en nous au moins trois différentes personnes, trois différents "états". En conséquence, pendant toute notre vie, tous autant que nous sommes, nous jonglons en permanence avec, à notre insu. Ces trois états sont : Enfant, Adulte et Parent. Lire plus

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Éloge de la méthode Coué

Allégorie Méthode Coué

Il m'est arrivé plusieurs fois, lors d'une discussion, d'entendre une phrase du type "Ah oui mais ça, cela relève de la méthode Coué". Le plus souvent, elle est prononcée avec une tranquille assurance teintée d'un zeste de dédain. A la suite de quoi, l'argument semble porter, et l'on passe à autre chose, comme si l'affaire était entendue : Ainsi il paraît admis que la méthode Coué est associée à un manque de sérieux, un gadget stérile, et elle ne semble rien mériter de mieux que des sourires condescendants. Pourtant, à y regarder de plus près…

Tout le monde en a entendu parler

Émile Coué (1857 - 1926) a mis au point sa célèbre méthode d’autosuggestion consciente en 1910. Elle se fonde sur un le principe suivant : toute idée, bonne ou mauvaise, que l’on se met dans la tête d’une façon ou d’une autre, devient pour nous "une réalité dans le domaine des choses possibles". En quelque sorte, nous sommes ce que nous pensons.

Cette méthode, donc, consiste tout simplement  à répéter plusieurs fois, à voix haute, à des moments bien déterminés, une affirmation sur nous-mêmes qui nous semble positive et utile. Exemple: "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux".

La méthode Coué n'a pas toujours bonne presse, pour au moins deux raisons :

D'abord, cela semble trop facile…

Nombreux sont les esprits chagrins qui décrètent que tout ce qui est simple est forcément entaché de manque de sérieux. "Allons quoi, il me suffirait de répéter ces choses-là pour qu'elles adviennent ?, Non, impossible, cela ne peut pas marcher !". Sauf que, comme toujours, il y a ceux qui n'essaient même pas… et les autres ! Surtout que, pour s'y mettre, nul besoin d'avoir recours à un thérapeute… C'est peut-être pour cela que certains la baptisaient "psychothérapie du pauvre" ?

Le Général de Gaulle lui-même, en son temps, le 14 décembre 1965, avait eu lors d'un entretien télévisé  cette célèbre sortie : "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe, l'Europe, l'Europe ! Mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien". On voit clairement que la simple répétition d'un mot ou d'une phrase peut être considérée par beaucoup comme synonyme d'entêtement stérile ou de politique de l'autruche...

Pour ne rien arranger, le fonctionnement même de la méthode peut prêter à rire… en effet; la répétition a toujours son effet comique. Tout le monde se souvient du célèbre sketch de Dany Boon, "Je vais bien, tout va bien".

Ensuite, il y a les heures noires de l'Histoire de France (pendant la période de l'occupation)

La deuxième raison de la "mauvaise" réputation de la méthode Coué est beaucoup moins connue… Il se trouve qu'Alphonse de Châteaubriant, un des idéologues de la collaboration, a été en son temps un des plus fervents adeptes de la méthode Coué. En conséquence, comme il en va souvent avec les amalgames, cela a contribué à porter beaucoup de tort à la réputation de cette méthode.

Pourtant cela fonctionne !

méthode Coué - c'est possible !

Ce n'est pas parce qu'une idée est simple et accessible qu'elle doit être rejetée. En pareil cas, le moins que l'on puisse faire c'est de l'essayer, pour en avoir le cœur net.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le simple énoncé de pensées positives est à même d'impulser des changements significatifs dans notre vie… sous certaines conditions, toutefois. Il faut en effet jouer le jeu, le vouloir vraiment, y croire soi-même, fût-ce un tout petit peu, et enfin tâcher de se mettre dans une posture d'attente favorable. Sinon cela ne sert bien entendu à rien.

De plus Émile Coué ne préconisait pas que la répétition pour le succès de sa méthode. Il y a aussi la visualisation positive (à l'image du skieur qui ferme les yeux avant le départ en se déroulant mentalement le film de son parcours idéal). Émile Coué passe d'ailleurs pour en être l'un des précurseurs... Enfin la gestuelle peut jouer un rôle important. Pour s'en faire une idée, il suffit de penser à l'exemple des joueurs de tennis qui se donnent de l'énergie en pratiquant des mouvements courts des avant-bras tout en gardant leurs poings serrés (pour suggérer l'énergie, la gagne...).

Je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué

méthode Coué - NénupharPersonnellement je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué... Ce malheureux pharmacien est aujourd'hui encore l'objet de tous les quolibets, alors que sa méthode fonctionne à merveille... à condition de s'en servir pour soi-même ! Comme disait une des personnes qui m'ont le plus inspiré, "Ne croyez rien de ce que je vous dis. En revanche, essayez-le !".

Pour ma part, j'ai la certitude qu'en toutes circonstances nous sommes ce que nous croyons, et qu'en amont de cela nous finissons toujours par croire ce que nous disons... particulièrement concernant les propos que nous tenons nous-mêmes, même lorsqu'ils semblent anodins.

Ainsi, je réagis systématiquement à des propos - tellement courus - de type "Ah, ce que je peux être bête, tout de même !", ou encore "Je suis nul !", ou tant d'autres, si courants, du même tonneau, proférés par des gens qui (bien entendu) parlent de leur propre cas. A tort ou à raison, je me dis que ces petites incantations inconscientes, souvent répétées, finissent par produire quelques dégâts...

En poussant le raisonnement plus loin, si cela fonctionne dans le sens négatif, il n'y a aucune raison de ne pas essayer "d'inverser la vapeur".

Ainsi, parmi les phrases d'autosuggestion proposées par Émile Coué, ma préférée est sans doute celle-ci :

"Je m'accepte tel que je suis, je me respecte profondément".

Et j'avoue que je la prononce régulièrement, à haute voix, à chaque fois que j'y pense, à toutes fins utiles. Franchement, quel risque y a-t-il à cela ?...

 

Quelques liens pour en savoir plus

 

méthode Coué : ça déteint :-) http://www.methodecoue.com/
Le site officiel de la méthode Coué
 
http://www.suivre-coue.org/
L'association Suivre Coué
http://coue.brest.free.fr/
Le Cercle Coué de Brest

Enfin, pour ceux qui le souhaitent, voici un enregistrement très émouvant de la voix d'Émile Coué lui-même :

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La PNL qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La PNL qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ? La question mérite en effet d'être posée... En tout cas, on me la pose souvent !

Brouillard et sommet de colline

Mes chers lecteurs…

Vous êtes de plus en plus nombreux à me poser la question de ce qui inspire les idées dont je fais part dans mon livre de conseils aux formateurs. Surtout lorsque j'y évoque des questions d'image de soi, d'image de l'autre, de postures ou encore de comportements…

Il est vrai que dans le livre (…ainsi que dans le présent blog) j'évoque à plusieurs reprises le domaine du développement personnel, où je me suis abondamment abreuvé tout au long de ma carrière.

Mais pour être tout à fait honnête, je peux vous dire tout à trac et sans me cacher derrière mon petit doigt (puisqu'après tout vous en êtes venus à lire ces lignes) que la technique qui m'a – très largement – le plus inspiré est la PNL.

Mes petits camarades de PNL…

Par ailleurs, il se trouve que je fais partie d'une association de "PNListes" de ma région. Nous avons eu la bonne idée de l'appeler "Échanges d'Apprentis Sages"… Tout un programme, n'est-ce pas ? Nous avons l'habitude de nous retrouver au moins une fois par trimestre, dans la région d'Aix-en-Provence. Nous procédons à ce qu'on appelle des échanges de pratiques (ou de découvertes). Nous accueillons également des intervenants extérieurs, souvent des "pointures". Des personnes qui nous font l'amitié de venir nous parler en toute simplicité de leur domaine d'expertise.

Eh bien, figurez-vous que mes petits camarades PNListes me posent assez souvent la question de savoir si je n'aurais pas dans mes tablettes un court document "...qui explique un peu – pour les non spécialistes – ce que c'est que la PNL".

Bon… pas de panique, la  PNL (...et des documents s'y rapportant) y'en aura pour tout le monde!

C'est ainsi qu'à l'intention des uns et des autres j'ai la joie de vous proposer aujourd'hui un document (au format pdf) à télécharger, à emporter, ou encore à déguster sur place. Il s'intitule "PNL – Origines et éléments d'explication" et vous pouvez vous le procurer en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…

Vignette d'accès à un document pdf sur la PNL, ses origines, qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert.

 

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Seul : vivre (avec) la solitude

bonhomme-solitude

C’est une souffrance immense pour l’être humain de ne pas être autant en lien qu’il ne le voudrait

La solitude... Je ne connais pas beaucoup de gens qui aiment être seuls, à part des gens qui ont des parts particulièrement blessées par des relations. Chez ces personnes, ce qui a pris le dessus, ce sont des parts protectrices qui ont choisi d’être seules pour se préserver. Et ces personnes-là se rassurent (et font bonne figure par rapport à la société) en disant et en se disant qu’elles préfèrent être seules.

Cependant, la réalité c'est que personne n'a envie d'être seul. Alors bien sûr, si on fait un certain travail sur soi, on peut toujours se dire que "...Si on était "éveillé", on ne souffrirait pas de la solitude". En effet, on n'a jamais rencontré aucun "éveillé" qui aille se plaindre de se sentir seul. Mais ne nous y trompons pas : en fait il n'y a pas d'éveillé à proprement parler. Un éveillé, ça n'existe pas. On ne peut pas parler d'être éveillé, de personne "éveillée en permanence". Tout au plus peut-on parler d'une activité éveillée, d'actions d'éveillées qui sont posées instant après instant.

Ce qui contemple ce que nous vivons n'est jamais affecté par le problème.

Si je demandais à une personne qui se sent seule d'aller porter son attention sur la partie en elle qui contemple sa solitude, je pourrais lui demander : "Est-ce que la partie de toi qui contemple ta solitude est affectée par cette solitude ? ". Et elle répondrait probablement que non. Ce qui contemple ce que nous vivons n'est jamais affecté par ça.

Mais au quotidien, on vit beaucoup plus dans l'état de conscience de "Je souffre de ma solitude" que dans l'état de conscience de "Je contemple ma solitude".

Certes, je peux tenter de me "coller" dans une sorte d'espace de contemplation par le truchement de pratiques diverses et variées. Mais c'est exactement comme si je voulais m'éveiller ou me spiritualiser pour fuir quelque-chose. Or, cela ne fonctionne pas, c'est voué à l'échec.

Au contraire, je peux essayer de prendre cela à bras le corps. Si déjà je peux juste être accueilli(e) par une personne qui ne me dise pas ce que je devrais faire, mais qui est juste en empathie avec moi, eh bien c'est déjà ça, et c'est beaucoup.

Vous n'aimez pas être seul(e)?… c'est normal!

Je n'aime pas être seul(e), c'est normal. Soyons pragmatiques : Si je suis seul(e), c'est tout simplement parce qu'il y a certains facteurs dans ma vie qui font qu'il en va ainsi. La question qui se pose alors est "Est-ce que j'ai le pouvoir de faire quelque-chose dans ma vie pour nourrir mon besoin de partage ?" Peut-être alors qu'une fois que j'ai fait tout mon possible pour nourrir mon besoin de partage, je constaterai qu'il n'est pas autant nourri que je ce que je souhaiterais.

C'est comme une télécommande qui ne marche pas bien…

Tout cela fonctionne un peu comme une télécommande qui ne marcherait pas bien… J'appuie sur le bouton, et rien ne se passe. Je suis sûr(e) que j'ai appuyé parfaitement bien sur le bouton "Comment obtenir autant de connexions et de partages que je voudrais dans ma vie", et pourtant ça ne donne pas autant de partages que j'aimerais.

A partir de là je n'ai aucune réponse à ça. Je constate juste que j'ai mal. Si nous croyons que la spiritualité, à ce moment-là, va nous aider, nous nous trompons sur toute la ligne. La seule chose qui puisse nous aider en pareil cas est une oreille amie et compatissante. Une oreille qui se tienne juste dans la zone du "C'est rude ce que tu vis, je comprends". Et surtout pas dans le "Tu devrais…" ou le "Moi, à ta place"….

Croire que la spiritualité est à même de faire de nous des super-héros en nous permettant de dépasser ce genre de limites est une pure illusion.

"J'ai forcément dû faire quelque-chose de travers"…

Il se trouve que j'ai eu des moments dans ma vie où je n'avais pas le pouvoir d'arriver à avoir une vie satisfaisante, alors j'ai essayé des tas de techniques, j'ai même essayé mes propres combines, tenté de "bricoler" de diverses façons. Mais à l'arrivée ça ne marchait toujours pas. Et à ce point-là j'arrivais toujours à la conclusion suivante : "J'ai forcément dû faire quelque-chose de travers"

Le piège du "Quelle est la leçon que je dois apprendre de tout ça ?"

Après cela, on peut également entrer dans d'autres pièges, comme "Qu'est-ce que ça veut dire ?… Qu'est-ce que je n'ai pas compris ?… Quelle est la leçon que je dois apprendre de tout ça ?… Qu'est-ce qu'il me reste à apprendre ?". C'est un puits sans fond, c'est souvent stérile, et quelquefois c'est tout simplement l'horreur !

Beaucoup de personnes qui sont sur un chemin de conscience se retrouvent face à la solitude.

Beaucoup de personnes qui sont sur un chemin de conscience se retrouvent seules, à un moment de leur vie. Du coup elles peuvent se poser des questions, du type "Comment cela se fait-il que… ?". Même avec nos proches, le rayon d'amitié peut se réduire, et parfois on ne se sent plus vraiment sur la même longueur d'ondes qu'eux, et ça fait mal aussi. Du coup on se retrouve plus ou moins isolé.

Mais ça, c'est une constante irréductible. Un jour je faisais une sorte de voyage chamanique avec une guide, on avait l'impression de voler, littéralement, et d'un seul coup, alors que je vivais une expérience magnifique, mon cœur s'est serré, j'ai regardé tout autour, et j'ai demandé "On est seuls ? Il n'y a personne ? " Ma guide m'a alors répondu "À une certaine altitude, ne t'attends pas à trouver beaucoup de monde". Je sentais que ce n'étais pas du tout de l'élitisme, mais que c'était une réalité toute simple : Quand la conscience s'élargit à un certain endroit, le nombre de personnes qu'il y a à cet endroit-là diminue proportionnellement avec l'élargissement de la conscience.

La seule chance que nous avons, c'est de disposer de divers outils (par exemple : des forums sur internet) qui dans certains cas peuvent nous permettre de contourner certaines difficultés. Mais il ne faut rien y voir d'autres que des outils. Un outil, à la base, c'est froid, et ça ne nourrit pas en soi notre besoin de connexion… En revanche, cela peut peut-être dans certains cas nous permettre d'y accéder plus facilement. Être juste une entrée pour se relier.

Un exemple "d'entrée pour se relier" qui a visiblement fonctionné ce jour-là…

(Ici, Isabelle prend à témoin l'ensemble des spectateurs qui se trouvent dans la salle où elle intervient, alors qu'elle est en train de répondre au questionnement d'Arlette, une participante qui se plaint de vivre dans une grande solitude).

Dans la salle où nous sommes, y a ici un grand nombre de personnes. Et j'imagine que tout le monde a retenu ton nom. Alors, les amis, écoutez bien : Arlette a besoin de partage, et je pense que si vous êtes là, c'est que peut-être vous avez des choses à partager avec elle. Je présume qu'à l'issue de cette rencontre je peux lancer un petit mail à l'ensemble des personnes de ce groupe. Et si je leur demande "Qui, parmi vous, aurait de l'élan à partager quelque-chose avec Arlette ?" en leur donnant ton numéro de téléphone, y aurait probablement un certain nombre des personnes de cette salle qui seraient d'accord pour te contacter afin d'entrer en lien avec toi !".


Portrait d'Isabelle Padovani
D’après une vidéo d’Isabelle Padovani
Lien vers la vidéo originale : https://youtu.be/M4DClTdKH94 (durée : 17 mn environ).

Pour savoir qui est Isabelle Padovani, cliquez ici

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Une autre vision du mensonge (grâce à la CNV)

Portrait d'Isabelle PadovaniQuand nous étions petits, on nous a asséné certaines choses comme étant vérités ou mensonges. Or, ce que nous appelons communément "mensonge" n'est qu'une étiquette morale que nous plaquons sur les paroles d'un autre à chaque fois que ce qu'il dit ne me semble pas correspondre à ce qui est, ou tout au moins à la perception que nous en avons. Par la voix d'Isabelle Padovani, la CNV nous propose ici une autre vision :

 

Pourquoi mentons-nous? Trois raisons courantes :

  1. Par ignorance (la personne qui "ment" n'a en fait pas connaissance de ce qui est)...
  1. Pour prendre soin de nous (quand nous envisageons - ou imaginons - les consequences que notre parole peut avoir sur nous ou sur notre devenir)...
  1. Pour prendre soin de l'autre (quand nous envisageons - ou imaginons - les consequences que notre parole peut avoir sur l'autre).

La vérité, qu'est-ce que c'est ?

Il est difficile d'évoquer la question du mensonge sans parler également de la vérité. La vérité est – elle aussi – une étiquette morale que nous plaquons sur les paroles d'un autre. C'est une sorte de dogme qui a tendance à nous enfermer dans quelque-chose de fixe, que nous percevons comme absolu.

Attention à ne pas confondre vérité et réalité : La réalité est "ce qui est en ce moment". Contrairement à la vérité, la réalité est toujours mouvante.

"Ce qui est" correspond à la fois à ce qui est autour de nous et en nous.

Mensonge et vérité correspondent en fait à une paire d'étiquettes morales qui influent sur notre perception de ce qui est en train de se passer.

Comment réagir à ce que nous percevons comme un mensonge  (avec les outils de la Communication Non Violente) :

  1. L'observation : J'ai vu ceci... et tu dis cela...
  2. Nos sentiments, nos émotions : Quand je t'entends dire ça ; je me sens (...perplexe, agacé, révolté, furieux...)
  3. Nos besoins "non satisfaits" : J'ai besoin de (...clarté, compréhension, confiance...)
  4. Notre demande : Dans ce cas ce sera probablement une demande de connexion Exemple : L'autre serait-il d'accord de me dire ce qu'il a entendu, ou compris de ce que je viens de lui dire ? ou encore : Comment se sent-il avec ça ?...

Rappel : les 2 catégories courantes de demandes en CNV sont la demande de connexion et la demande d'action (du type "serais-tu d'accord pour faire ceci ou cela ?")

Objection courante : "Pffft.... La CNV ça ne marche pas !

"La CNV ça ne marche pas ...puisque je ne réussis toujours pas à obtenir ce que je veux de l'autre" ( ici, comprendre : "...qu'il arrête de me mentir"). Air connu…

Attention : il faut bien comprendre que la CNV n'est pas faite pour cela! Elle vise plutôt à nous permettre de découvrir une plus grande paix intérieure, qui soit indépendante du fait que l'autre continue à faire quelque chose qui ne nous convient pas.

Il s'agit simplement de se sentir en lien avec l'autre. Mais cela ne signifie pas pour autant que les besoins de tout le monde sont écoutés et respectés tout le temps, ni que tout se passe toujours conformément à nos attentes.

La CNV n'est pas cela. Elle est plutôt un processus très pragmatique et très réaliste, contrairement a ce que certains croient parfois.

Mon but dans la CNV : Être dans une manière d'être en relation aux autres qui fasse que je sois en paix avec moi-même ! (…mais pas nécessairement avec l'autre, du moins pas à n'importe quel prix !). Et ceci quelles que soient les émotions qui me traversent, et quelles que soient les situations.

Soyons clairs, cela ne va pas changer tout ce qui m'entoure!

Ainsi, lorsque nous utilisons la CNV pour réagir à un mensonge, si nous avons l'impression que l'autre "s'enferre dans ses mensonges", ou "persiste dans sa mauvaise foi", il nous suffit de prendre conscience du fait qu'à ce moment-là nous avons nous-même besoin d'empathie, et peut-être aussi de faire le deuil d'un besoin de "lien d'authenticité" avec cette personne.

Si de son côté l'autre n'a pas les moyens (ou bien n'a pas l'élan) de ce lien d'authenticité avec nous, la conclusion que nous devons en tirer est juste que nous avons besoin de nous préserver. La seule question qui vaille en pareil cas est "Qu'est-ce qui est bon pour moi?". En laissant le cas de l'autre au deuxième plan (pour le moment).

Le grand mérite de la CNV dans ce genre de situations

En pareil cas, la CNV va me permettre de me préserver sans fermer mon cœur ! En effet, la tristesse que nous pouvons ressentir lorsque nous faisons le deuil d'une relation à l'autre n'est rien en comparaison de la tristesse que nous ressentons lorsque nous refermons notre cœur. C'est en fait là que ça nous fait le plus de mal. Ainsi, je peux très bien aller jusqu'à me retirer d'une relation pour me préserver, sans pour autant que cela s'accompagne de jugements moraux sur l'autre.

Mais tout cela nécessite que j'arrête de croire que grâce à la CNV, toutes mes relations connaîtront une "happy end".

Qu'est-ce qu'être authentique ?

C'est la question que je l'on peut aborder pour clore (provisoirement) ce sujet.

Contrairement à ce qu'on peut croire, être authentique ne signifie pas forcément "dire ce que je crois, ce que je sais, où ce que je pense" de l'autre, et encore moins "lui dire ses quatre vérités" (en l'occurrence, les "vérités" en question risquent fort en définitive de n'être que des jugements)...

Non, être authentique, pour la CNV, c'est d'abord exécuter les quatre étapes du processus de CNV pour soi-même:

1) L'observation de ce qui est

2) L'identification de nos sentiments, de nos émotions provoqués par cette observation

3) L'identification de nos besoins "pas nourris"

4) La demande concrète que nous pouvons nous faire nous-même.

...Ensuite, si on veut "être authentique jusqu'au bout", il nous reste maintenant à transformer tout cela en demande concrète dirigée vers l'autre. Lui faire en quelque sorte le cadeau de lui exprimer ce qui est vivant en nous.

Être authentique, c'est avant tout un moyen pour nourrir la connexion à soi ou à l'autre, mais ce n'est pas une fin en soi. Le dicton populaire qui dit que "Toute vérité n'est pas bonne à dire" est ici parfaitement justifié.

Iĺ n'y a aucune obligation à être authentique à chaque instant et à tout prix.

En effet, dès que je pose une étiquette morale, sur quelque chose, que cette chose soit positive ou négative, je ne suis plus relié à "ce qui est". Cela me coupe de toute perception directe de ce qui est, au bénéfice d'une image duelle  (bien/mal, juste/injuste, vrai/faux) du monde.

Si, au lieu de cela, votre intention et de vivre pleinement la réalité de ce qui est, je vous invite à ne pas nourrir et entretenir de nouvelles étiquettes morales sur les choses, sous prétexte d'une certaine idée de l'authenticité.

En fait, vivre dans l'authenticité, cela consiste avant tout à conserver le choix des moyens que nous voulons utiliser. Ainsi, il m'arrive de mentir à quelqu'un par souci de la relation, ou encore par délicatesse. parce que j'ai l'impression que cette personne n'aura pas forcément les moyens de digérer ce que j'ai à lui dire à un instant T...

Mais en pareil cas, je tâche de faire cela en conscience, je ne me juge pas, je suis en paix.

Il est très important que nous gardions en toutes circonstances le choix des moyens que nous souhaitons utiliser pour nourrir notre besoin de connexion à l'autre.

…Y compris lorsque cet autre nous dit autre chose que "ce qui est".

 

D'après une vidéo d'Isabelle Padovani
Lien vers la vidéo originale : https://youtu.be/fkWPxQtfAUU
(durée : 36 mn environ).


Portrait d'Isabelle PadovaniIsabelle Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l'impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® et tant d'autres choses… Créatrice du concept de Communification, elle a diffusé à ce jour plus de 350 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant un humour bienveillant et visant toujours en plein dans le mille, elle a la bonté de nous faire partager en toute simplicité et authenticité son point de vue sur un grand nombre de situations de questionnements philosophiques, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Elle est la créatrice de séminaires appelés "Rencontres au cœur du vivant", qu'elle anime régulièrement en France, Suisse, et Belgique.

Son site : http://www.communification.eu/

 

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