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Développement personnel

Développement personnel  (66 articles)

Appelé ‘croissance personnelle’ par les canadiens francophones, le développement personnel peut être défini comme un ensemble de démarches visant à l’épanouissement de la personne vers ce qu’elle aspire à devenir. Développement s’oppose à « enveloppement ».



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CNV : Comment dire merci en mode « girafe » ?

 

La CNV (Communication Non Violente) utilise, de façon très pédagogique, deux animaux symboliques pour mieux illustrer la manière dont nous communiquons habituellement.
Dès que nous entrons en communication avec autrui, nous adoptons en effet l'attitude du "chacal", ou encore de la "girafe". Ou encore une alternance des deux.

girafe

Le chacal

Il n'est pas à l'écoute de ses propres états et émotions internes. Au lieu de cela, il adopte en général le réflexe d'accuser son interlocuteur de tous les maux, sur un mode "Regarde-moi quand  je te parle !", ou encore "Tu écoutes un peu ce que je te dis ?" ...

La girafe

Animal au grand coeur, comme chacun le sait) elle pense toujours à ressentir et à exprimer une forme d'empathie pour les autres... mais aussi pour elle-même ! Elle se concentre également  sur la question de savoir quels besoins sont remplis ou ignorés, là aussi chez l'autre mais aussi chez elle-même.

Dans une courte vidéo (12 min.) doublée en français, Marshall Rosenberg (1934 - 2015, père de la Communication Non Violente) nous apprend comment dire merci en mode "girafe". Cela se passe en trois temps :

  1. OBSERVATION : Parler de ce que la personne a fait (ou dit), et non pas de ce qu’elle est.
  2. SENTIMENT : Exprimer notre ressenti par rapport à ça.
  3. BESOIN : Citer celui de nos besoins qui a été satisfait par l’action (ou les paroles) de cette personne.

Compliments louanges et récompenses sont à bannir absolument en pareil cas, la vidéo en fait une éclatante démonstration.

Pour plus de détails, je vous invite à visionner directement la vidéo :

Je vous promets que vous rirez beaucoup, tout en apprenant beaucoup de choses...

Bref, tout ce que j'aime !

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Les croyances limitantes agissent sur notre vie comme des freins sur une voiture

Le livre "Construire et Animer une session de formation" fait à de nombreuses reprises (au moins 7 fois, si l'on, en croit l'index) référence au concept de "croyances limitantes".

Si l'on veut être complet et explicite, il convient de préciser "Croyances limitantes sur soi-même"..). Nous vous avons d'ailleurs déjà donné une information sur le "Top 10" de ces croyances...

Les croyances limitantes qui s'expriment le plus souvent en contexte de formation sont du type "De toute façon, je n'y arriverai pas", ou encore "Je n'ai aucune mémoire", voire "Je suis nul !"...

Le site "Passez à l'action" propose un article qui recense une trentaine de croyances limitantes communément répandues,tout en nous montrant en quoi elles constituent tout autant de freins sur notre chemin de vie... C'est édifiant !

Lien :
http://www.passezalaction.com/votre-vie/croyances-limitantes-petites-phrases-grand-impact

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La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change… tout !

Alors là, moi qui adore travailler avec mes participants sur le thème
« comment on se représente les choses dans la tête », j'ai été servi !... Pris à mon propre piège ! Lisez plutôt :

Réseautage physique Vs virtuel
Petit dialogue, hier soir, dans une de ces soirées où les gens s’échangent leurs cartes de visites, et où je ne me rends d’habitude que par acquit de conscience :

« Donnez-moi trois raisons pour lesquelles j’achèterais votre livre.
– Ah ben justement c’est drôle, quand on me dit ça, je n’ai aucune envie de m’exécuter !
– Dans ce cas-là, donnez-moi les raisons pour lesquelles vos lecteurs l’achètent. »

...Et là mon visage s’est éclairé, et je suis entré avec passion dans le vif du sujet. A la fin, le gars (un type étonnant…) m’a dit deux choses :

  1. Tout ceci n’est qu’affaire de « comment on se représente les choses dans la tête » ;
  2. Maintenant, j’ai vachement envie d’acheter votre livre !
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17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas (suite)


Norte_it [Dario J Laganà] / Foter / CC BY-NC-ND

Deuxième et dernière partie du dossier "17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas".

Les gens ne vous écoutent pas ? Ou encore pas assez ? ...La semaine dernière, nous avons abordé 8 premières raisons courantes pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas, celles qui font que nous cessons  parfois brusquement d'écouter quelqu'un qui est en train de parler. Nous avons également vu que si  d'aventure personne ne vous écoute jamais lors de vos conversations, échanges, ou prises de parole en public, il est possible que vous soyez vous-même la source du problème.

Mais nous avons également pu constater que, fort heureusement, tous les espoirs sont permis lorsque nous prenons conscience de ces phénomènes-là ! Les lignes qui suivent constituent la suite (et la fin) de ce dossier, en vous présentant "9 autres raisons" (numérotées de 9 à 17) pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas... avec – pour chacune d'entre elles – des pistes et conseils appropriés.

9. Vous perdez trop souvent le fil.

"Où en étais-je? Euh… oui, attendez, cela va me revenir !". Lorsque vous vous tenez dans le droit fil du sujet prévu, les gens vous suivent tout naturellement, sans difficulté. Mais si vous les amenez hors piste, ils vont probablement y rester. Au lieu de cela, prenez d'abord une profonde respiration, puis réfléchissez bien à ce que vous voulez dire. Ensuite seulement, dites-le succinctement et allez droit au but plutôt que de papillonner tout autour.

sculpture marrante (grenouille yoga) 720x720

10. Ce que vous dites est insignifiant.

Certaines personnes parlent, parlent et parlent encore, de tout et rien en particulier, juste pour entendre le son de leur propre voix. C'est très bien… uniquement pour parler à vous-même ou à un cercle de proches qui apprécient ce mode de fonctionnement. Mais gardez bien à l'esprit que dans d'autres circonstances, tout bavardage inutile va fatalement éloigner les gens qui gèrent leur temps différemment de vous. Demandez-vous si ce que vous avez à dire est vraiment important. Comme l'affirmait Gandhi, " Ce que vous avez à dire est-il préférable au silence?" Si la réponse est non, laissez donc parler le silence à votre place…

11. Ce que vous dites n'est pas pertinent.

Si vous aimez irriter les gens, faites donc jaillir des pensées hors sujet dans les conversations importantes. En pareil cas, ils vont très vite douter de votre crédibilité à chaque fois que vous ouvrirez la bouche. Ne leur donnez pas vous-même une bonne raison de revoir à la baisse l'opinion qu'ils ont de votre personne. Contribuez à la conversation d'une manière réellement productive, qui permette une réelle hauteur de vues.

12. Vous commencez toutes vos phrases par, "Je suis désolé..."

Main devant la boucheSi vous avez réellement offensé quelqu'un, il est bien entendu approprié de lui présenter vos excuses. Mais si vous commencez systématiquement chacune de vos déclarations par une excuse, cela revient à vous excuser tout simplement d'exister ! Statistiquement, les femmes dans les entreprises le font encore beaucoup plus que les hommes, hélas. Soyez donc plus affirmé et confiant en vous-même en situation de communication. Tâchez de vous persuader que vos mots et votre présence ajoutent réellement de la valeur à ce qui est en train de se passer. Vous n'avez alors aucune raison de présenter des excuses (Remarque : sous plusieurs latitudes, dans certaines cultures, cette façon de s'exprimer fait toutefois partie des mœurs, de la politesse, et est donc couramment employée et admise !)

Personnage qui réfléchit 931x776

13. Vous ne savez pas où vous voulez en venir

Les gens écoutent ceux en qui ils font confiance. Si vous leur dites que vous allez faire telle chose, ou arriver à telle conclusion, et qu'en définitive vous ne le faites pas, ils n'auront plus jamais la moindre raison de vous écouter dans l'avenir. Les gens qui disent une chose et en font une autre sont fatalement perçus comme des hypocrites ou des menteurs, et quoi qu'il en soit réellement, ils donnent eux-mêmes un coup d'arrêt à leur droit d'être entendus.

"Il faut savoir ce que l'on veut. Quand on le sait, il faut savoir le courage de le dire. Quand on ne dit il faut avoir le courage de le faire. Quand on le fait, il faut l'assumer" (auteur inconnu)

14. Vous ne prenez pas suffisamment part aux actions qui existent autour de vous

bouée bienvenue à bord 572x427La plupart des gens entrent volontiers en communication avec des personnes qu'ils jugent dignes de foi, des personnes cohérentes... congruentes, même. A vous de prendre votre part d'engagement. Les personnes qui ne joignent jamais le geste à la parole finissent tôt ou tard par être étiquetées comme beaux parleurs. Si ces personnes ne contribuent pas (ou trop peu) avec ceux qui agissent dans le concret autour d'elles, elles ne bénéficieront généralement pas d'autant d'attention que celles qui contribuent davantage.

15. Vous êtes toujours négatif.

arrêtons de respirer 147x211Beaucoup trouvent que tout ce qui ressemble de près ou de loin à du "pessimisme rampant" est simplement démotivant et source de souffrance pour soi et pour autrui. Certes, rien ne vous oblige à être tout le temps gai comme un pinson, mais si rien de positif ne sort jamais de vos lèvres, les gens cesseront peu à peu de s'intéresser à ce que vous avez à dire. Par égard pour les autres, trouvez aussi des points positifs à partager !

 

16. Ce que vous dites est banal.

L'excellence ou l'originalité à tout prix n'est certes pas un challenge qu'il faudrait s'imposer (…au nom de quoi ?). Et il n'y a absolument rien de rédhibitoire dans le fait de proférer une banalité ou un cliché de temps à autre. En revanche, si toute votre conversation n'est faite que de poncifs et autres radotages, les gens vont simplement finir par passer leur chemin et rechercher un interlocuteur plus original. Tâchez donc de vous renouveler un peu, de trouver de nouvelles histoires à partager pour faire valoir votre point de vue. Les gens écoutent toujours plus volontiers ceux qui les mettent dans un état d'attention détendue, avec des moments de surprise, des rebondissements; et des passages intéressants.

17. Vous n'écoutez jamais les autres.

On ne le dira jamais assez : une communication efficace est un processus mutuel et réciproque. Si vous n'êtes pas vous-même un auditeur actif vis-à-vis des gens qui sont autour de vous, alors ils ne ressentiront ni besoin ni le désir de vous écouter. Faites en sorte que votre écoute soit plus active, et plus attentive aux autres. Cela doit devenir une priorité pour vous. Vous serez alors surpris de constater à quel point vous serez plus souvent invités à partager votre opinion avec un public tellement plus attentif !

 

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l'article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas

Main devant la bouche

Houlà, ils font la sieste ou quoi ?...

Tout le monde, lorsqu'il prend la parole, aime être entendu, puis écouté, et si possible compris. Parfois, il peut être difficile, à l'occasion d'une prise de parole en public, d'obtenir l'attention d'un auditoire en dépit des facteurs de distraction ou de bruit environnant (et ceci quelle que soit la forme ou la nature du "bruit" en question…). Rien n'est pire qu'avoir une conversation avec plusieurs personnes et réaliser soudain que les gens ne vous écoutent pas vraiment, et qu'en définitive vous êtes la seule personne concernée par ce qui se passe.

Si vous vous avez souvent l'impression de ne parler qu'à vous-même dans les situations de conversations et de réunions, il est possible que vous soyez vous-même le problème.

Certes, très peu de gens sont d'excellents auditeurs-nés, et beaucoup décrochent facilement (il paraît que la moyenne pour un adulte est de 11 minutes !) Cela étant, vous pouvez toujours augmenter les chances d'être écouté en donnant à votre auditoire suffisamment de bonnes raisons de le faire.

Voici un certain nombre d'erreurs de communication qui font que vos interlocuteurs ferment littéralement leurs oreilles et leur cerveau à un moment de la conversation. Ces erreurs sont pour la plupart faciles à identifier… et à réparer. Si vous vous reconnaissez ici ou là, sachez que le meilleur moment pour commencer à vous occuper de cette question est… aujourd'hui ! Examinons sans plus attendre quelques-unes de ces erreurs courantes :

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1. Vous vous lamentez sur votre sort

Pleurnicher, geindre, se lamenter sur son propre sort est peut-être humain, mais totalement contre-productif en situation de communication. Si vous agissez ainsi – aussi légitimes que soient vos raisons – vous affirmez haut et fort à la face du monde que vous avez une douleur à gérer… et que les autres ont toutes les raisons du monde de se méfier de vous ! Vous auriez tout intérêt à changer d'approche pour atteindre votre but. Certes, geindre attire peut-être la compassion dans certains cas, mais cela contribue du même coup à faire de vous une personne peu fiable qu'on a (statistiquement) plus souvent envie de fuir que de secourir.

2. Vous ne parlez que de vous-même.

tatoo Bernard Forever 630x412La communication est une interaction entre plusieurs personnes et vous violez les règles en étant par trop narcissique ou égocentrique. Faites en sorte que votre communication soit empathique, qu'elle permette aux autres de se projeter et de s'engager émotionnellement.

3. Vous ne savez pas vous taire.

Bon sang mais c'est bienSi vous êtes un moulin à paroles atteint par la redondance automitrailleuse, non seulement votre public s'ennuiera à mourir, mais vos interlocuteurs n'auront pas la possibilité de se projeter dans votre histoire ou votre démonstration. Au bout d'un moment, ils vont tout simplement faire la sourde oreille. Arrêtez donc votre bourdonnement incessant et élaguez significativement votre discours, sans oublier d'y ménager des pauses, des silences qui seront tout autant de sources de repos pour l'oreille, à l'image de ce que sont les surfaces blanches sur le papier pour les yeux. Surtout, efforcez-vous de ne jamais parler comme les fameux "petits caractères serrés des polices d'assurance" !

2 enfants - cri et sourde oreille

4. Vous interrompez les autres

Quand les gens parlent, le fait de les couper en plein milieu d'une phrase n'est pas simplement une manière de leur faire perdre le fil, mais aussi probablement de les offenser. En pareil cas, au lieu de s'intéresser vos arguments, leur attention sera tout entière occupée par l'idée que vous êtes une personne indélicate. Et même si ce n'est pas le cas, et que vous agissez ainsi au motif que votre pensée est tout simplement ultra-rapide, ne perdez pas de vue que vous ne pouvez jamais savoir à coup sûr ce que les autres ont à dire tant qu'ils n'ont pas terminé. Et si d'aventure, pendant qu'ils s'expriment, vous craignez d'oublier de leur dire quelque-chose juste après, entraînez-vous à prendre mentalement des notes, si vous le souhaitez, mais par pitié donnez aux autres une chance de finir !

5. Vous commencez à parler en disant "…En fait, vous avez tort."

shadok coup sur la tete 74x161Vous pouvez tout aussi bien mettre quelqu'un dans une cabine insonorisée, vous arriverez au même résultat. Lorsque vous rabrouez les pensées ou des idées de quelqu'un, vous déclenchez instantanément en lui, de manière quasi-automatique, une petite "voix intérieure". Très probablement, son cerveau va se mettre illico à tenter de trouver une manière efficace de vous contredire, et de considérer à quel point vous êtes décidément une source de déception. Prenez la peine de prendre en considération les idées émises par les autres, et laissez votre point de vue reposer sur ses seuls mérites. Un "[…] Je ne suis pas d'accord" coupe toujours la communication, alors que "[…] Si vous le permettez, j'ai un autre point de vue" aura tendance à éveiller la curiosité !

6. Vous criez trop souvent au loup.

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100Lorsque vous appelez la cavalerie de trop nombreuses fois, personne ne croit plus un mot que vous dites. Le climat mélodramatique que vous avez créé agit comme un répulsif qui éloigne les gens. Pire encore, en pareil cas vous aurez hélas probablement déjà brûlé la plupart de vos cartouches, et perdu toute crédibilité au moment où vous aurez un message vraiment important à faire passer.

 on est bien c'est la fête

7. Vous n'attachez pas assez d'importance à ce que vous dites.

Les gens sentent confusément quand vous êtes vous-même impliqué dans vos idées et vos pensées. Si vous ne vous sentez pas vraiment motivé par votre communication, et ne dégagez que très peu (voire pas) d'énergie à propos de ce sur quoi vous entendez communiquer, que pensez-vous qu'il va se passer en face ? Ne gaspillez donc pas vos paroles, et gardez-les donc pour les moments où vous avez-vous-même suffisamment de conviction.

Mafalda volume sonore

8. Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas.

La connaissance est de plus en plus facilement accessible de nos jours. Ainsi, nombreux sont ceux qui peuvent facilement vous percer à jour quand vous communiquez en-dehors de votre propre domaine de compétence. En pareil cas, ils seront de moins en moins dupes et, parfois, ne manqueront pas de chercher une occasion de vous faire trébucher (bien entendu, pendant ce temps, ils ne vous écoutent pas vraiment...). Mais même sans cela, la plupart du temps ils vont en fait tout simplement débrancher leur sonotone intérieur, simplement par lassitude. Faites donc preuve de retenue. Soyez l'expert de votre propre domaine quand c'est le moment, et le reste du temps tâchez d'apprendre des autres.

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l'article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Le jeu de la carte postale (ressource pédagogique)

compères en marinière

Comment naissent les malentendus

Ce petit jeu, dit "de la carte postale" (ou "Comment naissent les malentendus") est une ressource pédagogique qui nous montre que la communication orale est trop souvent perçue comme un processus où les choses vont pour ainsi dire de soi, alors que dans la réalité il en va tout autrement. Et même si nous nous en doutions plus ou moins, cette activité toute simple permet à chacun de nous de le vivre, ce qui fait toute la différence.

Matériel : Une cinquantaine de cartes postales (on peut les choisir neuves, ou même puiser dans son stock perso de cartes postales reçues, c'est selon...).

Durée : Compter 10 minutes pour le jeu proprement dit, et autant pour le débriefing en groupe (6 à 50 personnes).

Déroulement du jeu

L'animateur distribue au groupe des cartes postales (chacun en prend une au hasard, les cartes sont retournées de telle façon qu’on ne voit pas les images, photos, illustrations du recto), puis les participants se mettent par groupes de deux pour une activité annoncée comme durant 10 minutes.

vélo garé devant des voletsDans chaque groupe, le premier participant regarde (pour lui seul) la photo ou l'image de sa carte postale, puis, sans la montrer à l’autre, se met à la lui décrire de son mieux. Ainsi, par la force des choses, l’autre « construit » alors sa propre représentation de la carte au fur et à mesure (les questions sont interdites...). Au bout d'un temps déterminé (5 minutes maximum, mais les joueurs peuvent tout aussi bien choisir d'arrêter avant), le « narrateur » retourne la carte, et l’autre réagit en direct en faisant part de ses éventuelles surprises.

Ensuite on échange les rôles, on repart pour 5 autres minutes. Lorsque les 10 minutes annoncées au départ sont écoulées, tout le monde est censé avoir terminé, le grand groupe peut alors se réunir de nouveau

La phase de débriefing

L’animateur part à la pêche aux réactions en posant quelques questions du type « Comment avez-vous réagi en découvrant la carte ? Était-elle conforme à l'idée que vous vous en étiez faite ? Qu’avez-vous ressenti alors ? ».

Les réactions sont souvent très diverses : certains déclarent avoir découvert quelque-chose d’à peu près conforme à ce qu’ils imaginaient, alors que d’autres, en revanche, avouent être carrément tombés des nues en découvrant une photo ne correspondant pas du tout à ce à quoi ils s’étaient attendus… Et ceux-là sont bien souvent les plus nombreux !

En règle générale il ressort de ce débriefing que « celui qui écoute » a effectivement construit à un moment donné une sorte d’image mentale à partir du récit de l’autre. Au moment où cette image se crée dans notre tête, cela correspond à quelque-chose de vague, mais qui se précise parfois très vite, et au bout d'un moment, on « fait tout pour étayer notre construction mentale », ou tout du moins on renforce soi-même cette image. En effet, nécessité fait loi, et il faut bien se faire une idée à partir de quelque chose… Nous faisons  tous comme nous pouvons, avec les éléments dont nous disposons, que ce soit en tant qu'émetteur ou bien récepteur d'information. Et à l'arrivée, il y a fatalement des écarts, souvent sources de malentendus, voire de conflits...

timbre poste et tampon

A quoi sert ce jeu, quelle est son utilité pédagogique ?

Si vous entendez transmettre à un groupe un certain nombre d'éléments concernant la communication interpersonnelle, l'écoute active, la reformulation, l'assertivité ou même la communication non violente, vous constaterez qu'une partie de l'auditoire traînera quelquefois les pieds, au motif que "Tout cela est bien gentil, mais n'est pas vraiment utile, nous enfonçons là des portes ouvertes, et coupons les cheveux en quatre...". Or, si ces personnes ont eu auparavant l'occasion de vivre une expérience leur rappelant que les portes ne sont pas toujours aussi ouvertes qu'on le croit, et que certains cheveux sont en fait des troncs d'arbre, vous avez de grandes chances qu'elles se montrent (peu ou prou) meilleur public, le moment venu.

Ne vous laissez pas berner, le coût est en fait proche de zéro...

En visitant des salons consacrés aux apprentissages, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de découvrir des sortes de « kits » composés de photographies cartonnées, destinés à une utilisation semblable, accompagnés d’une notice expliquant ce que je viens de vous raconter, mais en beaucoup plus long. Le tout coûte en général un prix assez hallucinant, et j’avoue avoir eu du mal à saisir la valeur ajoutée par ces « kits » par rapport au jeu qui m’a été transmis (et que je me fais une joie de vous transmettre ici à mon tour)… Je trouve pour ma part beaucoup plus enrichissant de me remettre au hasard des cartes postales que j’ai reçues au cours des années. Et si d’aventure un participant s’amuse au passage à lire qui m’a envoyé ses grosses bises, et d’où, eh bien cela ne me gêne nullement !

 

 

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Entre...

Ce que je pense...

Ce que je veux dire...

Ce que je crois dire...

Ce que je dis...

Ce que vous avez envie d’entendre...

Ce que vous croyez entendre...

Ce que vous entendez...

Ce que vous avez envie de comprendre...

Ce que vous croyez comprendre...

Ce que vous comprenez...

 

...il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même...

Bernard WERBER, Encyclopédie du savoir relatif et absolu

 

 

Merci à Isabelle, une de mes lectrices à l’œil particulièrement affûté, sans lequel je n'aurais peut-être jamais eu l'idée de publier cette ressource...

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Vous avez tout ce qu’il faut (pour apprendre). Bouts de mooc…

 Vidéo de l'entretien de Bernard Lamailloux avec Deborah Augustiniak sur le thème "Vous avez tout ce qu'il faut pour apprendre"

Bonjour

L'heure du foisonnement des dispositifs permettant d'apprendre en ligne n'a pas fini de sonner, depuis qu'ITYPA, le tout premier mooc (comprendre "cours en ligne ouvert et massif") francophone a démarré en octobre 2012 (il en a d'ailleurs été question dans ces colonnes).

ITYPA beau ça madame ?...

ITYPA est en fait l'acronyme de « Internet, tout y est pour apprendre ». Vaste programme... A l'époque, je faisais partie des "spectateurs" qui n'auraient pour rien au monde raté cet événement d'un genre nouveau, que dis-je, révolutionnaire ! Ce dispositif pédagogique original, élaboré dans un contexte qui me remettait en mémoire les temps exaltants où émergeaient les premières "radios libres",  était composé à partir d'échanges, d'exposés, de partages de ressources tous azimuts sur le thème de l'auto-apprentissage à partir d'internet, avec force conseils et témoignages d'experts sur l'art d'affûter ses coupe-coupes pour se tailler un chemin dans cette jungle internette pas si impénétrable qu'on pourrait le croire, finalement.

Pédago-geeks-mais-gentils-quand-même...
Parmi mes petits camarades spectateurs et tateuses, comme disait l'autre, se trouvait une adorable et pétillante jeune femme : Deborah Augustiniak. Elle et moi, nous nous sommes très vite reconnus mutuellement, instinctivement, en tant que "pédago-geeks-mais-gentils-quand-même", si vous voulez. Par la suite, nous avons tissé de véritables liens autour de nos passions communes, et avons continué à échanger régulièrement nos points de vue, bons plans et autres coups de coeur... Je vous recommande d'ailleurs d'aller visiter son blog si vous ne le connaissez pas.

Le hasard a voulu que par la suite, Deborah, devenue de plus en plus pro-active sur le réseau ITYPA, soit repérée, puis carrément enrôlée dans l'équipe de production de ce mooc, au point que deux années plus tard, la voici aux manettes d'un bout de ce qu'on a appelé la saison 3  (clin d'oeil aux séries américaines... ?).

Vous avez tout ce qu'il faut (...pour apprendre)

C'est dans ce cadre-là qu'elle m'a très gentiment invité à "causer dans son poste" à propos d'un de mes dadas : "Vous avez tout ce qu'il faut (...pour apprendre)", et ce fut un grand moment...

Oui, parce que je trouvais que le "Tout y est pour apprendre" de son mooc partait d'une excellente idée (surtout si l'on prend en compte l'explosion actuelle du e-learning)... du moment qu'à l'autre bout de la chaîne il n'y avait pas trop de grattages de tête du côté des apprenants sur le mode "...Oui, mais moi, est-ce que de mon côté je suis sûr d'avoir bien tout ce qu'il faut en stock, pour apprendre ?".

Je m'en suis ouvert auprès d'elle, et nous en avons longuement discuté, à la suite de quoi elle m'a proposé de reprendre cette discussion lors d'un entretien qui serait diffusé dans le cadre du mooc !

Banco, lui ai-je répondu. Le résultat se trouve ci-dessous, si le coeur vous en dit...

Bien à vous,

Bernard

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Qui sommes-nous aux yeux des autres : une ressource, ou une calamité ?

Gag traité pour chef d'orchestre 408x527

Il y a deux sortes de chefs d’orchestre : ceux qui ont la partition dans la tête et ceux qui ont la tête dans la partition. Pour les formateurs, c'est exactement pareil...

Ah, les personnes ressources…

C'est beau la vie, tu te cognes la tête sur une difficulté pendant des heures, et tu montres ça à un type qui passe par là, et lui il sourit, il te dit juste « bah c'est évident, il suffisait de rectifier le paramètre archi-connu du caramel magnétique qui affiche version 1.5267965741 pour le modifier en 1.5267965742 au niveau du troisième menu de la zone de dialogue Purée de scie à métaux accessible à la section Sirop de lames de rasoirs, y'a vraiment pas de quoi fouetter un cluster, voilà, c'est rectifié ».

Ensuite ils ramassent leur attaché-case, ils remettent leur nœud papillon droit, et ils rassemblent les plis de leur parapente en s'écriant « chouette la belle falaise, j'y vais, on se téléphone, hein ? ».

Et toi tu restes là, un peu hébété, un peu comme une poule qui non seulement a trouvé un couteau, mais qui a aperçu en même temps un type qui coupait son bout de saucisson avec… et en sifflotant, s'il vous plaît !

Ceux qui ont l'art de mettre le Bronx

Le seul hic c'est que – lorsqu'on est du côté de ceux qui « ne savent pas » – on n'a aucun moyen de faire la différence entre les vrais petits génies (ceux qui font que tout remarche par magie après un claquement de doigts) … et les bidouilleurs sauvages, qui ont un chic fou pour transformer une situation bancale en panne totale. Là où ils passent, l'herbe ne repousse en général pas, ou alors en version orange fluo, voire pied de poule…

Sans compter qu'un informaticien, un ostéopathe, un plombier ou un psy peuvent très bien faire des miracles dans certains cas, et dans d'autres circonstances être les auteurs de bourdes plus grosses qu'eux.

C'est beau la vie, mais c'est ainsi, il faut s'y faire… c'est aussi une loterie.

 

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Les grenouilles tombées dans la jatte de crème (éloge de la persévérance)

grenouille

Un jour, deux grenouilles tombèrent dans une jatte de crème. Aussitôt, elles s’aperçurent qu’elles s’enfonçaient : impossible de nager ou de flotter longtemps dans cette pâte molle aussi épaisse que des sables mouvants. Au début, les deux grenouilles agitèrent violemment leurs pattes dans la crème pour atteindre le bord de la jatte. En vain : elles ne parvenaient qu’à barboter au même endroit en s’enlisant. Elles avaient de plus en plus de mal à remonter à la surface et à reprendre leur souffle.

L’une d’elles dit tout haut : « Je n’en peux plus. On ne peut pas sortir de là. Impossible de nager dans cette substance. Je vais mourir, je ne vois pas pourquoi je prolongerais cette souffrance. Où est l’intérêt de mourir épuisée par un effort stérile ? »

Ayant dit cela, elle cessa de s’agiter et s’enfonça rapidement, littéralement engloutie par l’épais liquide blanc.

L’autre grenouille, plus persévérante ou peut-être plus obstinée, se dit : « Rien à faire ! Pas moyen d’avancer dans cette matière. Pourtant, bien que la mort soit proche, je lutterai jusqu’à mon dernier souffle. Je refuse de mourir une seconde avant que mon heure ait sonné. »

Elle continua à s’agiter et à barboter au même endroit, sans avancer d’un pouce, pendant des heures et des heures.

Et soudain, à force de trépigner et de battre des cuisses, de s’agiter et de patauger, il arriva que la crème se transforma en beurre.

Surprise, la grenouille fit un bond et, en patinant à la surface, arriva au bord de la jatte.

De là, elle rentra chez elle en coassant joyeusement.

Extrait de l’ouvrage "Laisse-moi te raconter les chemins de la vie", de Jorge Bucay, traduit de l’espagnol (Argentine) par Nelly Lhermillier, éditions Pocket  déc. 2010.

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Un conte ultra court (question de proportions)

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Gouttes de pluie... © Joselito Tirados

Arif, un ami de Nasr Eddin Hodja aimait beaucoup inviter ses amis à boire le thé et leur soumettre des devinettes compliquées pour les voir se torturer l'esprit et rire à leurs dépens.

Ce jour là, Nasr Eddin Hodja prenait le thé chez lui avec d'autres amis. Leur hôte se leva et s'approcha de la cheminée, s'empara d'une braise et la jeta dans un seau d'eau. "Pschhhhh" entendit-on. "Mes amis ! S'exclama Arif, dites-moi. Qu'est ce qui a produit ce son ? Est-ce l'eau, ou bien la braise?"

"Les deux !" Répondirent tous les amis. "Vraiment ? Les deux ? …Et dans quelles proportions ?" insista Arif, en prenant un air goguenard.

A ces mots, voyant qu'Arif se moquait d'eux, Nasr Eddin Hodja se leva et s'approcha de son hôte. Levant la main, il asséna une grande claque au trublion. "Et ce bruit, mon ami, qu'est-ce qui l'a produit ? Est-ce ma main ? Ou bien ta joue ? ...Et dans quelles proportions ?!"

crayons de couleur

Nasr Eddin Hodja est un ouléma mythique de la culture musulmane, personnage ingénu et faux-naïf prodiguant des enseignements tantôt absurdes tantôt ingénieux, qui aurait vécu en Turquie de 1208 à 1284, né à Sivrihisar et mort à Aksehir. Sa renommée va des Balkans à la Mongolie et ses aventures sont célébrées dans des dizaines de langues, du serbo-croate au persan en passant par le turc, l'arabe, le grec, le russe et d'autres (Source : Wikipédia). Avec mes remerciements les plus chaleureux à Anne Deval, comédienne et conteuse.

  Un petit mot rapide avant de terminer : sachez que je nage dans le bonheur depuis que mon livre est paru, tout récemment..
J'aimerais tellement vous en envoyer un tout petit peu en retour (...du bonheur) tellement il a l'air d'être si bien accueilli (...le livre 🙂 ).
Le plus fou c'est que tout à commencé sur ce blog ! La preuve se trouve dans cet article d'Hélène Weber... Un jour, je vous le promets, je vous raconterai l'histoire de  ce livre, de la conception à la fabrication (...sans parler de la promo, et je vous assure que ce n'est pas de la tarte ! 🙂 ).
En espérant que cela suscitera d'autres vocations. Parce qu'encore une fois, les rêves sont faits pour être réalisés, et je suis prêt à le crier bien haut sur tous les toits s'il le faut...

Bien à vous,

Bernard

 

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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