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Développement personnel

Développement personnel  (66 articles)

Appelé ‘croissance personnelle’ par les canadiens francophones, le développement personnel peut être défini comme un ensemble de démarches visant à l’épanouissement de la personne vers ce qu’elle aspire à devenir. Développement s’oppose à « enveloppement ».



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18 façons d’améliorer votre langage corporel (body language)

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 Libre traduction et adaptation d’un article paru sur http://www.positivityblog.com/index.php/2006/10/27/18-ways-to-improve-your-body-language/

 1. Ne croisez pas les bras ou les jambes - Vous avez sans doute déjà entendu dire qu’il est déconseillé de croiser les bras car cela pourrait vous faire paraître sur la défensive ou traduire le sentiment d’être surveillé. Cela vaut pour les jambes aussi. Gardez les bras et les jambes ouverts.

2. Gardez un contact visuel, mais ne fixez pas votre interlocuteur - Si vous vous adressez à plusieurs personnes, tâchez de toujours rester en contact visuel avec quelques-unes d’entre elles (pas toujours les mêmes !), efforcez-vous de créer un lien par le regard et vérifiez si elles sont effectivement à l'écoute. Attention, un excès de contact visuel pourrait faire fuir les gens. Alors qu’un manque de contact visuel peut vous faire paraître superficiel. Si vous n'êtes pas habitué à ce genre d’exercice, il se peut que vous trouviez cela quelque peu difficile ou inquiétant au début, mais continuez à y travailler et vous y habituerez.

3. N’ayez pas peur d’occuper l'espace – Changer de position, par exemple se mettre en position assise, ou debout, les jambes légèrement écartées constitue un signal basique de confiance en soi et montre que vous êtes bien dans votre peau.

4. Détendez vos épaules - Lorsque vous vous sentez plus ou moins tendu, l’énergie circule moins facilement jusqu'à vos épaules. Vous pouvez les rehausser un peu pour vérifier si les symptômes disparaissent. Essayez de vous détendre en desserrant les zones de tension en remuant un tout petit peu les épaules. Déplacez-les légèrement vers l'arrière.

5. Hochez la tête quand on vous parle - Hochez la tête de temps en temps pour signaler que vous écoutez. Mais n'exagérez pas, n’imitez pas Woody Woodpecker !

6. Ne vous relâchez pas trop, tenez-vous droit - Mais d'une manière détendue, pas de façon trop rigide non plus.

7. Penchez-vous vers votre interlocuteur, mais pas trop - Si vous voulez montrer que vous êtes intéressé par ce que quelqu'un dit, il est d’usage de se pencher vers la personne qui parle. Si vous voulez montrer que vous êtes confiant en vous-même et détendu, il faut également se pencher très légèrement en arrière de temps à autre. Mais ne ne forcez pas le mouvement sous peine de sembler (selon le cas) démuni et en quête d’approbation, ou encore arrogant et distant.

8. Souriez... et riez – allégez l’atmosphère, ne vous prenez pas trop au sérieux. Détendez-vous un peu, sourirez et riez quand quelqu'un dit quelque chose de drôle. Les gens seront beaucoup plus enclins à vous écouter si vous avez l’air d’une personne positive. Mais ne soyez pas le premier à rire de vos propres blagues, cela vous fait paraître nerveux et en attente de quelque chose. Souriez quand vous êtes présenté à quelqu'un, mais ne gardez pas ce sourire scotché sur votre visage comme un masque, vous sembleriez manquer de sincérité !

9. Ne touchez pas votre visage - Cela peut vous faire paraître nerveux et peut être gênant pour les auditeurs ou les personnes qui font partie de la conversation.

10. Gardez la tête haute - Ne gardez surtout pas les yeux sur le sol, cela peut vous faire paraître peu sûr de vous et quelque peu perdu. Gardez la tête droite et les yeux vers l'horizon.

11. Ralentissez ! - cela vaut pour beaucoup de choses. Par exemple, marcher lentement, vous fait non seulement paraître plus calme et confiant, mais vous verrez que vous-même vous sentirez moins stressé. Si quelqu'un vous interpelle, veillez à ne pas tordre le cou dans sa direction, tournez-vous un peu plus lentement en faisant pivoter en même temps le reste de votre corps.

12. Tâchez de ne pas bouger excessivement et essayez d’éliminer ou transformer tout mouvement incontrôlé ou tic nerveux tels que secouer votre jambe ou pianoter sur la table avec vos doigts. Vous sembleriez nerveux et agité – peut être même absent – alors même qu’au contraire votre objectif est d'obtenir l’attention de votre interlocuteur. Déliez vos mouvements si vous avez tendance à vous éparpiller. Essayez de vous détendre, de ralentir un peu et de garder des mouvements posés.

13. Utilisez vos mains avec plus de confiance. Au lieu d'utiliser vos mains pour toucher ou gratter votre visage, servez-vous-en pour communiquer ce que vous essayez de dire. Utilisez-les pour décrire quelque chose ou pour ajouter du poids à un point que vous essayez de développer. Mais il ne faut pas les utiliser pour autant à un point qui pourrait s’avérer gênant pour vos interlocuteurs. Surtout, ne laissez pas vos mains divaguer inconsidérément, il convient de les utiliser avec un certain contrôle.

14. Attention lorsque vous tenez un verre à la main Souvent, un verre tenu contre notre poitrine nous donne le sentiment d’avoir une certaine contenance. En fait, il ne faut rien tenir à l'avant de votre cœur, cela vous donne un air trop « à l’affût » et distant. Si vous tenez un verre à la main, baissez-le et maintenez-le par exemple à côté de votre jambe (si vous êtes assis).

15. Prenez conscience de l’endroit où se termine votre colonne vertébrale - Beaucoup de gens (dont votre serviteur jusqu'à tout récemment) peuvent se tenir indifféremment assis ou debout, le dos droit dans une posture correcte. Cependant, beaucoup font comme si leur colonne vertébrale se terminait là où commence le cou et donc penchent le cou vers l'avant d’une manière exagérée. En fait, votre colonne vertébrale se termine à l'arrière de votre tête. Gardez-votre rachis entier droit et aligné pour conserver une meilleure posture. Et si vous vous penchez, penchez l’ensemble !

16. Ne vous tenez pas trop près non plus l'une des choses que nous avons apprises c'est qu’en pareil cas tout le monde vous ressentira comme un gros bavard, même si vous parlez peu ! Laissez les gens avoir leur espace personnel, ne l'envahissez pas.

17. Utilisez l’effet miroir - Souvent, quand vous vous entendez avec une personne, quand les deux protagonistes s’efforcent d’obtenir une bonne « connexion » mentale, vous vous mettez à adopter « en miroir » l’attitude  de l'autre, le plus souvent inconsciemment. Cela signifie que vous souhaitez refléter peu ou prou le langage corporel de l'autre personne. Cette technique est redoutablement efficace lorsqu’elle est bien utilisée. Pour établir la connexion, vous pouvez essayer un peu de mise en miroir « proactive », histoire d’amorcer le processus. Si la personne se penche en avant, vous pouvez vous pencher vers l'avant également. Si il ou elle tient ses mains sur ses cuisses, vous pouvez faire la même chose. Mais il s’agit d’être très attentif, ne réagissez faut pas instantanément et inconsidérément, votre interlocuteur pourrait s’en rende compte !

18.  Gardez une bonne attitude – Enfin, veillez à garder une attitude positive, ouverte et détendue. La façon dont vous vous sentez finira par se traduire au travers de votre langage corporel, et cela peut faire une grande différence.

En conclusion, il vous est tout à fait possible d’intervenir sur votre langage corporel pour le modifier, mais comme toutes les nouvelles habitudes, cela demande un certain temps. Ce sont surtout des petites manies inconscientes (comme le fait de vous tenir la tête, par exemple) qui peuvent prendre du temps pour être corrigées Soyez patient et bienveillant envers vous-même : si vous essayez de changer trop de choses à la fois, cela pourrait être décourageant, et devenir source de confusion.

Prenez deux des éléments de la liste à travailler tous les jours pendant trois à quatre semaines. D'ici là, vus aurez développé des habitudes nouvelles et vous allez opter pour les bons réflexes, sans même y penser. Sinon, persévérez plus longtemps, jusqu'à ce que ça marche. Ensuite, choisissez deux autres éléments parmi ce que vous aimeriez changer et concentrez votre attention sur eux seuls. C’est une victoire de petits pas qui vous attend. Ne soyez pas trop pressé !

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Soyons congruent !

See on Scoop.it - Pédagogies actives

La congruence pédagogique, pour faire simple, est l’absence de distance entre les valeurs de l'enseignant en tant que professionnel et celles de l'enseignant en tant que personne. Elle se traduit notamment par une harmonisation entre le fonds et la forme de son intervention.

La non congruence est le phénomène le plus facile à percevoir pour un apprenant, ce qu’il traduit volontiers par l’expression, triviale mais réaliste, du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ! ».

See on www.haeuw.com

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Appel à plus de bienveillance au travail

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Pour la troisième année consécutive, Psychologies magazine lance un appel à plus de bienveillance au travail. 3 axes de réflexion :

Premier axe : redonner du sens au travail
Deuxième axe : travailler au « mieux vivre-ensemble »
Troisième axe : veiller au bien-être de chacun.

Signer l’appel ne signifie pas forcément de l’appliquer dans son ensemble mais d’aller de l’avant et de mobiliser ses équipes sur des petites attentions qui contribuent au mieux-vivre au quotidien.

See on www.psychologies.com

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Jalousies et rivalités entre frères et soeurs

(Remarque : j'ai déjà publié cet article sur joueb.com en août 2005)

Le livre dont il va être ici question a été écrit par deux psychothérapeutes américaines spécialisées en communication familiale. Elles ont animé pendant de nombreuses années un certain nombre de séminaires sur divers sujets, dont les phénomènes de jalousies et rivalités et entre frères et sœurs. Le livre qu’elles ont écrit ensemble constitue un condensé de ce qui s’est passé au cours de ces séminaires.

Il s’agit de :

Jalousies et rivalités et entre frères et sœurs

Adele FABER et Elaine MAZLISH – © 1989, 1993, 2003, Éditions STOCK

Dédié « à tous les frères et sœurs adultes qui cachent encore au fond de leur cœur un enfant blessé », cet ouvrage est rempli de récits, de témoignages de parents plus ou moins en souffrance, en colère, ou encore impuissants (...on peut aussi être tout cela à la fois 🙂 face à des phénomènes qui leur pourrissent littéralement l’existence (si jamais vous vous reconnaissez dans ces lignes, eh bien « welcome to the club » ;-).

Ce livre m’a été recommandé lors de l’été 2004 par un couple d’amis Mayennais en proie aux mêmes problèmes (mais je pense que nous sommes plutôt nombreux, en définitive... en fait le problème me semble parfois aller de pair avec le fait d’élever plusieurs enfants...).

En relisant mes notes, je me suis surpris à avoir rétrospectivement ici ou là quelques réactions épidermiques vis-à-vis des auteurs : Je me suis dit parfois « Oui... tout cela est bien... sans doute avec des enfants plus doux que les miens... mais avec ms lascars, je ne vois vraiment pas comment mettre cela en pratique à la maison ! »

Et puis je me suis repris, en me disant que tout est préférable à la médiocrité, au statu quo. Comme dit le sage, « Si vous faites toujours plus de ce qui ne marche pas, vous obtiendrez toujours les mêmes résultats »... alors cela m’a donné envie de franchir le pas, malgré mes réticences et tous mes « gna gna gna » de mauvaise augure.

Précisons donc qu’il ne faut surtout pas voir ce livre comme un ensemble de recettes toutes faites, à appliquer mécaniquement et sans réfléchir, avec l’idée d’en obtenir des effets miracles et immédiats. Non. Plus simplement et plus prosaïquement, il est préférable de se contenter de ceci : certaines attitudes, certains comportements ont démontré leur efficacité pour atténuer la rivalité qui oppose frères et sœurs. Cela étant dit, ce qui compte avant tout est l’état d’esprit dans lequel tout cela est fait. N’oublions pas que rien n’a de sens sorti de son contexte (raison pour laquelle je vous encourage à lire le livre pour le cas où ce que j’en rapporte vous « donnerait des boutons » !).

Tout en étant très intéressé par la lecture de l’ouvrage en question, je me suis même temps senti quelque peu frustré par la longueur et la multiplicité des témoignages de parents, ainsi que par les nombreux états d’âme exprimés par les auteurs lors des différentes séances de groupe. Cela m’a donné l’envie d’en extraire un certain nombre d’« idées fortes » (12, en fait) afin de pouvoir me référer par la suite à tout ce que j’ai trouvé de véritablement utile et pratique pour mon utilisation personnelle.

Je me propose de partager aujourd’hui ces notes de lecture avec vous (si vous le souhaitez, vous pouvez lire auparavant de larges extraits du dos du livre, ou encore quelques précisions légales).

Idée générale développée dans le livre :

Le livre me semble reposer sur un constat paradoxal : Le plus souvent, c’est en voulant à tout prix que nos enfants s’aiment que nous aboutissons à une situation où ils se détestent. A l’inverse, c’est en acceptant l’idée qu’ils ne sont pas tenus de s’apprécier mutuellement (du moment qu’ils se respectent) que nous aboutissons à une situation où ils finissent par beaucoup mieux cohabiter... puis (le plus souvent) par s’aimer !

Les auteurs nous invitent à faire en sorte de ne pas fabriquer des stéréotypes. N’enfermons pas nos enfants dans des rôles (« Décidément, celui-là est bien le sportif ... [ou l’artiste... l’intellectuel... le clown... etc.] de la famille »). Tâchons de ne jamais les dévaloriser, même (...et surtout !) si nous sommes à bout de nerfs. Traitons nos enfants non pas en fonction de ce qu’ils sont, mais en fonction de ce que nous voudrions qu’ils deviennent.

Cela dit, si ce qu’ils font ou disent nous met véritablement en colère, n’hésitons pas à dire tout simplement... que nous sommes en colère ! Rappel : La colère est un sentiment parfaitement légitime et adapté lorsqu’il y a attaque dans nos valeurs, ou bien lorsque nous ressentons une injustice ou une frustration. Elle sert à défendre nos valeurs, notre intégrité, et à nous affirmer.

Un très grande place est également accordée à l’importance de l’expérience de chacun d’entre nous (parent) lorsqu’il était enfant, de son propre vécu en tant que frère, ou sœur dans sa fratrie d’origine. Dans les séminaires organisés par les auteurs, il y a toutes sortes de « remontées » parfois poignantes, souvent riches de sens en ce qu’elles éclairent le présent sous un jour nouveau.

Quelques « idées fortes » :

IDÉE FORTE  1 : Toujours penser à la reformulation

Exemple : Tu as l’air furieux... tu ne voudrais pas qu’il prenne toutes tes affaires sans te demander la permission...
(à un enfant qui « se plaint » de son frère ou de sa sœur).

En parcourant mes propres notes sur la question de la reformulation, j’ai pu me remettre en mémoire que reformuler permet de :

- Rester centré sur celui qui parle

- S’intéresser à lui, lui montrer qu’il est écouté et respecté

- Vérifier que nous avons compris

- Gagner du temps

- Se dissocier

- Se reposer (dé stresser par rapport à la situation)

- Mettre l’autre en confiance

- Permettre à l’autre de préciser sa pensée sans qu’il se sente agressé

- Rester soi-même en confiance

IDÉE FORTE  2 : Trouver (autant que possible) des activités symboliques et créatives par rapport au problème posé)

...Comme « dessiner sa colère », ou instaurer un « cahier de rouspétances »...

Cela m’a paru très intéressant... et en même temps pas toujours facile à mettre en œuvre (...ce qui ne constitue pas une raison suffisante pour ne pas essayer 🙂

IDÉE FORTE 3 : Résister à la tentation de comparer

A chaque fois que vous êtes tentés de comparer vos enfants entre eux (« ...Ton frère ne ferait jamais cela »), attachez-vous plutôt à décrire ce que vous ressentez, sans faire de référence à l’autre enfant.

Vous pouvez par exemple décrire ce que vous voyez...

Je vois une veste toute neuve par terre...

...ou ce que vous ressentez...

Cela me contrarie...

...ou encore ce que l’on peut faire pour remédier à cette situation...

La place de cette veste est dans la penderie.

IDÉE FORTE  4 :  Pour les conflits liés à la quantité («...L’autre en a eu plus que moi »)

Attachez-vous à proposer à l’enfant autre chose que ce qui fait l’objet du conflit. Exemple : Si votre enfant se plaint que son frère ou sa sœur a eu « plus de pain » que lui, proposez-lui un autre aliment...

Tu dois avoir faim... Tiens, je te propose de manger une crêpe. Veux-tu une demie crêpe, ou as-tu assez faim pour une crêpe entière ?

IDÉE FORTE  5 : Lequel de vos enfants aimez-vous le plus ?...

Si un enfant vous pose la question et que vous lui répondez « Je vous aime autant l’un que l’autre » ; il ne vous croira pour ainsi dire jamais... ou du moins jamais tout à fait. C’est ainsi ! En revanche, vous pouvez par exemple leur dire « Je vous aime chacun d’une manière unique, parce que chacun d’entre vous est unique, et donc incomparable. Tu es le seul « toi » dans le monde entier et personne d’autre ne pourrait prendre ta place ».

Vous pouvez également leur donner des exemples plus parlants pour eux, et plus adaptés :... « Préfères-tu manger une bonne tartine, ou regarder un bon dessin animé ?... ». L’absurdité de la question leur sautera immanquablement aux yeux !

IDÉE FORTE 6 : Ne pas rechercher l’équité à tout prix

Exemple : vous êtes en train de passer du temps avec votre fille pour discuter avec elle de la préparation de son anniversaire. Soudain, votre fils réclame votre attention en vous faisant remarquer que vous avez déjà passé beaucoup (...trop ?) de temps avec sa sœur (...en n’hésitant pas à faire tout ce qu’il peut pour vous culpabiliser). Si vous cédez sans en avoir fini avec la sœur, cela « libèrera » son jeune frère de sa frustration, mais occasionnera probablement une frustration encore plus grande pour elle ! Cela paraît tout simplement cornélien ! Cela dit, j’ai bien aimé la proposition des auteurs :

Quand j’en aurai fini avec ta sœur, tu me diras comment tu voudrais qu’on organise ton anniversaire à toi, et je te consacrerai tout le temps qu’il faudra.

...Ou encore (exemple d’un parent qui aide son enfant à faire ses devoirs)... :

Je sais que je passe beaucoup de temps avec ta sœur sur ce devoir de maths. C’est important pour elle. Quand j’aurai terminé, je veux que tu me dises ce qui est important pour toi.

IDÉE FORTE 7 : Comment traiter une dispute entre des enfants

S’il s’agit d’un échange de mots :

- A l’agresseur : Arrête de t’exprimer comme ça. Tu es tout à fait capable d’obtenir ce que tu veux en t’exprimant plus correctement !

- A l’agressé qui se « victimise », et qui « rapporte » ce que l’autre lui a fait : 
Il t’a dit cela ? Pourtant, il sait aussi être gentil, et demander ce qu’il veut avec beaucoup de gentillesse...

Très bon plan d’action proposé par les auteurs pour traiter une dispute :

1. Écouter la version de l’un et de l’autre avec respect (bien entendu, dans les deux cas, « l’autre » ne doit pas interrompre celui qui parle).

2. Reconnaître la gravité du problème (ne pas minimiser). Exemple : C’est un problème difficile : deux enfants et un seul jouet !

3. Manifester de la confiance quant à la capacité des enfants à trouver une solution qui leur convienne mutuellement.

4. Quitter la pièce.

C’est le dernier point qui m’a le plus surpris... Mais à bien y réfléchir, n’est-ce pas là le meilleur moyen de ne pas être l’objet d’un enjeu ? (c’est tellement tentant d’essayer d’amener un de nos parents à prendre parti !). C’est aussi un moyen d’arriver à ce que nos enfants soient un jour autonomes...

L’important est que chacun des protagonistes comprenne qu’il a intérêt à négocier... car si en définitive il y en a un d’entre eux qui est obligé de « céder », ce sera tôt ou tard préjudiciable pour tous (comme toujours quand on tombe dans le « payer », ou le « faire payer »).

Quand des enfants se disputent, il y va de leur intérêt de trouver une solution qu’ils négocient eux-mêmes. Leur bénéfice est immédiat... sans parler de la tranquillité des parents... J

IDÉE FORTE 8 : En cas de dispute avec agression patente (un « agresseur », un « agressé »).

Il peut être parfois judicieux de ne pas accorder d’importance à « l’agresseur »... et de ne s’occuper que de « l’agressé »...

Viens, je vais te soigner... Ton frère a besoin d’apprendre à s’exprimer avec des mots, pas avec ses poings...

L’idée de ne pas s’occuper de « l’agresseur » a peut-être de quoi faire bondir... mais souvenons-nous que l’agresseur cherche le plus souvent à attirer l’attention sur lui, à tout prix, que ce soit en positif ou en négatif. Il serait en quelque sorte paradoxal qu’il arrive à ses fins !

En cas de danger immédiat, séparer les enfants, et renvoyer chacun dans sa chambre.

Réserver cette manière de faire aux seules situation de danger immédiat (et expliquer aux enfants qu’ils sont en danger).

IDÉE FORTE 9 : En cas d’abus de pouvoir d’un aîné envers un cadet

Exemple d’un enfant qui accuse son frère aîné de vouloir lui extorquer un de ses jouets « par la force » :

Ce jouet t’appartient. Tu peux très bien aller dire à ton frère « C’est moi qui décide quand je veux te le prêter ».

Ainsi, l’enfant apprend à s’affirmer davantage (au lieu d’avoir tout le temps recours à une autorité), et à devenir plus autonome.

IDÉE FORTE 10 :  Si un enfant « rapporte », et que cela nous irrite...

Cela ne me plait pas de t’entendre raconter ce que ton frère fait ou ne fait pas... En revanche, si tu veux me parler de toi, je serai heureux de t’écouter.

IDÉE FORTE 11 : Quelques idées pour des discussions en famille


Les auteurs privilégient l’idée d’instaurer la tenue régulière de discussions en famille, au cours desquelles chacun peut exprimer ses besoins, attentes, et éventuellement frustrations.

Idée intéressante : Faire lister aux enfants les différents sujets de dispute qui existent dans la famille :

- Problèmes de propriété (« cet objet m’appartient »)

- Problèmes de territoire (« C’est ma chambre »)

- ...

IDÉE FORTE 12 : Bien souvent, les enfants peuvent trouver eux-mêmes des solutions à leurs conflits...

Les auteurs racontent l’exemple d’un père qui, après que ses fils se soient chamaillés pour une chaise, s’est lui-même assis « d’autorité » sur « l’objet de la dispute », et, devant la frustration exprimée par les deux enfants, leur a déclaré « Je suis prêt à me lever de cette chaise si (...et seulement si) vous êtes capables de trouver un arrangement tous seuls. Maintenant, filez ! ».

A la grande surprise du papa, ses deux fils sont revenus très peu de temps après, avec un scénario du type C’est untel qui aura la chaise pour le déjeuner, et l’autre pourra l’avoir au moment du dîner ».

Le père fut à ce moment-là convaincu que lui-même n’aurait jamais eu l’idée de trouver cette solution aussi rapidement... et que, même si cela avait été le cas, il n’aurait sans doute pas pu la faire accepter aussi facilement !


Pour conclure...

Les parents qui échouent dans leurs tentatives de régler les conflits entre leurs enfants ne devraient surtout jamais se culpabiliser... Certains enfants ne s’entendent malheureusement jamais ensemble, quel que soit le savoir-faire des parents. Moins on fera une fixation là-dessus, et plus nous augmenterons nos chances de succès, paradoxalement...

J’ajoute que les auteurs (deux femmes, en fait... je répugne à écrire « auteures », je trouve ce mot très moche 😉

...que les femmes qui ont écrit ce livre, donc, ont fait preuve d’une très grande humilité en n’hésitant pas à relater les expériences pénibles qu’elles ont vécu sur ce point avec leurs propres enfants, tout spécialistes qu’elles sont. Je trouve que ce fait est tout à leur honneur et qu’il doit être porté à leur crédit.

Une notion qui est développée tout au long de ce livre (sans jamais être citée de manière explicite) est celle de « virus de pensée », notion que l’on retrouve dans plusieurs techniques de développement personnel, à commencer par la PNL. En gros, un virus de pensée est une espèce d’idée terrorisante qui vient de manière « parasite » occuper progressivement une part de plus de plus grande de notre espace mental de manière de plus en plus obsessionnelle, pour finir par « prendre toute la place », empêchant ainsi notre cerveau de fonctionner normalement. Les deux virus de pensée les plus connus peuvent se résumer par ces deux interrogations ô combien angoissantes :

- « Y en aura-t-il assez pour moi ? » (virus de l’aîné...)

- « Suis-je aussi fort que... ? » (virus du cadet)

Cette notion de virus de pensée a le mérite de nous permettre de reconsidérer nombre de conflits... petits, moyens, grands... planétaires, territoriaux, conflits de systèmes de pensée... bref, toutes les situations où « ceux qui n’ont pas » sont jaloux de « ceux qui ont », les grands jouant des coudes pour écarter les petits, les petits allant se plaindre aux instances supérieures (cette idée est développée à la toute dernière page du livre).

Voilà. Si ces notes vous ont intéressé, je vous invite à déposer ici vos commentaires éventuels, et bien entendu à lire in extenso « Jalousies et rivalités et entre frères et sœurs » - Adele FABER et Elaine MAZLISH – © 1989, 1993, 2003, Éditions STOCK.

Voici de larges extraits de ce que l’on peut lire au dos du livre :

« Une des grandes sources de stress dans les familles, ce sont les incessantes disputes entre enfants. Les moqueries, les provocations, les chamailleries qui n’en finissent pas pèsent lourdement sur la vie familiale. Pour ramener à tout prix la paix, les parents tour à tour supplient, menacent, punissent, prennent parti, mais rien ne semble avoir d’effet. Au bout d’un certain temps, la plupart des parents se résignent : les conflits entre frères et sœurs leur semblent le prix à payer lorsqu’on veut plusieurs enfants.

Adele FABER et Elaine MAZLISH refusent l’idée que rien ne peut être entrepris dans ce domaine. Fortes de leur expérience – elles ont enseigné pendant des années la communication familiale – les deux auteurs ont constaté que certaines attitudes, certains comportements étaient efficaces pour atténuer la rivalité qui oppose frères et sœurs.

[...] Des dialogues vivants, des bandes dessinées décrivent les nombreuses formes de jalousie et montrent comment favoriser la coopération plutôt que la compétition.

[...] Ce livre se lit comme un reportage et peut changer beaucoup dans l’atmosphère des familles. »

Précision légale :

Il est vrai que je ne suis, très clairement, pas du tout en règle de publier un certain nombre des textes présentés ici. Je joue sur l'autorisation tacite des auteurs à me laisser publier leurs oeuvres. Qu'il soit clair que ceci n'a aucun but commercial. Je ne cherche en aucun cas à nuire aux auteurs mais simplement à leur rendre hommage. Toutefois, si vous, auteur ou ayant droit d'un de ces textes, aviez la moindre remarque à me soumettre, sachez bien que je ne chercherai pas à jouer au plus fin et que si tel est votre souhait, je retirerai séance tenante mon article de ce blog, la mort dans l'âme, il est vrai. Un auteur m'a un jour affirmé par mail que le fait de publier ses textes ne le gênait absolument pas. J'ai été ravi de cet écho. Il m'a cependant bien fait comprendre que ses pairs n'étaient pas tous de son avis. Donc, le cas échéant, n'hésitez pas à m'envoyer un commentaire afin que nous évitions tout litige, si vous, auteur et/ou ayant droit, vous sentiez lésé en quoi que ce soit par cette publication de vos oeuvres.

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Pourquoi serions-nous angoissés de mourir ?

(Extrait de "Ma vie avec Mozart", Éric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 2005, p. 146.)

Avons-nous été angoissés de naître ? Je ne m'en souviens pas.
Ce matin, je songeais à un bébé accoudé au balcon de l'utérus.  Que penserait-il s'il contemplait, à l'avance, le spectacle de l'existence qui l'attend hors du ventre ? Peut-être serait-il horrifié par certaines horreurs ? Ou tenté par les splendeurs du monde ?
Fort heureusement, clos dans les murailles chaudes du flanc maternel, il n'imagine même pas.
Faisons comme lui. Clos dans les murailles de cette vie, pourquoi serions-nous angoissés de mourir ?

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Philippe est parti…

Philippe

Je viens de perdre un ami très cher. Il s’appelait Philippe Supera, il jouait un petit peu de la guitare (Jasmine, sa Takamine…), était branché photo, mais c’était surtout un as de la programmation, d’internet, d’un autre monde possible et du cœur gros comme ça.

Je l’ai rencontré par…internet ! C’était le génial inventeur de TarifCom, un petit logiciel qui calculait en direct le montant de notre facture de téléphone à l’époque antédiluvienne où les forfaits illimités et gros débit n’existaient pas encore…

Philippe est devenu par la suite mon hébergeur, puis mon ami. Plusieurs étés de suite, il est passé à la maison avec son fils Léo à l’occasion des grandes vacances…

Sur ce petit film de retrouvailles aussi joyeuses que musicales, on devine plus qu’on ne voit Philippe, qui apparaît de manière fugace parmi les convives (attention, c'est dans les toutes premières secondes). C’est celui qui a des moustaches de gaulois, une chemise en jean, et qui tient le super appareil photo avec un objectif commak. Ce jour-là ils étaient venus, les uns et les autres, de St Barth, de St Trop, de la Suisse, de la Sarthe… se poser un peu, se croiser, se rencontrer par hasard pour quelques heures, quelques jours, à la maison. Après cette prise, on avait chanté « Because » des Beatles… à plein de voix, et Philippe s'est joyeusement époumoné avec nous. J'en ai encore le frisson.

Je ne trouve pas les mots pour dire à quel point ce type-là me manque... Dans un autre article je vous propose un texte écrit par Philippe. Ça s’appelle « Les zippés »…

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