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Ressources pédagogiques

eBook « Quelques listes utiles en développement personnel »

visuel eBook Former Plus Haut - Quelques listes utiles en développement personnel

"Quelques listes..." Un eBook à télécharger gratuitement

Dans le monde du développement personnel, on utilise très souvent des notions telles que valeurs, ressources, besoins… et pour chacune d'elles, il est parfois utile d'en dresser une liste, à titre indicatif.

C'est précisément ce que nous nous sommes efforcés de faire avec le présent document, sachant que ces listes seront toujours sujettes à caution, ce qui est très bien ainsi, d'autant plus que les "cautionneurs" sont le plus souvent autoproclamés (eh oui, ce monde-là se cherche encore !).

En fait, les listes proposées ici n'ont aucune prétention à "faire référence", ne bénéficient d'aucune homologation ou certification, ni de l'onction de personne 🙂 Nous les avons créées au fil des années, par comparaisons et compilations successives, au gré de nos propres besoins de recherche.

Elles peuvent notamment servir de base de travail pour qui éprouverait le besoin de s'y référer, le cas échéant.

Sommaire détaillé et contenu

  • Liste de quelques qualités
  • Liste de quelques défauts
  • Liste de quelques valeurs
  • Sondage sur les valeurs des français
  • Liste de quelques ressources
  • Liste de quelques besoins
  • Liste de quelques émotions
  • Tableau des 4 émotions de base et des contextes dans lesquelles elles sont appropriées
  • Émotions et sentiments positifs (lorsque nos besoins sont satisfaits)
  • Émotions et sentiments négatifs (lorsque nos besoins ne sont pas satisfaits)
  • Sentiments classés par catégories
  • Quelques mots parfois utilisés comme des sentiments mais qui peuvent cacher des interprétations ou des jugements masqués (car ils supposent plus ou moins l'intervention d'une autre personne)

L'eBook contient aussi un certain nombre d'illustrations, ainsi qu'une définition (forcément arbitraire 🙂 ) de chacune des notions ayant servi pour une liste.

Lien de téléchargement

L'eBook est disponible en téléchargement direct, gratuit, immédiat et sans contrepartie aucune. Votre adresse email ne vous sera même pas demandée !

Pour télécharger l'eBook cliquez simplement sur l'image ci-dessous.

eBook Former Plus Haut - Quelques listes utiles en développement personnel. Lien de téléchargement

Après en avoir pris connaissance, vous pourrez (si vous le souhaitez) revenir à la fin de cet article pour y déposer un commentaire. Sachez par avance qu'il ne tombera pas dans l'oreille d'un sourd 🙂

Pour conclure, nous formulerons le souhait que ces listes puissent donner également des idées à un large public pour des situations de la vie courante, par exemple pour le chercheur d'emploi à qui on demande "Quelles sont vos qualités / défauts / valeurs... ?", et qui souhaiterait en profiter pour se pencher sur ces questions-là.

Toutes les occasions sont bonnes… alors bonne lecture !

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Conte philosophique : le jardinier chinois (et sa binette)

Paysan chinois avec sa binette

Illustration Florence Bondi

Un joli conte sur le thème "ce qui m'a servi... m'asservit"

Voici un conte bien riche d'enseignements...

Un jardinier vivait en Chine il y a très très longtemps. Il avait un des plus beaux jardins qui se puissent imaginer, avec une foultitude de fleurs odorantes, multicolores, et un ensemble d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, au milieu desquels coulait une ravissante rivière. Les gens venaient parfois de très loin pour admirer l’œuvre de ce jardinier, lequel en tirait une légitime fierté.

Un jour, l’empereur de Chine en visite dans la région entendit parler de ce jardinier exceptionnel et de son si beau jardin. Il décida de lui rendre visite. Après avoir visité le fameux jardin, tout encore ébloui par tant de formes, couleurs, odeurs… il décida de faire un cadeau à un aussi méritant sujet. Une invention qu’on lui avait offerte peu de temps avant, mais dont il n’avait aucun usage dans sa fonction d’empereur. C’est ainsi que notre jardinier fut extrêmement honoré de recevoir… une binette !

Au début, ce fut réellement miraculeux. Il plantait encore plus vite, encore mieux, creusait des rigoles qui devinrent bientôt des systèmes d’irrigation astucieux, ce qui lui évitait de nombreux trajets éprouvants pour transporter de l’eau. Il arrachait toutes les mauvaises herbes en un rien de temps, et sans se pencher ! Son mal au dos se fit de plus en plus ténu, puis disparut complètement. C'est bine simple : au bout d’un certain temps, notre jardinier ne pouvait simplement plus se séparer de sa binette.

jardinier chinoisMais au bout d'un certain temps, il la trouvait si incroyablement pratique qu’il finit par l’utiliser en toutes sortes de circonstances… y compris les moins appropriées comme dormir, manger, ou écrire son courrier…

Cette histoire nous vient de la nuit des temps….Elle est transmise de bouche à oreille par des générations de conteurs, qui en achèvent toujours le récit par une question :

« Est-ce que chacun d’entre nous n’aurait pas - au moins - une binette, cachée quelque part ? »

Pour aller plus loin...

Enfin, pour tirer encore plus d'enseignements de cette histoire, je vous invite à visionner la vidéo contenue dans l'article intitulé : La bonne attitude dans les bonnes circonstances : comment faire ? Il s'agit d'une ressource pédagogique qui - je l'espère - vous sera des plus utiles...

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

 

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Le jeu des prénoms

jeu des pr

Dans de nombreux systèmes de formation en face-à-face (eh oui, il en existe encore !) il est à la fois utile et sympathique de pouvoir s'interpeller entre participants, et ceci le plus tôt possible dans le déroulement de la session.

Or, retenir le nom ou le prénom de tous et de chacun n'est pas chose aisée... La présence des "chevalets" (déjà évoquée ici) peut dans certains cas y remédier, mais cela contribue souvent à donner une tournure par trop "formelle" à l'action de formation en cours. Dans certains cas cela s'y prête parfaitement... et dans d'autres, nettement moins.

Voici donc un petit jeu, très rapide à mettre en oeuvre, ne réclamant aucune préparation ni aucun matériel (ah... je vois déjà des yeux qui s'écarquillent, dans le fond de la salle...) et qui permet de retenir très rapidement les prénoms de tout le monde.

On va supposer que les participants sont installés en cercle, ou du moins d'une manière qui fait qu'il existe une manière naturelle ou logique de trouver un "ordre" d'installation des participants dans la pièce.

Supposons que cet ordre donne ceci (dans cet exemple, les prénoms commencent dans l'ordre alphabétique) :

Alice
Bertrand
Caroline
David
Éléonore
Félix
Gaëlle
[...] Zoé

On donne au premier d'entre eux la mission la plus facile : énoncer son prénom à voix haute. Ici, Alice annoncera tout simplement "Alice !".
Le deuxième participant doit ensuite répéter le prénom du premier, et ajouter le sien. Ici, Ce sera à Bertrand de prendre la parole pour annoncer "Alice, Bertrand".
A partir du troisième, on doit répéter tous les prénoms des participants, dans l'ordre, et rajouter le sien en tout dernier.
Ainsi, Caroline annoncera "Alice, Bertrand, Caroline"...
...puis David : "Alice, Bertrand, Caroline, David"
...puis Éléonore :  "Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore"
...puis Félix : "Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore, Félix"
...puis Gaëlle :"Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore, Félix, Gaëlle"...

Bien entendu, c'est Zoé qui aura la tâche la plus ardue, mais justement, ce sera source de multiples éclats de rires bien sonores, et ceci bien avant que n'arrive son tour ! Si cela va dans le sens de ce que vous souhaitez, tant mieux ! Si vous craignez le chahut, eh bien lisez donc ce livre 🙂

Si le groupe est amené à se retrouver par la suite, l'animateur pourra corser un peu le jeu en annonçant par exemple "Bon, aujourd'hui on ajoute un peu de piment : on va commencer par Zoé, et finir par Alice !", histoire que ce ne soient pas toujours les mêmes qui fournissent le plus d'efforts 🙂

Au bout d'un certain nombre de fois (très vite, en fait), il adviendra que tout le monde dit tous les prénoms à toute vitesse sans plus jamais se tromper, ce qui sera très bon signe : l'objectif de "retenir tous les prénoms" a été atteint !

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » publié aux éditions DUNOD.

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Vous avez bien dit « icebreaker » ?

crème glacée brisée

Qu'est-ce que c'est ?...

Icebraker (littéralement "brise-glace") est au départ un terme emprunté au domaine informatique, et désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d'un ordinateur.

Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines, pour parler d'une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu'elles sont ensemble, l'idée étant d'accélérer les processus de cohésion de groupe...

Un exemple d'icebreaker qui m'a marqué...

Les spécialistes de l'animation de groupes connaissent de nombreuses activités faisant fonction "d'icebreaker". Permettez-moi de vous livrer ici le récit de celle qui m'a le plus marqué dans ma vie de formateur :

Ce soir-là j'avais été invité à une soirée conviviale organisée par un institut de formation ami, qui avait eu l'idée d'y d'inviter nombre d'intervenants qui ne s'étaient pas forcément croisés, ou parlés auparavant. Sur le bulletin d'inscription à le soirée, il avait demandé de préciser une caractéristique  nous concernant, sachant qu'il pouvait s'agir de quelque-chose d'original, d'inattendu, ou de banal, peu importait.

Lors de notre arrivée, chacun se voyait apposer une étiquette autocollante sur le buste, avec prénom, nom et domaine d'intervention (avouons que c'est plus sympa que les sempiternels "chevalets"... surtout lorsque chacun se déplace librement dans l'espace !). A un moment donné, il a été distribué à chacun de nous une feuille de papier contenant une série de phrases qui commençaient toutes par  des points de suspension. Quelque-chose du type :

___________

... Sait très bien faire les galettes bretonnes.

... Parle 7 langues.

... Joue d'un instrument de musique inhabituel.

___________

Il y avait en tout une bonne vingtaine de lignes, ce qui correspondait à peu près (...tiens tiens !) au nombre de participants.

On nous a alors proposé le défi suivant : chacun d'entre-nous avait pour mission de remplir le plus rapidement possible les pointillés de sa feuille avec des prénoms. Pour ce faire, nous étions supposés enquêter parmi les autres invités (oui, parce qu'en définitive, chacune des phrases parlait de l'un d'entre-nous !). Il y avait je ne sais plus quelle bricole à gagner pour le premier qui atteindrait le score de 15 prénoms "justes" (c'est-à-dire conformes à la version "originale", sans pointillés, concoctée par nos hôtes, version qui serait dévoilée à la fin du jeu).

Bien entendu, tout le monde s'est empressé de jouer le jeu dans une ambiance de saine jubilation, puisque nous étions, de manière quasi-automatique, enclins à mettre notre timidité naturelle de côté, (après tout – n'est-ce pas – c'était le jeu qui demandait ça, quel merveilleux alibi !). En fait, chacun d'entre-nous se mit spontanément en devoir à fendre la foule bille en tête pour échanger dans la bonne humeur des informations avec les autres... sans s'attarder pour autant dans des conversations interminables avec une seule personne, histoire de ne pas gâcher nos chances de gagner !

Je me souviens que j'avais trouvé cela à la fois très utile et très agréable, en tout cas le but était atteint... et pleinement, je vous assure !

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Le syndrome de la grenouille

grenouille rigolote

Prenez une grenouille vivante. Jetez-la dans une casserole d'eau bouillante. Elle réagira tout de suite, se débattra et en ressortira immédiatement.

Prenez la même grenouille vivante, et jetez-la dans une casserole pleine d'eau tiède. Faites chauffer tout doucement. Que croyez-vous qu'il adviendra ? Elle va cuire à petit feu et quand elle comprendra son sort, elle sera incapable de réagir, de sauter par-dessus la casserole.

Notre économie vit actuellement le "syndrome de la grenouille", ou, tout au moins, certains chefs d'entreprise, certains salariés sont en train de se faire piéger en ne réagissant pas, en n'anticipant pas. A cela, il existe deux solutions, une collective et une autre individuelle :

La solution collective suppose qu'un pompier vienne éteindre le feu. Cela passe par une vraie prise de conscience, une véritable gestion des ressources humaines et des carrières, une relance de l'économie, de grands travaux d'État, des taux d'intérêts moins élevés, une inflation salutaire, la confiance retrouvée...

Le problème, c'est que nous ne sommes pas des économistes ; les économistes demain, après la "crise" expliqueront quelles en étaient les causes. Aujourd'hui les entend-on ? Hier, les a-t-on entendus ?
grenouille rigoloteLa solution individuelle quant à elle suppose que l'on sorte immédiatement de la casserole, alors qu'il est encore temps ; c'est à dire une diversification vers des créneaux plus porteurs. Mais cela nécessite d'anticiper et d'être suffisamment flexible et en bonne condition pour pouvoir réagir. Cela n'a rien d'évident...

Puissions-nous donc, pour chacun d'entre nous, en cas de "réchauffement anormal", parvenir à nous prendre en charge le cas échéant sans attendre passivement le bout du tunnel !

 

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(D'après un conte philosophique attribué à Olivier Clerc, écrivain et philosophe)

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Le jeu «Avez-vous des questions ?» La pêche miraculeurse [ressource pédagogique]

5 questions pur des champoions - vue de la célèbre émission TV

La plus grande difficulté dans ce monde, ce n’est pas notre capacité à produire, mais notre réticence à partager.  [ Roy Lemon Smith]

Cet article a précédemment été publié par l'auteur, sous une forme légèrement différente, chez Joueb, puis chez WordPress.

Cinq questions pour des champions

Voici un fantastique jeu pédagogique auquel je me suis souvent livré auprès d’un public d’adultes en situation de formation. Il a été inventé par l’américain d’origine indienne Sivasailam Thiagarajan  (dont il a été plusieurs fois question sous ces lignes), alias Thiagi, génial découvreur du concept des « jeux cadres ».

Les français appellent le plus souvent ce jeu Question à foison», ou encore « Cinq questions pour des champions». En voici le principe.

« Le sujet que nous abordons aujourd'hui est ardu... J'ai peur que mes participants décrochent...»

Imaginez plutôt : Vous savez que vous devez effectuer une intervention de type  "cours magistral" sur un sujet plutôt ardu, abstrait, complexe. Et comme vous n’êtes pas du genre enseignant autiste (ne riez pas, j’en ai rencontré !), vous savez pertinemment que vos apprenants risquent fort de « décrocher » au bout d’une à deux heures...

...Et encore je suis optimiste (interrogez n’importe quel médecin sur les véritables facultés d’attention d’un adulte dans le temps, vous risquez d’être déçu). Vous supposez même que, la digestion aidant, votre sempiternelle demande : «…Avez-vous des questions? » fera un bide retentissant.

Si vous êtes persuadé que c’est ainsi… ou qu’on n’y peut rien. Voire qu’après tout ce n’est pas votre problème mais le leur, ou pire, que c’est bien meilleur d’apprendre dans la souffrance sous le simple prétexte que vous-même avez toujours fonctionné ainsi. Si tel était votre cas, je me permets de vous conseiller d’arrêter de lire ces lignes, la suite risquant fort de vous déplaire, enfin, vous voilà prévenu.

On peut amener sa sonnerie... c'est même conseillé

Par quoi commencer ? Arrangez-vous pour emporter avec vous le jour de l’intervention un objet qui fera entendre une sonnerie, grosso modo à l’heure que vous aurez jugée « fatidique ». Si vous êtes « high tech », utilisez les fonctionnalités de votre téléphone portable, si vous êtes de type plus rétro, un minuteur pour cocotte minute fera très bien l’affaire.

Comptez deux heures environ après le démarrage de votre cours. Prévenez l’assistance qu’une interruption inopinée surviendra à « telle heure environ  »… que le cours magistral s’interrompra donc, et qu’il sera procédé à une activité agréable et amusante destinée à favoriser en douceur la mémorisation de tout ce qui aura été abordé jusque-là.

Probablement, lorsque survient la sonnerie, vous serez le premier surpris, c’est normal (ceux qui se sentent une âme de fantaisiste pourront avec profit détendre l’atmosphère en se lançant dans une tirade du type « Ah mais non, je vous demande un peu, quel est l’outrecuidant qui ose interrompre mon auguste propos ? … Euh oui, effectivement, pardon, ce n’est que moi-même ! »).

Et c'est parti! Formez deux équipes

Demandez à l'assistance de bien vouloir se diviser en deux groupes de tailles à peu près égales. Ces groupes formeront deux équipes, que nous appellerons respectivement l’équipe A et l’équipe B.

Ensuite demandez à chaque équipe de s’entendre pour préparer cinq questions portant sur le contenu qui vient d’être abordé depuis... (ici, vous avez le choix : depuis aujourd'hui, depuis ce matin, depuis le début de la session... à vous de voir !). Les apprenants ont – bien entendu – parfaitement le droit de consulter leurs propres notes de cours (c’est même absolument fait exprès !). Précisez juste que ces questions seront bien entendu posées à l’équipe adverse.

Peut-être verrez très vite (aussi étrange que cela puisse paraître) l’ensemble des apprenants relire frénétiquement leurs notes en tous sens, en avec une avidité et une jubilation surprenantes. J’ai bien dit «l’ensemble». Certes, au début seuls les plus malicieux, les plus extravertis d’entre eux commenceront par se prendre au jeu. Mais je vous fiche mon billet qu’au bout d’un moment, il règnera une joyeuse ambiance de saine émulation, et que tout le monde s’y sera mis !

Comme vous pourrez le voir, ce sera à qui trouvera la question la plus tordue, le détail le plus pinailleur…

On a le droit de poser toutes sortes de questions, même les plus farfelues

Précisez bien qu’on a droit à toutes sortes de questions, même celles qui « détourneraient » le jeu (…ne pas hésiter à leur dire qu’on a parfaitement le droit de demander par exemple « Euh, c’est quand la pause ? »… en fait, pour ce qui me concerne, cela ne m’est jamais arrivé… peut-être justement parce que tout simplement les gens se sentaient vraiment libres de le faire !

Tenez, un conseil pratique : mettez donc à profit ces quelques minutes pour quitter la salle, vous détendre un moment, aller prendre un café, et constater au passage que votre présence dans la salle de cours n’a absolument rien d’indispensable pour une bonne acquisition des connaissances (...votre narcissisme dût-il en souffrir :- )  ).

Et voilà. Lorsque chaque groupe a réuni ses 5 questions (…et que vous êtes revenu 🙂 ), vous vous transformez illico en Maître Jaques, sorte d’animateur de jeu télévisé qui se contentera de compter les points.

Important : le (très sérieux) décompte des points

Pour ce faire, tracez donc au tableau deux colonnes intitulées A et B, chacune divisée en 5 lignes. Le jeu entre alors dans sa phase la plus vivante : l’équipe A pose sa première question, l’équipe B s’efforce d’y répondre (bien entendu, tout le monde est toujours autorisé à continuer de consulter ses notes, y compris pour y chercher des éléments de réponse, c’est toujours aussi « fait exprès » que tout à l’heure !).
Si l’équipe B répond de façon satisfaisante aux yeux de l’équipe A, elle marque un point, sinon zéro. Remarque importante : en aucun cas vous ne devez jouer le rôle d’un arbitre à ce stade-là, rappelez-vous que vous n’êtes qu’un « animateur qui se contente de compter les points » ! Seule l’équipe qui a posé la question est habilitée à juger de la recevabilité de la réponse obtenue.

En cas de besoin, indiquez clairement que vous vous tiendrez à la disposition du groupe une fois que l’activité présente sera terminée, mais que pour quelques minutes, vous renoncez volontairement à votre casquette de « celui qui détient le savoir » et que vos apprenants ne doivent rien voir d’autre en vous qu’un simple meneur de jeu.

Ensuite on enchaîne de manière toute bête…à son tour, l’équipe B pose sa « première question » à l’équipe A… puis l’équipe A pose sa 2e question à l’équipe B… l’équipe B pose sa 2e question à l’équipe A… et ainsi de suite, jusqu’à ce que les 10 questions (…2 fois 5) aient été posées, comme sur le tableau ci-dessous.

Ce qu'on écrit au tableau...

Ce qu'on écrit au tableau...

A la fin, il suffit de faire le total des points de chaque colonne pour savoir quelle est l’équipe gagnante. On peut aller jusqu’à s’amuser à proclamer le résultat de manière plus ou moins solennelle, ou encore humoristique (« Le gagnant est… The winner is… »).

Au fait, qu'est-ce qu'on gagne ?...

Bien entendu il n’y a absolument rien à gagner, mais vous verrez, cela n’empêche nullement les participants d’entrer dans le jeu et de vivre un moment plaisant.

Important : Comme je le précisais plus haut, à ce stade vous pouvez enfin traiter, le cas échéant, les précisions sur les éléments de cours éventuellement restés en suspens lors du déroulement du jeu.

Attention : ne les laissez pas repartir "comme ça"...

Pour clore cette activité, il est indispensable de procéder à un débriefing digne de ce nom. Je m’explique : Il ne faudrait pas que les apprenants repartent dans la nature en proclamant à qui veut l’entendre (voire à eux-mêmes)… « Ah, cette formation, on s’en souviendra, qu’est-ce qu’on a bien rigolé ! »… Si cela s’arrête là c’est pour le moins un peu court, et au pire dangereux.

En conséquence, ne manquez donc pas d’inviter vos apprenants à se poser franchement la question : « Est-ce que cela a été pour nous l’occasion de revoir – ou de clarifier – des choses qui seraient restées dans l’oubli sans cela ? ».

Non seulement ils vous répondront que oui, mais ce "oui" aura tout de enthousiaste, et rien du convenu. Vous pouvez même enfoncer le clou en ajoutant « Imaginez que pendant tout le temps que nous avons consacré au jeu je vous aie demandé de parcourir vos notes pour vérifier que tout est bien clair pour vous, pensez-vous que nous aurions été aussi efficaces ?... moins efficaces ?... plus efficaces ?... ».

Là encore, vous le verrez, il n’y a vraiment pas photo... Mais il est important que vos apprenants en prennent pleinement conscience.

Maintenant, si vous le voulez bien, voici deux des principaux enseignements que, pour ma part, j'ai tirés de cette histoire, et que j'aimerais beaucoup vous faire partager... certainement pas en tant que "donneur de leçons" (...beurk !), mais tout simplement en guise de témoignage à propos de ma façon de fonctionner, qui vaut ce qu'elle vaut... rien de plus, mais rien de moins 🙂
Voici donc ces deux remarques, pour finir :

Et si on oubliait la théorie, juste pour un temps ?

Ma première remarque consistera à vous dire que je n’ai aucune, mais alors aucune envie de tirer des conclusions théoriques à partir de cette histoire. A mes yeux, les meilleurs enseignements que vous en tirerez vous-mêmes se feront… en la vivant, tout simplement.

Si vous avez le courage d’aller vers vos apprenants en laissant tomber tous les boucliers certes bien rassurants mais ô combien encombrants (« ah… oui, ici c’est à n’en point douter du socioconstructivisme… et là c’est clairement à la métacognition qu’il est fait référence ! »), vous serez récompensés de votre bienveillance et de votre simplicité.

Si d'aventure les oripeaux d'un "Professeur Diafoirus" vous sécurisent, prenez le risque de vous en défaire, ne serait-ce que pour un temps...  N’en doutez pas, les apprenants (…tout comme vous !) savent toujours, au fond d’eux-mêmes, à qui ils ont réellement affaire, d'une certaine façon. Il ne tient qu’à vous de décider si vous avez envie de vivre cela comme un enfer ou comme un paradis…

« Qui suis-je, moi, pour faire ainsi le pitre ? »

La deuxième remarque que je voudrais vous adresser est peut-être plus délicate, plus impliquante : En effet, il est possible que certains d'entre vous se demandent « Qui suis-je, moi, pour faire ainsi le pitre ? En ai-je vraiment envie ? », ou pire : « …En ai-je vraiment les moyens ? ».

C’est là qu’intervient une notion centrale, à mes yeux : celle de croyance portante (…ou limitante) pour soi-même et pour les autres (après avoir traité des croyances limitantes à plusieurs reprises dans ce blog, je traiterai des croyances portantes dans un prochain article...).

Pour ma part je me situe clairement dans un courant de pensée qui croit fondamentalement en l’homme, et en ses talents.

Tout le monde a du talent, d’une manière ou d’une autre. Il suffit à chacun d’entre nous d’aller chercher en lui-même ce qu’il aime, sait, et veut faire pour s’apercevoir de l’immensité de ses possibilités, lesquelles sont généralement bien supérieures à l'idée qu'on s'en fait.

Si vous êtes certain (j'ai bien dit certain) de ne pas y croire pour vous-même, alors renoncez définitivement à "faire passer" quoi que ce soit vers les autres, vous ne feriez que leur communiquer vos propres peurs. Ou pire, grossir les rangs de ceux, trop nombreux, qui commettent d’irréparables dégâts en s’ingénient à rendre ennuyeuses les choses les plus passionnantes.

Conclusion : une fois de plus, il suffit d'oser...

Osez donc utiliser vos propres talents pendant vos heures de cours, que diable ! Cela peut très bien passer par l’humour, bien sûr, mais aussi par mille autres choses. Il suffit de s’en persuader soi-même pour que cela commence à marcher. Parole !

Parce que seuls ceux qui ont fait preuve d’imagination et de créativité ont réellement fait avancer les choses en la matière... Nous le savons tous très bien au fond de nous-mêmes… Et pour ma part, une de mes croyances les plus ancrées est précisément que l’imagination est une chose qui est à la portée de tout le monde (1).

Il ne nous reste plus dans ces conditions qu’ oser nous jeter à l’eau… pour y découvrir un monde agréable et passionnant (je vous le garantis).

***


(1) ...Imagine-t-on, en effet, un enfant invité à se joindre à ses camarades de jeu leur répondre quelque-chose du style "Euh, non, désolé, je manque cruellement d'imagination"... ???
...Alors, si tous les enfants peuvent le faire, tout ce qu'il vous reste à faire est de répondre à la question "L'enfant que j'ai été est-il encore présent en moi ?"... puis de le laisser vous donner la réponse 🙂

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Construire et animer une session de formation


Cet article a été par la suite repris sous une forme légèrement différente dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Pour éviter que vos interventions entrent par une oreille et ressortent par l’autre, visez… le flux !

Sommes-nous captivés ? Mourons-nous d'ennui ?

Susan et Robert au moyen-âge...

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Dans le cadre du mooc "eLearn²" que j'ai le plaisir de suivre actuellement sous la houlette bienveillante du visionnaire et talentueux Marcel Lebrun, il nous a été proposé de visionner une série de trois vidéos mettant en scène deux apprenants aux profils caractéristiques et bien distincts :

  • Robert, qui est  essentiellement là pour obtenir une certification, mais dont les centres d'intérêt personnels sont à des années-lumières du cours proposé ;
  • Susan, très motivée par l'idée d'apprendre et de comprendre, d'une manière générale.

Il est évident que par rapport à Robert, Susan a plus de chances de tirer profit de l'enseignement qui lui est proposé, toutes choses égales par ailleurs... tout le monde s'accorde donc à dire que si nous autres formateurs parvenons à créer ou à favoriser les conditions pour que Robert adopte la même attitude que Susan, nous aurons atteint le Saint Graal en permettant aux portes de la motivation et du succès de s'ouvrir bien grand.

Un des moyens (...nécessaire, même s'il n'est pas suffisant) pour y parvenir, est sans doute de tâcher d'intégrer et d'appliquer une notion bien connue dans l'univers des jeux vidéos. Il s'agit du fameux "flow", que nous traduirons ici par flux. De quoi s'agit-il ?

Un peu d'histoire...

Mihály Csíkszentmihályi (né le 29 septembre 1934 à Fiume, Croatie) est un psychologue hongrois, tenant d'une conception humaniste de la créativité. Il a émigré aux États-Unis à l'âge de 22 ans et est actuellement professeur à l'Université de Claremont en Californie.  Il est communément reconnu comme étant le véritable "découvreur" du flow.

Dans son oeuvre fondatrice (1975 :"Beyond Boredom and Anxiety: Experiencing Flow in Work and Play", San Francisco: Jossey-Bass, ISBN 0-87589-261-2), Mihály Csíkszentmihályi présente sa théorie selon laquelle les individus sont les plus heureux lorsqu'ils sont dans un état de concentration ou d'absorption complète dans une activité, état  qu'il qualifie de flow (d'autres auteurs parleront plus tard de "détente concentrée", ou encore "d'attention détendue").

Juillet 1997 : P. Novak et Donna L. Hoffman, tous deux chercheurs au Département « eLabs » de l’ Owen Graduate School of Management (Vanderbilt University) de Nashville (USA) ont utilisé eux aussi le concept de « flow ».

Sous nos latitudes, ce concept a été notamment repris et développé par Guillaume Denis[1] dans une thèse intitulée « Jeux vidéo éducatifs et motivation : application à l’enseignement du jazz ». Selon ses propres termes, lorsqu’on parle de « flow », il s’agit de…

[…] l’état d’un individu pleinement investi dans le présent, qui oriente l’ensemble de ses facultés sensorielles, mentales et motrices vers l’accomplissement d’une activité bien précise. Donnons-en quelques exemples : le sportif dans un pic de performance, le soliste de jazz pendant une improvisation, le joueur de flipper sur le point de débloquer un bonus, le moine bouddhiste en pleine méditation, le lecteur et son imagination qu’une description ou une révélation viennent stimuler, le joueur d’´échecs concentré, le rappeur qui invente son flow (!) de paroles au fur et à mesure qu’il le déclame… 

Comment définir le flux ?

Le "flux" est un état émotionnel qui apparaît quand on fait ce qu'on aime vraiment faire. Bien entendu, cela fluctue énormément d'une personne à l'autre, selon que vous aimez jouer du piano, être avec votre meilleur ami, ou peut-être travailler ?

Lorsque vous regardez la télévision, vous êtes peut-être sans même le savoir "dans le flux"... uniquement si vous êtes en train de regarder un programme que vous avez vraiment envie de regarder, et que vous en retirez quelque-chose.

Certaines personnes savent "se  mettre dans le flux" spontanément, et sans aucun conseil, mais hélas beaucoup d'autres ont plus de difficultés.

Quel rapport avec les jeux vidéo ?

Nous avons tous remarqué à quel point les joueurs de jeux vidéos peuvent être "accros" à leur passion au point d'avoir parfois du mal à "lâcher les manettes" (parfois même à un point alarmant, mais là n'est pas le sujet). Ce phénomène s'explique d'autant mieux lorsque l'on sait que les concepteurs s'efforcent de maintenir un juste équilibre entre les compétences nécessaires (agilité, rapidité...) d'une part, et les buts à atteindre (défis) d'autre part, en faisant constamment varier la difficulté du jeu "en direct" pour s'efforcer de maintenir le joueur en état de "flow", comme le montre le schéma suivant :

Schéma du flow dans les jeux vidéo

Le flux apparaît (et se maintient) lorsque compétence et défi sont l'un et l'autre sollicités.

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Les sept signes du "flux" selon Mihaly Csikszentmihalyi

Nous savons que sommes "dans le flux" lorsque….

  1. Nous sommes complètement impliqués – concentrés dans ce que nous sommes en train de faire
  2. Nous ressentons un  sentiment d'extase – impression d'être complètement en dehors de la réalité quotidienne
  3. Nous ressentons une grande clarté intérieure – une impression de savoir ce qui doit être fait, et comment nous devons le faire
  4. Nous avons conscience de ce que l'activité est "faisable" – et que nos compétences sont appropriées pour cette tâche
  5. Nous ressentons un sentiment de sérénité – pas de soucis sur soi, au contraire : un sentiment de plus en plus au-delà des frontières de l'ego
  6. Nous avons une sensation d'intemporalité – complètement concentré sur le présent, les heures nous semblent des minutes
  7. Notre motivation est intrinsèque – tout ce qui produit du "flux" devient sa propre récompense.

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Comment déclencher le flux lorsqu'on enseigne ?

Malheureusement le le flux ne se décrète pas ! A mon humble avis, cela commence par la passion de celui qui transmet. Je suis certain que si vous essayez de vous remémorer des enseignants qui ont marqué positivement votre enfance, vous retrouverez des gens passionnants, précisément  parce que passionnés. En même temps, il existe hélas des passionnés totalement soporifiques ! Cela s'est vu... Tentons donc un complément de réponse : en plus de votre "aptitude à la passion", vous aurez sans nul doute plus de chances de créer du flux si vous avez la faculté de "sentir"  si vous êtes en train de capter l'attention de votre auditoire, ou si au contraire vous parlez dans le vide (il est regrettable que tant de "parleurs dans le vide" ne soient même  pas conscients de ce simple fait). Cette faculté n'est pas simple à cultiver, mais vous aurez plus de chances d'y parvenir si vous considérez qu'elle est importante pour la qualité de votre enseignement et que vous êtes décidé(e) à progresser dans cette voie. Tous les camelots et vendeurs de foire savent très bien faire cela !

J'ai utilisé à dessein cette comparaison quelque peu provocatrice pour illustrer le fait que – bien évidemment – il ne suffit pas de faire un numéro de cirque pour faire passer quelque-chose...  Ainsi, il est indispensable d'organiser au cours de votre intervention (que ce soit en face-à-face ou dans le cadre d'un apprentissage en e-learning) un certain nombre d'activités susceptibles de permettre à vos apprenants de participer activement à ce qui est en train de de passer et, partant, de leur permettre de construire  par eux-mêmes leurs connaissances...

C'est ce que préconisent John Biggs et Marcel Lebrun, si nous voulons devenir ce qu'ils appellent des enseignants de niveau 3 (bigre !).

filet

Pour en savoir plus :

Ouvrages de  Mihaly Csikszentmihalyi :

  • "Flow : the psychology of optimal experience". – 1990 (traduit  en français sous le titre "Vivre : la psychologie du bonheur" – 2006, chez Robert Laffont )
  • "Beyond Boredom and Anxiety: Experiencing Flow in Work and Play" – 1975, San Francisco: Jossey-Bass. ISBN 0-87589-261-2

Comprendre l’apprentissage pour enseigner … J’enseigne oui, mais apprennent-ils ? par Marcel Lebrun

Les serious games : un atout pour l'éducation ? par Bernard Lamailloux


1. École des mines de Paris (Information, communication, modélisation et simulation).

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Décidément, vous en avez une mémoire extraordinaire !

Article précédent : Comment retenir 10 mots très facilement !

Bonjour,

Il est bien connu que tout ce qui permet de tordre le cou aux croyances restrictives des apprenants sur leurs propres capacités est bon à prendre.

Il y a quelque temps, il a été ici question d'un moyen infaillible pour retenir durablement une liste de dix éléments (ce moyen utilisait la forme des chiffres). Aujourd'hui voici un moyen d'en retenir… cent !

Ce que nous allons voir aujourd'hui vous permettra également de retenir de nombreuses séries de chiffres, codes, mots de passe, numéros de téléphone et que sais-je encore…

Le système est fondé sur un principe particulièrement ingénieux, mis au point par un certain Bruno Furst 1. Au début, cela semble quelque peu étrange, mais je vous recommande de vous accrocher car c'est une véritable pépite !

Toujours des consonnes...

Bruno Furst a tout  d'abord eu l'idée d'associer chaque chiffre à un son, toujours une consonne, en utilisant la table suivante :

0 Le son "S" ou  "Z"…
1 Le son "T" ou "D"
2 Le son "N"
3 Le son "M"
4 Le son "R"
5 Le son "L"
6 Le son "Ch" ou "J"
7 Le son "K" ou "G"
8 Le son "F" ou "V"
9 Le son "P" ou "B"

On remarquera qu'à chaque fois que c'est possible, le son est disponible dans sa variante sourde (sans vibration des cordes vocales) et sonore (avec vibration des cordes vocales).

Ensuite, il nous est proposé d'associer chacun de ces sons à un mot contenant cette consonne, et aucune autre (mots d'une syllabe, donc, le plus souvent). En voici un exemple :

0 Le son "S" ou  "Z"… Soie
1 Le son "T" ou "D" Thé
2 Le son "N" Noé
3 Le son "M" Mai
4 Le son "R" Roi
5 Le son "L" Loi
6 Le son "Ch" ou "J" Chat
7 Le son "K" ou "G" Cou
8 Le son "F" ou "V" Fée
9 Le son "P" ou "B" Pied

La première étape de la méthode consiste à mémoriser ces dix mots, en relation avec chacun des chiffres donnés. Contrairement à la méthode fondée sur les formes des chiffres, le lien entre chaque mot et chaque chiffre est absolument arbitraire. En revanche, rien ne vous empêche d'utiliser la technique des images mentales pour vous permettre de construire une relation entre chaque chiffre et chaque mot.

Rappel concernant les images mentales :

Elles doivent être…

  • Dynamiques
  • Colorées
  • Exagérées

(Si vous avez besoin de plus de précisions, ces trois conditions ont déjà été commentées et développées ici ).

À titre d'exemple, voici les petites histoires que je me suis racontées pour m'aider à fabriquer des images mentales à partir de cela

Chiffre Mot Image mentale
0 Soie Une écharpe soyeuse, enroulée, formant un cercle parfait…
1 Thé Un grand verre de thé à la menthe, haut, étroit…
2 Noé Une arche de Noé avec un couple de girafes, bien visibles, à l'avant…
3 Mai Un cerisier en fleurs, avec trois branches principales…
4 Roi Un roi de jeux de cartes, avec une couronne stylisée à 4 "pointes"…
5 Loi Un policier disant "au nom de la loi je vous arrête", en brandissant les 5 doigts de sa main ouverte…
6 Chat Un "Chat assis" (je joue avec le son)…
7 Cou Analogie entre "poussette" et "Cou 7"
8 Fée Une belle fée aux formes avantageuses… vue de loin, sa taille de guêpe la fait ressembler à un huit
9 Pied Pour le faire ressembler à une empreinte de pas, Il suffirait de modifier (à peine) le chiffre 9

Insistons bien sur le fait que ceci n'est qu'un exemple… si telle ou telle association d'idée vous paraît par trop "tirée par les cheveux", il ne tient qu'à vous d'en trouver une autre.

Comment passer de dix "chiffres" à cent  "nombres" ? 

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C'est là que réside tout le talent de Bruno Furst : considérant en effet que chaque nombre est constitué d'une suite de plusieurs chiffres…  il lui a suffi, dans son système de correspondance, de trouver pour n'importe quel nombre, un mot contenant "une suite des bonnes consonnes".

Ainsi, le nombre 10 étant constitué d'un 1 "puis" d'un 0, il nous suffit, après avoir consulté la table de départ, de trouver un mot contenant  Le son "T" ou "D", puis Le son "S" ou  "Z" pour lui trouver un mot associé. Nous  proposerons ici le mot "tasse". Suprême astuce : si par la suite, nous avons du mal à retenir que "10 = tasse", nous pouvons quand-même tenter de partir à la pêche aux souvenirs si nous savons qu'il est constitué de quelque-chose ressemblant à "Thé", puis de  quelque-chose ressemblant à "Soie" au niveau des consonnes… Cela ne semble peut-être un peu maigre… sauf si nous avons retenu parfaitement les sons associés aux 10 chiffres de base !

Pour les nombre 10 à 19, voici ce que cela peut donner :

Nombre …Soit le son… … puis le son… Mot proposé :
10 "T" ou "D" "S" ou  "Z"… Tasse
11 "T" ou "D" "T" ou "D" Tête
12 "T" ou "D" "N" Tonneau
13 "T" ou "D" "M" Tamis
14 "T" ou "D" "R" Tour
15 "T" ou "D" "L" Toile
16 "T" ou "D" "Ch" ou "J" Tache
17 "T" ou "D" "K" ou "G" Tic
18 "T" ou "D" "F" ou "V" Touffe
19 "T" ou "D" "P" ou "B" Taupe

Voilà. Dorénavant, il est plus facile d'apprendre les mots associés aux nombres 10 à 19. Encore une fois, si un mot ne vous plaît pas, rien ne vous empêche d'en trouver un autre… à condition qu'il obéisse aux règles (ainsi, le 18, "touffe" peut aisément être remplacé par "douve", ou encore par l'acronyme "DIF", bien connu de ceux qui – tout comme moi – travaillent dans la formation professionnelle !) Ainsi, vous êtes tous invités à puiser dans votre propre vécu, tous les coups sont permis puisque ça se passe entre vous et... vous 🙂

Maintenant, si le cœur vous en dit, vous pouvez aller plus loin en utilisant le tableau suivant, qui vous propose des exemples d'associations d'idées pour les nombres de zéro à cent (cliquez sur l'image pour l'agrandir).

Universalité de la méthode

Il est à noter que cette méthode a tout d'abord été créée par un anglophone, mais que la structure "consonne / voyelle" étant présente dans toutes les langues du monde, elle est facilement adaptable à n'importe quelle langue (comme nous le faisons d'ailleurs en ce moment).

Exemple d'utilisation : apprenons par coeur le numéro de téléphone du Président de la République !

Imaginez que vous ayez absolument besoin de retenir le numéro de téléphone du Président de la République… Si vous le voulez bien, nous nous contenterons ici de celui du standard du Palais de l'Élysée, qui est à ce jour le 01 42 92 81 00.

Avec le système proposé, cela donne :

Soie – Thé – reine –panneau –fête –soie – soie

En lisant ces mots, il ne m'a pas fallu bien longtemps pour imaginer une phrase magique :

Je me suis inspiré des panneaux que les parents accrochent à tous les carrefours pour aider à trouver l'emplacement de la fête d'anniversaire de leurs jeunes enfants, le jour J, dans les zones de campagne envahie par d'anciens urbains, comme celle où je vis. Ils écrivent le plus souvent des phrases du genre "Anniversaire Chloé" ou quelque-chose dans ce goût-là… avec une flèche pour indiquer la direction...

Et j'ai imaginé que des parents essayaient de créer un panneau original pour leur petite fille, en quelque sorte leur petite reine, qui avait invité plein d'autres petites reines à leur fête (et en plus, reine… l'Élysée n'est pas bien loin !).

Ainsi, le groupe de mots

Soie – Thé – reine –panneau –fête –soie – soie

S'est transformé (après quelques essais, et en vérifiant que le système était respecté) en…

Si t'es reine, panneau "fête", c'est ça

…ou, si vous préférez :

C.Q.F.D...

J'ai déjà rencontré des personnes ayant durablement mémorisé les numéros d'appel de tous leurs amis, ou encore des codes d'accès ou mots de passe multiples et variés, uniquement en utilisant cette méthode. Auprès de leur entourage, ils passent pour des êtres à la mémoire exceptionnelle. C'est bien compréhensible. Après, certains partagent leur combine, et d'autres pas, c'est la vie...

Pour les étudiants qui doivent retenir de gigantesques suites de nombres plutôt fastidieuses (comme des dates historiques, des articles de loi et beaucoup d'autres choses), ce moyen injustement méconnu est idéal.

Voilà, j'espère que ce système vous parle, et vous convient.  Si tout comme moi vous pensez qu'il vaut la peine, diffusez-le autour de vous, vous ferez ainsi oeuvre utile.

N'hésitez pas non plus à utiliser les commentaires, ils sont faits pour cela, et je serai ravi d'y répondre 🙂

 

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1. Dernière minute : Comme on peut le lire plus loin dans les commentaires, il apparaît en définitive que, contrairement à ce que je croyais, cette méthode vient non pas de Bruno Furst, qui n’a fait que la dépoussiérer, mais semble beaucoup plus ancienne. Le code "chiffre-son" daterait de 1643, et on le retenait alors avec la phrase « Dieu Ne Me Rend La Joie Qu’à Vos Pieds Saints » (1 2 3 4 5 6 7 8 9 0). (cf : https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_chiffres-sons). Merci à mon lecteur Cym13 pour cette précision.

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Formation et humour (avec une ressource pédagogique en cadeau Bonux)


Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à se servir de Twitter et il oubliera de manger.

(Tweet [email protected]_).


Patient est le pompier, car il commence à chaque fois au bas de l’échelle.

(Lao-Tseu).

Bonjour,

Dans un contexte de formation, certains intervenants se réfugient dans une attitude très sérieuse, factuelle, centrée sur la tâche… alors que d'autres n'hésitent pas à employer tous les moyens pour favoriser une atmosphère détendue… C'est affaire de tempérament, me direz-vous…

C'est aussi une affaire de posture, et plus profondément de croyances à propos de soi et les autres. Si vous faites partie de ceux qui déclarent volontiers "Moi je pars du principe qu'on n'est pas là pour rigoler, je refuse donc catégoriquement de me transformer en pitre", eh bien, continuez sur cette voie, car comme nous le verrons plus loin rien n'est pire que le rire forcé. Et je vous rejoins sur un point : en pareilles circonstances il ne faut surtout pas agir contre nature, cela se sent immédiatement.

...Toujours est-il qu'il y a quelque-chose de bizarre, mystérieux, en tout cas indéniable : une personne n'est plus tout à fait la même après avoir ri. Ceci s'applique bien entendu aux formateurs comme à leurs apprenants !

Alors, que faut-il penser de tout ceci ?

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Un anti-douleur naturel

Notre corps est capable de produire des substances anti-douleur très efficaces : les endorphines (opiacés naturels  produits par le cerveau, avec un effet similaire à celui de la morphine).

Or, il se trouve que rire est un moyen naturel et simple d'augmenter notre niveau d'endorphines, et ainsi de diminuer sensiblement nos douleurs de tous ordres.

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Rire en groupe, c'est encore meilleur… pour la santé !

Ce phénomène a été mesuré par le Dr Dunbar, de l'Université d'Oxford. Dans une expérience menée en 2009, avec la célèbre équipe d'aviron de son université, il s'est aperçu que les rameurs supportaient mieux la douleur lorsqu'ils avaient ramé en groupe que lorsqu'ils avaient fait exactement le même effort, mais individuellement : Leur niveau d'endorphines était monté beaucoup plus haut !

Cet effet de groupe est d'autant plus fort avec le rire, qui est hautement contagieux. En effet, il est aisé de constater que nous avons plus de chances d'avoir un fou rire en regardant des vidéos comiques… lorsque nous sommes plusieurs à les regarder ensemble !

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Désamorcer une situation délicate...

L'humour rend possible le détachement lorsqu'il permet d'évoquer un sujet délicat dans un contexte décalé. Cela permet de désamorcer l'inconfort d’un état ou d’une situation...

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L'humour permet une bien meilleure mémorisation !

C'est une de ses meilleures vertus en situation de formation. Le fait a été démontré maintes fois dans les laboratoires de psychologie cognitive. Dans un contexte monotone, le cerveau a très nettement tendance à "décrocher" régulièrement. En situation de stress c'est encore pire, il ne mémorise rien. Alors si vous voulez être vraiment pro et efficace, n'hésitez pas à utiliser l'humour de manière intensive et créatrice ! (...quand on m'a transmis cette évidence, je me souviens parfaitement m'être dit "Ah bon ? Super, et en plus ça m'arrange ! " ).

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L’humour permet de rendre les esprits plus réceptifs...

C'est un vieux truc de vendeur (très utilisé dans les pubs télé !), qui permet de sortir des échanges stéréotypés.

Une vieille recette des VRP et des commerciaux, à l’occasion de leurs démarches par téléphone, consiste à répondre, lorsque pour se débarrasser d'eux on leur demande d'envoyer une documentation : "Dans ce cas j’arrive, la documentation c’est moi !". Mettant les rieurs de leur côté, ils augmentent leurs  chances d’aboutir…

La célèbre humoriste militante écolo Bridget Kyoto l'a également bien compris. Elle inonde la toile de vidéos gaguesques et de tweets hilarants du type "Arrêtez de boire de l'eau, on en a besoin pour les gaz de schiste !". Ce faisant, elle est incommensurablement plus efficace dans son combat que nombre de ses compagnons d'armes parfois tristounets, pontifiants, donneurs de leçons, ou pire : culpabilisants !

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...À condition que le cynisme ne soit pas au rendez-vous.

Une condition indispensable doit être remplie pour que l'usage de l'humour ne tombe pas à plat : la bienveillance !

Attention : ne confondons pas bienveillance avec mièvrerie, ou "action de tendre l'autre joue" ! Ma définition préférée de la bienveillance est "veiller..." (et donc rester vigilant) "...en pensant à ce qui est bien" (…ce qui est exactement le contraire de la malveillance !).

Sont donc à proscrire totalement, sous peine de passer complètement à côté de la plaque, le cynisme (rire aux dépends des autres), ainsi que le rire forcé (...qui en général jette un froid en partant des meilleures intentions. Ne vous lancez jamais dans un "show à l'américaine" avec sourire permanent figé comme dans les pubs de dentifrice, faute de quoi vous êtes sûrs de faire un lamentable bide, comme me le rappelait récemment mon ami Robin Blondet).

Comment savoir si vous avez le bon profil ? C'est très simple : interrogez-vous sur votre capacité à rire de vous-même !

Je vous assure que c'est le petit détail qui fait toute la différence !

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La ressource pédagogique

Sentez-vous à l'aise d'utiliser la présentation ci-dessous si vous souhaitez intervenir sur cette question dans un groupe (notamment en session de formation de formateurs).

 

Cliquez ici..

Voilà. C'est tout pour aujourd'hui. Je vous souhaite une magnifique journée.

Bien à vous,

Bernard

filet

PS : Avec tous mes remerciements à Robin Blondet, qui m'a (involontairement) aidé à préparer cet article en s'y prenant à deux fois :

  • La première, c'était il y a 12 ans en écrivant sur le net un texte intitulé exactement pareil (c'était à la fin de l'année 2001... j'ai été incapable de le retrouver aujourd'hui !)...
  • Et la deuxième, c'était il y a quelques jours, lors d'un de nos échanges de vues aussi mémorables que jubilatoires (car depuis 2001, nous nous sommes vus plusieurs fois, y compris "pour de vrai").

Une autre personne adorable (oui, je sais, j'ai de la chance, j'en suis conscient) a été le véritable déclencheur direct (bien que tout aussi involontaire) de cet article en... attrapant un fou rire pas plus tard que samedi dernier, dans un endroit où je me trouvais également... A vous deux, et à tant d'autres, j'ai envie de dire tout simplement "merci d'exister" 🙂 !

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Faut-il être optimiste tout le temps ? [inclus un bonus « ressource pédagogique »]

Excès d'optimisme ?

left_guillemet Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi...

Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles pourraient être et qui se disent … "pourquoi pas ?"  right_guillemet

_George Bernard Shaw

Bonjour.

Cet article est le deuxième paru dans le dossier « Attitudes appropriées » publié sur ce blog. Pour un accès à l'article précédent voir le lien ci-dessous :

Un beau conte philosophique et une ressource pédagogique en prime… que demander de plus ?

filet

L'attitude appropriée (rappel)

Ainsi que nous l'avons déjà vu, il faut bien admettre que nous avons tous, à des degrés divers, pris l'habitude de porter des jugements "à l'emporte-pièces" sur les comportements de nos semblables, et aussi sur nos propres comportements.

Par exemple, si un jour je venais à m’acheter une paire de souliers vernis, ce fait n’est en soi ni bien ni mal… (car, comme on dit dans ma région, "...c'est affaire de goût" ).
…En revanche, si le lendemain de mon achat vous me croisiez sur un chemin de randonnée, chaussé de ces mêmes souliers, vous seriez parfaitement fondés à trouver cela étrange… autrement dit  non approprié aux circonstances.

Les circonstances

Ce sont, une fois de plus, elles qui nous indiquent ce qui est approprié ou pas. Entendons-nous bien, il ne s’agit en aucune manière de porter un jugement. Car en matière de jugement, il est aisé de découvrir que bien souvent, le juge... ment 😉 surtout lorsque ce juge se trouve être notre petit ego... et qu'en outre personne ne l'a mandaté pour cela !

Non, il s'agit beaucoup plus simplement d’essayer de voir quelles attitudes sont appropriées à quelles circonstances. Dans l'histoire des souliers vernis, c'est beaucoup moins une question de jugement que de... jugeote !

La matrice des attitudes et des circonstances

Dans ce dossier, nous avons pris récemment l’exemple de l’attitude du « lâcher prise » (...qu’il ne faut surtout pas confondre avec le laisser-faire), versus l’attitude « battant, plein d’énergie », et nous avons pu identifier les circonstances dans lesquelles chacune de ces attitudes est appropriée, ou pas.

Aujourd'hui, nous allons utiliser le même schéma (Matrice des Attitudes et des Circonstances)  pour tâche de de donner quelques éléments de réponse à cette question :

  • Faut-il être optimiste tout le temps ?

En d'autres termes, dans quelles circonstances est-il approprié d'être optimiste ? existe-t-il des cas où le pessimisme est indiqué par... les circonstances ?

Cette idée m'est venue en m'intéressant aux travaux de Philippe Gabilliet, professeur associé à ESCP Europe, et auteur d'un ouvrage intitulé Éloge de l'optimisme. Ce monsieur, que je ne connaissais absolument pas, a bien voulu me donner l'autorisation de réutiliser ses travaux sur l'optimisme dans le cadre de la Matrice des Attitudes et des Circonstances, en me faisant part de tout le bien qu'il pensait de  ce nouveau rapprochement.

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La ressource

 

Voilà. J'attends vos remarques avec impatience, et j'en profite pour renouveler publiquement mes remerciements les plus chaleureux à l'adresse de Philippe Gabilliet pour sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité et ses paroles d'encouragement.


Cet article fait partie du dossier "Matrice des attitudes et des circonstances"

Article précédent : Acharnement ou lâcher-prise ? Article suivant : Vous avez bien dit ''Constructif ?''...

 

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