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Le travail est la meilleure et la pire des choses…

travail : meilleure ou pire des choses

Le travail est la meilleure et la pire des choses ; la meilleure, s’il est libre, la pire, s’il est serf […] Un homme est heureux dès qu’il reprend des yeux les traces de son travail et les continue, sans autre maître que la chose, dont les leçons sont aujourd’hui bien reçues. […] Tout homme préfèrera un travail difficile, où il invente et se trompe à son gré, à un travail tout uni, mais selon les ordres. Le pire travail est celui que le chef vient troubler ou interrompre.

D’après le philosophe Alain (texte intégral sur http://www.webphilo.com/textes/voir.php?numero=453061498)

Une autre vision du mensonge (grâce à la CNV)

Portrait d'Isabelle PadovaniQuand nous étions petits, on nous a asséné certaines choses comme étant vérités ou mensonges. Or, ce que nous appelons communément « mensonge » n’est qu’une étiquette morale que nous plaquons sur les paroles d’un autre à chaque fois que ce qu’il dit ne me semble pas correspondre à ce qui est, ou tout au moins à la perception que j’en ai. Par la voix d’Isabelle Padovani, la CNV nous propose ici une autre vision :

 

Pourquoi mentons-nous? Trois raisons courantes :

  1. Par ignorance (la personne qui « ment » n’a en fait pas connaissance de ce qui est)…
  1. Pour prendre soin de nous (quand nous envisageons – ou imaginons – les consequences que notre parole peut avoir sur nous ou sur notre devenir)…
  1. Pour prendre soin de l’autre (quand nous envisageons – ou imaginons – les consequences que notre parole peut avoir sur l’autre).

La vérité, qu’est-ce que c’est ?

Il est difficile d’évoquer la question du mensonge sans parler également de la vérité. La vérité est – elle aussi – une étiquette morale que nous plaquons sur les paroles d’un autre. C’est une sorte de dogme qui a tendance à nous enfermer dans quelque-chose de fixe, que nous percevons comme absolu.

Attention à ne pas confondre vérité et réalité : La réalité est « ce qui est en ce moment ». Contrairement à la vérité, la réalité est toujours mouvante.

« Ce qui est » correspond à la fois à ce qui est autour de nous et en nous.

Mensonge et vérité correspondent en fait à une paire d’étiquettes morales qui influent sur notre perception de ce qui est en train de se passer.

Comment réagir à ce que nous percevons comme un mensonge  (avec les outils de la Communication Non Violente) :

  1. L’observation : J’ai vu ceci… et tu dis cela…
  2. Nos sentiments, nos émotions : Quand je t’entends dire ça ; je me sens (…perplexe, agacé, révolté, furieux…)
  3. Nos besoins « non satisfaits » : J’ai besoin de (…clarté, compréhension, confiance…)
  4. Notre demande : Dans ce cas ce sera probablement une demande de connexion Exemple : L’autre serait-il d’accord de me dire ce qu’il a entendu, ou compris de ce que je viens de lui dire ? ou encore : Comment se sent-il avec ça ?…

Rappel : les 2 catégories courantes de demandes en CNV sont la demande de connexion et la demande d’action (du type « serais-tu d’accord pour faire ceci ou cela ? »)

Objection courante : « Pffft…. La CNV ça ne marche pas !

« La CNV ça ne marche pas …puisque je ne réussis toujours pas à obtenir ce que je veux de l’autre » ( ici, comprendre : « …qu’il arrête de me mentir »). Air connu…

Attention : il faut bien comprendre que la CNV n’est pas faite pour cela! Elle vise plutôt à nous permettre de découvrir une plus grande paix intérieure, qui soit indépendante du fait que l’autre continue à faire quelque chose qui ne nous convient pas.

Il s’agit simplement de se sentir en lien avec l’autre. Mais cela ne signifie pas pour autant que les besoins de tout le monde sont écoutés et respectés tout le temps, ni que tout se passe toujours conformément à nos attentes.

La CNV n’est pas cela. Elle est plutôt un processus très pragmatique et très réaliste, contrairement a ce que certains croient parfois.

Mon but dans la CNV : Être dans une manière d’être en relation aux autres qui fasse que je sois en paix avec moi-même ! (…mais pas nécessairement avec l’autre, du moins pas à n’importe quel prix !). Et ceci quelles que soient les émotions qui me traversent, et quelles que soient les situations.

Soyons clairs, cela ne va pas changer tout ce qui m’entoure!

Ainsi, lorsque nous utilisons la CNV pour réagir à un mensonge, si nous avons l’impression que l’autre « s’enferre dans ses mensonges« , ou « persiste dans sa mauvaise foi », il nous suffit de prendre conscience du fait qu’à ce moment-là nous avons nous-même besoin d’empathie, et peut-être aussi de faire le deuil d’un besoin de « lien d’authenticité » avec cette personne.

Si de son côté l’autre n’a pas les moyens (ou bien n’a pas l’élan) de ce lien d’authenticité avec nous, la conclusion que nous devons en tirer est juste que nous avons besoin de nous préserver. La seule question qui vaille en pareil cas est « Qu’est-ce qui est bon pour moi? ». En laissant le cas de l’autre au deuxième plan (pour le moment).

Le grand mérite de la CNV dans ce genre de situations

En pareil cas, la CNV va me permettre de me préserver sans fermer mon cœur ! En effet, la tristesse que nous pouvons ressentir lorsque nous faisons le deuil d’une relation à l’autre n’est rien en comparaison de la tristesse que nous ressentons lorsque nous refermons notre cœur. C’est en fait là que ça nous fait le plus de mal. Ainsi, je peux très bien aller jusqu’à me retirer d’une relation pour me préserver, sans pour autant que cela s’accompagne de jugements moraux sur l’autre.

Mais tout cela nécessite que j’arrête de croire que grâce à la CNV, toutes mes relations connaîtront une « happy end ».

Qu’est-ce qu’être authentique ?

C’est la question que je l’on peut aborder pour clore (provisoirement) ce sujet.

Contrairement à ce qu’on peut croire, être authentique ne signifie pas forcément « dire ce que je crois, ce que je sais, où ce que je pense » de l’autre, et encore moins « lui dire ses quatre vérités » (en l’occurrence, les « vérités » en question risquent fort en définitive de n’être que des jugements)…

Non, être authentique, pour la CNV, c’est d’abord exécuter les quatre étapes du processus de CNV pour soi-même:

1) L’observation de ce qui est

2) L’identification de nos sentiments, de nos émotions provoqués par cette observation

3) L’identification de nos besoins « pas nourris »

4) La demande concrète que nous pouvons nous faire nous-même.

…Ensuite, si on veut « être authentique jusqu’au bout », il nous reste maintenant à transformer tout cela en demande concrète dirigée vers l’autre. Lui faire en quelque sorte le cadeau de lui exprimer ce qui est vivant en nous.

Être authentique, c’est avant tout un moyen pour nourrir la connexion à soi ou à l’autre, mais ce n’est pas une fin en soi. Le dicton populaire qui dit que « Toute vérité n’est pas bonne à dire » est ici parfaitement justifié.

Iĺ n’y a aucune obligation à être authentique à chaque instant et à tout prix.

En effet, dès que je pose une étiquette morale, sur quelque chose, que cette chose soit positive ou négative, je ne suis plus relié à « ce qui est ». Cela me coupe de toute perception directe de ce qui est, au bénéfice d’une image duelle  (bien/mal, juste/injuste, vrai/faux) du monde.

Si, au lieu de cela, votre intention et de vivre pleinement la réalité de ce qui est, je vous invite à ne pas nourrir et entretenir de nouvelles étiquettes morales sur les choses, sous prétexte d’une certaine idée de l’authenticité.

En fait, vivre dans l’authenticité, cela consiste avant tout à conserver le choix des moyens que nous voulons utiliser. Ainsi, il m’arrive de mentir à quelqu’un par souci de la relation, ou encore par délicatesse. parce que j’ai l’impression que cette personne n’aura pas forcément les moyens de digérer ce que j’ai à lui dire à un instant T…

Mais en pareil cas, je tâche de faire cela en conscience, je ne me juge pas, je suis en paix.

Il est très important que nous gardions en toutes circonstances le choix des moyens que nous souhaitons utiliser pour nourrir notre besoin de connexion à l’autre.

…Y compris lorsque cet autre nous dit autre chose que « ce qui est ».

 

D’après une vidéo d’Isabelle Padovani
Lien vers la vidéo originale : https://youtu.be/fkWPxQtfAUU
(durée : 36 mn environ).


Portrait d'Isabelle PadovaniIsabelle Padovani est praticienne en développement personnel, en espace de l’impersonnalité, formatrice en Communication NonViolente® et tant d’autres choses… Créatrice du concept de Communification, elle a diffusé à ce jour plus de 350 vidéos disponibles sur sa chaîne YouTube. Dans un style bien particulier, très direct, empathique, utilisant un humour bienveillant et visant toujours en plein dans le mille, elle a la bonté de nous faire partager en toute simplicité et authenticité son point de vue sur un grand nombre de situations de questionnements philosophiques, de mal-être, de souffrance psychologique, voire de détresse. Elle est la créatrice de séminaires appelés « Rencontres au cœur du vivant », qu’elle anime régulièrement en France, Suisse, et Belgique.

Son site : http://www.communification.eu/

 

La bonne attitude dans les bonnes circonstances : comment faire ?

la bonne attitude dans les bonnes circonstances

Attitude et circonstances…

L’attitude, c’est quoi ? Le conte du jardinier chinois et de sa binette, histoire déjà publiée dans ces colonnes, nous a montré à quel point nous devons apporter de l’importance à une chose qui nous vient curieusement assez peu à l’esprit :

L’attitude appropriée…

En effet, nous avons parfois tendance  à porter des jugements un peu hâtifs sur les comportements. Tous les comportements… Les nôtres, ceux de nos apprenants, mais aussi de nos semblables en général !

Par exemple, examinons le cas de la fuite. La fuite est considérée comme une chose à ne pas faire, comme un synonyme de lâcheté, voire de démission… Mais si ma maison prend feu et que je ne fuis pas, je risque la mort !

De même, la passivité n’a pas bonne presse non plus… Or, si un frelon se pose sur mon bras, la meilleure chose que je puisse faire, c’est de rester zen, calme, et le plus passif possible (…bon, sauf si je m’appelle Lucky Luke, c’est vrai… mais ce n’est pas le cas de tout le monde, et – en pareil cas – je n’ai pas trop intérêt à rater mon coup 🙂 ).

Les circonstances

Ce qui fait qu’une attitude est appropriée ou non, ce sont toujours les circonstances dans lesquelles cela se passe. Les éléments présentés ci-dessus nous en ont fait la démonstration, s’il était besoin. D’ailleurs, la Justice des hommes, dans sa grande sagesse, ne parle-t-elle pas de « circonstances atténuantes », mais aussi de « circonstances aggravantes » avant de qualifier précisément un fait ?

Peut-être est-ce là un signe que les circonstances y sont pour beaucoup… mais aussi que nous devons parfois fournir un effort pour leur accorder toute l’attention qu’elles méritent, avant de porter un jugement !

La matrice des attitudes et des circonstances

J’ai préparé à votre intention une série de ressources pédagogiques portant sur ce sujet. Aujourd’hui, je vous propose de visionner une première vidéo qui vous présentera ce qu’on peut appeler la matrice des attitudes et des circonstances.

Ainsi, pour illustrer ceci sur un exemple concret (euh, oui, j’avoue, c’est ma marotte… on ne se refait pas, hein ?) nous nous efforcerons de donner quelques éléments de réponse à des questions telles que :

  • Quand faut-il dépenser de l’énergie ?
  • Qu’est-ce que le lâcher prise ?

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La ressource

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Pour finir…

En conclusion, pour vous aider à faire la part des choses entre « ce qui dépend de moi » et « ce qui ne dépend pas de moi »,  je vous invite à visionner cette vidéo de Moutassem Hammour à propos de « ce que je peux changer vraiment », et de  notre « sphère d’influence » » :
youtu.be/HxMZn-Zxl90

 

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

Citation du moment…

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Conte philosophique : le jardinier chinois (et sa binette)

Paysan chinois avec sa binette

Illustration Florence Bondi

Un joli conte sur le thème « ce qui m’a servi… m’asservit »

Voici un conte bien riche d’enseignements…

Un jardinier vivait en Chine il y a très très longtemps. Il avait un des plus beaux jardins qui se puissent imaginer, avec une foultitude de fleurs odorantes, multicolores, et un ensemble d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, au milieu desquels coulait une ravissante rivière. Les gens venaient parfois de très loin pour admirer l’œuvre de ce jardinier, lequel en tirait une légitime fierté.

Un jour, l’empereur de Chine en visite dans la région entendit parler de ce jardinier exceptionnel et de son si beau jardin. Il décida de lui rendre visite. Après avoir visité le fameux jardin, tout encore ébloui par tant de formes, couleurs, odeurs… il décida de faire un cadeau à un aussi méritant sujet. Une invention qu’on lui avait offerte peu de temps avant, mais dont il n’avait aucun usage dans sa fonction d’empereur. C’est ainsi que notre jardinier fut extrêmement honoré de recevoir… une binette !

Au début, ce fut réellement miraculeux. Il plantait encore plus vite, encore mieux, creusait des rigoles qui devinrent bientôt des systèmes d’irrigation astucieux, ce qui lui évitait de nombreux trajets éprouvants pour transporter de l’eau. Il arrachait toutes les mauvaises herbes en un rien de temps, et sans se pencher ! Son mal au dos se fit de plus en plus ténu, puis disparut complètement. C’est bine simple : au bout d’un certain temps, notre jardinier ne pouvait simplement plus se séparer de sa binette.

jardinier chinoisMais au bout d’un certain temps, il la trouvait si incroyablement pratique qu’il finit par l’utiliser en toutes sortes de circonstances… y compris les moins appropriées comme dormir, manger, ou écrire son courrier…

Cette histoire nous vient de la nuit des temps….Elle est transmise de bouche à oreille par des générations de conteurs, qui en achèvent toujours le récit par une question :

« Est-ce que chacun d’entre nous n’aurait pas – au moins – une binette, cachée quelque part ? »

Pour aller plus loin…

Enfin, pour tirer encore plus d’enseignements de cette histoire, je vous invite à visionner la vidéo contenue dans l’article intitulé : La bonne attitude dans les bonnes circonstances : comment faire ? Il s’agit d’une ressource pédagogique qui – je l’espère – vous sera des plus utiles…

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

 

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