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Blog pro

Non, l’ennui n’est pas une fatalité…

Ah là là, que d'émotions...

Dans mon dernier billet je vous faisais part de mes sentiments mitigés après trois séances MOOC ITyPA.

J’y évoquais ce qu’il faut bien appeler l’ennui que je ressentais de plus en plus lors du visionnage des dernières séances, après l’enthousiasme des débuts. Plusieurs personnes ont eu la gentillesse de me faire part de leurs propres réactions, sur ce blog ou ailleurs, en me suggérant parfois de mettre un peu d’eau dans mon vin, au motif que, bah, quand on assiste à un cours on s’ennuie forcément un peu, que si on s’ennuie il faut s’occuper utilement en prenant des notes, et qu’après tout il faut bien « faire avec » parce que… parce que c’est un peu la loi du genre.

Aussi j’aimerais aujourd’hui vous raconter une histoire... vraie .

 

Histoire d’un vieux monsieur

Un vieux monsieur s’installe à une table de conférence, face à un parterre de chercheurs en intelligence artificielle. Il parle pendant une heure. Il est filmé par une caméra fixe. Pas vraiment générateur d’engouement comme dispositif. Et pourtant…

…Pourtant un silence religieux se fait immédiatement, dans un climat d’attention bienveillante et détendue. Et le vieux monsieur parle toujours, très simplement, avec des mots de tous les jours, bien que s’adressant à un public averti. Et moi, pauvre clampin derrière son petit PC, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase amusante de l’écrivain norvégien Gunnar Staalesen : « Les tableaux aux murs, tous dans des cadres dorés, étaient dus à des peintres si renommés que même moi j`arrivais à les reconnaître. »

Mais revenons à notre vieux monsieur. Sans jamais se départir d’un sourire lumineux (parce qu’authentique), il nous donne de précieux éclairages sur un sujet qui le passionne, et qui me passionne également, à tel point que j’ai pris l’habitude de visionner régulièrement cette conférence, que je connais presque par cœur maintenant, et bénis ceux qui ont eu le bon goût de l’enregistrer, puis de la mettre à disposition sur YouTube.

Les premières fois j’étais tout simplement scotché à mon fauteuil par la poussée gravitationnelle. Space Mountain à côté, c’est de la bibine. C’est émouvant de se sentir ainsi tiré vers le haut. Émouvant parce qu’il est somme toute assez rare de ressentir avec une telle jubilation le plaisir d’apprendre et de comprendre.

Aucune envie de zapper sur d’autres onglets de mon navigateur… Aucune envie de prendre des notes non plus, enfin, la première fois du moins. Quelque-chose me dit que même ceux qui ont en général la bougeotte en pareil cas se comporteraient tout autrement ici… Allez, je prends le pari que même Christine Vaufrey, qui a eu la gentillesse de confier ici qu’elle était sujette à ce virus, ne bougerait pas un cil ;-)

Le vieux monsieur continue de parler. Il présente simplement le plan de son intervention, chaque « chapitre » a droit à son introduction, son développement, sa conclusion en bonne et due forme, et même une petite phrase qui fait impeccablement le lien entre ce qui précède et ce qui va suivre. Il y a là un vrai souci de nous prendre par la main, en douceur, de ne jamais nous perdre, sans avoir l’air d’y toucher. Vous savez, un peu comme le si rassurant petit rond bleu « Vous êtes ici » qu’on voit parfois sur les plans de ville affichés dans la rue… Pourtant, pas une seule fois on ne voit le monsieur consulter ses notes !

Ah, les notes, parlons-en : les autres fois, en re-visionnant la conférence, je n’ai pas pu résister à la tentation d’en prendre, des notes, histoire de pouvoir m’en repasser quand même une petite couche pendant les moments où je dispose de moins de temps. À toutes fins utiles, j’ai mis ça dans un dossier public sur un bout de cloud, si ça vous intéresse servez-vous.

Voilà. C’est terminé. Le vieux monsieur a fini de parler. Toute la salle l’applaudit, longtemps, debout. Lui regarde tous ces gens avec émotion et gentillesse, un peu gêné, tout en dodelinant doucement de la tête pour les remercier de leur attention. À ce moment précis, ce n’est plus un vieux monsieur, c’est un tout jeune homme.

Cela se passe en décembre 2007, pour les 40 ans de l’INRIA. La conférence s’intitule « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive ».

Le monsieur s’appelle Michel Serres.

ITyPA sympa ce MOOC ? (épisode 3). Euh, ça dépend…

Les outils du web présentés sous forme de Rubik's Cube

Bien le bonjour à tou(te)s

Jeudi 18 octobre 2012, juste après la diffusion du "Mooc semaine 3",  nous sommes réunis (virtuellement, mais réunis quand-même) avec trois personnes que je connaissais à peine, mais que je suis bien content de découvrir un peu mieux. Il s'agissait de discuter à bâtons rompus sur nos ressentis respectifs.

Je vais tenter de résumer ici mon propre point de vue.

Ce que j'ai trouvé de positif dans cette séance 3, et dans l'évolution du MOOC

  • Tout d'abord, le fait que l'expérience existe, tout simplement. Au risque de me répéter, je m'efforce de ne pas perdre de vue le fait que nous assistons ensemble à la naissance du tout premier MOOC francophone !
  • Les découvertes, mais aussi rencontres que cela m'a permis. Il se trouve qu'avant la diffusion du MOOC, j'avais déjà "repéré" les interventions de personnes telles que Gilles le Page et Pascal le Rudulier sur la toile (notamment sur leurs Scoop.it respectifs). Je m'étais promis de me rapprocher d'eux, d'une façon ou de l'autre, sans jamais concrétiser cette intention. Indéniablement, c'est le MOOC nous a en fin de compte donnés l'occasion de nous rapprocher les uns des autres (me permettant au passage de découvrir également la personnalité et les talents de Deborah Augustiniak, et de quelques autres...). Grâces en soient rendues à l'existence de ce MOOC, qui a permis, comme on peut le voir, d'impulser un très grand nombre d'interactions de ce type (pour ma part j'y ai trouvé un cercle d'échange de vues, ou EPP (comme Environnement Personnel de Papotage :-), que j'apprécie grandement.

Ce qui me plait moins...

  • La question du "temps d'antenne" alloué à chacun des intervenants me pose un problème : Il y a toujours, parmi les intervenants du MOOC, une personne que l'on entend pratiquement pas, et dont à la limite on a du mal à comprendre ce qu'elle est venue faire ici. je trouve cela pour le moins gênant...
  • Le côté "non structuré", et à la limite "trop peu préparé". J'ai bien compris que c'était à nous autres, apprenants, de définir et préciser ce que nous avions envie d'apprendre, et qu'il n'était pas question d'attendre que les choses nous tombent toutes cuites dans le bec. Soit. Mais tout de même... Lorsqu'un intervenant nous dit par exemple (je cite de mémoire) qu'il "existe aujourd'hui sur internet des ressources qui peuvent largement nous aider à y voir clair sur la question des rumeurs infondées quant à ce qu'il en est vraiment de la question des libertés publiques sur le net", je trouve cela très approprié... mais je manque cruellement d'un lien, d'une piste, voire d'un simple mot que je pourrais "googler" par la suite pour pouvoir creuser la question par moi-même...
    D'une manière générale, la teneur des échanges me paraît tenir davantage de la conversation à bâtons rompus (limite "conversation de salon", comme cette longue digression sur la géolocalisation des téléphones portables !?) que de la volonté de diffuser quelque-chose de directement exploitable, de concret, d'utile eu égard aux objectifs annoncés. Et dans cette affaire, c'est bien la question de l'utilité qui est centrale à mes yeux. Force m'est de constater que cette question-là, je la trouve trop souvent négligée par des spécialistes de l'apprendre (voir l'article que j'ai diffusé sur ce blog en juin dernier)
  • Le "portail" du MOOC pourrait précisément combler certaines lacunes, immanquablement générées par le "live" des sessions vidéo, serions-nous en droit de penser...
    Eh bien là encore, c'est pour moi peine perdue. Je ne suis pourtant pas né de la dernière averse de spams, mais j'avoue avoir un mal fou à y retrouver mes petits sur le portail officiel http://www.itypa.mooc.fr/. Heureusement que mes petits e-camarades et e-correspondants sont là pour m'aider à y retrouver mon latin parmi les circonvolutions et autres "nodes" de l'arborescence... En effet, le moins qu'on puisse dire, c'est que la navigation sur ce portail n'a rien d'évident et s'apparente souvent à une course d'obstacles ! Tout Y est Pour Apprendre, certes, on ne demande qu'à y croire, mais il y a pas mal  de choses qui se trouvent au fond du couloir à droite, dans le tiroir des peignes à côté du beurre ! Bonjour le creusement des méninges dans ce véritable jeu de piste où n'importe quel petit Poucet en aurait déjà perdu tous ses petits cailloux, ce qui est vraiment un comble au vu du sujet proposé ! "Aujourd'hui, les apprenants deviennent des agents libres de la formation", ai-je entendu au passage, au milieu de cette session 3.... Tout cela est bel et bon, mais de là à prendre le risque de transformer une partie d'entre eux en électrons libres encore plus perdus qu'avant dans la stratosphère, il y a un grand pas qui me paraît hélas allègrement franchi !

...Voilà donc en résumé quels sont les sentiments qui m'animent quelques jours après cette session...

Mais au fait, quelles sont les origines de ce MOOC ? Pourquoi a-t-il si soudainement fait irruption dans le paysage ?

Tout cela m'a la donné la curiosité de creuser du côté des origines de ce fameux MOOC ITyPA, du pourquoi, comment et par qui il avait été mis sur les rails. Après quelques consultations, je me suis laissé dire qu'il avait été en partie largement impulsé (pour le pas dire "initié") par les Assises de l' Enseignement et de la Recherche lancées le 11 juillet dernier par la toute nouvelle ministre en charge du dossier. Ainsi, le MOOC ITyPA me fait penser à une belle fleur de nénuphar,  arrivée dans le paysage l'espace d'un instant, parce que... eh bien parce qu'il fallait que cela se fasse, et que cela se fasse maintenant ("le MOOC, c'est maintenant..." :-) . Il est vrai que nos amis Etats Uniens ont une position carrément hégémonique dans ce domaine, et qu'il peut paraître légitime de vouloir changer ça, et de le vouloir tout de suite. Un peu comme en février 2007 lorsque Microsoft lançait Windows Vista, son système de l'époque, alors que nombre des ingénieurs de la maison criaient - dans le désert - que le moment n'était pas venu, qu'on n'était pas prêts, que ça allait être une catastrophe et que les utilisateurs risqueraient d'essuyer de drôles de plâtres...

On sait ce qu'il en est advenu par la suite : les grands dirigeants ont tranché, en vertu de la Sacro-Sainte Raison d'État (enfin, celle de la firme, c'est à peu près pareil), ce qui ne veut rien dire du tout en-dehors du fait que de nos jours, le "fait du prince" se porte ma foi encore bien... Ils ont tranché, donc, tout en balayant d'un revers de main toute autre considération. Qu'un technicien de terrain vienne signaler humblement que ce n'est tout simplement pas possible, du moins pas maintenant, il s'entend aussitôt opposer une consigne vieille comme le monde, qui peut se traduire sous la forme "Débrouillez-vous, mon vieux !" (air connu). Là encore, l'injonction est absolument vide de sens pour peu qu'on y réfléchisse, mais cela ne l'empêche pas de se porter mieux que jamais. A côté de tout cela, les considérations du type "Nous ne sommes pas prêts, ça risque d'être une catastrophe et les utilisateurs risquent d'essuyer de drôles de plâtres" ne pèsent pas plus lourd qu'un fétu de paille...

J'ignore totalement dans quelle mesure la naissance du MOOCITyPA a obéi ou non à une aussi "imparable logique", mais le fait est que je ressens très nettement cette impression de manque de préparation, à tort ou à raison. A l'heure où j'écris ces lignes, je prévois pour ma part d'être au rendez-vous de la session 4, celle du 25 octobre, mais c'est uniquement en raison du "teasing" aussi convaincant qu'argumenté prononcé par Christine Vaufrey à propos de son collègue Denys Lamontagne qui fera office d'invité principal pour cette session, à ce que j'ai compris.

Pour le reste, je ne réponds de rien quant à la poursuite de mon assiduité, et me réserve la possibilité de décrocher, la mort dans l'âme, après (voire pendant) la session 4, avec tristesse, amertume, mais après tout il faut savoir faire des choix, même si choisir c'est parfois éliminer...

En pareil cas, cela ne fera jamais qu'un participant de moins, ce qui à bien y réfléchir n'a pas grande importance.

Bien à vous,

Bernard

ITyPA sympa ce MOOC épisode 2….

Jeudi 11 octobre 2012 - Deuxième rendez-vous avec mes petits camarades (et profs) virtuels. Il paraît que cette fois-ci, l'audience de notre première rencontre  a été pulvérisée, et que ce sont plus de 1000 fonds de culottes (dont le mien :-) qui sont en train de s'user sur les e-bancs de ce machin bizarroïde... Cette fois-ci j'ai compté huit intervenants, toujours sous la houlette débonnaire de Christine Vaufrey.

Ce hangout public m'a laissé sur une bonne impression... On sent bien qu'l y a un fil conducteur, que les intervenants savent plus ou moins où ils veulent en venir... En même temps, je n'ai pas pu m'empêcher de comparer (plus ou moins consciemment) avec les émissions télé en multiplex, où des pros de la prise de parole la prennent au vol, se la rendent, se la réapproprient avec une maestria qui laisseraient pantois tous les ceussses qui veulent s'occuper de notre "temps de cerveau disponible" avec l'air de ne surtout pas y toucher :-)

Là c'est tout à fait différent : On sent qu'on est en train de vivre un moment historique (rappelons que nous assistons en direct au premier mooc francophone, tout de même...) dont le seul fait qu'il ait lieu sous nos petites mirettes z-et oreilles ébahies ferait frémir d'émotion tout tout e-pédagogue (ou pas e- d'ailleurs, y'a pas d'raison) qui se respecte en ce bas monde. Plus tard nous dirons tous, la larme à l'oeil, à nos petits enfants "J'y étais !". Donc, c'est du vrai grand moment moulé à la louche, du vrai, du lourd, y'a pas à mégoter...

Et en même temps on n'est pas à la télé, mais alors pas du tout : d'où de charmantes petites hésitations proférées par une grande partie des intervenants, des "heu", des "eh bien", et autres "oui... en fait, c'est-à-dire" (sans parler des temps morts) qui ne sont pas sans nous rappeler l'époque héroïque des radios libres (...si ça se trouve, lors les premiers gazouillis des radio amateurs, ça devait être déjà de ce tonneau-là :-)

Qu'importe, ne boudons surtout pas notre plaisir. Même les petits côtés brouillons dont je viens de parler m'émeuvent au plus haut point, parce que bien  au-delà (ou à cause) de tout ça, j'ai ressenti justement à fleur de peau la sincérité, l'envie de partager, d'être ensemble, et ma foi, j'ai trouvé que dans l'ensemble, ça l'fait !

D'autant plus que mine de rien des choses très sensées ont été dites pendant la "retransmission", notamment une torsion de cou en bon uniforme pour quelques idées reçues sur le net (du style "...il ne faut surtout pas que je me connecte sous mon vrai nom, sinon tout va pouvoir être retenu contre moi". Eh oui, il s'agit là d'une des multiples formes que revêt l'obscurantisme des temps modernes ! ).

Eh bien, du coup j'ose prétendre que même si cette joyeuse causerie brouillonne au coin d'un méga-feu de 1000 pékins ne servait qu'à ça aujourd'hui, eh bien ce serait toujours ça de pris. Et c'est beaucoup.

Et puis question organisation, nos amis... euh, organisateurs, donc, n'ont pas encore dit leur dernier mot, surtout qu'à ce que j'ai compris, la parole allait être donnée à nous autres (c'est-à-dire les 992 autres qui causent pas encore dans le poste :-)  dans une approche résolument socio-constructiviste et assez révolutionnaire, à savoir que c'est nous-mêmes, apprenants de tout poil qui allions contribuer à construire le contenu du cours (voilà qui est des plus réjouissants !).

Ainsi je compte bien m'installer jeudi prochain devant mon petit ordi au fond de ma pinède, à l'heure habituelle (18 h heure légale française) pour assister au prochain épisode de ce show interactif, réjouissant, jubilatoire et roboratif, qu'on se le dise.

Bien entendu je ne manquerai pas de vous faire part de mes impressions !

Et au moins, pendant qu'on est là-devant, on n'est pas devant la télé... c'est toujours ça de pris !

18 façons d’améliorer votre langage corporel (body language)

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 Libre traduction et adaptation d’un article paru sur http://www.positivityblog.com/index.php/2006/10/27/18-ways-to-improve-your-body-language/

 1.      Ne croisez pas les bras ou les jambes - Vous avez sans doute déjà entendu dire qu’il est déconseillé de croiser les bras car cela pourrait vous faire paraître sur la défensive ou traduire le sentiment d’être surveillé. Cela vaut pour les jambes aussi. Gardez les bras et les jambes ouverts.

 2.      Gardez un contact visuel, mais ne fixez pas votre interlocuteur - Si vous vous adressez à plusieurs personnes, tâchez de toujours rester en contact visuel avec quelques-unes d’entre elles (pas toujours les mêmes !), efforcez-vous de créer un lien par le regard et vérifiez si elles sont effectivement à l'écoute. Attention, un excès de contact visuel pourrait faire fuir les gens. Alors qu’un manque de contact visuel peut vous faire paraître superficiel. Si vous n'êtes pas habitué à ce genre d’exercice, il se peut que vous trouviez cela quelque peu difficile ou inquiétant au début, mais continuez à y travailler et vous y habituerez.

3.      N’ayez pas peur d’occuper l'espace – Changer de position, par exemple se mettre en position assise, ou debout, les jambes légèrement écartées constitue un signal basique de confiance en soi et montre que vous êtes bien dans votre peau.

4.      Détendez vos épaules - Lorsque vous vous sentez plus ou moins tendu, l’énergie circule moins facilement jusqu'à vos épaules. Vous pouvez les rehausser un peu pour vérifier si les symptômes disparaissent. Essayez de vous détendre en desserrant les zones de tension en remuant un tout petit peu les épaules. Déplacez-les légèrement vers l'arrière.

5.      Bougez la tête quand on vous parle - Hochez la tête de temps en temps pour signaler que vous écoutez. Mais n'exagérez pas, n’imitez pas Woody Woodpecker !

6.      Ne vous relâchez pas trop, tenez-vous droit - Mais d'une manière détendue, pas de façon trop rigide non plus.

7.      Penchez-vous vers votre interlocuteur, mais pas trop - Si vous voulez montrer que vous êtes intéressé par ce que quelqu'un dit, il est d’usage de se pencher vers la personne qui parle. Si vous voulez montrer que vous êtes confiant en vous-même et détendu, il faut également se pencher très légèrement en arrière de temps à autre. Mais ne ne forcez pas le mouvement sous peine de sembler (selon le cas) démuni et en quête d’approbation, ou encore arrogant et distant.

8.      Souriez... et riez – allégez l’atmosphère, ne vous prenez pas trop au sérieux. Détendez-vous un peu, sourirez et riez quand quelqu'un dit quelque chose de drôle. Les gens seront beaucoup plus enclins à vous écouter si vous avez l’air d’une personne positive. Mais ne soyez pas le premier à rire de vos propres blagues, cela vous fait paraître nerveux et en attente de quelque chose. Souriez quand vous êtes présenté à quelqu'un, mais ne gardez pas ce sourire scotché sur votre visage comme un masque, vous sembleriez manquer de sincérité !

9.      Ne touchez pas votre visage - Cela peut vous faire paraître nerveux et peut être gênant pour les auditeurs ou les personnes qui font partie de la conversation.

10.  Gardez la tête haute - Ne gardez surtout pas les yeux sur le sol, cela peut vous faire paraître peu sûr de vous et quelque peu perdu. Gardez la tête droite et les yeux vers l'horizon.

11.  Ralentissez ! - cela vaut pour beaucoup de choses. Par exemple, marcher lentement, vous fait non seulement paraître plus calme et confiant, mais vous verrez que vous-même vous sentirez moins stressé. Si quelqu'un vous interpelle, veillez à ne pas tordre le cou dans sa direction, tournez-vous un peu plus lentement en faisant pivoter en même temps le reste de votre corps.

12.  Tâchez de ne pas bouger excessivement et essayez d’éliminer ou transformer tout mouvement incontrôlé ou tic nerveux tels que secouer votre jambe ou pianoter sur la table avec vos doigts. Vous sembleriez nerveux et agité – peut être même absent – alors même qu’au contraire votre objectif est d'obtenir l’attention de votre interlocuteur. Déliez vos mouvements si vous avez tendance à vous éparpiller. Essayez de vous détendre, de ralentir un peu et de garder des mouvements posés.

13.  Utilisez vos mains avec plus de confiance. Au lieu d'utiliser vos mains pour toucher ou gratter votre visage, servez-vous-en pour communiquer ce que vous essayez de dire. Utilisez-les pour décrire quelque chose ou pour ajouter du poids à un point que vous essayez de développer. Mais il ne faut pas les utiliser pour autant à un point qui pourrait s’avérer gênant pour vos interlocuteurs. Surtout, ne laissez pas vos mains divaguer inconsidérément, il convient de les utiliser avec un certain contrôle.

14.  Attention lorsque vous tenez un verre à la main Souvent, un verre tenu contre notre poitrine nous donne le sentiment d’avoir une certaine contenance. En fait, il ne faut rien tenir à l'avant de votre cœur, cela vous donne un air trop « à l’affût » et distant. Si vous tenez un verre à la main, baissez-le et maintenez-le par exemple à côté de votre jambe (si vous êtes assis).

15.  Prenez conscience de l’endroit où se termine votre colonne vertébrale - Beaucoup de gens (dont votre serviteur jusqu'à tout récemment) peuvent se tenir indifféremment assis ou debout, le dos droit dans une posture correcte. Cependant, beaucoup font comme si leur colonne vertébrale se terminait là où commence le cou et donc penchent le cou vers l'avant d’une manière exagérée. En fait, votre colonne vertébrale se termine à l'arrière de votre tête. Gardez-votre rachis entier droit et aligné pour conserver une meilleure posture. Et si vous vous penchez, penchez l’ensemble !

16.  Ne vous tenez pas trop près non plus l'une des choses que nous avons apprises c'est qu’en pareil cas tout le monde vous ressentira comme un gros bavard, même si vous parlez peu ! Laissez les gens avoir leur espace personnel, ne l'envahissez pas.

17.  Utilisez l’effet miroir - Souvent, quand vous vous entendez avec une personne, quand les deux protagonistes s’efforcent d’obtenir une bonne « connexion » mentale, vous vous mettez à adopter « en miroir » l’attitude  de l'autre, le plus souvent inconsciemment. Cela signifie que vous souhaitez refléter peu ou prou le langage corporel de l'autre personne. Cette technique est redoutablement efficace lorsqu’elle est bien utilisée. Pour établir la connexion, vous pouvez essayer un peu de mise en miroir « proactive », histoire d’amorcer le processus. Si la personne se penche en avant, vous pouvez vous pencher vers l'avant également. Si il ou elle tient ses mains sur ses cuisses, vous pouvez faire la même chose. Mais il s’agit d’être très attentif, ne réagissez faut pas instantanément et inconsidérément, votre interlocuteur pourrait s’en rende compte !

18.  Gardez une bonne attitude – Enfin, veillez à garder une attitude positive, ouverte et détendue. La façon dont vous vous sentez finira par se traduire au travers de votre langage corporel, et cela peut faire une grande différence.

En conclusion, il vous est tout à fait possible d’intervenir sur votre langage corporel pour le modifier, mais comme toutes les nouvelles habitudes, cela demande un certain temps. Ce sont surtout des petites manies inconscientes (comme le fait de vous tenir la tête, par exemple) qui peuvent prendre du temps pour être corrigées Soyez patient et bienveillant envers vous-même : si vous essayez de changer trop de choses à la fois, cela pourrait être décourageant, et devenir source de confusion.

Prenez deux des éléments de la liste à travailler tous les jours pendant trois à quatre semaines. D'ici là, vus aurez développé des habitudes nouvelles et vous allez opter pour les bons réflexes, sans même y penser. Sinon, persévérez plus longtemps, jusqu'à ce que ça marche. Ensuite, choisissez deux autres éléments parmi ce que vous aimeriez changer et concentrez votre attention sur eux seuls. C’est une victoire de petits pas qui vous attend. Ne soyez pas trop pressé !

ITyPA sympa ce MOOC ? En tout cas il est francophone… et il a plutôt bien démarré !

See on Scoop.it - Pédagogies actives

Bonjour, j'ai eu l'idée de m'inscrire au cours ITYPA, acronyme de « Internet, tout y est pour apprendre ». Présenté comme le premier MOOC francophone, il s'agit cours en accès libre et ouvert de 10 semaines qui explore les différentes techniques utiles pour se créer un « environnement personnel d'apprentissage » en ligne. Je vous invite chaleureusement à rejoindre l'aventure...

See on itypa.mooc.fr

Pour les détails pratiques, cliquez sur l'image ci-dessous :