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CNV : Comment dire merci en mode « girafe » ?

 

La CNV (Communication Non Violente) utilise, de façon très pédagogique, deux animaux symboliques pour mieux illustrer la manière dont nous communiquons habituellement.
Dès que nous entrons en communication avec autrui, nous adoptons en effet l’attitude du « chacal », ou encore de la « girafe ». Ou encore une alternance des deux.

girafe

Le chacal

Il n’est pas à l’écoute de ses propres états et émotions internes. Au lieu de cela, il adopte en général le réflexe d’accuser son interlocuteur de tous les maux, sur un mode « Regarde-moi quand  je te parle ! », ou encore « Tu écoutes un peu ce que je te dis ? » …

La girafe

Animal au grand coeur, comme chacun le sait) elle pense toujours à ressentir et à exprimer une forme d’empathie pour les autres… mais aussi pour elle-même ! Elle se concentre également  sur la question de savoir quels besoins sont remplis ou ignorés, là aussi chez l’autre mais aussi chez elle-même.

Dans une courte vidéo (12 min.) doublée en français, Marshall Rosenberg (1934 – 2015, père de la Communication Non Violente) nous apprend comment dire merci en mode « girafe ». Cela se passe en trois temps :

  1. OBSERVATION : Parler de ce que la personne a fait (ou dit), et non pas de ce qu’elle est.
  2. SENTIMENT : Exprimer notre ressenti par rapport à ça.
  3. BESOIN : Citer celui de nos besoins qui a été satisfait par l’action (ou les paroles) de cette personne.

Compliments louanges et récompenses sont à bannir absolument en pareil cas, la vidéo en fait une éclatante démonstration.

Pour plus de détails, je vous invite à visionner directement la vidéo :

Je vous promets que vous rirez beaucoup, tout en apprenant beaucoup de choses…

Bref, tout ce que j’aime !

Les croyances limitantes agissent sur notre vie comme des freins sur une voiture

Le livre « Construire et Animer une session de formation » fait à de nombreuses reprises (au moins 7 fois, si l’on, en croit l’index) référence au concept de « croyances limitantes ».

Si l’on veut être complet et explicite, il convient de préciser « Croyances limitantes sur soi-même »..). Nous vous avons d’ailleurs déjà donné une information sur le « Top 10 » de ces croyances…

Les croyances limitantes qui s’expriment le plus souvent en contexte de formation sont du type « De toute façon, je n’y arriverai pas », ou encore « Je n’ai aucune mémoire », voire « Je suis nul ! »

Le site « Passez à l’action » propose un article qui recense une trentaine de croyances limitantes communément répandues,tout en nous montrant en quoi elles constituent tout autant de freins sur notre chemin de vie… C’est édifiant !

Lien :
http://www.passezalaction.com/votre-vie/croyances-limitantes-petites-phrases-grand-impact

E-learning : « Combien d’heures de travail personnel pour suivre ce cours…? »

chardon fuschia

Force nous est de constater que l’offre de formation en e-learning ne cesse de croître à une vitesse exponentielle. Que ce soit pour les MOOC, les SPOC ou tout autre système de ce type, les personnes intéressées par un dispositif de formation en ligne se posent en général la question de savoir quel investissement personnel cela leur demandera, en termes d’heures par semaine, par exemple. Quoi de plus légitime, en effet ?

La question que l’on peut alors se poser en tant que concepteur de formation en ligne est celle qui consiste à déterminer – et à annoncer, donc – une « durée théorique » consacrée à une formation en e-learning donnée pour un apprenant donné.

Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin pour découvrir qu’il existe une durée classiquement affichée, qui est « …De 4 à 8 heures par semaine ». Curieusement, on la retrouve un peu partout…

Pourquoi retrouve-ton cette constante un peu partout en e-learning ?

Pourquoi cette constante ? Et surtout, pourquoi un tel écart, du simple au double ? Eh bien, dans la pratique, il y a de nombreux facteurs qui interviennent dans la durée en question. Car une formation en ligne permet précisément, lorsqu’elle est bien conçue,  un temps d’appropriation plus adapté au rythme de chacun, et au fonctionnement de notre cerveau. Les rythmes en question étant par définition propres à chaque apprenant, les durées consacrées par un individu à un même apprentissage, pour un même matériau de départ, seront donc variables, et beaucoup plus « élastiques » que pour un cours présentiel, par la force des choses !

« Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos »…

Salman Khan, le génial mathématicien (et pédagogue) créateur de la célèbre Khan Academy, déclarait lors d’une de ses premières interviews qu’il avait fait ses premières armes de « e-professeur » en donnant des éléments de cours particuliers de mathématiques à ses neveux, tout d’abord classiquement, en face-à-face, puis en utilisant comme support additionnel des vidéos, éléments de cours qu’il donnait lui-même très sobrement face caméra, et qu’il diffusait ensuite sur YouTube à leur intention. Il raconte ainsi que ses neveux lui avaient fait un jour une bien curieuse remarque, disant en substance « Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos plutôt qu’en écoutant tes explications en direct… ». Et lorsqu’il s’en étonna, touché dans son ego, ses neveux lui répondirent tout simplement « Ben oui, quand tu parles en direct on n’ose pas trop t’interrompre… te faire répéter les choses… alors qu’en vidéo nous pouvons nous repasser en boucle autant de fois que nous voulons, ensemble ou encore chacun de notre côté, les différents passages qui ne sont pas encore assez clairs pour nous ! ». Allez donc mesurer des temps d’assimilation dans ces conditions-là…

Ceci explique, entre autres, l’existence de la fameuse fourchette, classiquement annoncée. Sachez que dans la pratique, plus vous vous situez près de la limite inférieure de la fourchette (« De 4 à 8 heures par semaine »), plus vous vous prenez (toutes choses inégales par ailleurs :-) le risque d’aboutir à un apprentissage dit « de surface » (cette notion est étudiée au cours de la semaine 4), dont les effets risquent de s’étioler avec le temps.

Pas de limite haute !

Sachez en outre qu’au-delà de la limite haute de cette fourchette, votre ticket est toujours valable ! :-) De nombreux apprenants, en effet, pris de passion par les contenus proposés, et disposant de suffisamment de temps (…et de ressources pour en trouver :-) témoignent de ce qu’à partir des sections de cours facultatives de type « pour en savoir plus », ils ont fini par récolter, de proche en proche, au gré de leur « butinage », comme disent nos amis québécois, une masse incroyable de ressources sur le sujet. Le fameux aphorisme affirmant que « …l’enseignement n’est pas un seau qu’on remplit, mais un feu qu’on allume » prend alors ici tout son sens !

Et si le connectivisme pointe le bout de son nez, alors…

Imaginez maintenant que ces apprenants-là se mettent, en plus, à communiquer entre eux, à partager les ressources en question avec leurs pairs (et, pourquoi pas, leurs enseignants…), vous obtiendrez un effet boule de neige, démultiplicateur en efficacité (c’est le phénomène qu’on appelle parfois le « connectivisme », de nombreux pédagogues n’hésitent pas à théoriser abondamment là-dessus depuis le développement de la formation en ligne). Et, partant, vous aurez du même coup fait « exploser les compteurs » au niveau du temps consacré par les personnes concernées !

C’est dire s’il est illusoire de prétendre annoncer des « durées » standard. Tout ce que l’on peut faire, c’est recueillir de statistiques (plutôt auprès des apprenants qu’à partir des données de la plateforme… elles ne veulent pas dire grand-chose…), et s’en servir pour annoncer une estimation réaliste… après quelques sessions écoulées.

En attendant, le plus prudent est sans doute d’annoncer, « comme tout le monde », la sacro-sainte fourchette  « …De 4 à 8 heures par semaine ».

La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change… tout !

Alors là, moi qui adore travailler avec mes participants sur le thème
« comment on se représente les choses dans la tête », j’ai été servi !… Pris à mon propre piège ! Lisez plutôt :

Réseautage physique Vs virtuel
Petit dialogue, hier soir, dans une de ces soirées où les gens s’échangent leurs cartes de visites, et où je ne me rends d’habitude que par acquit de conscience :

« Donnez-moi trois raisons pour lesquelles j’achèterais votre livre.
– Ah ben justement c’est drôle, quand on me dit ça, je n’ai aucune envie de m’exécuter !
– Dans ce cas-là, donnez-moi les raisons pour lesquelles vos lecteurs l’achètent. »

…Et là mon visage s’est éclairé, et je suis entré avec passion dans le vif du sujet. A la fin, le gars (un type étonnant…) m’a dit deux choses :

  1. Tout ceci n’est qu’affaire de « comment on se représente les choses dans la tête » ;
  2. Maintenant, j’ai vachement envie d’acheter votre livre !

17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas (suite)


Norte_it [Dario J Laganà] / Foter / CC BY-NC-ND

Deuxième et dernière partie du dossier « 17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas ».

Les gens ne vous écoutent pas ? Ou encore pas assez ? …La semaine dernière, nous avons abordé 8 premières raisons courantes pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas, celles qui font que nous cessons  parfois brusquement d’écouter quelqu’un qui est en train de parler. Nous avons également vu que si  d’aventure personne ne vous écoute jamais lors de vos conversations, échanges, ou prises de parole en public, il est possible que vous soyez vous-même la source du problème.

Mais nous avons également pu constater que, fort heureusement, tous les espoirs sont permis lorsque nous prenons conscience de ces phénomènes-là ! Les lignes qui suivent constituent la suite (et la fin) de ce dossier, en vous présentant « 9 autres raisons » (numérotées de 9 à 17) pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas… avec – pour chacune d’entre elles – des pistes et conseils appropriés.

9. Vous perdez trop souvent le fil.

« Où en étais-je? Euh… oui, attendez, cela va me revenir ! ». Lorsque vous vous tenez dans le droit fil du sujet prévu, les gens vous suivent tout naturellement, sans difficulté. Mais si vous les amenez hors piste, ils vont probablement y rester. Au lieu de cela, prenez d’abord une profonde respiration, puis réfléchissez bien à ce que vous voulez dire. Ensuite seulement, dites-le succinctement et allez droit au but plutôt que de papillonner tout autour.

sculpture marrante (grenouille yoga) 720x720

10. Ce que vous dites est insignifiant.

Certaines personnes parlent, parlent et parlent encore, de tout et rien en particulier, juste pour entendre le son de leur propre voix. C’est très bien… uniquement pour parler à vous-même ou à un cercle de proches qui apprécient ce mode de fonctionnement. Mais gardez bien à l’esprit que dans d’autres circonstances, tout bavardage inutile va fatalement éloigner les gens qui gèrent leur temps différemment de vous. Demandez-vous si ce que vous avez à dire est vraiment important. Comme l’affirmait Gandhi,  » Ce que vous avez à dire est-il préférable au silence? » Si la réponse est non, laissez donc parler le silence à votre place…

11. Ce que vous dites n’est pas pertinent.

Si vous aimez irriter les gens, faites donc jaillir des pensées hors sujet dans les conversations importantes. En pareil cas, ils vont très vite douter de votre crédibilité à chaque fois que vous ouvrirez la bouche. Ne leur donnez pas vous-même une bonne raison de revoir à la baisse l’opinion qu’ils ont de votre personne. Contribuez à la conversation d’une manière réellement productive, qui permette une réelle hauteur de vues.

12. Vous commencez toutes vos phrases par, « Je suis désolé… »

Main devant la boucheSi vous avez réellement offensé quelqu’un, il est bien entendu approprié de lui présenter vos excuses. Mais si vous commencez systématiquement chacune de vos déclarations par une excuse, cela revient à vous excuser tout simplement d’exister ! Statistiquement, les femmes dans les entreprises le font encore beaucoup plus que les hommes, hélas. Soyez donc plus affirmé et confiant en vous-même en situation de communication. Tâchez de vous persuader que vos mots et votre présence ajoutent réellement de la valeur à ce qui est en train de se passer. Vous n’avez alors aucune raison de présenter des excuses (Remarque : sous plusieurs latitudes, dans certaines cultures, cette façon de s’exprimer fait toutefois partie des mœurs, de la politesse, et est donc couramment employée et admise !)

Personnage qui réfléchit 931x776

13. Vous ne savez pas où vous voulez en venir

Les gens écoutent ceux en qui ils font confiance. Si vous leur dites que vous allez faire telle chose, ou arriver à telle conclusion, et qu’en définitive vous ne le faites pas, ils n’auront plus jamais la moindre raison de vous écouter dans l’avenir. Les gens qui disent une chose et en font une autre sont fatalement perçus comme des hypocrites ou des menteurs, et quoi qu’il en soit réellement, ils donnent eux-mêmes un coup d’arrêt à leur droit d’être entendus.

« Il faut savoir ce que l’on veut. Quand on le sait, il faut savoir le courage de le dire. Quand on ne dit il faut avoir le courage de le faire. Quand on le fait, il faut l’assumer » (auteur inconnu)

14. Vous ne prenez pas suffisamment part aux actions qui existent autour de vous

bouée bienvenue à bord 572x427La plupart des gens entrent volontiers en communication avec des personnes qu’ils jugent dignes de foi, des personnes cohérentes… congruentes, même. A vous de prendre votre part d’engagement. Les personnes qui ne joignent jamais le geste à la parole finissent tôt ou tard par être étiquetées comme beaux parleurs. Si ces personnes ne contribuent pas (ou trop peu) avec ceux qui agissent dans le concret autour d’elles, elles ne bénéficieront généralement pas d’autant d’attention que celles qui contribuent davantage.

15. Vous êtes toujours négatif.

arrêtons de respirer 147x211Beaucoup trouvent que tout ce qui ressemble de près ou de loin à du « pessimisme rampant » est simplement démotivant et source de souffrance pour soi et pour autrui. Certes, rien ne vous oblige à être tout le temps gai comme un pinson, mais si rien de positif ne sort jamais de vos lèvres, les gens cesseront peu à peu de s’intéresser à ce que vous avez à dire. Par égard pour les autres, trouvez aussi des points positifs à partager !

 

16. Ce que vous dites est banal.

L’excellence ou l’originalité à tout prix n’est certes pas un challenge qu’il faudrait s’imposer (…au nom de quoi ?). Et il n’y a absolument rien de rédhibitoire dans le fait de proférer une banalité ou un cliché de temps à autre. En revanche, si toute votre conversation n’est faite que de poncifs et autres radotages, les gens vont simplement finir par passer leur chemin et rechercher un interlocuteur plus original. Tâchez donc de vous renouveler un peu, de trouver de nouvelles histoires à partager pour faire valoir votre point de vue. Les gens écoutent toujours plus volontiers ceux qui les mettent dans un état d’attention détendue, avec des moments de surprise, des rebondissements; et des passages intéressants.

17. Vous n’écoutez jamais les autres.

On ne le dira jamais assez : une communication efficace est un processus mutuel et réciproque. Si vous n’êtes pas vous-même un auditeur actif vis-à-vis des gens qui sont autour de vous, alors ils ne ressentiront ni besoin ni le désir de vous écouter. Faites en sorte que votre écoute soit plus active, et plus attentive aux autres. Cela doit devenir une priorité pour vous. Vous serez alors surpris de constater à quel point vous serez plus souvent invités à partager votre opinion avec un public tellement plus attentif !

 

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l’article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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