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Conte philosophique : le jardinier chinois (et sa binette)

Paysan chinois avec sa binette

Illustration Florence Bondi

Un joli conte sur le thème "ce qui m'a servi... m'asservit"

Voici un conte bien riche d'enseignements...

Un jardinier vivait en Chine il y a très très longtemps. Il avait un des plus beaux jardins qui se puissent imaginer, avec une foultitude de fleurs odorantes, multicolores, et un ensemble d’arbres de toutes tailles, de toutes essences, au milieu desquels coulait une ravissante rivière. Les gens venaient parfois de très loin pour admirer l’œuvre de ce jardinier, lequel en tirait une légitime fierté.

Un jour, l’empereur de Chine en visite dans la région entendit parler de ce jardinier exceptionnel et de son si beau jardin. Il décida de lui rendre visite. Après avoir visité le fameux jardin, tout encore ébloui par tant de formes, couleurs, odeurs… il décida de faire un cadeau à un aussi méritant sujet. Une invention qu’on lui avait offerte peu de temps avant, mais dont il n’avait aucun usage dans sa fonction d’empereur. C’est ainsi que notre jardinier fut extrêmement honoré de recevoir… une binette !

Au début, ce fut réellement miraculeux. Il plantait encore plus vite, encore mieux, creusait des rigoles qui devinrent bientôt des systèmes d’irrigation astucieux, ce qui lui évitait de nombreux trajets éprouvants pour transporter de l’eau. Il arrachait toutes les mauvaises herbes en un rien de temps, et sans se pencher ! Son mal au dos se fit de plus en plus ténu, puis disparut complètement. C'est bine simple : au bout d’un certain temps, notre jardinier ne pouvait simplement plus se séparer de sa binette.

jardinier chinoisMais au bout d'un certain temps, il la trouvait si incroyablement pratique qu’il finit par l’utiliser en toutes sortes de circonstances… y compris les moins appropriées comme dormir, manger, ou écrire son courrier…

Cette histoire nous vient de la nuit des temps….Elle est transmise de bouche à oreille par des générations de conteurs, qui en achèvent toujours le récit par une question :

« Est-ce que chacun d’entre nous n’aurait pas - au moins - une binette, cachée quelque part ? »

Pour aller plus loin...

Enfin, pour tirer encore plus d'enseignements de cette histoire, je vous invite à visionner la vidéo contenue dans l'article intitulé : La bonne attitude dans les bonnes circonstances : comment faire ? Il s'agit d'une ressource pédagogique qui - je l'espère - vous sera des plus utiles...

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

 

CNV : Comment dire merci en mode « girafe » ?

 

La CNV (Communication Non Violente) utilise, de façon très pédagogique, deux animaux symboliques pour mieux illustrer la manière dont nous communiquons habituellement.
Dès que nous entrons en communication avec autrui, nous adoptons en effet l'attitude du "chacal", ou encore de la "girafe". Ou encore une alternance des deux.

girafe

Le chacal

Il n'est pas à l'écoute de ses propres états et émotions internes. Au lieu de cela, il adopte en général le réflexe d'accuser son interlocuteur de tous les maux, sur un mode "Regarde-moi quand  je te parle !", ou encore "Tu écoutes un peu ce que je te dis ?" ...

La girafe

Animal au grand coeur, comme chacun le sait) elle pense toujours à ressentir et à exprimer une forme d'empathie pour les autres... mais aussi pour elle-même ! Elle se concentre également  sur la question de savoir quels besoins sont remplis ou ignorés, là aussi chez l'autre mais aussi chez elle-même.

Dans une courte vidéo (12 min.) doublée en français, Marshall Rosenberg (1934 - 2015, père de la Communication Non Violente) nous apprend comment dire merci en mode "girafe". Cela se passe en trois temps :

  1. OBSERVATION : Parler de ce que la personne a fait (ou dit), et non pas de ce qu’elle est.
  2. SENTIMENT : Exprimer notre ressenti par rapport à ça.
  3. BESOIN : Citer celui de nos besoins qui a été satisfait par l’action (ou les paroles) de cette personne.

Compliments louanges et récompenses sont à bannir absolument en pareil cas, la vidéo en fait une éclatante démonstration.

Pour plus de détails, je vous invite à visionner directement la vidéo :

Je vous promets que vous rirez beaucoup, tout en apprenant beaucoup de choses...

Bref, tout ce que j'aime !

Les croyances limitantes agissent sur notre vie comme des freins sur une voiture

Le livre "Construire et Animer une session de formation" fait à de nombreuses reprises (au moins 7 fois, si l'on, en croit l'index) référence au concept de "croyances limitantes".

Si l'on veut être complet et explicite, il convient de préciser "Croyances limitantes sur soi-même"..). Nous vous avons d'ailleurs déjà donné une information sur le "Top 10" de ces croyances...

Les croyances limitantes qui s'expriment le plus souvent en contexte de formation sont du type "De toute façon, je n'y arriverai pas", ou encore "Je n'ai aucune mémoire", voire "Je suis nul !"...

Le site "Passez à l'action" propose un article qui recense une trentaine de croyances limitantes communément répandues,tout en nous montrant en quoi elles constituent tout autant de freins sur notre chemin de vie... C'est édifiant !

Lien :
http://www.passezalaction.com/votre-vie/croyances-limitantes-petites-phrases-grand-impact

E-learning : « Combien d’heures de travail personnel pour suivre ce cours…? »

chardon fuschia

Force nous est de constater que l'offre de formation en e-learning ne cesse de croître à une vitesse exponentielle. Que ce soit pour les MOOC, les SPOC ou tout autre système de ce type, les personnes intéressées par un dispositif de formation en ligne se posent en général la question de savoir quel investissement personnel cela leur demandera, en termes d'heures par semaine, par exemple. Quoi de plus légitime, en effet ?

La question que l'on peut alors se poser en tant que concepteur de formation en ligne est celle qui consiste à déterminer – et à annoncer, donc – une "durée théorique" consacrée à une formation en e-learning donnée pour un apprenant donné.

Il n'est pas nécessaire de chercher bien loin pour découvrir qu'il existe une durée classiquement affichée, qui est "…De 4 à 8 heures par semaine". Curieusement, on la retrouve un peu partout…

Pourquoi retrouve-ton cette constante un peu partout en e-learning ?

Pourquoi cette constante ? Et surtout, pourquoi un tel écart, du simple au double ? Eh bien, dans la pratique, il y a de nombreux facteurs qui interviennent dans la durée en question. Car une formation en ligne permet précisément, lorsqu'elle est bien conçue,  un temps d'appropriation plus adapté au rythme de chacun, et au fonctionnement de notre cerveau. Les rythmes en question étant par définition propres à chaque apprenant, les durées consacrées par un individu à un même apprentissage, pour un même matériau de départ, seront donc variables, et beaucoup plus « élastiques » que pour un cours présentiel, par la force des choses !

"Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos"…

Salman Khan, le génial mathématicien (et pédagogue) créateur de la célèbre Khan Academy, déclarait lors d’une de ses premières interviews qu’il avait fait ses premières armes de "e-professeur" en donnant des éléments de cours particuliers de mathématiques à ses neveux, tout d’abord classiquement, en face-à-face, puis en utilisant comme support additionnel des vidéos, éléments de cours qu’il donnait lui-même très sobrement face caméra, et qu’il diffusait ensuite sur YouTube à leur intention. Il raconte ainsi que ses neveux lui avaient fait un jour une bien curieuse remarque, disant en substance "Nous préférons suivre tes cours en regardant tes capsules vidéos plutôt qu’en écoutant tes explications en direct…". Et lorsqu’il s’en étonna, touché dans son ego, ses neveux lui répondirent tout simplement "Ben oui, quand tu parles en direct on n’ose pas trop t’interrompre… te faire répéter les choses… alors qu’en vidéo nous pouvons nous repasser en boucle autant de fois que nous voulons, ensemble ou encore chacun de notre côté, les différents passages qui ne sont pas encore assez clairs pour nous !". Allez donc mesurer des temps d’assimilation dans ces conditions-là…

Ceci explique, entre autres, l’existence de la fameuse fourchette, classiquement annoncée. Sachez que dans la pratique, plus vous vous situez près de la limite inférieure de la fourchette ("De 4 à 8 heures par semaine"), plus vous vous prenez (toutes choses inégales par ailleurs :-) le risque d’aboutir à un apprentissage dit "de surface" (cette notion est étudiée au cours de la semaine 4), dont les effets risquent de s’étioler avec le temps.

Pas de limite haute !

Sachez en outre qu’au-delà de la limite haute de cette fourchette, votre ticket est toujours valable ! :-) De nombreux apprenants, en effet, pris de passion par les contenus proposés, et disposant de suffisamment de temps (…et de ressources pour en trouver :-) témoignent de ce qu’à partir des sections de cours facultatives de type "pour en savoir plus", ils ont fini par récolter, de proche en proche, au gré de leur "butinage", comme disent nos amis québécois, une masse incroyable de ressources sur le sujet. Le fameux aphorisme affirmant que "…l’enseignement n’est pas un seau qu’on remplit, mais un feu qu’on allume" prend alors ici tout son sens !

Et si le connectivisme pointe le bout de son nez, alors…

Imaginez maintenant que ces apprenants-là se mettent, en plus, à communiquer entre eux, à partager les ressources en question avec leurs pairs (et, pourquoi pas, leurs enseignants…), vous obtiendrez un effet boule de neige, démultiplicateur en efficacité (c’est le phénomène qu’on appelle parfois le « connectivisme », de nombreux pédagogues n’hésitent pas à théoriser abondamment là-dessus depuis le développement de la formation en ligne). Et, partant, vous aurez du même coup fait « exploser les compteurs » au niveau du temps consacré par les personnes concernées !

C'est dire s'il est illusoire de prétendre annoncer des "durées" standard. Tout ce que l'on peut faire, c'est recueillir de statistiques (plutôt auprès des apprenants qu'à partir des données de la plateforme… elles ne veulent pas dire grand-chose…), et s'en servir pour annoncer une estimation réaliste… après quelques sessions écoulées.

En attendant, le plus prudent est sans doute d'annoncer, "comme tout le monde", la sacro-sainte fourchette  "…De 4 à 8 heures par semaine".

La façon dont on « se représente les choses dans la tête » change… tout !

Alors là, moi qui adore travailler avec mes participants sur le thème
« comment on se représente les choses dans la tête », j'ai été servi !... Pris à mon propre piège ! Lisez plutôt :

Réseautage physique Vs virtuel
Petit dialogue, hier soir, dans une de ces soirées où les gens s’échangent leurs cartes de visites, et où je ne me rends d’habitude que par acquit de conscience :

« Donnez-moi trois raisons pour lesquelles j’achèterais votre livre.
– Ah ben justement c’est drôle, quand on me dit ça, je n’ai aucune envie de m’exécuter !
– Dans ce cas-là, donnez-moi les raisons pour lesquelles vos lecteurs l’achètent. »

...Et là mon visage s’est éclairé, et je suis entré avec passion dans le vif du sujet. A la fin, le gars (un type étonnant…) m’a dit deux choses :

  1. Tout ceci n’est qu’affaire de « comment on se représente les choses dans la tête » ;
  2. Maintenant, j’ai vachement envie d’acheter votre livre !
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