UA-39107061-1
Redonner le plaisir de transmettre et d'apprendre
Tél. 06 14 24 89 00

Blog pro

17 raisons pour lesquelles les gens ne vous écoutent pas

Main devant la bouche

Houlà, ils font la sieste ou quoi ?…

Tout le monde, lorsqu’il prend la parole, aime être entendu, puis écouté, et si possible compris. Parfois, il peut être difficile, à l’occasion d’une prise de parole en public, d’obtenir l’attention d’un auditoire en dépit des facteurs de distraction ou de bruit environnant (et ceci quelle que soit la forme ou la nature du « bruit » en question…). Rien n’est pire qu’avoir une conversation avec plusieurs personnes et réaliser soudain que les gens ne vous écoutent pas vraiment, et qu’en définitive vous êtes la seule personne concernée par ce qui se passe.

Si vous vous avez souvent l’impression de ne parler qu’à vous-même dans les situations de conversations et de réunions, il est possible que vous soyez vous-même le problème.

Certes, très peu de gens sont d’excellents auditeurs-nés, et beaucoup décrochent facilement (il paraît que la moyenne pour un adulte est de 11 minutes !) Cela étant, vous pouvez toujours augmenter les chances d’être écouté en donnant à votre auditoire suffisamment de bonnes raisons de le faire.

Voici un certain nombre d’erreurs de communication qui font que vos interlocuteurs ferment littéralement leurs oreilles et leur cerveau à un moment de la conversation. Ces erreurs sont pour la plupart faciles à identifier… et à réparer. Si vous vous reconnaissez ici ou là, sachez que le meilleur moment pour commencer à vous occuper de cette question est… aujourd’hui ! Examinons sans plus attendre quelques-unes de ces erreurs courantes :

please don't unfollow me 704x697

1. Vous vous lamentez sur votre sort

Pleurnicher, geindre, se lamenter sur son propre sort est peut-être humain, mais totalement contre-productif en situation de communication. Si vous agissez ainsi – aussi légitimes que soient vos raisons – vous affirmez haut et fort à la face du monde que vous avez une douleur à gérer… et que les autres ont toutes les raisons du monde de se méfier de vous ! Vous auriez tout intérêt à changer d’approche pour atteindre votre but. Certes, geindre attire peut-être la compassion dans certains cas, mais cela contribue du même coup à faire de vous une personne peu fiable qu’on a (statistiquement) plus souvent envie de fuir que de secourir.

2. Vous ne parlez que de vous-même.

tatoo Bernard Forever 630x412La communication est une interaction entre plusieurs personnes et vous violez les règles en étant par trop narcissique ou égocentrique. Faites en sorte que votre communication soit empathique, qu’elle permette aux autres de se projeter et de s’engager émotionnellement.

3. Vous ne savez pas vous taire.

Bon sang mais c'est bienSi vous êtes un moulin à paroles atteint par la redondance automitrailleuse, non seulement votre public s’ennuiera à mourir, mais vos interlocuteurs n’auront pas la possibilité de se projeter dans votre histoire ou votre démonstration. Au bout d’un moment, ils vont tout simplement faire la sourde oreille. Arrêtez donc votre bourdonnement incessant et élaguez significativement votre discours, sans oublier d’y ménager des pauses, des silences qui seront tout autant de sources de repos pour l’oreille, à l’image de ce que sont les surfaces blanches sur le papier pour les yeux. Surtout, efforcez-vous de ne jamais parler comme les fameux « petits caractères serrés des polices d’assurance » !

2 enfants - cri et sourde oreille

4. Vous interrompez les autres

Quand les gens parlent, le fait de les couper en plein milieu d’une phrase n’est pas simplement une manière de leur faire perdre le fil, mais aussi probablement de les offenser. En pareil cas, au lieu de s’intéresser vos arguments, leur attention sera tout entière occupée par l’idée que vous êtes une personne indélicate. Et même si ce n’est pas le cas, et que vous agissez ainsi au motif que votre pensée est tout simplement ultra-rapide, ne perdez pas de vue que vous ne pouvez jamais savoir à coup sûr ce que les autres ont à dire tant qu’ils n’ont pas terminé. Et si d’aventure, pendant qu’ils s’expriment, vous craignez d’oublier de leur dire quelque-chose juste après, entraînez-vous à prendre mentalement des notes, si vous le souhaitez, mais par pitié donnez aux autres une chance de finir !

5. Vous commencez à parler en disant « …En fait, vous avez tort. »

shadok coup sur la tete 74x161Vous pouvez tout aussi bien mettre quelqu’un dans une cabine insonorisée, vous arriverez au même résultat. Lorsque vous rabrouez les pensées ou des idées de quelqu’un, vous déclenchez instantanément en lui, de manière quasi-automatique, une petite « voix intérieure ». Très probablement, son cerveau va se mettre illico à tenter de trouver une manière efficace de vous contredire, et de considérer à quel point vous êtes décidément une source de déception. Prenez la peine de prendre en considération les idées émises par les autres, et laissez votre point de vue reposer sur ses seuls mérites. Un « […] Je ne suis pas d’accord » coupe toujours la communication, alors que « […] Si vous le permettez, j’ai un autre point de vue » aura tendance à éveiller la curiosité !

6. Vous criez trop souvent au loup.

avatar Shawn, mouton de Wallace & Gromit 100x100Lorsque vous appelez la cavalerie de trop nombreuses fois, personne ne croit plus un mot que vous dites. Le climat mélodramatique que vous avez créé agit comme un répulsif qui éloigne les gens. Pire encore, en pareil cas vous aurez hélas probablement déjà brûlé la plupart de vos cartouches, et perdu toute crédibilité au moment où vous aurez un message vraiment important à faire passer.

 on est bien c'est la fête

7. Vous n’attachez pas assez d’importance à ce que vous dites.

Les gens sentent confusément quand vous êtes vous-même impliqué dans vos idées et vos pensées. Si vous ne vous sentez pas vraiment motivé par votre communication, et ne dégagez que très peu (voire pas) d’énergie à propos de ce sur quoi vous entendez communiquer, que pensez-vous qu’il va se passer en face ? Ne gaspillez donc pas vos paroles, et gardez-les donc pour les moments où vous avez-vous-même suffisamment de conviction.

Mafalda volume sonore

8. Vous parlez de choses que vous ne connaissez pas.

La connaissance est de plus en plus facilement accessible de nos jours. Ainsi, nombreux sont ceux qui peuvent facilement vous percer à jour quand vous communiquez en-dehors de votre propre domaine de compétence. En pareil cas, ils seront de moins en moins dupes et, parfois, ne manqueront pas de chercher une occasion de vous faire trébucher (bien entendu, pendant ce temps, ils ne vous écoutent pas vraiment…). Mais même sans cela, la plupart du temps ils vont en fait tout simplement débrancher leur sonotone intérieur, simplement par lassitude. Faites donc preuve de retenue. Soyez l’expert de votre propre domaine quand c’est le moment, et le reste du temps tâchez d’apprendre des autres.

Texte librement traduit, interprété, remanié et commenté par Bernard Lamailloux le 07/09/2015 à partir de l’article suivant :
http://www.inc.com/kevin-daum/17-reasons-people-aren-t-listening-to-you.html

Filet séparateur rigolo bleu 300x72

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

Marco Bertolini interviewé sur MOOC FRANCOPHONE

MOOC FRANCOPHONE, le fameux portail de cours en ligne, vient d’interviewer Marco Bertolini, qui a évoqué projet Spoc en Stock, créé en collaboration avec Bernard Lamailloux, de Former Pus Haut!

 

Interview de Marco Bertolini interviewé sur le portail de cours en ligne

L’intégralité de cet interview est disponible ici.

Bonne lecture !

Le connectivisme : et si nous étions patients ?…

connectivisme à l'école

 

Vous avez aimé le dessin ci-dessus ? Il vous a fait sourire ? Rire, peut-être ?… Mais au fait : Comment l’interprétez-vous ? A y regarder de près, il en existe en effet plusieurs lectures :

Première interprétation : C’est un gag, un dessin d’humour…

L’élève, interrogé par la maîtresse, a visiblement subi l’influence néfaste des jeux télévisés, puisqu’il s’imagine qu’il va avoir la possibilité de faire appel à un de ses petits camarades de classe pour résoudre un problème ou appliquer une consigne donnée par l’enseignante ! Ah, tout de même, ces gamins, ils sont impayables ! Mais qu’est-ce qu’ils s’imaginent donc ? Partisans du moindre effort ! Et puis quoi encore ? Si la triche était autorisée à l’école, ça se saurait !

Deuxième possibilité : C’est une scène qui sera bientôt parfaitement admise, voire banale aux yeux de tous, et c’est très bien ainsi…

Si l’on regarde les choses d’un autre œil, peut-être pouvons-nous imaginer que ce jeune garçon est déjà entré de plain-pied dans une nouvelle ère, celle où le savoir est librement et largement partagé, celle où il est enfin communément admis – et surtout compris – qu’il est infiniment préférable d’avoir enfin une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine, ainsi que l’affirmait déjà Montaigne au XVIe siècle.

On ne dira jamais assez l’étendue de ce que peuvent signifier de ces deux expressions (« tête bien faite », « tête bien pleine »). Le grand Michel Serres nous en donne souvent un point de vue particulièrement éclairant dans nombre de ses ouvrages et interventions publiques, facilement accessibles depuis Toutube….

Mine de rien, nous entrons dans le connectivisme…

Ce nouveau courant pédagogique, directement inspiré des travaux de George Siemens et Stephen Downes entre dans les mœurs, lentement mais sûrement, en utilisant le principe du réseau comme point central de l’apprentissage. Il est fondé sur l’observation des changements, voire des bouleversements induits depuis ces dernières années par les nouvelles technologies, et par internet en particulier. Force nous est de constater que ces nouvelles technologies ne permettent pas seulement de distribuer l’information à des millions de gens, mais surtout qu’elles permettent aussi à des millions de gens de distribuer l’information. Et c’est ce détail qui change tout.

Ainsi, la manière dont nous apprenons s’apparente de plus en plus à un processus de connexion de plusieurs sources d’information. Elle peut aussi survenir par le truchement de dispositifs externes aux êtres humains (ce qui constitue également une révolution en soi, mine de rien). L’entourage (au sens très large du terme), ainsi que les outils de communication dont on dispose, y occupent une place de tout premier plan.

Ainsi que chacun peut le constater, cette « nouvelle donne » révolutionne non seulement les processus de transmission des savoirs, mais aussi la nature profonde des rôles respectifs de l’enseignant (ou formateur) et de l’apprenant (ou participant).

…Mais nous y avançons à « plus ou moins » grands pas !

Personne n’y peut rien : Les technologies changent vite, les schémas mentaux lentement.

Comme l’a montré un excellent article récemment publié sur 15marches.fr, il a fallu attendre une cinquantaine d’années après l’invention de l’imprimerie pour que livre imprimé ne prenne la forme que nous lui connaissons aujourd’hui. Mais dans les tous premiers temps, les imprimeurs imitaient les scribes, avec des caractères reproduisant l’écriture manuscrite des moines-copistes. Ainsi, dans les premiers temps, de nombreuses personnes ne voyaient dans l’imprimerie qu’un procédé se limitant à accélérer la reproduction des manuscrits, point.

Battre un tapis avec un aspirateur électrique flambant neuf...

Les véritables (et immenses) possibilités de cette invention n’apparaîtront que quelques années plus tard, et c’est bien normal. Encore une fois,  les technologies changent vite, les schémas mentaux lentement, il n’y a là rien que de très banalement humain…

Et comme l’a écrit un jour Marcel Lebrun dans son blog, face aux « progrès du progrès » et surtout à leurs impacts sur l’activité de transmettre, « […] arguments, réponses, dénis, pamphlets … fleurissent, chaque nouvelle technologie étant porteuse de promesses nouvelles, rarement tenues, parfois fructueuses, souvent décevantes ».

Appeler un ami ? Bien sûr, nous faisons ça tous les jours !

Si j’ai besoin d’acheter un nouveau téléphone, je prendrai certainement la décision d’appeler un ami pour me guider dans mon choix. Mais pas n’importe quel ami…

En effet, si je demande à un de mes neveux ados, il me conseillera en fonction de ce que lui-même considère comme « cool », voire « trop bien », ce qui à l’occasion ne manquera pas de me laisser, disons sur ma faim…

Et si j’interroge une sommité de l’univers des télécoms, à supposer qu’il daigne me répondre, ce ne sera pas forcément mieux : je risque d’être très vite noyé sous un jargon incompréhensible, et ne serai pas beaucoup plus avancé…

Non, l’idéal est certainement de trouver « la bonne personne », juste dotée des compétences nécessaires et d’aptitudes à les transmettre de façon facilement compréhensible, celle qui saura transformer un ensemble de concepts flous, ésotériques et complexes en quelque-chose de digeste pour moi. Ayant compris ma problématique en un éclair, cet oiseau rare se mettra aussitôt en devoir de déblayer au mieux le terrain pour moi, sans compliquer inutilement les choses, et en m’épargnant tout ce qui ne me serait – à ses yeux – d’aucune utilité. Ainsi j’aurai fait l’économie d’une tête « un peu plus pleine » de quelques pans de savoir encyclopédique et technique qui ne m’auraient sans doute pas été dune grande utilité.

Sans doute y aurai-je « perdu quelque-chose », pourquoi le nier ? Ceci dit, j’ai la ferme conviction qu’ à chaque fois que nous perdons quelque chose de cette façon-là, nos neurones peuvent du même coup s’occuper utilement à quelque chose d’autre… et que c’est même ainsi que naissent les grandes découvertes !

J’aimerais tant que l’école nous apprenne aussi « …qui appeler »

On l’aura compris, tout mon raisonnement repose sur le discernement qui m’aura permis de trouver la bonne personne susceptible de me délivrer la bonne information. Et ce n’est pas une mince affaire. Tous les décideurs savent bien à quel point il est important de savoir s’entourer des bons conseillers, ce qui permet assurément d’y gagner en efficience… à condition de savoir rester maîtres de nos décisions.

Mais vu la vitesse à laquelle évoluent nos schémas mentaux (voir plus haut), force est de constater que nous vivons encore dans un monde où certaines qualités qui sont de nature à nous aider à réussir dans la vie, ont encore – paradoxalement – une fâcheuse tendance à nous faire échouer à l’école. J’en ai déjà donné un aperçu dans un clip vidéo diffusé récemment sur le mooc ITYPA 3, et dont vous pouvez visionner un extrait ci-dessous…

Cela dit, je reste résolument optimiste, et j’ai tendance à faire confiance aux facultés de discernement de nos équipes éducatives… tout en tâchant de ne pas être trop impatient. Comme d’habitude, ce n’est qu’une question de temps !

 

Filet séparateur rigolo bleu 300x72

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » publié aux éditions DUNOD.

 

Le jeu des prénoms

jeu des pr

Dans de nombreux systèmes de formation en face-à-face (eh oui, il en existe encore !) il est à la fois utile et sympathique de pouvoir s’interpeller entre participants, et ceci le plus tôt possible dans le déroulement de la session.

Or, retenir le nom ou le prénom de tous et de chacun n’est pas chose aisée… La présence des « chevalets » (déjà évoquée ici) peut dans certains cas y remédier, mais cela contribue souvent à donner une tournure par trop « formelle » à l’action de formation en cours. Dans certains cas cela s’y prête parfaitement… et dans d’autres, nettement moins.

Voici donc un petit jeu, très rapide à mettre en oeuvre, ne réclamant aucune préparation ni aucun matériel (ah… je vois déjà des yeux qui s’écarquillent, dans le fond de la salle…) et qui permet de retenir très rapidement les prénoms de tout le monde.

On va supposer que les participants sont installés en cercle, ou du moins d’une manière qui fait qu’il existe une manière naturelle ou logique de trouver un « ordre » d’installation des participants dans la pièce.

Supposons que cet ordre donne ceci (dans cet exemple, les prénoms commencent dans l’ordre alphabétique) :

Alice
Bertrand
Caroline
David
Éléonore
Félix
Gaëlle
[…] Zoé

On donne au premier d’entre eux la mission la plus facile : énoncer son prénom à voix haute. Ici, Alice annoncera tout simplement « Alice ! ».
Le deuxième participant doit ensuite répéter le prénom du premier, et ajouter le sien. Ici, Ce sera à Bertrand de prendre la parole pour annoncer « Alice, Bertrand ».
A partir du troisième, on doit répéter tous les prénoms des participants, dans l’ordre, et rajouter le sien en tout dernier.
Ainsi, Caroline annoncera « Alice, Bertrand, Caroline »…
…puis David : « Alice, Bertrand, Caroline, David »
…puis Éléonore :  « Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore »
…puis Félix : « Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore, Félix »
…puis Gaëlle : »Alice, Bertrand, Caroline, David, Éléonore, Félix, Gaëlle »…

Bien entendu, c’est Zoé qui aura la tâche la plus ardue, mais justement, ce sera source de multiples éclats de rires bien sonores, et ceci bien avant que n’arrive son tour ! Si cela va dans le sens de ce que vous souhaitez, tant mieux ! Si vous craignez le chahut, eh bien lisez donc ce livre :-)

Si le groupe est amené à se retrouver par la suite, l’animateur pourra corser un peu le jeu en annonçant par exemple « Bon, aujourd’hui on ajoute un peu de piment : on va commencer par Zoé, et finir par Alice ! », histoire que ce ne soient pas toujours les mêmes qui fournissent le plus d’efforts :)

Au bout d’un certain nombre de fois (très vite, en fait), il adviendra que tout le monde dit tous les prénoms à toute vitesse sans plus jamais se tromper, ce qui sera très bon signe : l’objectif de « retenir tous les prénoms » a été atteint !

 

Filet séparateur rigolo bleu 300x72

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » publié aux éditions DUNOD.

Vous avez bien dit « icebreaker » ?

crème glacée brisée

Qu’est-ce que c’est ?…

Icebraker (littéralement « brise-glace ») est au départ un terme emprunté au domaine informatique, et désigne un programme ou un dispositif destiné à contourner les défenses d’un ordinateur.

Il est également employé dans le monde de la formation et des ressources humaines, pour parler d’une activité permettant à des personnes qui ne connaissent pas les unes les autres de se sentir plus détendues lorsqu’elles sont ensemble, l’idée étant d’accélérer les processus de cohésion de groupe…

Un exemple d’icebreaker qui m’a marqué…

Les spécialistes de l’animation de groupes connaissent de nombreuses activités faisant fonction « d’icebreaker ». Permettez-moi de vous livrer ici le récit de celle qui m’a le plus marqué dans ma vie de formateur :

Ce soir-là j’avais été invité à une soirée conviviale organisée par un institut de formation ami, qui avait eu l’idée d’y d’inviter nombre d’intervenants qui ne s’étaient pas forcément croisés, ou parlés auparavant. Sur le bulletin d’inscription à le soirée, il avait demandé de préciser une caractéristique  nous concernant, sachant qu’il pouvait s’agir de quelque-chose d’original, d’inattendu, ou de banal, peu importait.

Lors de notre arrivée, chacun se voyait apposer une étiquette autocollante sur le buste, avec prénom, nom et domaine d’intervention (avouons que c’est plus sympa que les sempiternels « chevalets »… surtout lorsque chacun se déplace librement dans l’espace !). A un moment donné, il a été distribué à chacun de nous une feuille de papier contenant une série de phrases qui commençaient toutes par  des points de suspension. Quelque-chose du type :

___________

… Sait très bien faire les galettes bretonnes.

… Parle 7 langues.

… Joue d’un instrument de musique inhabituel.

___________

Il y avait en tout une bonne vingtaine de lignes, ce qui correspondait à peu près (…tiens tiens !) au nombre de participants.

On nous a alors proposé le défi suivant : chacun d’entre-nous avait pour mission de remplir le plus rapidement possible les pointillés de sa feuille avec des prénoms. Pour ce faire, nous étions supposés enquêter parmi les autres invités (oui, parce qu’en définitive, chacune des phrases parlait de l’un d’entre-nous !). Il y avait je ne sais plus quelle bricole à gagner pour le premier qui atteindrait le score de 15 prénoms « justes » (c’est-à-dire conformes à la version « originale », sans pointillés, concoctée par nos hôtes, version qui serait dévoilée à la fin du jeu).

Bien entendu, tout le monde s’est empressé de jouer le jeu dans une ambiance de saine jubilation, puisque nous étions, de manière quasi-automatique, enclins à mettre notre timidité naturelle de côté, (après tout – n’est-ce pas – c’était le jeu qui demandait ça, quel merveilleux alibi !). En fait, chacun d’entre-nous se mit spontanément en devoir à fendre la foule bille en tête pour échanger dans la bonne humeur des informations avec les autres… sans s’attarder pour autant dans des conversations interminables avec une seule personne, histoire de ne pas gâcher nos chances de gagner !

Je me souviens que j’avais trouvé cela à la fois très utile et très agréable, en tout cas le but était atteint… et pleinement, je vous assure !

 

Filet séparateur rigolo bleu 300x72

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.