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Rire de soi…

Flavia rire de soi

Mon amie Flavia Perez : tout à la fois belle, drôle, talentueuse et j’en passe…

 

L’humour est pour moi une valeur à part entière… à la seule condition qu’il ne s’exerce pas au détriment des autres. Je ne parle pas seulement des salles de formation, là… En général l’ironie me fatigue, le persiflage m’encombre, la moquerie m’endort.

A l’opposé de tout ceci, la capacité à rire de soi a toujours constitué à mes yeux une qualité majeure. A mon modeste niveau, je ne rate jamais une occasion d’en user et d’en abuser. Et puis me sachant maladroit et gaffeur, c’est peut-être aussi une façon de montrer que je ne cherche aucunement à faire illusion…

C’est donc avec un plaisir jubilatoire que j’ai découvert le texte ci-dessous en ouvrant mon réseau social préféré ce matin. Il provient d’un monsieur (excellent musicien au passage) que nous appellerons Alain.

En guise de préambule, Alain nous explique avoir observé qu’une tendance tenace, notamment sur les réseaux sociaux, consiste pour tout un chacun à présenter surtout des aspects valorisants de sa petite personne. Aujourd’hui il choisit d’aller à contre-courant en narrant un épisode peu glorieux qui lui est arrivé récemment.

Je vous laisse découvrir la suite:

J’avais un rendez-vous important dans Paris et, arrivé un peu trop tôt, je traînais dans le quartier. Passant devant une vitrine miroir, j’ai eu l’idée de contrôler ma mise. Aucun besoin de me recoiffer puisque le capillaire a quitté mon crâne depuis plusieurs années suite à un différent non élucidé. En revanche, je vérifiais qu’aucun petit locataire clandestin n’avait squatté mes narines, puis je prenais la tête qu’on s’imagine être la plus à son avantage, à travers une petite série de poses et expressions…

Et puis soudain dans la pénombre derrière le miroir j’ai distingué un premier visage, puis un autre. Il y en avait ainsi une bonne dizaine ! Tous me regardaient l’air mi-interdit, mi-rigolard. En réunion autour d’une longue table, ces hommes et ces femmes me fixaient à travers ce qui s’avérait être en fait la vitre sans tain d’un bureau donnant sur la rue. Comme un gamin qui remonte aussitôt sur son vélo après une chute, j’ai tenté de couper court au ridicule en m’éloignant prestement, l’air de rien. En réalité, j’étais loin d’être fier et je repassais rétrospectivement dans ma tête les diapos de mon défilé de visages pour mesurer l’étendue de l’humiliation.

Une autre personne (que nous appellerons Annie) lui répond :

J’ai fait bien pire !! …lors d’un voyage scolaire à Rome en 5ème, pour éviter de payer la dame pipi, avec une file d’attente de dingue, je me suis engouffrée dans le fond d’ une impasse pour me cacher derrière une pitite Fiat… me pensant seule au monde, je baisse ma jupette, me positionne en mode pipi urgent, et làààààààààà patatras !!!!

Dans la Fiat, il y avait quatre italiens morts de rire!!! …..oui je sais !!!!

Pour ma part, j’ai l’impression d’avoir déjà versé mon obole à cet exercice de style en vous racontant… le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Et vous ? Avez-vous déjà eu l’occasion de rire de vous-mêmes ?
Mieux : oserez-vous venir laisser un témoignage dans ces colonnes ?

Je vous attends de pied ferme…

Bien à vous,

Bernard

 

Flavia que la farce soit avec toi

Le jeu de la carte postale (ressource pédagogique)

compères en marinière

Comment naissent les malentendus

Ce petit jeu, dit « de la carte postale » (ou « Comment naissent les malentendus ») est une ressource pédagogique qui nous montre que la communication orale est trop souvent perçue comme un processus où les choses vont pour ainsi dire de soi, alors que dans la réalité il en va tout autrement. Et même si nous nous en doutions plus ou moins, cette activité toute simple permet à chacun de nous de le vivre, ce qui fait toute la différence.

Matériel : Une cinquantaine de cartes postales (on peut les choisir neuves, ou même puiser dans son stock perso de cartes postales reçues, c’est selon…).

Durée : Compter 10 minutes pour le jeu proprement dit, et autant pour le débriefing en groupe (6 à 50 personnes).

Déroulement du jeu

L’animateur distribue au groupe des cartes postales (chacun en prend une au hasard, les cartes sont retournées de telle façon qu’on ne voit pas les images, photos, illustrations du recto), puis les participants se mettent par groupes de deux pour une activité annoncée comme durant 10 minutes.

vélo garé devant des voletsDans chaque groupe, le premier participant regarde (pour lui seul) la photo ou l’image de sa carte postale, puis, sans la montrer à l’autre, se met à la lui décrire de son mieux. Ainsi, par la force des choses, l’autre « construit » alors sa propre représentation de la carte au fur et à mesure (les questions sont interdites…). Au bout d’un temps déterminé (5 minutes maximum, mais les joueurs peuvent tout aussi bien choisir d’arrêter avant), le « narrateur » retourne la carte, et l’autre réagit en direct en faisant part de ses éventuelles surprises.

Ensuite on échange les rôles, on repart pour 5 autres minutes. Lorsque les 10 minutes annoncées au départ sont écoulées, tout le monde est censé avoir terminé, le grand groupe peut alors se réunir de nouveau

La phase de débriefing

L’animateur part à la pêche aux réactions en posant quelques questions du type « Comment avez-vous réagi en découvrant la carte ? Était-elle conforme à l’idée que vous vous en étiez faite ? Qu’avez-vous ressenti alors ? ».

Les réactions sont souvent très diverses : certains déclarent avoir découvert quelque-chose d’à peu près conforme à ce qu’ils imaginaient, alors que d’autres, en revanche, avouent être carrément tombés des nues en découvrant une photo ne correspondant pas du tout à ce à quoi ils s’étaient attendus… Et ceux-là sont bien souvent les plus nombreux !

En règle générale il ressort de ce débriefing que « celui qui écoute » a effectivement construit à un moment donné une sorte d’image mentale à partir du récit de l’autre. Au moment où cette image se crée dans notre tête, cela correspond à quelque-chose de vague, mais qui se précise parfois très vite, et au bout d’un moment, on « fait tout pour étayer notre construction mentale », ou tout du moins on renforce soi-même cette image. En effet, nécessité fait loi, et il faut bien se faire une idée à partir de quelque chose… Nous faisons  tous comme nous pouvons, avec les éléments dont nous disposons, que ce soit en tant qu’émetteur ou bien récepteur d’information. Et à l’arrivée, il y a fatalement des écarts, souvent sources de malentendus, voire de conflits…

timbre poste et tampon

A quoi sert ce jeu, quelle est son utilité pédagogique ?

Si vous entendez transmettre à un groupe un certain nombre d’éléments concernant la communication interpersonnelle, l’écoute active, la reformulation, l’assertivité ou même la communication non violente, vous constaterez qu’une partie de l’auditoire traînera quelquefois les pieds, au motif que « Tout cela est bien gentil, mais n’est pas vraiment utile, nous enfonçons là des portes ouvertes, et coupons les cheveux en quatre… ». Or, si ces personnes ont eu auparavant l’occasion de vivre une expérience leur rappelant que les portes ne sont pas toujours aussi ouvertes qu’on le croit, et que certains cheveux sont en fait des troncs d’arbre, vous avez de grandes chances qu’elles se montrent (peu ou prou) meilleur public, le moment venu.

Ne vous laissez pas berner, le coût est en fait proche de zéro…

En visitant des salons consacrés aux apprentissages, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de découvrir des sortes de « kits » composés de photographies cartonnées, destinés à une utilisation semblable, accompagnés d’une notice expliquant ce que je viens de vous raconter, mais en beaucoup plus long. Le tout coûte en général un prix assez hallucinant, et j’avoue avoir eu du mal à saisir la valeur ajoutée par ces « kits » par rapport au jeu qui m’a été transmis (et que je me fais une joie de vous transmettre ici à mon tour)… Je trouve pour ma part beaucoup plus enrichissant de me remettre au hasard des cartes postales que j’ai reçues au cours des années. Et si d’aventure un participant s’amuse au passage à lire qui m’a envoyé ses grosses bises, et d’où, eh bien cela ne me gêne nullement !

 

 

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Entre…

Ce que je pense…

Ce que je veux dire…

Ce que je crois dire…

Ce que je dis…

Ce que vous avez envie d’entendre…

Ce que vous croyez entendre…

Ce que vous entendez…

Ce que vous avez envie de comprendre…

Ce que vous croyez comprendre…

Ce que vous comprenez…

 

…il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même…

Bernard WERBER, Encyclopédie du savoir relatif et absolu

 

 

Merci à Isabelle, une de mes lectrices à l’œil particulièrement affûté, sans lequel je n’aurais peut-être jamais eu l’idée de publier cette ressource…

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

Université d’Avignon – diaporama de la conférence sur les moocs

Bernard Lamailloux pendant la conférence d'Avignon sur les mooc (15 janvier 2015)

Bonjour,

Qu’il me soit permis de remercier chaleureusement les personnes présentes à la conférence que j’ai donnée hier, ainsi que service Formation Continue de l’université d’Avignon pour son accueil, en particulier :

  • Jean-Pierre COSTA (Directeur)
  • Carine GRANDOUILLER (Responsable Administrative)
  • Dominique REY (Ingénierie Pédagogique)
  • Fabienne Schaeffer (Chargée d’animation et ingénierie)

 

Vous trouverez sous ces lignes un accès au diaporama présenté lors de la conférence. Il s’agit d’une version imprimable, annotée, enrichie des mentions de tous les liens et sources utilisées.

il vous suffit pour cela de cliquer sur l’image ci-dessous.

Diaporama de la conférence donnée par Bernard Lamailloux à l'université d'Avignon

En complément, voici une vidéo de 6 minutes, conçue par uNow, et consacrée au descriptif d’un mooc. Cela vous donnera, si besoin, une idée concrète et abondamment illustrée du parcours d’un apprenant dans un mooc.

 

A partir de ces deux autres images, vous pourrez aussi visionner les vidéos de mes deux entretiens avec Deborah Augustiniak diffusés dans le cadre du mooc « ITYPA » (en décembre dernier).

vignette deborah 1e interview moocvignette deborah 2e interview mooc

Bien à vous,

Bernard Lamailloux

 

 

  • Dernière minute : le diaporama de la conférence est également disponible sur #Slideshare. Le lien est http://goo.gl/rxYLIX

 


 

Construire et animer une session de formation


Bernard est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

La légende des deux oasis sur Youtube et dans un mooc !

Image symbolisant la  légende des deux oasis

Pour son 2e entretien avec Deborah Augustiniak dans le cadre du #mooc #ITYPA, Bernard Lamailloux vous offre enfin une version filmée de sa fameuse « légende des deux oasis ». Allez-y, vous n’en reviendrez pas !

 

Quelques liens utiles, en prolongement de cet entretien :

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD. La légende des deux oasis est retranscrite en préambule de cet ouvrage.

Vous avez tout ce qu’il faut (pour apprendre). Bouts de mooc…

 Vidéo de l'entretien de Bernard Lamailloux avec Deborah Augustiniak sur le thème "Vous avez tout ce qu'il faut pour apprendre"

Bonjour

L’heure du foisonnement des dispositifs permettant d’apprendre en ligne n’a pas fini de sonner, depuis qu’ITYPA, le tout premier mooc (comprendre « cours en ligne ouvert et massif ») francophone a démarré en octobre 2012 (il en a d’ailleurs été question dans ces colonnes).

ITYPA beau ça madame ?…

ITYPA est en fait l’acronyme de « Internet, tout y est pour apprendre ». Vaste programme… A l’époque, je faisais partie des « spectateurs » qui n’auraient pour rien au monde raté cet événement d’un genre nouveau, que dis-je, révolutionnaire ! Ce dispositif pédagogique original, élaboré dans un contexte qui me remettait en mémoire les temps exaltants où émergeaient les premières « radios libres »,  était composé à partir d’échanges, d’exposés, de partages de ressources tous azimuts sur le thème de l’auto-apprentissage à partir d’internet, avec force conseils et témoignages d’experts sur l’art d’affûter ses coupe-coupes pour se tailler un chemin dans cette jungle internette pas si impénétrable qu’on pourrait le croire, finalement.

Pédago-geeks-mais-gentils-quand-même…
Parmi mes petits camarades spectateurs et tateuses, comme disait l’autre, se trouvait une adorable et pétillante jeune femme : Deborah Augustiniak. Elle et moi, nous nous sommes très vite reconnus mutuellement, instinctivement, en tant que « pédago-geeks-mais-gentils-quand-même », si vous voulez. Par la suite, nous avons tissé de véritables liens autour de nos passions communes, et avons continué à échanger régulièrement nos points de vue, bons plans et autres coups de coeur… Je vous recommande d’ailleurs d’aller visiter son blog si vous ne le connaissez pas.

Le hasard a voulu que par la suite, Deborah, devenue de plus en plus pro-active sur le réseau ITYPA, soit repérée, puis carrément enrôlée dans l’équipe de production de ce mooc, au point que deux années plus tard, la voici aux manettes d’un bout de ce qu’on a appelé la saison 3  (clin d’oeil aux séries américaines… ?).

Vous avez tout ce qu’il faut (…pour apprendre)

C’est dans ce cadre-là qu’elle m’a très gentiment invité à « causer dans son poste » à propos d’un de mes dadas : « Vous avez tout ce qu’il faut (…pour apprendre) », et ce fut un grand moment…

Oui, parce que je trouvais que le « Tout y est pour apprendre » de son mooc partait d’une excellente idée (surtout si l’on prend en compte l’explosion actuelle du e-learning)… du moment qu’à l’autre bout de la chaîne il n’y avait pas trop de grattages de tête du côté des apprenants sur le mode « …Oui, mais moi, est-ce que de mon côté je suis sûr d’avoir bien tout ce qu’il faut en stock, pour apprendre ? ».

Je m’en suis ouvert auprès d’elle, et nous en avons longuement discuté, à la suite de quoi elle m’a proposé de reprendre cette discussion lors d’un entretien qui serait diffusé dans le cadre du mooc !

Banco, lui ai-je répondu. Le résultat se trouve ci-dessous, si le coeur vous en dit…

Bien à vous,

Bernard