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Développement personnel

Merci : un mot magique dans au moins 7 situations

merci

Je ne dis pas "Merci" aussi souvent que je le devais et je doute être le seul.

En fait, je commence à croire que "Merci" est un des quatre* mots les plus dépréciés et le moins utilisés sur cette planète. Or, le mot "merci" est approprié dans un très grand nombre de situations. Des situations dans lesquelles il constitue, à chaque fois, une meilleure réponse que celle qui nous vient spontanément à l'esprit.

Je vous propose de faire un petit tour d'horizon de 7 situations courantes où nous disons habituellement  toutes sortes de choses, mais où nous pourrions avantageusement dire "Merci" à la place.

1 : Lorsque vous recevez un compliment.

Nous sabotons trop souvent les compliments qui nous sont faits en dévalorisant l'intention de l'autre ou en faisant excès d'humilité. En général, nous pensons que cela nous empêche de devenir arrogant.

Si tel est votre cas, l'intention est peut-être louable. Mais le problème est que, en détournant éloges et compliments, vous ne reconnaissez pas l'intention de la personne qui a eu la gentillesse de dire quelque chose d'agréable.  En disant simplement "Merci", vous reconnaîtrez pleinement la personne qui a fait le compliment… tout en profitant d'un moment agréable (…pour peu que vous vous l'autorisiez!).

Exemple : "Votre robe est superbe".

  • Au lieu de : "Oh, cette vieille chose? Je l'ai achetée en soldes… Je l'ai  depuis des années. "
  • Essayez de dire : "Merci. Je suis contente que vous l'aimiez."

Exemple : "Waouw! 20 points au Scrabble. Vous avez très bien joué ! "

  • Au lieu de : "Ouais, mais en fait j'ai eu de la chance".
  • Essayez de dire : "Merci. C'était une bonne soirée."

Exemple : "Vous avez cartonné avec votre présentation aujourd'hui!"

  • Au lieu de : "Vraiment ? Je me sentais tellement nerveux sur cette estrade..."
  • Essayez de dire : "Merci. Je suis content que ça ait bien fonctionné. "

Puisse ce qui suit vous permettre d'accepter plus facilement un compliment : Aviez vous réalisé que lorsque vous "détournez le tir" lors d'un compliment, vous ne pouvez pas vraiment en profiter ? En recevoir pleinement le bénéfice, le cadeau. Lorsque vous dites "Merci", vous laissez intact le poids du compliment. En outre, en disant simplement "Merci", vous vous autorisez à être enrichi des compliments que vous recevez. Comme l'écrivait Marianne Williamson, vous restreindre, vivre petit, ne rend pas service au monde, L'illumination n'est pas de vous rétrécir pour éviter d'insécuriser les autres.

Recevoir des compliments devrait être simplement agréable, mais nous sabotons souvent l'expérience. Il n'est en rien  nécessaire de détruire les compliments que vous recevez. Acceptez-les avec grâce et profitez du moment.

2 : Lorsque vous arrivez en retard.

merci et bienvenueArriver en retard à un rendez-vous est souvent stressant. En outre c'est quelque peu irrespectueux envers la personne qui attend.

Il pourrait sembler étrange de remercier quelqu'un de prendre part (malgré lui) à vos propres ennuis, mais c'est exactement la meilleure attitude possible. En pareil cas, la plupart des gens tombent dans le panneau en disant simplement: "Désolé, je suis en retard".

Le problème est que cette phrase braque encore plus le projecteur sur vous. . Alors qu'en remerciant les gens de vous avoir attendu, vous renverserez la situation en reconnaissant l'effort (voire le sacrifice)  que votre interlocuteur a fait en vous attendant. "Merci d'avoir attendu".

Exemple : vous arrivez avec 14 minutes de retard.

  • Si vous dites : "Désolé, je suis en retard. Le trafic était très dense là-bas. "
  • Essayez d'ajouter : "…Merci de votre patience".

Lorsque nous commettons une erreur, il y a toujours des conséquences. Ici, quelqu'un d'autre a fait un sacrifice en vous attendant. Notre réaction instinctive est de nous excuser pour notre faute, mais il est bien plus approprié de rendre hommage à la  patience de l'autre. De le remercier pour ce qu'il a fait en dépit de votre erreur.

3 : Lorsque vous réconfortez quelqu'un.

Quand une personne vous fait part d'une déconvenue ou d'une tuile qu'elle subit, vous pouvez peut être en ressentir de la gêne. Vous voulez vous comporter en bon ami, mais la plupart des gens ne savent pas vraiment quoi dire en pareil cas. Souvent, nous pensons que c'est une bonne idée de minimiser le problème de l'autre, ou d'y trouver des compensations. "Eh bien, au moins tu as ..."

Ce que vous ignorez peut-être, c'est que peu importe que vous ne sachiez pas quoi dire. Tout ce dont vous avez besoin à ce moment-là, c'est d'être présent à l'autre et de les remercier de la confiance qu'il vous témoigne.

Exemple : la mère de votre collègue est décédée récemment.

  • Au lieu de : "Au moins, vous avez beaucoup de bons souvenirs, avec le temps c'est tout ce qu'il restera.".
  • Essayez de dire : "Merci de partager cela avec moi. Je sais que c'est difficile pour vous."

Exemple : Votre frère a perdu son emploi.

  • Au lieu de : "Au moins, tu es jeune et tu as la santé.".
  • Essayez de dire : "Merci de partager cela avec moi. Je suis là pour te soutenir. "

Lorsqu'ils sont en souffrance, les gens n'ont pas besoin d'entendre des mots visant à amoindrir leur douleur. Cela ne marche jamais. En fait, en pareil cas nous avons plutôt besoin de quelqu'un pour partager cette douleur. Lorsque vous ne savez pas quoi dire, dites simplement "Merci" et soyez vraiment là, auprès de la personne, sans avoir peur du silence.

4 : Lorsque vous faites l'objet de remarques ou de réclamations.

Les remarques peuvent être très utiles, mais nous le voyons trop rarement. Qu'il s'agisse d'un examen de performance peu flatteur venant de votre patron ou d'un mail d'un client en colère, la réaction classique consiste à se défendre. C'est dommage, parce que la réaction adéquate est de simplement dire «Merci» et d'utiliser par la suite ces informations pour vous améliorer.

Exemple : "Ce travail n'est pas suffisant. Je pensais que vous feriez mieux. "

  • Au lieu de : "Vous ne comprenez pas. Voici ce qui s'est réellement passé. "
  • Essayez de dire : "Merci d'avoir attendu plus de ma part".

Exemple : «J'ai acheté votre produit la semaine dernière et il est déjà cassé. Je ne suis pas content de cette expérience. "

  • Au lieu de : "Comment l'avez-vous utilisé? Nous avons clairement indiqué nos termes et conditions que le produit n'est pas conçu pour fonctionner dans certaines conditions. "
  • Essayez de dire : "Merci d'avoir partagé vos pensées. Sachez que nous nous sommes engagés à devenir meilleurs. Pouvez-vous nous donner plus de détails sur le problème? "

Personne n'aime échouer, mais l'échec est rien d'autre qu'un fait. Une occasion d'apprendre. Répondez donc aux commentaires utiles avec les remerciements nécessaires, et utilisez-les pour vous améliorer.

5 : Lorsque vous recevez des critiques injustes.

plutôt que de chercher à avoir le dernier mot, dites simplement ...merci !

Parfois, la critique n'est pas du tout utile. C'est juste vindicatif et méchant. Mais même en pareil cas l'une des meilleures approches est simplement de remercier et d'aller de l'avant sur votre chemin.

N'oubliez pas ceci : A chaque fois que vous remerciez quelqu'un de vous avoir critiqué, cela neutralise instantanément le pouvoir de ses déclarations.

Exemple : "Ce que vous venez d'écrire pourrait être un bon conseil pour les débutants, mais tous ceux qui savent ce qu'ils font le trouveront inutile".

  • Au lieu de : "Eh bien, très précisément, j'ai écrit ceci pour les débutants. Cela pourrait peut-être vous surprendre, mais tout n'a pas été écrit en pensant à vous "
  • Essayez de dire : "Merci d'avoir partagé votre opinion. "

Exemple : "Ton annonce est la chose la plus stupide que j'ai lue de toute la semaine".

  • Au lieu de : "Tu es un idiot. Et je vais te dire pourquoi…"
  • Essayez de dire : "Merci pour tes commentaires. Sans doute ai-je encore beaucoup à apprendre."

Vous libérer du besoin d'avoir le dernier mot lors de chaque discussion est un signe de maturité. Quelqu'un a mal parlé de vous sur les réseaux sociaux ? Et alors ? Soyez le véritable vainqueur du débat par la façon dont vous vivez votre vie.

6 : Lorsque quelqu'un vous donne des conseils que vous n'avez pas sollicités.

C'est un sport très répandu. Tout le monde a une opinion sur ce que pourrait être votre façon de faire concernant… beaucoup de choses ! En fait, dans la plupart des cas, ces personnes essayent simplement d'être utiles, mais l'avis que peut avoir quelqu'un sur vous, ou sur ce que vous faites, lorsque vous ne l'avez pas demandé peut être parfois gênant.

La meilleure approche? Dites simplement "Merci".

Exemple : "Vous savez, j'ai vu votre vidéo, et je trouve que vous devriez vraiment surveiller la position de vos hanches lorsque vous pratiquez cet exercice sportif".

  • Au lieu de : "Oh vraiment? Avez-vous une vidéo de vous en train de le faire afin que je puisse le voir correctement? "
  • Essayez de dire tout simplement : "Merci de votre aide".

Mettre le doigt sur les défauts des autres ne supprime pas le vôtre. Remerciez donc les gens de vous sensibiliser, même si cela n'était ni justifié ni sollicité.

7 : Lorsque vous ne savez pas si vous devriez remercier ou pas...

En cas de doute, prenez simplement le parti de remercier. Il n'y a jamais de risque ni d'inconvénient. Franchement : êtes-vous sincèrement préoccupé à l'idée de montrer trop de gratitude aux personnes que vous croisez dans votre vie ? En quoi cela est-il gênant ?...

"Devrais-je envoyer une carte de remerciement dans cette situation?" Oui, vous devriez.

"Est-ce que je devrais récompenser cette personne ?" Si vous ne le faites pas, au moins dites merci.

Dites merci, plus souvent.

 

Merci de m'avoir lu

 

D'après  http://jamesclear.com/say-thank-you (libre adaptation)

 


* Nous traiterons prochainement (et successivement)  des cas de trois autres "mots magiques" qui ouvrent des portes au lieu de les fermer :-)

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Préjugés et illusions – Les dysfonctionnements des états du moi

Préjugés et illusions

Notre dernier article présentait les trois principaux états du moi selon l’Analyse Transactionnelle. Rappelons simplement que :

  • L'état Enfant recouvre le domaine du ressenti
  • L'état Adulte recouvre le domaine du pensé
  • L'état Parent recouvre le domaine de l'appris.

Le plus souvent, à un instant T, chez un même individu, il y a un seul état "aux commandes". Dans la petite histoire relatée dans l'article précédent, on voit très bien que Jean (comme nous tous) passe à plusieurs reprises, et sans transition, d'un état à un autre. Mais quand un état prend le contrôle, les deux autres n'ont pas voie au chapitre… C'est en quelque sorte "chacun son tour".

Ainsi, en Analyse Transactionnelle, les trois états du moi sont le plus souvent représentés selon le schéma suivant :

Les états du moi (présentation courante)

Mais il peut arriver que les états du moi se mettent à dysfonctionner. Certains analystes vont même jusqu'à parler alors de pathologies des états du moi.

La contamination

Les préjugés

Le plus souvent, en temps normal, le moi Adulte est habitué à faire la synthèse des sollicitations des moi Parent et Enfant, afin de pouvoir prendre des décisions et agir le plus lucidement possible. Du coup, lorsque tout se passe bien, il est à même de nous permettre d'entreprendre des actions appropriées.

Mais quand l’Adulte se met à fonctionner sur un mode "idées reçues", "généralisations à outrance", il peut finir par prendre pour relevant de la logique et un certain nombre des croyances construites de toutes pièces.

Préjugés (contamination de A par P)

En pareil cas, on dit que l'Adulte est contaminé par le Parent : C’est le domaine des préjugés

Exemples :

  • Les comoriens sont vachement sympas. J’en connais deux, ils sont trop cool !
  • Ma tante a guéri son arthrose en allant voir le rebouteux. Ils sont forts, ces gens-là.
  • Les chinois sont fourbes, alors que les japonais sont travailleurs.

Les illusions

Par ailleurs, il se peut très bien que l'Adulte soit contaminé par l’Enfant : En pareil cas, la personne n'est plus le jouet de ses préjugés, mais des illusions

Illusions (contamination de A par E)

On est dans l’illusion quand on prend ses désirs pour des réalités. Être le “jouet” d’une illusion, c’est croire que quelque chose est réel seulement parce qu’on désirerait que cela le soit.

Exemples :

  • Je l’aime tellement qu’elle va revenir, forcément. Le contraire est impossible.
  • J’adore regarder les étoiles. Je suis sûr qu’avec le prochain iPhone on pourra prendre des photos de Mars !
  • Si nous prions avec suffisamment de ferveur, il n’y aura plus de guerres d’ici deux générations !

 

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Les états du moi (Ego states)

allégorie états du moiA l'intérieur de chacun de nous coexistent (au moins) 3 personnes

Ah, les états du moi... Selon Éric Berne, créateur de l'Analyse Transactionnelle (voir notamment notre dossier sur les Jeux Psychologiques), nous ne sommes pas une personne unique. Ainsi, il y a en nous au moins trois différentes personnes, trois différents "états". En conséquence, pendant toute notre vie, tous autant que nous sommes, nous jonglons en permanence avec, à notre insu. Ces trois états sont : Enfant, Adulte et Parent.

Remarque : Les majuscules indiquent ici qu'on se réfère à des états, et non à des étapes de notre existence.

 

L'état "Enfant"

états du moi : l'EnfantJe suis quelquefois dans mon état "Enfant". Cela signifie que je pense et ressens les choses un peu de la même manière que lorsque j'étais enfant (en gros, jusqu'à 8 ans). En fait, dans cet état-là, je "ressens" plus que je ne "pense". Beaucoup de place aux envies, aux émotions de toutes sortes, à la spontanéité, et aussi aux rapports qu'enfant j'ai entretenus avec tous les représentants de l'autorité (principalement les parents), que ce soit dans la soumission, dans l'évitement ou dans la rébellion.

 

L'état "Parent"

états du moi : le ParentPar ailleurs, il se trouve que je me suis approprié des idées, des pensées, des sentiments et des attentes de la part de tous les adultes qui m'ont élevé, ou qui contribué d'une façon ou d'une autre à mon éducation. Mon père, ma mère, mon institutrice, le curé de la paroisse, le policier du quartier… En fait, c'est très variable en fonction des époques et des latitudes. En gros, il s'agit de toutes les personnes qui représentaient une forme d'autorité pour moi. L'état Parent correspond aux moments où je pense et ressens les choses d'une manière comparable à ce que m'ont inculqué ces différentes personnes, à l'époque. Ainsi, à chaque fois que je me trouve dans l'intention de "nourrir", de "prendre soin de", ou de "dire la loi" d'une façon ou de l'autre, je suis dans mon état "Parent".

En gros, je suis dans mon état parent à chaque fois que je reproduis des schémas parentaux.

L'état "Adulte"

états du moi : l'AdulteEt enfin, la partie de moi qui est rationnelle, réfléchie, est appelée "état Adulte". Cet état est souvent comparé à celui d'un ordinateur, d’un traitement "froid et distancié" de l'information. Ceci sans que les "envies" ou "la référence à l'autorité" n'interviennent en quoi que ce soit. Partant, cet état se caractérise par une suite d'inductions et déductions successives, permettant d'aboutir à des décisions, solutions ou actions optimales. Abstraction faite des préjugés et des passions, bien entendu.

Un exemple concret pour comprendre les états du moi : Jean se rend au travail ce matin.

Au cours de la journée, nous passons souvent d'un état à l'autre, sans nous en apercevoir, pour plusieurs raisons. Prenons un exemple simple :

D'abord, au début de cette histoire, Jean est en train de conduire son automobile. Il prête attention aux panneaux, à la circulation, il régule sa vitesse… il est dans son état Adulte.

Soudain, un chauffard lui fait une queue de poisson. Jean passe alors de la surprise à la peur, puis à la colère. Comment peut-on donner le permis à des gens pareils ? S'insurge-t-il. …Si j'en avais le pouvoir, je le leur retirerais à vie, ça leur ferait les pieds ! Précisément, il se trouve que lorsqu’il était enfant, Jean a souvent entendu cette phrase prononcée – à l'identique – par son père. D'ailleurs, à l'instant, sans s'en rendre compte, Jean est allé jusqu'à utiliser la même intonation que celle de son père. A ce moment précis, Jean est dans son état Parent.

Plus tard, Jean arrive à son travail avec quelques minutes de retard, en raison d'un ralentissement sur l'autoroute. En se garant sur le parking, il pense par conséquent à son supérieur qui l'attend pour travailler sur un dossier important. Cette simple idée lui cause une très grande anxiété : il craint que son supérieur ne le réprimande. Alors cela le replonge dans de vieux souvenirs (maison, école…). Des souvenirs d'une époque où il avait des comptes à rendre à des personnes qui avaient toute autorité sur lui. À ce moment-là, Jean craint d'être réprimandé. Il est dans son état Enfant.

Enfin, tout n'ayant qu'un temps, Jean se dit au bout d'un moment : "Qu'est-ce que je crains au fond ? Enfin voyons, mon supérieur n'en est pas à cinq minutes près. Au besoin je rattraperai mon retard, je trouverai bien une solution !". Jean est revenu dans son état Adulte.

Les états du moi en résumé…

  • L'état Enfant recouvre le domaine du ressenti
  • L'état Adulte recouvre le domaine du pensé
  • L'état Parent recouvre le domaine de l'appris.

 

illusions, préjugés et états du moi

Dans un autre article, nous abordons des phénomènes tels que préjugés et illusions. En particulier nous découvrons comment ils peuvent être utilement redécouverts à la lumière des états du moi.

 

 

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.

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Éloge de la méthode Coué

Allégorie Méthode Coué

Il m'est arrivé plusieurs fois, lors d'une discussion, d'entendre une phrase du type "Ah oui mais ça, cela relève de la méthode Coué". Le plus souvent, elle est prononcée avec une tranquille assurance teintée d'un zeste de dédain. A la suite de quoi, l'argument semble porter, et l'on passe à autre chose, comme si l'affaire était entendue : Ainsi il paraît admis que la méthode Coué est associée à un manque de sérieux, un gadget stérile, et elle ne semble rien mériter de mieux que des sourires condescendants. Pourtant, à y regarder de plus près…

Tout le monde en a entendu parler

Émile Coué (1857 - 1926) a mis au point sa célèbre méthode d’autosuggestion consciente en 1910. Elle se fonde sur un le principe suivant : toute idée, bonne ou mauvaise, que l’on se met dans la tête d’une façon ou d’une autre, devient pour nous "une réalité dans le domaine des choses possibles". En quelque sorte, nous sommes ce que nous pensons.

Cette méthode, donc, consiste tout simplement  à répéter plusieurs fois, à voix haute, à des moments bien déterminés, une affirmation sur nous-mêmes qui nous semble positive et utile. Exemple: "Tous les jours, à tous points de vue, je vais mieux, de mieux en mieux".

La méthode Coué n'a pas toujours bonne presse, pour au moins deux raisons :

D'abord, cela semble trop facile…

Nombreux sont les esprits chagrins qui décrètent que tout ce qui est simple est forcément entaché de manque de sérieux. "Allons quoi, il me suffirait de répéter ces choses-là pour qu'elles adviennent ?, Non, impossible, cela ne peut pas marcher !". Sauf que, comme toujours, il y a ceux qui n'essaient même pas… et les autres ! Surtout que, pour s'y mettre, nul besoin d'avoir recours à un thérapeute… C'est peut-être pour cela que certains la baptisaient "psychothérapie du pauvre" ?

Le Général de Gaulle lui-même, en son temps, le 14 décembre 1965, avait eu lors d'un entretien télévisé  cette célèbre sortie : "Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l'Europe, l'Europe, l'Europe ! Mais cela n'aboutit à rien et cela ne signifie rien". On voit clairement que la simple répétition d'un mot ou d'une phrase peut être considérée par beaucoup comme synonyme d'entêtement stérile ou de politique de l'autruche...

Pour ne rien arranger, le fonctionnement même de la méthode peut prêter à rire… en effet; la répétition a toujours son effet comique. Tout le monde se souvient du célèbre sketch de Dany Boon, "Je vais bien, tout va bien".

Ensuite, il y a les heures noires de l'Histoire de France (pendant la période de l'occupation)

La deuxième raison de la "mauvaise" réputation de la méthode Coué est beaucoup moins connue… Il se trouve qu'Alphonse de Châteaubriant, un des idéologues de la collaboration, a été en son temps un des plus fervents adeptes de la méthode Coué. En conséquence, comme il en va souvent avec les amalgames, cela a contribué à porter beaucoup de tort à la réputation de cette méthode.

Pourtant cela fonctionne !

méthode Coué - c'est possible !

Ce n'est pas parce qu'une idée est simple et accessible qu'elle doit être rejetée. En pareil cas, le moins que l'on puisse faire c'est de l'essayer, pour en avoir le cœur net.

Aussi étrange que cela puisse paraître, le simple énoncé de pensées positives est à même d'impulser des changements significatifs dans notre vie… sous certaines conditions, toutefois. Il faut en effet jouer le jeu, le vouloir vraiment, y croire soi-même, fût-ce un tout petit peu, et enfin tâcher de se mettre dans une posture d'attente favorable. Sinon cela ne sert bien entendu à rien.

De plus Émile Coué ne préconisait pas que la répétition pour le succès de sa méthode. Il y a aussi la visualisation positive (à l'image du skieur qui ferme les yeux avant le départ en se déroulant mentalement le film de son parcours idéal). Émile Coué passe d'ailleurs pour en être l'un des précurseurs... Enfin la gestuelle peut jouer un rôle important. Pour s'en faire une idée, il suffit de penser à l'exemple des joueurs de tennis qui se donnent de l'énergie en pratiquant des mouvements courts des avant-bras tout en gardant leurs poings serrés (pour suggérer l'énergie, la gagne...).

Je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué

méthode Coué - NénupharPersonnellement je fais toujours beaucoup de publicité à la méthode Coué... Ce malheureux pharmacien est aujourd'hui encore l'objet de tous les quolibets, alors que sa méthode fonctionne à merveille... à condition de s'en servir pour soi-même ! Comme disait une des personnes qui m'ont le plus inspiré, "Ne croyez rien de ce que je vous dis. En revanche, essayez-le !".

Pour ma part, j'ai la certitude qu'en toutes circonstances nous sommes ce que nous croyons, et qu'en amont de cela nous finissons toujours par croire ce que nous disons... particulièrement concernant les propos que nous tenons nous-mêmes, même lorsqu'ils semblent anodins.

Ainsi, je réagis systématiquement à des propos - tellement courus - de type "Ah, ce que je peux être bête, tout de même !", ou encore "Je suis nul !", ou tant d'autres, si courants, du même tonneau, proférés par des gens qui (bien entendu) parlent de leur propre cas. A tort ou à raison, je me dis que ces petites incantations inconscientes, souvent répétées, finissent par produire quelques dégâts...

En poussant le raisonnement plus loin, si cela fonctionne dans le sens négatif, il n'y a aucune raison de ne pas essayer "d'inverser la vapeur".

Ainsi, parmi les phrases d'autosuggestion proposées par Émile Coué, ma préférée est sans doute celle-ci :

"Je m'accepte tel que je suis, je me respecte profondément".

Et j'avoue que je la prononce régulièrement, à haute voix, à chaque fois que j'y pense, à toutes fins utiles. Franchement, quel risque y a-t-il à cela ?...

 

Quelques liens pour en savoir plus

 

méthode Coué : ça déteint :-) http://www.methodecoue.com/
Le site officiel de la méthode Coué
 
http://www.suivre-coue.org/
L'association Suivre Coué
http://coue.brest.free.fr/
Le Cercle Coué de Brest

Enfin, pour ceux qui le souhaitent, voici un enregistrement très émouvant de la voix d'Émile Coué lui-même :

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La PNL qu’est-ce que c’est et à quoi ça sert ?

La PNL qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert ? La question mérite en effet d'être posée... En tout cas, on me la pose souvent !

Brouillard et sommet de colline

Mes chers lecteurs…

Vous êtes de plus en plus nombreux à me poser la question de ce qui inspire les idées dont je fais part dans mon livre de conseils aux formateurs. Surtout lorsque j'y évoque des questions d'image de soi, d'image de l'autre, de postures ou encore de comportements…

Il est vrai que dans le livre (…ainsi que dans le présent blog) j'évoque à plusieurs reprises le domaine du développement personnel, où je me suis abondamment abreuvé tout au long de ma carrière.

Mais pour être tout à fait honnête, je peux vous dire tout à trac et sans me cacher derrière mon petit doigt (puisqu'après tout vous en êtes venus à lire ces lignes) que la technique qui m'a – très largement – le plus inspiré est la PNL.

Mes petits camarades de PNL…

Par ailleurs, il se trouve que je fais partie d'une association de "PNListes" de ma région. Nous avons eu la bonne idée de l'appeler "Échanges d'Apprentis Sages"… Tout un programme, n'est-ce pas ? Nous avons l'habitude de nous retrouver au moins une fois par trimestre, dans la région d'Aix-en-Provence. Nous procédons à ce qu'on appelle des échanges de pratiques (ou de découvertes). Nous accueillons également des intervenants extérieurs, souvent des "pointures". Des personnes qui nous font l'amitié de venir nous parler en toute simplicité de leur domaine d'expertise.

Eh bien, figurez-vous que mes petits camarades PNListes me posent assez souvent la question de savoir si je n'aurais pas dans mes tablettes un court document "...qui explique un peu – pour les non spécialistes – ce que c'est que la PNL".

Bon… pas de panique, la  PNL (...et des documents s'y rapportant) y'en aura pour tout le monde!

C'est ainsi qu'à l'intention des uns et des autres j'ai la joie de vous proposer aujourd'hui un document (au format pdf) à télécharger, à emporter, ou encore à déguster sur place. Il s'intitule "PNL – Origines et éléments d'explication" et vous pouvez vous le procurer en cliquant tout simplement sur l'image ci-dessous…

Vignette d'accès à un document pdf sur la PNL, ses origines, qu'est-ce que c'est et à quoi ça sert.

 

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