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Je Comprends (inclus une ressource pédagogique)

La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'elle croit à l'intelligence de l'autre (Roland Barthes)

Nous voici arrivés à la fin de notre série des 4 mots magiques de ce dossier (Cf. le sommaire complet à la fin de cet article). Ces mots (ou locutions) ont tous quelque-chose en commun :

Ce qui est sûr, c'est qu'on ne pense jamais assez à prononcer ces mots-là...

On ne pense jamais assez à les dire, alors qu'en fait ils sont tout simples. D'ailleurs nous remarquons souvent leur absence dans la bouche des autres. Spécialement lorsque cela nous permet de porter un jugement sur eux 🙂 … Voici quelques exemples (tirés de situations réelles) :

  • Dans cette boîte c'est vraiment marche ou crève. Non seulement nous sommes sous-équipés pour mener à bien notre mission, non seulement on nous refuse de nous allouer les moyens et équipements pourtant indispensables au motif que "ça coûte toujours trop cher", mais le pompon c'est que même un "merci" qui ne coûte pourtant rien, nous ne l'entendons jamais  !

  • Il sait très bien qu'il a commis une bourde. Mais apparemment ça lui écorcherait la bouche de nous présenter ses excuses, ce qui n'est pourtant pas bien difficile ! Je trouve même que cela aggrave son cas !

  • Elle met un point d'honneur à se débrouiller toute seule, à tel point qu'elle ne demande jamais rien. Elle n'a même pas le réflexe de demander quoi que ce soit à qui que ce soit. C'est nous qui devons à chaque fois lui tirer les vers du nez. Pour lui demander ce dont elle a besoin. C'est pourtant pas bien compliqué à dire quand-même !

 

Mais au fond c'est toujours pareil… Nous nous prenons tous pour des personnes qui laissent toujours les lieux (et les cœurs) dans l'état où elles aimeraient bien les trouver en arrivant. Et nous croyons dur comme fer que nous traitons les autres de la façon exacte dont nous voudrions être traités. Fariboles !

Ressource pédagogique : nous croyons tous traiter les autres comme nous voudrions l'être, mais… c'est faux !

En voici une preuve, si besoin était. Regardez attentivement ces deux images :

Tu as menti !

Image 1 : Le personnage A dit à B "Tu as menti !"

Tu es un menteur !

Image 2 : Le personnage A dit à B "Tu es un menteur !"

Faites une copie de ces deux images (sur papier, tablette, téléphone... ce que vous voulez).

Amusez-vous ensuite à lancer une discussion à bâtons rompus dans un petit groupe sur le thème suivant :

"Pensez-vous que la différence entre ce que dit le personnage dans les deux images soit plutôt importante ? ...Ou au contraire plutôt négligeable ?"

…Eh bien vous n'êtes pas sortis de l'auberge ! Effectivement, vous risquez fort de voir très vite vos interlocuteurs se diviser en deux camps antagonistes. Et s'écharper les uns les autres tout en se lançant nombre d'anathèmes du style :

Mais non, les deux phrases sont très différentes : si tu dis "Tu es un menteur" tu te réfères à l'identité de la personne, et non pas à son comportement. C'est très grave !

...Tu rigoles ? Je ne vais quand-même pas prendre des gants, ni utiliser des précautions de langage avec une personne qui a menti. Et puis quoi encore ? On ne va tout de même pas chipoter...

Houlà, ça chauffe dans les rangs !...

En fait l'explication ce cet affrontement est très simple. A chaque fois que nous assistons – fût-ce symboliquement – à une scène mettant en présence deux personnages, nous avons instinctivement tendance à nous identifier spontanément à l'un de ces personnages, et donc à prendre son parti, peu ou prou.

Ceux qui s'identifient au personnage A seront plus sensibles au fait d'avoir été atteints, lésés, trahis ou que sais-je par le mensonge (réel ou supposé) de l'autre.

Quant aux autres, ceux qui s'identifient au personnage B, ils auront naturellement tendance à prendre fait et cause pour la personne accusée, blâmée, vilipendée… etc.

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Pourquoi les uns et les autres allons-nous soit vers le personnage A, soit vers le personnage B ? ... J'imagine que cette question doit faire la joie des psys de tout poil. Il y a même fort à parier que les paramètres doivent être nombreux et variés, donnant ainsi matière à de nombreuses querelles d'experts. Mais ce n'est pas ce qui nous intéresse ici. Le fait est que les uns se mettent à la place de celui qui prononce la phrase fatidique... Et que d'autres s'identifient à ceux qui l'entendent. Et l'exercice consistant à "se mettre dans les pompes" du personnage qu'on n'a pas choisi n'est pas une chose qui va de soi, croyez-moi. Cela demande même un assez long apprentissage. Alors imaginez ce qu'il en est lorsque nous vivons nous-même la scène ! Lorsque nous sommes "soit le personnage A, soit le personnage B" !

J'espère que cette petite démonstration vous aura convaincus… Pour ma part, quelles que soient les circonstances, je me garde bien de prétendre m'adresser aux autres de la façon dont j'aimerais qu'ils s'adressent à moi ! Tout au plus puis-je m'efforcer de le faire, parfois, très humblement… mais sans illusion aucune.

Le mot du jour : "Je comprends"

C'est précisément là que notre mot du jour va être le plus utile. Nous avons vu en effet à quel point il est parfois malaisé de se mettre dans les pompes de l'autre. Pire, comme il est parfois difficile d'être ne serait-ce que prêt à le faire. En témoignent les nombreux cris du cœur bien connus du type "Mettez-vous à ma place !...".

En cas de désaccord, voire de conflit, il est absolument compréhensible que nous campions (parfois aveuglément) sur nos propres positions. Disons que c'est humain, comme tant d'autres choses. Nous avons même été conditionnés pour cela. Le corollaire étant que – face à des interlocuteurs qui ont statistiquement tendance à faire la même chose – nous avons souvent tendance à souffrir du sentiment de ne pas être vraiment compris ...D'où l'effet magique du "Je comprends" !

Voilà pourquoi j'ai choisi de faire figurer cette expression sur le podium de mes "mots magiques" fétiches. Car ce petit mot (...ces deux petits mots, plutôt) a toujours l'effet de détendre immédiatement l'atmosphère. C'est en cela qu'il est véritablement magique. Et pourtant, la plupart d'entre nous répugnent à s'en servir au moment où ce serait le plus utile. Pourquoi ? Parce que nous avons naturellement tendance à faire l'amalgame entre comprendre et accepter. Tout comme nous mettons allègrement dans le même sac "pardonner" et "oublier", ainsi que nous l'avons vu au début de cet article.

A chaque fois que vous prononcerez avec sincérité l'expression "Je comprends", soyez certains que vous instaurerez un climat plus bénéfique (…si peu que ce soit) dans le contexte où vous vous trouverez. D'ailleurs, à franchement parler, n'êtes-vous pas vous-même sensible au fait d'être compris, dans la vie de tous les jours ?

Attention au piège du "Je comprends… mais" !

Si cela se trouve, certains esprits chagrins se sont dits plus haut "Ah bon ? On peut toujours comprendre sans être d'accord ? Super ! Je vais donc faire croire à cet abruti que je le comprends. Cela me permettra d'enchaîner plus facilement en faisant connaître à l'individu qui me fait face quelle est ma façon de penser !".

Eh bien qu'ils ne se réjouissent pas trop vite ! Car un "…mais" qui arrive trop près d'un "Je comprends" aura pour effet de ruiner immédiatement toute la belle magie ! Et patatras, votre "Mais" sonnera automatiquement aux oreilles de l'autre comme un signal inquiétant (du type "Ah… Nous y voilà. C'était trop beau… Je me disais aussi…"). C'est exactement le même effet que le célèbre "Oui mais". Vous savez bien, ces deux mots  que personne n'aime entendre. Mais que, pourtant, nous nous laissons peut-être quelquefois aller à prononcer (eh oui, toujours pareil…).

Je crois bien qu'en la matière, le pire est le "Je comprends mais je ne suis pas d'accord !". Ah, il fait de terribles dégâts, celui-là. Cela dit, si vous-même êtes un adepte, soyez rassuré : il ne s'agit pas de garder vos opinions pour vous. Jamais je ne vous conseillerai une chose pareille ! Il s'agit simplement de montrer un minimum de considération pour le point de vue des autres. Souvenez-vous qu'on peut toujours tout dire… à condition de trouver le bon moment, le bon contexte et les bons mots pour le dire. Ainsi, je vous invite à essayer le "Je comprends ET j'ai un autre point de vue". Attention, ce n'est pas de l'hypocrisie, c'est tout simplement une marque de respect. Et puis si vous ne l'avez jamais essayée, c'est sans doute le moment de le faire !

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Question de franchise, soi-disant…

La politesse est plus généreuse que la franchise, car elle signifie qu'elle croit à l'intelligence de l'autre (Roland Barthes).

Méfiez-vous toujours de ceux qui invoquent la franchise pour justifier le fait de maltraiter leurs semblables. En général, toutes ces histoires de mots magiques (si vous les leur rapportez) les feront immanquablement grincer des dents. Et ils auront tendance à balayer tout cela d'un revers de main. Au motif "...qu'eux, au moins, sont toujours francs et disent ce qu'ils pensent". Que ça passe ou que ça casse, contrairement à nous autres, qu'ils ne tardent pas à taxer d'hypocrisie (ben voyons, ne nous gênons pas !).

Vous savez bien, ce sont ceux qui vous assurent "Moi j'ai pour habitude de dire tout ce que je pense, le positif comme le négatif"

Si vous voulez vous payer une bonne tranche de rire, demandez-leur à brûle pourpoint de vous raconter (puisqu'apparemment ils distribuent les bons et les mauvais points avec la même facilité que le roi Salomon)... de vous raconter tout simplement la scène correspondant à la dernière fois où ils ont dit quelque-chose de positif à quelqu'un… Et revenez ensuite me raconter la tête qu'ils ont faite !

Une tranche de vie…

Pour finir, permettez-moi de vous raconter ici ce souvenir personnel. C'était il y a quelques années dans une salle de formation. Je venais de raconter cette histoire de "Je comprends" à un groupe de participants. Une discussion s'en est suivie. Et à cette occasion l'un d'eux s'est écrié à peu près ceci :

Je ne n'imagine pas du tout en train de dire à quelqu'un que je le comprends et que j'ai un autre point de vue. Car en pareil cas, je ne saurais absolument pas quoi dire après cela. Je préfère donc continuer à dire que je ne suis pas d'accord. C'est plus simple.

Ce à quoi je lui ai rétorqué que, bien entendu, c'était tout à fait son droit de continuer à faire comme il l'entendait. Et qu'il n'y avait aucun problème à cela... du moment qu'il était pleinement satisfait des résultats qu'il obtenait 🙂

 

Ah oui, une dernière chose : Si d'aventure vous avez un autre point de vue sur ces questions-là, n'hésitez pas à m'en faire part, et soyez par avance sûrs d'une chose…

…Je vous comprends ! 🙂

Article précédent : J'ai besoin... Un drôle de mot magique.


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6 commentaires
  1. Après le « Je comprends » (ou parfois en remplacement), j’aime bien aussi « résumer », reprendre rapidement les idées de mon interlocuteur pour : lui montrer que je l’ai écouté avec l’intention de le comprendre justement, et affiner ma compréhension de ce qu’il/elle souhaite dire (confrontation entre le message diffusé et le message perçu). Cela prend un peu de temps mais c’est une manière que j’apprécie et me convient. 😉

    Dans tous les cas, c’est loin d’être évident ! Mais je te rejoins sur l’importance de cette expression ou de toute autre permettant de prendre quelques instants pour montrer que l’on respecte, sincèrement, la personne que l’on a en face de soi.

  2. Merci Fred. Effectivement, la reformulation a bien des avantages et permet – entre tant d’autres choses – de vérifier dans quelle mesure on a… compris 🙂

    Entre
    Ce que je pense
    Ce que je veux dire
    Ce que je crois dire
    Ce que je dis
    Ce que vous avez envie d’entendre
    Ce que vous croyez entendre
    Ce que vous entendez
    Ce que vous avez envie de comprendre
    Ce que vous croyez comprendre
    Ce que vous comprenez
    Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
    Mais essayons quand même…

    (Bernard Werber)

  3. Bonjour Bernard,

    Selon mon expérience, ce travail sur les mots (magiques ou pas) est à double tranchant.

    Pour avoir suivi récemment un séminaire de CNV, et pour enseigner la négociation, je m’aperçois que parler en s’écoutant parler pour ne pas se tromper de mot, conduit juste au contraire de ce que l’on attend: perdre la communication empathique. En surveillant son langage, on reste concentré sur soi et on peut se couper de l’autre. Dans ce séminaire de communication non-violente, il était presque comique de voir avec quelle violence tout le monde traquait les jugements chez les autres et leur coupait la parole pour rester dans la « norme » de communication à laquelle on voulait se conformer. Personne n’était authentique et tout le monde se surveillait comme dans une cellule de base du parti Communiste Est Allemand dans les années 60 !

    Cela dit, je rejoins ton approche Bernard et je la salue. Une voie possible est d’apprendre à marcher avant de courir voire d’apprendre à poser un pied devant l’autre avant de marcher. J’avais dans ce séminaire limité mon ambition à trouver qqs formules (mots magiques) afin de les pratiquer sur des exemples simples et non des cas pseudo-réels. Je n’ai trouvé à cette occasion qu’une seule petite: remplacer les formules « ça me … » par « je choisis de » ou « je décide de » voire « j’ai besoin de » (dont tu as parlé)

    Enfin, en l’absence d’inspiration ou faute d’avoir eu le bon entraînement pour placer le bon mot magique, il y a une technique très simple dont je ne sais pas si elle est facile ou difficile mais que j’utilise instinctivement en cours, en conférences ou en négociation. Il s’agit de garder le contact du regard, donc sans rompre l’échange mais de ne pas répondre du tout quitte à reprendre la parole un peu après. Je crois que M Rosenberg utilisait ce temps de pause pour identifier chez lui l’émotion qu’il ressentait avant de répondre. On peut alors y ajouter pour inviter l’interlocuteur à poursuivre la simple conjonction « Et …

    • Je suis complètement en phase avec ce que tu veux dire avec ton histoire de « double tranchant ». Isabelle Pavovani explique ça très bien dans ses vidéos (bon… il faut dire qu’elle est tellement prolixe qu’il faut chercher, hein ?).

      Dans ce que j’ai compris de la CNV, il y a le fait que cette discipline contient, comme tant d’autres, plusieurs niveaux de compréhension et d’intégration. Son apprentissage comporte donc plusieurs écueils, ou pièges, que de nombreux apprenants se prennent en pleine poire, ainsi que tu en as apparemment été le témoin. Quelques exemples :

      • Chouette, j’ai des besoins, je crie mes besoins, et j’oublie qu’il y en a d’autres qui en ont peut-être aussi…
      • Je suis tellement dans l’écoute empathique que j’oublie du coup de dire ce qui se passe pour moi.
      • Je trouve la CNV tellement « magique » que je fais tout pour en faire une loi aveugle et générale, en décidant de transformer radicalement ma façon de communiquer, un peu comme si je m’étais auto-trépané 🙂

      Tous ces « travers » peuvent être très horripilants  pour celui qui en est le témoin, voire qui en fait les frais! Cela n’est pas sans rappeler ce qu’on appelle la posture d’Adulte mal informé, en Analyse Transactionnelle… Personnellement j’appelle ça « La CNV des bisounours qui ne sont qu’en chemin ». A ce qu’il paraît, M. Rosenberg himself ne se gênait pas du tout pour renvoyer dans leurs cordes (avec art, élégance, mais fermeté) ceux de ses participants qui manifestaient trop ostensiblement ce genre d’excès…

      A mes yeux, est « en chemin » vers la CNV celui qui s’efforce de « …parler en s’écoutant parler pour ne pas se tromper de mot », comme tu le dis si justement. Le seul hic c’est qu’à mes yeux, la CNV ce n’est pas ça du tout, et qu’il est dangereux, pour soi et pour les autres, de se limiter à ça (j’espère au moins que ce n’était pas le cas de l’animateur de ton séminaire… 🙂  )

      Dans une de ses interventions, Mâame Padovani (encore elle !) s’insurge (un peu comme toi) contre tout « diktat » en la matière, notamment en revendiquant pour elle-même le droit à ne pas vouloir forcément communiquer tout le temps. Entre autres pour ce qui concerne « la capacité à dire non ». Parfois elle choisit d’exprimer un « non » sans explication, car elle ne ressent pas le besoin d’entrer en connexion avec la personne, et zappe tout le processus (observation, sentiment, besoin, demande…) si elle juge la situation non appropriée. Elle peut très bien ne pas penser du tout à tout ça (L’exemple qu’elle donne : une personne vient l’importuner alors qu’elle a besoin de repos). Elle le revendique haut et fort, et trouve ça parfaitement légitime !

      Mais ce niveau de « compétence inconsciente » ne se décrète pas, et demande en général beaucoup de temps, de patience et de persévérance…

      Ceux qui en manquent auront pour longtemps encore, je le crains, tendance à leur préférer l’application mécanique d’un « kit de pensée auxquels ils attribuent des vertus magiques », en croyant dur comme fer que cela leur suffira pour changer littéralement leur vie à peu de frais.

      D’où le succès grandissant de tous les populismes, par exemple 🙁

       

  4. Je retiens, quelques expressions: compétence inconsciente, kit de pensée. C’est l’attitude de Rosenberg dans ses vidéos de séminaires qui m’a amené à m’intéresser à la CNV. Je le trouvais assez « brut » et même brutal et cela m’a convaincu qu’il n’était pas un bisounours en chemin (autre expression intéressante). Malheureusement je l’ai découvert trop tard, il est décédé entre temps. Les animateurs du séminaire que j’ai n’étaient pas des bisounours en chemin mais semblaient avoir d’autres problèmes… Les autres participants si avec en plus de toute évidence de gros soucis psys perçus et sans doute réels.

    Et moi-aussi, j’ai rencontré ce phénomène bien des fois en dehors de la CNV. Le pédaleur se regardant pédaler finit dans le fossé … Mais comment faire autrement pour celui qui a fait un métier que d’observer le pédalage ? Le mental ment monumentalement avait écrit J Prévert …

Et si vous laissiez un commentaire ?...

A propos de l’auteur

Bernard Lamailloux

Auteur, consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation, je suis également musicien, théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je vous réserve encore bien d’autres surprises !

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