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Pédagogie, je me marre…

bonhomme à cheveux d'herbe

Dans cet article, je vais tenter d'expliquer en quoi les spécialistes des sciences de l'éducation peuvent, avec les meilleures intentions du monde, taper parfois "à côté de la plaque", du moins à mes yeux.

Il se trouve qu'en 2008, après avoir traîné derrière moi une expérience de plus de 20 ans de formateur "autodidacte  baroudeur et tout-terrain" (...nous sommes très nombreux dans ce cas) j'ai éprouvé le besoin de suivre un parcours universitaire, pour plusieurs raisons, la principale tenant dans ma volonté de donner une base théorique à mon propre parcours tout en le "légitimant" aux yeux de ce qu'on appelle la doxa (ou, si l'on préfère, les milieux autorisés, comme disait le regretté humoriste).

Je menais alors une vie trépidante, dispensant pour le compte de mon employeur d'alors des séances de formation en "face-à-face" se tenant dans un rayon de 320 kilomètres, pour un public de cadres et employés, et ceci 3 semaines sur 4. Un travail pas précisément "de tout repos", donc.

Et très régulièrement, une semaine sur 4 donc, je quittais mes attributs de formateur pour aller changer d'activité en suivant les enseignements de l'université à laquelle je m'étais inscrit (j'ai même tenu un blog à cette époque, sorte de e-portfolio si on voudra). Le pauvre naïf que j'étais encore s'attendait (c'est le minimum) à y apprendre un certain nombre de choses en rapport avec le métier de formateur (grilles de lectures, méthodologies, outils exploitables en situation... que sais-je encore ?)

Certes, on m'avait prévenu mille fois que j'étais là pour trouver avant tout de quoi étayer ma démarche empirique en lui donnant une base théorique. Mais tout de même... Qu'ai-je appris au juste, au bout du compte ? Pour vous faire partager mon ressenti, tentons une métaphore :

Si un formateur montait des meubles...

Imaginez un jeune employé en période d'essai, fraîchement embauché chez IKEA pour installer des meubles, et à qui son nouvel entourage professionnel dit "Tu verras, c'est très simple, toutes nos notices sont accessibles partout : dans tous les magasins, dans nos usines, et même sur le net"...

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À la suite de cela, voulant réaliser le montage de son tout premier meuble, notre employé se met à chercher, chercher, pour finir par tomber sur tout un tas de publications tournant autour du pourquoi et du comment de l'art de rédiger une notice de montage, ou encore sur les différentes typologies de notices, voire sur l'évolution du concept de notice à travers l'histoire... et tout à l'avenant.

Tout cela est bel et bon, se dirait l'impétrant, je vois bien qu’à l’évidence des tas de gens se sont doctement penchés sur le sujet en question, l’ont posé sur le billard, puis l'ont décortiqué dans ses moindres détails, si bien qu’à l'arrivée on voit bien qu'ils semblent tous surfer là-dedans avec aisance sans même se mouiller le maillot…

Hélas, tout cela ne résout absolument pas mon propre problème, qui est beaucoup plus basique : Je suis en effet aux prises avec une situation très concrète, et – qui plus est – sous la douce pression de mes nouveaux supérieurs, situation qui tient en quelques mots  : Comment dois-je m'y prendre pour monter ces foutus meubles ? Y a-t-il un mode d'emploi ? Une notice, toute simple, existe-t-elle, et si oui, où donc ? Au secours, y'a quelqu'un ?...

« Ceux qui savent font, ceux qui ne savent pas enseignent », disait George Bernard Shaw. C'est un peu court, un peu brutal, très irrévérencieux mais hélas parfois vrai ! Aujourd’hui encore, le Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? se porte à merveille, notamment chez une certain nombre de ceux qui se donnent pour objectif d'explorer les pourquoi et les comment des situations d'apprentissage…

Il est parfois bien confortable de se réfugier dans l'analyse. Notamment lorsqu’au passage cela permet d'éviter de se mettre les mains dans le cambouis, ou d’éluder une question centrale, comme l'illustre la petite métaphore qui suit :

Histoire de l’homme tombé dans un trou

Un homme tomba dans un trou et se fit mal.

Un cartésien le vit et lui dit : « Vous n’êtes pas rationnel, vous auriez du voir ce trou ».

Un spiritualiste se pencha et dit  :« Vous avez du commettre quelque péché ».

Un scientifique calcula la profondeur du trou.

Un journaliste l’interviewa sur ses douleurs.

Un yogi lui dit : « Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur ».

Un médecin lui lança deux comprimés d’aspirine.

Une infirmière s’assit sur le bord et pleura avec lui.

Un thérapeute l’incita à trouver les raisons pour lesquelles ses parents le préparèrent à tomber dans ce trou.

Une pratiquante de la pensée positive l’exhorta : « Quand on veut, on peut ! »

Un optimiste lui dit :  « Vous auriez pu vous casser une jambe ».

Un pessimiste ajouta : « Et ça risque d’empirer ! »

Puis un enfant passa et lui tendit la main pour l’aider à sortir...

Voilà, j'espère vous avoir donné une idée de ce que j'ai appris, et surtout de ce que je n'ai pas appris à cette occasion-là. Depuis, à chaque fois que je rencontre une situation de ce type, cela a au moins (en creux) le mérite de me faire gagner un temps fou, en m'évitant de me fourvoyer dans des impasses, comme quoi, au bout du compte, d'une façon ou de l'autre on apprend toujours !  Quelque chose me dit que je suis loin d'être le seul dans ce cas. J'assume parfaitement la teneur de ces propos. De toute façon, comme le disait Marcel Gotlib, "Que celui qui me jette la première pierre vienne me le dire en face !".

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10 commentaires
  1. Bonsoir Bernard,

    L’histoire fait écho en moi à une de mes prises de conscience récentes : je vis dans une bulle… Non pas que je sois égoïste ou égocentrique mais c’est que je côtoie quotidiennement des personnes qui ont les mêmes intérêts que moi, les mêmes missions professionnelles… Nous nous poussons mutuellement en permettant à l’un de découvrir une nouvelle ressource, à l’autre de comprendre un concept… Et je découvre en ce moment que d’autres n’ont pas suivi, pour de multiples raisons aussi bonnes les unes que les autres.
    Ainsi, le MOOC : j’ai suivi la création du premier organisé par George Siemens et Stephen Downes en 2008 et j’y ai participé. Pour moi, ce format est donc rentré depuis 4 ans dans les dispositifs d’apprentissage pouvant être proposés à des enseignants ou des établissements. En février dernier, ouverture de Coursera & cie : gros buzz sur le web. Et aujourd’hui, je dois encore expliquer à des collègues, avec les mêmes missions que moi, comment créer un blog, ce qu’est un MOOC… (je ne porte toujours aucun jugement, je constate).
    Tout ce discours pour finalement poser la question suivante : ne sommes-nous pas finalement tous enfermés dans nos schémas, nos bulles ce qui nous amènent à regarder le monde à travers ce mur (j’allais dire frontière mais quand même, c’est un peu fort 😉 ), ce filtre ?
    Cela demande de consciemment prendre du recul, analyser la situation et faire preuve d’esprit critique, ce à quoi nous n’avons dans l’ensemble que peu été formés…
    … ou alors retrouver notre âme d’enfant ! 😉

  2. Je pense que tout cela s’applique bien au Mooc:ITyPa du début…ITyPA était le seul sujet de conversation et plutôt qu’apprendre à apprendre, on nous présentait surtout ce qui allait nous servir à apprendre à apprendre…
    Maintenant, les sujets du Mooc se sont élargis et les formes d’expression de ses membres portent enfin sur les méthodes d’apprentissage ( par la construction d’un EAP, … ).

  3. Merci de vos commentaires…. en écrivant ces lignes, je pensais à mon parcours universitaire, et pas encore au MOOC ITyPA…

    Fort heureusement pour le MOOC, je ne mélange pas les deux choses. Les promoteurs et animateurs du MOOC n’ont pas grand chose à voir avec les quelques professeurs Diafoirus boursouflés de suffisance que j’ai dû côtoyer à la fac (même s’ils n’étaient pas tous, comme ça) Dieu merci ! En revanche, c’est vrai qu’il y a malgré tout quelques petites similitudes… Ainsi j’ai découvert avec le MOOC que j’étais un Monsieur Jourdain de l’EPA. Soit. Parfait. En allant bidouiller mes petits sites, blogs, réseaux sociaux et autres Scoop.it au fil du temps j’étais en fait en train de bâtir mon propre (attention, sonnez trompettes..) Environnement Personnel d’Apprentissage (tsa tsa tsaaaaan) ! La belle affaire ! Mais quand je parcours toute la e-littérature qui s’en est suivie, j’en reste pantois ! Le nombre de ceux qui en ont plein le clavier de cet EPA, me laisse songeur… A mes yeux il n’y a pas de quoi fouetter une souris. Cela me paraît à peu près aussi incongru que si on se proposait, je sais pas moi, d’étudier les différentes stratégies de zapette des téléspectateurs. Le pire c’est que ça doit exister… savoir à quoi ça sert est une toute autre question. L’idée en doi sûrement séduire certains, mais faire forcément fuir beaucoup d’autres 🙂 Pour l’instant, s’agissant de l’évolution du MOOC, je me sens un peu tiraillé… Vivement ce soir (MOOC ITyPA séance 4…)

    😉

  4. Bonjour, comme ancien formateur ( IUFM ), je comprends parfaitement vos interrogations sur les rapports « théories / pratiques » , mais en même temps nous savons aussi que les choses ne sont pas aussi simples : S’il suffisaient de la « bonne volonté solidaire » pour aider quelqu’un à « sortir du trou », cela se saurait : puisqu’en effet, il « suffirait » de tendre la main, en espérant cependant ne pas tomber dans le trou avec lui ( comme il arrive à certains « sauveteurs » de noyés un peu trop confiants en leur « bon coeur » … et en leur propre compétence de nageur ) .
    S’agissant d’ ITyPA, il y a là aussi une analyse nuancée à faire, d’autant plus que, par définition, nous ne sommes pas là dans un rapport pédagogique scolaire, mais bien dans une proposition de communication et de coopération de « pair à pair », même si les compétences techniques ou « pédagogiques » ou « communicationnelles » de certains peuvent être plus ou moins expérimentées sur le sujet. Nous ne pouvons donc pas , comme « utilisateurs inscrits », nous placer simplement « en attente » par rapport à un « encadrement » supposé.
    Toute analyse critique de ce que nous vivons dans le cadre de ce MOOC, nous concerne donc nous-mêmes pratiquement autant que le projet organisateur initial des « animateurs » .

    Et en effet , nous pouvons nous poser la question de l’ hétérogénéité des intérêts, attitudes et demandes sous-jacentes à nos présences respectives.

    Il me semble clair que si certains ont simplement un intérêt d’ exploration culturelle personnelle ( professionnellement et/ou économiquement désintéressé ),
    d’autres en attendent sans doute aussi des retombées professionnelles ( élément de « formation » et de « valorisation » personnelle auprès de leurs réseaux professionnels respectifs ) ou même directement « économiques », pour ceux qui sont à la recherche d’un emploi dans ce secteur, ou qui doivent se recycler ou rester dans la « compétition » dans leur entreprise , ou qui cherchent à étendre leur réseau de « clientèle » éventuelle pour leurs produits logiciels ou autres …

    Il est clair que dans ce domaine des « outils et environnements d’ apprentissage »,
    des enjeux de « marchés » sont en cause, et donc de la publicité, et des stratégies de marketing qui tendent de persuader les « clients » potentiels qu’ils ont des « besoins d’apprentissage » que justement la possession de certains « outils » viendrait miraculeusement combler …
    Mais même indépendamment des intérêts commerciaux éventuels, le monde de la « formation », y compris des organismes de formation publique ( Éducation Nationale, Universités, GRETA, etc… ), fourmille de personnes qui doivent se rendre « importantes » et « indispensables », théoriquement ou pratiquement, si elles veulent garder des postes fragilisés par les restrictions budgétaires actuelles .

    Ceci explique aussi une partie de l’ effet de « jargon » et de construction de « dispositifs » ronflants, qui cherchent à asseoir leur propre légitimité, à avoir leurs « gourous » inventeurs de « méthodes » , à « labelliser » certaines « formations », etc.

    D’autres ont probablement aussi tout simplement besoin de se sentir « utiles » , ou encore dans un rôle psycho-social de « leader » , de « médiateur » ou d’ « animateur » , et ont besoin d’un appareil symbolique , d’un « dispositif » de « seconde peau », d’un costume d’apparat ou fonctionnel pour définir leur identité au sein du groupe.

    Tout ce tissus de relations humaines et sociales, de positionnements fonctionnels ou identitaires, vient bien sûr jouer avec les nouveautés technologiques qui prolifèrent sur leurs interfaces et rebattre les cartes des compétences et des faiblesses de chacun.

    Pour ma part, je m’intéresse avant tout ici à voir s’il est possible, à travers ces réseaux complexes, de mieux différencier les phénomènes coopératifs des phénomènes compétitifs, de façon à ce que chaque personne puisse dorénavant avoir le choix entre sa participation à la libre coopération ouverte et universalisable entre des « personnes souveraines, libres et égales », et son engagement de plus en plus « forcené » dans les méandres de la « compétitivité » de tous contre tous …

  5. Merci Armand, j’ai lu votre commentaire avec la plus grande attention et le plus grand plaisir. Merci de m’avoir ouvert les yeux sur des aspects (pas forcément reluisants) dont je n’avais pas encore conscience !

    Pour le vieux débat « coopération vs compétition », je reste très prudent. Pour ma part, si on me pose de but en blanc la question « Es-tu plutôt coopérateur ou compétiteur ? » j’ai nettement tendance à répondre « coopérateur », sans hésiter, car la compétition m’a toujours inspiré des sentiments plus que circonspects. En même temps, à chaque fois que je me retrouve avec d’autres « coopérateurs », je ne peux pas m’empêcher de repérer ici ou là quelques poils de fausses barbes… et c’est un euphémisme 🙂 http://lamailloux.com/images//manipulation_loup.jpg

    Vous dites : Si la bonne volonté suffisait, cela se saurait. Je n’ai jamais prétendu que la bonne volonté suffisait. Je dis simplement que cette bonne volonté, à condition d’être authentique, est une condition sine qua non. Ensuite, bien entendu, tout ne fait que commencer, et on n’est pas sorti de l’auberge, c’est évident. Or, pour tous ceux qui se posent des questions, il est une piste que je trouve très inégalement explorée. Je m’explique :
    Dans de nombreux métiers, quand on réalise qu’on n’est pas finalement fait pour ça, eh bien on finit soi-même par en changer ! Cela ne vous a certainement pas échappé, mais on n’a pas encore entendu parler d’enseignants « en échec scolaire » !!! Pourtant cela doit bien exister, tout de même ! Que peuvent proposer les établissements dans lesquels il est évident que certains enseignants se mettent année après année tous leurs élèves à dos, sans exception ??? Et je ne parle pas de milieux défavorisés, là… le problème ne se trouve pas forcément exclusivement du côté de tous ces élèves-là… Même en y rajoutant les parents (ah… les parents !), cela reste un peu court, ne trouvez-vous pas ? Que peut-on proposer ? la réponse tient en un mot : RIEN.

    Il reste à chacun la responsabilité d’en tirer ses propres leçons, en son âme et conscience. Peut-être que je me trompe, mais je n’ai jamais vu qui que ce soit trouver réponses à ce genre d’interrogations en allant puiser dans quelque théorie que ce soit, ou en allant pester ou se répandre en formules incantatoires contre l’irréversible progrès du taux d’enfants scolarisés dans l’enseignement privé (qui n’est pas forcément ma tasse de thé, soyez rassuré…).

    Vous dites, un peu plus loin, Nous ne pouvons donc pas , comme « utilisateurs inscrits », nous placer simplement « en attente » par rapport à un « encadrement » supposé.
    Toute analyse critique de ce que nous vivons dans le cadre de ce MOOC, nous concerne donc nous-mêmes pratiquement autant que le projet organisateur initial des « animateurs ».

    Je suis bien d’accord avec vous. Au point où j’en suis, je suis très heureux de l’ensemble des contacts que j’ai pu nouer grâce à l’existence de de MOOC (à une exception près : un individu prétendant qu’il « y avait trop de canadiens dans ce MOOC » (authentique, nous sommes plusieurs à l’avoir vu passer !!!!). Vive le connectivisme, donc…
    Cela ne m’empêche pas d’imaginer que si des martiens venaient à poser leur vaisseau sur le « toit virtuel » de la maison « Télé ITyPA », ils en repartiraient en disant « Nous sommes formels : Y’a aucune forme de vie ». Enfin, c’est mon opinion, et je la partage. Conclusion : Après cette séance 4, j’ai pris la décision de ne plus assister aux séances du MOOC (…qui s’en remettra :-))), mais en revanche je compte bien continuer à entretenir tous les liens qui m’ont été rendus possibles par ce biais.

    Enfin, compétitivité ne veut pas forcément dire compétition. Par exemple, dans les jeux de société ou dans les serious games, un brin de compétition peut très bien agir positivement pour faire « prendre la mayonnaise », à la manière de la mousse au-dessus du liquide dans un verre de bière. Si on imagine un verre plein de mousse, c’est beurk, arnaque et compagnie. En revanche, une bière sans mousse c’est triste comme, je sais pas moi, disons un écolo sans Bridget Kyoto :-)))

    Pour finir, ce seront toujours les mêmes qui se retrouveront les mains dans le cambouis, y compris dans le monde de la formation ou de l’enseignement, tout simplement en se trouvant tout bêtement en situation d’utiliser – …ou pas ! – ce qu’ils auront appris dans d’autres cénacles, où de doctes intervenants (pas si fous) ont su faire ce qu’il faut pour se tenir à bonne distance de tout ce qui ressemble de près ou de loin à de vagues traces de saleté sur le chiffon du tableau (voilà qui vous rappellera peut-être quelques souvenirs, ne me dites pas que vous n’en avez jamais croisé, mmmmh…)

    Merci encore, du fond du coeur, pour votre contribution. Si vous en êtes d’accord c’est avec plaisir que je suis prêt à poursuivre cet échange.

    Bien à vous,

    Bernard

  6. Merci à vous et à Armand Stroh pour cette prise de recul sur la pédagogie. Avant le MOOC je ne connaissais que les cours traditionnels pour apprendre (je suis une étudiante qui n’a pas eu l’occasion d’apprendre en autodidacte) et je commence petit à petit à remettre en question cette manière d’enseigner.

    Pour l’engouement EAP entre autres, je pense que c’est parce que les participants ont des niveaux d’expérience Web 2.0 très divers: certains écoutent les conférences en découvrant complètement ce qu’est un EAP, ce qui fait courir leur plume là-dessus, je les comprends. Ce n’est pas à blâmer, et cette diversité qui fait la grande richesse du MOOC justifie les interventions des animateurs pour creuser des concepts qui vous semblent banals 😉 .

    Sinon j’ai une question. Vous considérez finalement que l’ITyPA tenu par les animateurs est dépassé par ses participants?

  7. Bonjour Marianne. ITyPA dépassé par ses participants ? Vaste question… Je ne le dirais pas forcément ainsi. Mon point de vue est que l’existence même d’ITyPA répondait dès le début à une forte attente, si l’on en juge par toute l’activité qu’il a suscité sur le net. Les moyens mis en oeuvre (je pense au site dédié à ITyPA, notamment – mais pas seulement – son forum) ont permis d’impulser une dynamique qui (j’en suis sûr) se poursuivra bien au-delà du 13 (je crois) décembre…

    Quant au contenu des séances, je pense que les animateurs font de leur mieux, avec leurs propres manières de procéder, de présenter leurs contenus, et surtout que, comme l’a écrit ici Christine Vaufrey dans un commentaire, « on ne peut pas plaire à tout le monde ».

    Dans ce contexte, le terme « dépassé » n’a guère de sens, et je reste persuadé que nos animateurs sont tous très heureux de l’engouement suscité grâce au Mooc, que se soit autour des séances à proprement parler, ou à partir de tous les « à-côtés » que cela a permis (…et j’e garde bien à l’esprit que notre échange présent en fait partie).

    Dans un article plus récent ( http://wp.me/pD6Ro-go ) j’ai essayé d’expliquer le plus honnêtement possible mon propre positionnement sur l’évolution du Mooc ITyPA, en évitant soigneusement de cracher dans la soupe, et en restant très clair sur tout ce que je dois – et aussi tout ce que je ne dois pas – à l’existence du mooc et à son déroulement.

    Ah oui, une dernière chose : dans mon prochain article, je compte parler aussi d’écologie… mais d’une manière assez peu habituelle 🙂

    Bien à vous !

Et si vous laissiez un commentaire ?...

A propos de l’auteur

Bernard Lamailloux

Auteur, consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation, je suis également musicien, théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je vous réserve encore bien d’autres surprises !

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