UA-39107061-1
Redonner le plaisir de transmettre et d'apprendre
Tél. 06 14 24 89 00

Rire de soi…

Flavia rire de soi

Mon amie Flavia Perez : tout à la fois belle, drôle, talentueuse et j'en passe...

 

L'humour est pour moi une valeur à part entière... à la seule condition qu'il ne s'exerce pas au détriment des autres. Je ne parle pas seulement des salles de formation, là... En général l'ironie me fatigue, le persiflage m'encombre, la moquerie m'endort.

A l'opposé de tout ceci, la capacité à rire de soi a toujours constitué à mes yeux une qualité majeure. A mon modeste niveau, je ne rate jamais une occasion d'en user et d'en abuser. Et puis me sachant maladroit et gaffeur, c'est peut-être aussi une façon de montrer que je ne cherche aucunement à faire illusion...

C'est donc avec un plaisir jubilatoire que j'ai découvert le texte ci-dessous en ouvrant mon réseau social préféré ce matin. Il provient d'un monsieur (excellent musicien au passage) que nous appellerons Alain.

En guise de préambule, Alain nous explique avoir observé qu'une tendance tenace, notamment sur les réseaux sociaux, consiste pour tout un chacun à présenter surtout des aspects valorisants de sa petite personne. Aujourd’hui il choisit d’aller à contre-courant en narrant un épisode peu glorieux qui lui est arrivé récemment.

Je vous laisse découvrir la suite:

J’avais un rendez-vous important dans Paris et, arrivé un peu trop tôt, je traînais dans le quartier. Passant devant une vitrine miroir, j’ai eu l’idée de contrôler ma mise. Aucun besoin de me recoiffer puisque le capillaire a quitté mon crâne depuis plusieurs années suite à un différent non élucidé. En revanche, je vérifiais qu’aucun petit locataire clandestin n’avait squatté mes narines, puis je prenais la tête qu’on s’imagine être la plus à son avantage, à travers une petite série de poses et expressions…

Et puis soudain dans la pénombre derrière le miroir j’ai distingué un premier visage, puis un autre. Il y en avait ainsi une bonne dizaine ! Tous me regardaient l’air mi-interdit, mi-rigolard. En réunion autour d’une longue table, ces hommes et ces femmes me fixaient à travers ce qui s’avérait être en fait la vitre sans tain d’un bureau donnant sur la rue. Comme un gamin qui remonte aussitôt sur son vélo après une chute, j’ai tenté de couper court au ridicule en m’éloignant prestement, l’air de rien. En réalité, j'étais loin d'être fier et je repassais rétrospectivement dans ma tête les diapos de mon défilé de visages pour mesurer l’étendue de l’humiliation.

Une autre personne (que nous appellerons Annie) lui répond :

Lire aussi  Qu’est ce qui est le plus efficace : un jeu de formation ou une vidéo d’instruction ?

J'ai fait bien pire !! ...lors d'un voyage scolaire à Rome en 5ème, pour éviter de payer la dame pipi, avec une file d'attente de dingue, je me suis engouffrée dans le fond d' une impasse pour me cacher derrière une pitite Fiat... me pensant seule au monde, je baisse ma jupette, me positionne en mode pipi urgent, et làààààààààà patatras !!!!

Dans la Fiat, il y avait quatre italiens morts de rire!!! .....oui je sais !!!!

Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir déjà versé mon obole à cet exercice de style en vous racontant... le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Et vous ? Avez-vous déjà eu l'occasion de rire de vous-mêmes ?
Mieux : oserez-vous venir laisser un témoignage dans ces colonnes ?

Je vous attends de pied ferme...

Bien à vous,

Bernard

 

Flavia que la farce soit avec toi

Si vous avez trouvé une faute d’orthographe, merci de bien vouloir nous en informer en sélectionnant le texte en question et en appuyant sur Ctrl + Entrée.

7 commentaires
  1. Bonjour au formateur sachant former à ses lecteurs …

    Historiettes qui vont droit au coeur de celui qui écrit en ce moment comment les historiettes changent le monde … trois remarques:

    1) devoir raconter à d’autres, dans le cadre d’une formation très pointue à l’analyse de la crédibilité, de telles histoires (vraies ou fausses) est un exercice de dosage pour qui veut apprendre à maîtriser ou simplement comprendre la nature de son impact sur les autres !

    2) doser la part de vulnérabilité que celui qui parle peut et parfois doit exposer à son public est souvent un élément important de l’impact réel qu’il aura dans sa prise de parole.

    3) Trop vulnérable, il ne sera pas crédible, l’auditoire n’étant pas là pour le sauver mais pour apprendre, comprendre, changer … Pas assez humain, inaccessible, il ne suscitera pas l’adhésion, il pourra même être rejeté et son message avec …

    Bonne semaine

    DC

  2. Bonjour Didier

    Je réponds avec retard à ton commentaire. Comme à l’accoutumée c’est un plaisir jubilatoire que de lire tes remarques pertinentes, précises et documentées, toujours écrites avec une manière de sourire en coin de fort bon aloi, à mes yeux, ce qui les rend encore plus efficaces. Après tout, on est pro ou on l’est pas… 😉

    Puis-je tout de même te faire observer (sur la pointe des pieds) qu’un témoignage « au premier degré » serait le bienvenu, parce que…
    …ben parce que y’a pas d’raison !

    Et puis quelque-chose me dit que ce ne sont pas les exemples qui doivent te manquer… je me permets donc d’attendre avec impatience ton propre témoignage, ta propre histoire (…vraie ou fausse, comme tu le dis toi-même, hahaha !).

    Tiens, c’est pas compliqué : j’applaudis par avance, c’est te dire…

    Excellent weekend !

  3. Et bien soit, voici !

    Quand je conduis j’aime bien le faire en portant de vieilles godasses très souples et faites à mes pieds pas dans des escarpins ni des chaussures de ville.

    Ce soir-là j’avais préparé mon sac de voyage en avance ainsi que mon PC, sa rallonge et ses accus, mes dossiers le tout bien à sa place dans mon sac de travail.

    D’habitude je me levais très tôt pour être dans l’Ouest de Paris à 10h pour le début du comité de Direction. Patron de région dans un grand groupe, j’avais en plus ce jour-là à faire une présentation sur un sujet dit « transverse », vous savez ces sujets qui emmerdent non seulement celui qui les présente mais aussi tous ceux qui sont sensés écouter … Mais il fallait être strictement à l’heure alors … afin de prendre mes aises, j’avais réservé à l’hôtel 3 étoiles à côté du siège. Histoire d’être à l’heure, reposé et pas stressé !

    Le soir, je pars donc avec mon beau costume, chemise, cravate dans le sac bien à plat sur le siège arrière de ma voiture de fonction et mon sac de travail. Je suis en jeans, sweater et vieilles TBS de bateau beige sale bien éprouvées.

    Tout se passe bien jusqu’au moment de finir de m’habiller le lendemain pour me rendre au siège à partir de l’hôtel. Où sont mes Weston ? Merde, je les avais mise à part bien en vue dans l’entrée mais je les ai déplacées avant de partir pour les lustrer une dernière fois. Oubliées ! Je n’ai donc pas d’autres chaussures que mes vieilles pompes de bateau et pas le temps d’en acheter d’autres !

    La honte ! D’ailleurs avec mon costume anthracite et ma cravate club, on remarque tout de suite mes vieilles TBS pourries autrefois de couleur crème. Que va-t-on penser du patron de la région Ouest déjà un peu franc-tireur et en plus celui qui a le plus gros budget. Nul doute que le Président va faire une remarque et que j’en ai pour toute la matinée à m’en remettre.

    Je vous assure que j’étais plutôt mal à l’aise en costume-cravate et chaussures bateau beige sale pour faire ma présentation devant le président, le comité de direction et les invités … en salle du Conseil, vraiment pourri de honte !

    Comment j’ai fait ? Je vous le dis la prochaine fois si ça vous intéresse.

  4. Hahahaha ! Sûr que ça m’intéresse …

    • Qu’ai-je donc fait ?

      J’ai pensé à diverses excuses:
      euh, j’ai oublié mes chaussures … trop simple !
      ah, hier j’ai bricolé et je me suis fait tomber des briques sur le pied, il me fallait des chaussures souples, variante: je me suis fait piqué par un oursin sur la plage … trop cool !
      oh ces nuls de l’hôtel les ont égarées entre les deux services de nuit et de jour … trop con !

      Il suffisait juste de les avoir en tête pour broder si l’on venait à me vanner dessus. En fait je n’ai rien dit.
      Je suis venu plus tôt que les autres. Les assistantes ont remarqué tout de suite mais devant mon regard décidé n’ont rien rien osé dire …

      Je me suis placé à un bout de la table, à un endroit où l’on ne voyait pas mes pieds, endroit d’où en me levant, je pouvais tout présenter sans que l’on ne voie mes pompes !!!
      Puis les membres du comité sont arrivés. Je les ai salués un par un en les regardant dans les yeux et jamais personne n’a regardé mes pompes ! Idem pendant la présentation.

      Je ne me souviens même plus très bien du sujet. D’ailleurs cette filiale si importante pour nous à l’époque a été vendue à un concurrent il y a un an. Depuis le groupe, alors un fleuron mondial à la française est en déconfiture, sa médiatique présidente a été remerciée, mon président d’alors aussi a été remercié … avant elle et après moi. J’ai été remercié aussi et pas à cause de mes pompes … personne n’avait remarqué mes pompes beige sale !

      Aujourd’hui, je me demande ce qui était le plus important. Je vous parle de mes pompes alors que nous pensions gérer des choses importantes, de gros effectifs et des enjeux sociaux et technologiques majeurs….

      La morale de cette histoire est sans doute dans le « lâcher-prise ». J’ai réussi à ne plus m’occuper de mes pompes pendant la présentation ce jour-là. Et maintenant, je me dis que peu à peu nous avons fini par ne plus nous occuper de ce qui nous semblait si important à cette époque pas si lointaine sans doute parce qu’elles n’étaient pas si importantes que ça !

      Je pense qu’on peut se dire que si l’on arrive à prendre de la distance, on maîtrise mieux ce qui se passe et aussi que nombre d’incidents (de présentation) ou d’accidents (de parcours) si on les prend avec la juste distance, et l’humour est une sacré mise à distance, permettent de vivre le moment présent bien plus agréablement et du coup d’être tellement plus performant …

      Et voilà, Bernard, un « storytelling » inédit, une histoire totalement vraie et que j’étais en train d’oublier avec une chute inattendue du fait des évènements qui ont suivi. Je ne sais pas si cela t’intéressera ou si cela intéressera tes lecteurs.

      Bonne semaine

  5. Merci pour cette histoire! Cela fait vraiment du bien de lire et de partager dans ce monde où l’on dépense énormément de temps et d’énergie à être sérieux et pas toujours à créer de la valeur dans une bonne ambiance.

    • Merci à toi pour cette réponse, Thierry… Et en même temps je ne puis m’empêcher de te dire, exactement comme à Didier (voir 4 comms plus haut), qu’un témoignage au « premier degré » me comblerait d’aise! Au besoin, cherche dans ta mémoire. Honnêtement 😉 je suis sûr que quelque chose va revenir…

      Et si tu me réponds que t’as rien trouvé, ben je te croirai même pas 🙂

Laissez-nous donc un commentaire :-)

A propos de l’auteur

Bernard Lamailloux

Auteur, consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation, je suis également musicien, théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je vous réserve encore bien d’autres surprises !

34a705aaadc3d08377182a1d92d67b6c||||||||||||||||||||
%d blogueurs aiment cette page :

Rapport de faute d’orthographe

Le texte suivant sera envoyé à nos rédacteurs :