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Article(s) étiqueté(s) avec le mot clé : "assertivité".

  (3 articles)

L’assertivité est l’art de s’affirmer tout en respectant les autres.



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Main droite et main gauche font-elles partie du même corps ?

"The Angel of Grief". Magnifique sculpture, et triste illustration d'une histoire de mains... droite et gauche.

La statue "The Angel of Grief" (l'Ange de la douleur) a été taillée dans le marbre, à Carrare, par le sculpteur William Wetmore Story.  Elle fut ensuite expédiée à la Nouvelle-Orléans en Louisiane (cimetière de la Métaierie).

Une bien surprenante histoire... lisez plutôt :

Ma main droite a écrit beaucoup de poèmes. En revanche, ma main gauche n' en a écrit aucun.

Mais ma main droite ne s'écrie pas pour autant "Toi la main gauche, tu n'es bonne à rien". Ma main droite n'a aucun complexe de supériorité, c'est pourquoi elle est très heureuse comme ça. Et ma main gauche, quant à elle, n'a aucun complexe d'infériorité. Ainsi, entre mes deux mains, il y a une sorte de sagesse, qu'on pourrait appeler sagesse de non-discrimination.

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Le jeu de la carte postale (ressource pédagogique)

compères en marinière

Comment naissent les malentendus

Ce petit jeu, dit "de la carte postale" (ou "Comment naissent les malentendus") est une ressource pédagogique qui nous montre que la communication orale est trop souvent perçue comme un processus où les choses vont pour ainsi dire de soi, alors que dans la réalité il en va tout autrement. Et même si nous nous en doutions plus ou moins, cette activité toute simple permet à chacun de nous de le vivre, ce qui fait toute la différence.

Matériel : Une cinquantaine de cartes postales (on peut les choisir neuves, ou même puiser dans son stock perso de cartes postales reçues, c'est selon...).

Durée : Compter 10 minutes pour le jeu proprement dit, et autant pour le débriefing en groupe (6 à 50 personnes).

Déroulement du jeu

L'animateur distribue au groupe des cartes postales (chacun en prend une au hasard, les cartes sont retournées de telle façon qu’on ne voit pas les images, photos, illustrations du recto), puis les participants se mettent par groupes de deux pour une activité annoncée comme durant 10 minutes.

vélo garé devant des voletsDans chaque groupe, le premier participant regarde (pour lui seul) la photo ou l'image de sa carte postale, puis, sans la montrer à l’autre, se met à la lui décrire de son mieux. Ainsi, par la force des choses, l’autre « construit » alors sa propre représentation de la carte au fur et à mesure (les questions sont interdites...). Au bout d'un temps déterminé (5 minutes maximum, mais les joueurs peuvent tout aussi bien choisir d'arrêter avant), le « narrateur » retourne la carte, et l’autre réagit en direct en faisant part de ses éventuelles surprises.

Ensuite on échange les rôles, on repart pour 5 autres minutes. Lorsque les 10 minutes annoncées au départ sont écoulées, tout le monde est censé avoir terminé, le grand groupe peut alors se réunir de nouveau

La phase de débriefing

L’animateur part à la pêche aux réactions en posant quelques questions du type « Comment avez-vous réagi en découvrant la carte ? Était-elle conforme à l'idée que vous vous en étiez faite ? Qu’avez-vous ressenti alors ? ».

Les réactions sont souvent très diverses : certains déclarent avoir découvert quelque-chose d’à peu près conforme à ce qu’ils imaginaient, alors que d’autres, en revanche, avouent être carrément tombés des nues en découvrant une photo ne correspondant pas du tout à ce à quoi ils s’étaient attendus… Et ceux-là sont bien souvent les plus nombreux !

En règle générale il ressort de ce débriefing que « celui qui écoute » a effectivement construit à un moment donné une sorte d’image mentale à partir du récit de l’autre. Au moment où cette image se crée dans notre tête, cela correspond à quelque-chose de vague, mais qui se précise parfois très vite, et au bout d'un moment, on « fait tout pour étayer notre construction mentale », ou tout du moins on renforce soi-même cette image. En effet, nécessité fait loi, et il faut bien se faire une idée à partir de quelque chose… Nous faisons  tous comme nous pouvons, avec les éléments dont nous disposons, que ce soit en tant qu'émetteur ou bien récepteur d'information. Et à l'arrivée, il y a fatalement des écarts, souvent sources de malentendus, voire de conflits...

timbre poste et tampon

A quoi sert ce jeu, quelle est son utilité pédagogique ?

Si vous entendez transmettre à un groupe un certain nombre d'éléments concernant la communication interpersonnelle, l'écoute active, la reformulation, l'assertivité ou même la communication non violente, vous constaterez qu'une partie de l'auditoire traînera quelquefois les pieds, au motif que "Tout cela est bien gentil, mais n'est pas vraiment utile, nous enfonçons là des portes ouvertes, et coupons les cheveux en quatre...". Or, si ces personnes ont eu auparavant l'occasion de vivre une expérience leur rappelant que les portes ne sont pas toujours aussi ouvertes qu'on le croit, et que certains cheveux sont en fait des troncs d'arbre, vous avez de grandes chances qu'elles se montrent (peu ou prou) meilleur public, le moment venu.

Ne vous laissez pas berner, le coût est en fait proche de zéro...

En visitant des salons consacrés aux apprentissages, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de découvrir des sortes de « kits » composés de photographies cartonnées, destinés à une utilisation semblable, accompagnés d’une notice expliquant ce que je viens de vous raconter, mais en beaucoup plus long. Le tout coûte en général un prix assez hallucinant, et j’avoue avoir eu du mal à saisir la valeur ajoutée par ces « kits » par rapport au jeu qui m’a été transmis (et que je me fais une joie de vous transmettre ici à mon tour)… Je trouve pour ma part beaucoup plus enrichissant de me remettre au hasard des cartes postales que j’ai reçues au cours des années. Et si d’aventure un participant s’amuse au passage à lire qui m’a envoyé ses grosses bises, et d’où, eh bien cela ne me gêne nullement !

 

 

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Entre...

Ce que je pense...

Ce que je veux dire...

Ce que je crois dire...

Ce que je dis...

Ce que vous avez envie d’entendre...

Ce que vous croyez entendre...

Ce que vous entendez...

Ce que vous avez envie de comprendre...

Ce que vous croyez comprendre...

Ce que vous comprenez...

 

...il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.

Mais essayons quand même...

Bernard WERBER, Encyclopédie du savoir relatif et absolu

 

 

Merci à Isabelle, une de mes lectrices à l’œil particulièrement affûté, sans lequel je n'aurais peut-être jamais eu l'idée de publier cette ressource...

 

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Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru en juillet 2014 aux éditions DUNOD.

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Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (2/2)

Cet article consacré au développement personnel en situation de formation fait suite à celui-ci. Il termine le dossier « Apprendre mieux ? » publié sur ce blog. Pour un accès à l'ensemble des articles du dossier, se reporter aux liens ci-dessous :

La face cachée du ciel

L'avenir dépend non pas de ceux qui cumulent le savoir, mais de ceux qui le partagent (origine inconnue)

Bonjour,

Avant toute chose, je tiens à remercier tous les commentateurs de ce blog, et à préciser que leurs témoignages, remarques, réactions, suggestions, et propositions sur ce qu'on pourrait y aborder ne tomberont jamais dans l'oreille d'un sourd 🙂

Dans l'article précédent j'ai tenté de présenter une approche du développement personnel à destination des formateurs, enseignants et autres pédagogues intéressés ou simplement intrigués par telle ou telle de ces techniques (l’analyse transactionnelle, l’art-thérapie, le coaching, la communication non violente, l’ennéagramme, l’hypnose, la méthode Coué, la programmation neurolinguistique (PNL), le qi gong, la relaxation, le rêve éveillé, la scénothérapie, la sophrologie, le training autogène, le yoga, et des dizaines d'autres).

Aujourd'hui je vous propose d'explorer quels sont leurs points communs, les constantes qu'on retrouve dans la plupart d'entre elles, si vous préférez.

En effet, au-delà de leurs différentes approches, ces méthodes utilisent, pour la plupart, et à degrés divers, un certain nombre de bases communes que l’on pourrait répertorier ainsi :

Les bases communes à la plupart des méthodes de développement personnel


La pensée positive

À la fin du XIXe siècle, un certain Émile Coué, pharmacien à Troyes, s'interroge sur les effets inattendus de remèdes inactifs (effet placebo) par le truchement de la simple imagination des malades. De fil en aiguille, il en viendra à mettre au point (en 1910) la célèbre méthode d'autosuggestion consciente qui porte son nom. Elle se fonde sur un le principe suivant : toute idée, bonne ou mauvaise, que l'on se met dans la tête d'une façon ou d'une autre, devient pour nous « une réalité dans le domaine des choses possibles ». En quelque sorte, nous sommes ce que nous pensons.

La méthode Coué fait aujourd’hui hausser les épaules de tous ceux qui ne voient en elle qu’une manière stérile et immature de lancer des incantations en l’air dans l’espoir illusoire qu’elles se transformeront en réalité. Mais ce qu'ignorent en général ces détracteurs, c'est qu'il ne s’agit que d’une caricature (qui a hélas la vie dure). Or, à l’origine, cette méthode simple (…c’est curieux comme aux yeux de certains, ce qui est simple fait aussitôt l'objet des plus grandes suspicions, voire d’une fin de non-recevoir en forme de « dénigrement définitif »… les mêmes , d’ailleurs, se montrant en général aussi prompts à tomber en pâmoison devant le premier « sac de nœuds » se trouvant sur leur passage…), cette méthode, donc, consiste tout simplement 🙂 à répéter plusieurs fois, à voix haute, à des moments bien déterminés (comme le soir au moment de s'endormir ou le matin au réveil), une « affirmation » sur nous-mêmes qui nous paraît « portante » et utile. Exemples: « Tous les jours, je sens grandir la confiance en moi »; « Dorénavant, je vais être maître de moi-même et des circonstances » ; « J’ai un but dans la vie et, chaque jour, mon subconscient va me suggérer des idées pour atteindre mes objectifs », etc. Ces suggestions positives ont tout naturellement donné naissance à la « pensée positive », une sorte de philosophie de vie, prônée par Coué lui-même, dont la finalité est de chasser le doute et, partant, d’améliorer la confiance en soi. Pas de « Je voudrais bien » ou de « Je vais essayer » (...termes qui, à coup sûr, cachent des croyances limitantes sur nous-mêmes), mais uniquement des « Je peux ».


La visualisation

C’est une technique très ancienne dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Elle consiste à se représenter mentalement des images, des symboles, des situations ou même la guérison de certaines parties du corps. C'est le cancérologue américain Carl Simonton qui l'a, au cours des années 1970, en quelque sorte « officialisée ». Cette technique va beaucoup plus loin que l’effet placebo. On explique à un malade, lors de la prise de remède, qu’il peut en quelque sorte "aider ledit remède à agir", participant d'une certaine façon lui-même à l’obtention de l'effet escompté. Ainsi il lui sera demandé d’imaginer, de vivre en pensée une scène symbolique, où le remède remporte une éclatante victoire sur la maladie. Les centres d’intérêts, le vécu du patient sont sollicités. S’il est amateur de football par exemple, on l’aide à imaginer un remède « ballon de foot » qui au bout d’une action héroïque finit par « entrer dans les cages » de la zone atteinte par la maladie. Tout ce qui importe, en la matière, est d’utiliser des images qui soient dynamiquescolorées (ou plus généralement « parlant à nos sens ») et exagérées (Tiens ? Cela vous rappelle peut-être quelque-chose ?). Bien entendu, les résultats ne sont pas propres à « inverser totalement la balance », mais ils sont suffisamment significatifs pour susciter l’intérêt de nombreux chercheurs.

Il existe un certain nombre de méthodes de « visualisation positive », mais toutes fonctionnent selon le même principe : en état de relaxation profonde, on « fait le vide » dans son esprit, puis on crée mentalement un écran sur lequel on projette une image ou une scène le plus précisément possible. Par exemple, pour résoudre un conflit avec un proche, on se « voit » en train de lui parler, de dire des phrases précises, on « voit » la réaction (...bienveillante, la réaction, hein ? Sinon on efface tout et on recommence :-)) de la personne, on met véritablement en scène la situation avec un maximum de détails. Selon Simonton, cette technique peut être utilisée pour favoriser les conditions de guérison des maladies, mais aussi plus simplement pour retrouver confiance en soi.


La relaxation

Connue et pratiquée depuis toujours, la relaxation a commencé à être étudiée scientifiquement en Occident au début des années 1920, par le physiologiste américain Edmund Jacobson. Sa méthode, et surtout ses découvertes sur les effets positifs de la relaxation pour la santé ont inspiré de nombreux chercheurs et thérapeutes dont certains ont créé leur propre manière d'adapter cette technique. Aujourd'hui, il est rare qu'une session, un week-end ou un stage de développement personnel ne comporte pas une séance de relaxation. Cela consiste généralement en ceci : On se met en position assise ou allongée (on peut même la pratiquer debout... idéal pour une personne qui attend de passer un oral, par exemple). Ensuite, yeux fermés, on commence par pratiquer une respiration profonde et ventrale (la dilatation abdominale permettant la descente du diaphragme). Guidé par la voix de l'animateur (ou par sa propre voix intérieure, ce n’est une question d’habitude…), on concentre son attention sur nos sensations corporelles. Des petites impulsions de décontraction musculaire permettent de prendre conscience de chaque partie du corps, de repérer les tensions musculaires existantes (…on ne manque jamais d’être surpris de constater à quel point elles sont nombreuses !) et ensuite de les relâcher une à une. Dans le même temps, les émissions d’ondes cérébrales se modifient automatiquement, ce qui procure une sensation de relâchement et de bien-être. Cette pratique, la plus « transversale » de toutes, est si simple qu'elle peut se pratiquer seul, à la maison, sans aucun danger. A noter : pour quelques euros, vous pouvez vous initier tranquillement à cette méthode. Il vous suffit d'aller flâner dans n'importe quelle librairie, ou dans les boutiques style "Nature et Découverte" pour trouver quantité de CD de relaxation, disponibles en général pour une somme modique (dans le cas contraire, ne les achetez pas !). Vous n'avez plus qu'à vous trouver un coin tranquille chez vous, démarrer la lecture du CD, fermer les yeux, et vous laisser guider par la voix de l'animateur, bercé par une douce musique de fond (euh... plus ou moins appropriée, la musique, mais comme on dit par chez moi, "ça, c'est affaire de goût !").  Encore une fois, c'est indolore, sans danger, et il ne peut en sortir que du bien !


L’assertivité

deux oursons enlacésPlutôt qu’une technique, on parlera ici plutôt de grille de lecture des comportements humains, en vue de pouvoir mieux les interpréter chez les autres, mais aussi (dans certains cas) de « programmer » pour nous-mêmes des comportements que nous identifions comme souhaitables. Le mot assertivité est issu de l’anglais assertiveness. Initié par Andrew Salter, psychologue New-yorkais dans la première moitié du XXe siècle. Développé plus récemment par Joseph Wolpe, psychiatre et professeur de médecine américain comme « Expression libre de toutes nos émotions vis à vis d'un tiers, à l'exception de l'anxiété », l'assertivité est définie comme une attitude dans laquelle on est capable de s'affirmer tout en respectant autrui. En effet, même si cela surprend toujours au début, ou même nous laisse perplexes, il s'agit ni plus ni moins que de se respecter soi-même en s'exprimant directement, sans détour, mais avec considération pour l’autre (...que nous sommes d’ailleurs invités à écouter avec plus d’attention). A celles et ceux que je devine se tortillant sur leur chaise tout en fronçant les sourcils et en esquissant une moue dubitative (...tout ça ? ...Ce que vous êtes balèzes !) j'ai envie de dire (comme dans la pub) "Mais si, c'est possible !". Et non seulement c'est possible, mais aussi porteur de nombreux bénéfices, puisque cela conduit à diminuer le stress personnel, à ne pas en induire chez autrui et surtout à augmenter notre autocontrôle dans la plupart des situations de face-à-face. La pratique de l’assertivité permet de découvrir qu’il est parfaitement possible (contrairement à l’idée reçue) de tout dire, à condition de savoir d’abord quoi dire, comment le dire, à qui le dire, et en présence (ou pas) de qui d’autre. Le tout en ayant à coeur d'éviter de tomber dans les dérives classiques lors des échanges en situation difficile (à savoir la fuite, la manipulation et l'agressivité).

Alors… quelles sont les bonnes méthodes, les bonnes techniques, finalement ?

Vous l'aurez peut-être remarqué, nos amis d'outre Atlantique sont très présents quand on parle de ce sujet. La raison est très simple : c'est qu'ils sont bien connus pour leur pragmatisme dans bien des domaines, pour le meilleur et pour le pire... Si un "Etats Unien" a la phobie de l'avion, il aura tout naturellement tendance à se tourner vers les "thérapies brèves" (c'est la même mouvance) qui lui permettront le plus souvent de surmonter cette "entrave gênante" en un temps record. Le plus souvent, au bout d'une période relativement... brève, donc, notre yankee remontera gaillardement dans son avion, le sourire aux lèvres, et bien entendu en parlera abondamment autour de lui, assurant succès et prospérité à cette méthode et à ses praticiens.

Dans notre vieille Europe, en revanche, nous avons pendant très longtemps eu tendance à sourire avec condescendance devant de si candides "enfantillages", préférant passer une bonne partie de notre vie à chercher à comprendre toute une série de "pourquoi" existentiels, un peu comme si comprendre était préférable à vivre (...et l'avion là-dedans ? Euh... il attend... il peut même attendre pendant toute notre vie !). Mais bon, la roue tourne, et ces choses-là sont en train de bouger un peu...

À mes yeux il n’y a pas de bonne ou de mauvaise technique de développement personnel à proprement parler. On s’en doutera, la personnalité de la ou les personnes qui nous enseignent ces techniques y est pour beaucoup, pour ne pas dire « pour 100% ». À chacun de se déterminer en fonction des témoignages qu'il aura pu recueillir autour de lui… mais aussi de son propre ressenti ! Ne vous lancez jamais dans une telle démarche d'apprentissage sans avoir rencontré au préalable la personne qui l'enseigne. Il est essentiel pour vous que ces techniques soient dispensées par des personnes que vous trouverez réellement bienveillantes et ouvertes (…ce qui ne va pas de soi, comme dans tout apprentissage !). Ainsi, une très grande dame, qui m’a transmis les quelques techniques de programmation neurolinguistique que je connais (bon, je dis "quelques", mais c'était quand même un dispositif de plus de 300 heures...) a déclaré ceci à notre groupe, en guise d'adieu, lors de notre dernière session d’apprentissage (je la cite de mémoire) :


Une seule rivière, mais une infinité de ponts

une seule rivière, beaucoup de pontsVous avez appris à utiliser une technique. Cette technique est celle de la PNL. Mais il en existe beaucoup d’autres… il y a parfois des milliers de ponts pour traverser une même rivière. L’important est que vous savez maintenant comment passer de l’autre côté… ceci dit, attention, ne vous laissez jamais embarquer dans le piège des querelles de chapelles, et soyez bien persuadés qu’il existe une multitude d’autres ponts que celui que vous venez de franchir, et qu'ils sont certainement tout aussi valables que le vôtre.

...J'ai découvert depuis lors qu'une métaphore semblable est citée par Théodore Monod, dans un film qui lui est consacré : « Il y a une montagne unique, une seule montagne, que nous gravissons les uns et les autres, qui que nous soyons, par des sentiers différents, avec l’espoir bien entendu, de nous retrouver les uns et les autres au sommet dans la lumière au-dessus des nuages » (Théodore MONOD, à la fin du film "Le vieil Homme et la fleur" réalisé lors d’une expédition au Yémen, en 1995.

Source : http://www.espacereinedesaba.org/spip.php?article14 )


Les bouchers et les criminels

On le sait bien : tous les couteaux peuvent à la fois rendre d’incroyables services et faire d’incroyables dégâts, tous les bouchers, mais aussi tous les criminels savent bien cela. Reste que, s’il est complètement erroné d’incriminer le couteau quand on découvre un meurtre, il est infiniment plus prudent d’apprendre à manier cet outil avec un boucher qu’avec un criminel, et ceci pour des raisons évidentes.

menace inattendueOr, les criminels sont fort nombreux, et leurs armes ne se limitent pas aux couteaux. Elles vont même parfois jusqu’à inclure les outils du développement personnel (manipulations, dérives sectaires…), ce qui amène nombre d’esprits mal informés à jeter le bébé avec l’eau du bain.

L'incrédulité est la qualité majeure d'un gendarme, écrivait Pierre Magnan. C'est elle qui fait de lui l'égal d'un scientifique (« Les Secrets De Laviolette », Denoël, p.142). N'ayons pas la cruauté de chercher à savoir si en disant cela, il entendait se gausser des premiers ou des seconds :-). Mais les exemples où les sciences (qu'elles soient "dures" ou pas) me semblent prises en flagrant délit d’insuffisance, de « trop court » ne manquent pas.


Développement personnel et homéopathie : même combat ?

Il est notoire que l’homéopathie, par exemple, a encore du mal à se faire accepter dans la communauté scientifique, faute de pouvoir se prêter à l’analyse, et, partant, aux critères du groupe qui détient le pouvoir de « faire la pluie et le beau temps » en la matière. Et en attendant que tout ce petit monde se mette d’accord, des millions de gens se soignent, souvent avec bonheur, et parfois même sont tirés d’affaire face à de bien fâcheux maux. Nous sommes ici aux antipodes de l’hommage sarcastique qu’aurait adressé Fontenelle en 1757 depuis son lit de mort à la science en général, et à son médecin en particulier, lequel se répandait en doctes explications sur la maladie en cours pendant que Fontenelle agonisait : «En somme, grâce à vous, docteur, je meurs guéri !», aurait déclaré l'écrivain...


Pour conclure…

Ce que je puis affirmer à propos du développement personnel, pour ce qui est de mon modeste témoignage, c’est tout simplement que pour ma part j’ai été pleinement satisfait de l’expérience, qui fut pour moi plus que concluante. Entre ça et le mieux-apprendre, je ne vous raconte pas à quel point je me sens chez moi dans n'importe quelle situation d'apprentissage, de la plus simple à la plus problématique, que ce soit en direct ou à distance... Et, pourquoi ne pas le dire, depuis que je vais plus facilement vers les gens, ceux-ci me le rendent au centuple !

Que ce soit en situation d'apprentissage, de formation, ou de transmission des connaissances (...encore que cela ne s'arrête certes pas là), le développement personnel reste pour moi une ressource précieuse,  sur bien des plans. En gros, cela tourne autour de la capacité à conserver enthousiasme et optimisme contre vents et marées (ce qui n'empêche pas la lucidité). Ainsi je peux déclarer que ma vie de formateur s'en est trouvée fondamentalement changée. Peut-être, dans un avenir prochain ces choses-là seront elles aussi systématiquement enseignées dans les cours de pédagogie ? Je l'ignore... mais j'ai souvent le sentiment qu'à côté des moyens technologiques de communication, la véritable communication entre les êtres humains n'en est... qu'à la préhistoire.

Il n'empêche : aujourd'hui, chaque jour, je fais de mon mieux, à mon humble niveau, et surtout je vais mieux, "de mieux en mieux"... en tâchant de me souvenir qu'il n'est pas nécessaire d'aller mal pour aller mieux.

C'est tout le bien que je vous souhaite 🙂

Bien à vous,

Bernard

Les paragraphes sur la pensée positive, la visualisation et la relaxation ont été librement inspirés d'un article publié par Erik Pigani dans un hors-série de la revue "Psychologies" paru en octobre 2005.

A lire également : cet article très complet et très pédagogique sur le blog de l'ISRI (ingénierie en pratiques sociales), intitulé "Changement personnel : mieux choisir sa thérapie".

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