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Blog de Former Plus Haut!

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Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

Le jeu “Avez-vous des questions” expliqué dans une vidéo

Petits coups de pouce pour mieux transmettre (illustration)

Si vous devez effectuer une intervention de type "cours magistral" sur un sujet plutôt ardu, abstrait, ou complexe, vous craignez peut-être que vos apprenants ne «décrochent» au bout d’un certain temps... Et que votre sempiternelle demande : «…Avez-vous des questions?» fera un bide retentissant. Or, des solution existent. 

Nous avons déjà évoqué le jeu pédagogique "Avez-vous des questions" dans un article publié ici. Depuis, une vidéo reprenant le contenu de cet article a été publié sur notre chaîne YouTube. Vous la retrouverez sous ces lignes....

 



Le "Petit abécédaire..."

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis

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Une critique du développement personnel

La philosophe Julia de Funès anime un podcast d’initiation à la philosophie intitulé Atelier philo. Je vous le recommande sans hésiter, car le ton y est très juste, mesuré, didactique et surtout on y apprend nombre de choses fort intéressantes.

En particulier, j’ai remarqué avec intérêt qu’il existait un épisode intitulé « Le développement personnel et la psychologie positive ». Du coup, je me suis dit que j'allais y puiser des choses intéressantes, qui méritent qu'on y regarde de plus près. Et vous savez quoi ? Bingo ! En voici un résumé sous ces lignes.

Le regard de Julia de Funès sur la psychologie positive

Dans son introduction, Mme de Funès commence par fustiger le mot Accompagner, terme devenu à la mode, parce que "[…] aider c'est un peu condescendant, soigner c'est pathologique", et donc le terme  accompagner s'inscrit bien dans le sens de la psychologie positive, qui aux yeux de Mme de Funès, "positive plus qu'elle ne pense".

Son regard sur la mode des livres de développement_personnel

Elle nous fait ensuite part du constat suivant : notre époque étant propice à l'effondrement des transcendances, nous nous trouvons en quelque sorte quelque peu isolés face au vertige du "sois toi-même". Et elle poursuit ainsi : "On a bien besoin d'aide et d'outils parce qu’on se sent très seul face à son existence et le sens de son existence". A ces yeux, les ouvrages de développement personnel viennent s'engouffrer dans la brèche créée par ce besoin, mais véhiculent des idées "…plus asservissantes pour l’esprit que vraiment libératrices"

Mieux : pour elle, ces ouvrages fonctionnent toujours sur les mêmes rouages rhétoriques. Voyons rapidement lesquels :

Les trois promesses du bon Docteur Freud…

Apparemment, si l'on en croit Mme de Funès, Freud avait déjà avancé l'idée il existerait des "promesses des fantasmes communs à l'humanité", dont les trois principales sont liées à :

  • Des fantasmes de possession : "Je vais reprendre ma vie en main"
  • Des fantasmes de réparation : "Je n'ai pas réussi à faire telle ou telle chose" … et, du coup, "…je veux réparer ce que j'ai raté."
  • Des fantasmes de séduction : "Moi aussi je peux devenir une personne formidable... Personne n'a su encore apprécier ma vraie valeur mais je suis quand même quelqu'un de génial". C'est ce que Freud appelle "le narcissisme de la petite différence".

Toujours selon Mme de Funès, les livres de développement personnel s'efforcent de tirer parti de ces fantasmes-là, en nous "caressant dans le sens du poil", en quelque sorte…

Des ouvrages "excessivement faciles à lire"…

Toujours d'après elle, les ouvrages en question sont pour la plupart "excessivement faciles à lire", et elle ajoute qu'il est "…plus facile de lire un livre de développement personnel que d'ouvrir un livre de philosophie...", ce que pour ma part je trouve très significatif à plus d'un égard, mais nous y reviendrons plus loin…

"Sur le même niveau que le lecteur"…

Aux yeux de Mme de Funès, le fait que dans ces ouvrages, il semble courant qu'on tutoie le lecteur, "...créant ainsi une sorte de connivence affective et sympathique", ce qui (là encore) serait une façon de nous "caresser dans le sens du poil", donc. Avec l'idée sous-jacente du "Mais c'est pour mieux te manger, mon enfant" (bon, c'est vrai, j'interprète, là… mais en gros c'est l'idée).

Une idéologie "culpabilisante"…

L'auteure conclut son propos en affirmant, en substance, que tout ceci véhicule un certain nombre d'idéologies (tiens donc ?) qui culpabilisent l'individu, parce que quand on a tous ces outils à disposition, qu'on se dit "j'ai tout pour être heureux et je ne le suis pas", on culpabilise (…du moins à ses yeux).

Quelques éléments de "réponse" à Mme de Funès

Je vous propose maintenant mon propre "regard sur le regard" que porte Mme de Funès, au motif qu'après tout, si mon propre point de vue n'est pas plus légitime qu'un autre, il ne l'est pas moins non plus.

Accompagner ?...

Concernant la mode de la notion d’accompagnement (terme qui peut cacher un véritable inventaire à la Prévert, pour ne pas dire fourre-tout), je ne puis qu’abonder dans le même sens.

Il y a huit ans, je relayais sur un autre blog une série de micro-interviews à destination des enseignants, et dont le titre générique était « 10 mots pour l’éducation ». Dans une de ces interviews (...que vous pouvez retrouver ici), il était question du mot « Accompagner », pour lequel chacun y allait de son petit point de vue, disons "bienveillant", sur ce si joli mot, donc. Et je ne peux pas résister à la tentation de vous livrer ici le commentaire suivant, produit alors par mon ami Didier Chambaretaud sur mon blog de l'époque :

[…] Tout le monde accompagne désormais tout le monde : les profs accompagnent les élèves, soit et … les services sociaux accompagnent les familles en difficulté, les collectivités locales accompagnent les entreprises qui s’installent sur leur territoire, les sponsors accompagnent les organisateurs d’un événement, les investisseurs accompagnent les créateurs d’entreprises, les fournisseurs accompagnent leurs clients … bientôt on dira que les flics accompagnent les prévenus en garde à vue ! L’armée française accompagne le Mali. Et le Président accompagnera le gouvernement qui accompagnera les ministères qui accompagneront les citoyens … Le futur pape, en bon pasteur, accompagnera sans doute le reste de son troupeau de croyants.

À force de s’accompagner ainsi les uns les autres, il serait utile que, la main dans la main et avec la plus parfaite bonne foi et la plus grande bienveillance, nous nous demandions vers où nous nous accompagnons tous ainsi !

Tous accompagnants ou accompagnateurs donc, pourquoi pas ? À condition que les rôles et le cap soient clairs, car si les mots changent, les réalités demeurent.

C'est clair, net, sans bavures, et encore une fois j'accomp… euh, j'approuve sans hésiter. Si quelqu'un entend "m'accompagner", il est probable que je lui répondrai quelque chose de l'ordre du "Oh, grand-mère, que tu as de grandes mains !"... 🙂

À propos des promesses de fantasmes de Freud…

Là encore, on ne peut qu'applaudir. On ne dira en effet jamais assez le poids de toutes les "promesses", implicites ou non, sur lesquelles nous fondons une grande partie de nos croyances. À juste titre, Freud a pointé du doigt le "pouvoir illusionnant" de toutes les "promesses non écrites" que nous trimballons plus ou moins avec nous, en évoquant notamment le mythe de la récompense véhiculé par nombre de religions. Et il est fort possible qu'un nombre significatif de livres de développement personnel s'appuie sur toutes ces "promesses", donc, et (pourquoi pas) en tirent parti. J'ignorais que ce fût un crime...

L'aspect "facile à lire" de ces ouvrages…

Citation attribuée à Einstein : Tout imbécile un peu intelligent peut rendre les choses plus complexes qu'elle ne le sont... Il faut une touche de génie (et beaucoup de courage) pour aller dans la direction opposée.

Que le côté "facile à lire" de ces ouvrages explique leur immense succès de librairie est une chose. Ce n'est certes pas cette facilité qui leur donne quelque légitimité que ce soit. Mais enfin, il me semble qu'il n'y a pas là de quoi les discréditer non plus…

Alors certes, ils sont "moins faciles à lire que des livres de philosophie", et je me permets de me demander si ce n'est pas là le véritable nœud du problème. Car tout ceci me remet en mémoire les premiers temps où je me suis intéressé au "funny learning" (mouvement selon lequel on apprend mieux et plus durablement dans la bonne humeur, notamment à travers le jeu). A cette époque-là, nombre de personnes ayant une certaine autorité dans le domaine des sciences de l'éducation me sommaient de prouver qu'on apprend mieux en s'amusant. Dans les premiers temps, je m'employais avec la dernière énergie à leur répondre en trouvant des exemples, témoignages ou démonstrations allant dans ce sens-là. Mais comme chacun le sait, il n'y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. Las, devant tous les comportements assimilables à des mouvements d'humeur de "grands-papas ronchons" (comme aimait bien le dire le regretté Michel Serres), j'ai fini par changer mon fusil d'épaule, en demandant plutôt à mes contradicteurs, en pareil cas, pourquoi, depuis la nuit des temps, personne ne s'était évertué à démontrer qu'on apprend mieux en s'ennuyant, et pourtant, Dieu sait à quel point cela a pu exister… et existe encore, hélas.

Donc, instruire sans ennuyer est possible. Et tant pis pour ceux qui craignent pour leur pré carré. Déjà, Henri Bergson écrivait "Il n’y a pas d’idée philosophique, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde". Pour ma part, j'emboîte bien volontiers le pas à cette idée, sans que le mot "philosophique" ne soit nécessaire le moins du monde. Ainsi, à mes yeux...

Il n’y a pas d’idée, si profonde ou si subtile soit-elle, qui ne puisse et ne doive s’exprimer dans la langue de tout le monde.

(d'après H. Bergson)

Voilà pour la facilité.

L'idéologie "culpabilisante" ? …

Que le bonheur puisse revêtir la forme d'une injonction dans certains ouvrages de développement personnel, c'est indéniable. Mais enfin, à mes yeux c'est loin d'être le cas partout, et Mme de Funès me semble aller un peu vite en besogne en jetant ainsi le bébé avec l'eau du bain, et en balayant tout cela d'un revers de main… Je connais un grand nombre de personnes qui, non seulement ne se sentent pas culpabilisées par ce qu'on appelle "les livres qui font du bien", mais au contraire, tout comme "tirées vers le haut", comme d'autres peuvent le ressentir à la lecture d'ouvrages de philosophie, et c'est tant mieux. Que demande le peuple ?...

Sur "le même niveau que le lecteur"…

Certes, il existe (qu'on le veuille ou non) une forme de dissymétrie entre "celui qui écrit un livre" et "celui qui le lit". Et il est illusoire de penser abolir cette dissymétrie par des procédés de "proximité forcée". Mais enfin là encore, on ne m'empêchera pas de penser que cet excès est beaucoup moins délétère que celui qui consiste à amplifier la dissymétrie en question, en se réfugiant en haut de son estrade, tout en regardant le reste du monde de très haut. Sur ce thème, je connais une petite chanson qui dit "Les gentils vous disent bien des choses… si vous n'aimez pas, essayez les méchants".

Alors… la pensée_positive est-elle à jeter aux orties ? …

Il me semble (mais peut-être que je me trompe…) que Mme de Funès fait un amalgame entre la pensée positive et la positive attitude, qui sont deux choses bien distinctes. Pour y voir plus clair, vous pouvez déjà vous rendre sur ce lien. Mais nous y reviendrons bientôt…

D'ici-là portez-vous bien et prenez soin de vous !


Le "Petit abécédaire..."

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis

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Les représentations (inclus une ressource pédagogique)

Les représentations (inclus une ressource pédagogique)

Aujourd'hui Bernard Lamailloux a choisi de commenter pour vous un des cent mots de son "Petit abécédaire de développement personnel à l'usage des formateurs et enseignants".
Dans une courte capsule vidéo, il nous parle du mot "Représentation(s)", au sens que lui donnent les psychologues : lorsque nous lisons ou entendons un mot, cela donne lieu à une image immédiate dans notre cerveau.

Le hic c'est que ces représentations peuvent notablement différer d'une personne à l'autre, et fonction d'un certain nombre de facteurs.

Dans cette vidéo, Bernard nous propose une activité simple et ludique qui permet de mettre en lumière cette différence de représentations.

Il s'agit là d' une véritable ressource pédagogique, sentez-vous à l'aise de l'utiliser avec vos groupes de participants ou d'étudiants.

De plus ,cette activité ne vous demandera aucune préparation !

 

 


 


Le "Petit abécédaire..."

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis

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Agressivité ?

 

Bonjour. J'ai choisi de commenter pour vous un des cent mots de mon tout nouveau "Petit abécédaire de développement personnel à l'usage des formateurs et enseignants".
Aujourd'hui : Le mot Agressivité.

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Il est tout frais!…

Bonjour.

 

Mon tout nouveau "Petit abécédaire de développement personnel à l'usage des formateurs et enseignants" vient de paraître... Tous les détails sont dans cette vidéo :

Pour acheter le livre suivez ce lien :
 
Bien à vous.
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Toute philosophie peut être sexy, si si…

La philosophe Marie Robert propose sur Spotify un podcast intitulé « Philosophy is  sexy ». Il s’agit d’une (longue) série de petits exposés d’une quinzaine de minutes, fort bien faits, tout au long desquels nous entendons sa douce voix nous parler de sujets passionnants. Et cette voix nous donne envie de tout ce qu’on voudra sauf… décrocher. Personnellement, j'en suis devenu tout simplement accro, et à chaque fois j'en ressors tout revigoré. Pour Marie, il ne s’agit pas que d’un podcast, mais «[…] une parenthèse intime, un pas de côté, pour oser la philosophie, la désacraliser, la remettre au cœur de notre vie et se laisser inspirer».

Les différents épisodes traitent de différents sujets tels que l'amour, le rire, l'identité, le dépassement de soi, la défaite, l'accélération du temps, la douceur, le sens, l'engagement, la rencontre, la vulnérabilité...

Mais le tout premier d’entre eux porte sur l'audace. Vers la fin de cet épisode, Marie nous donne lecture d’un dialogue extrait d’un ouvrage de Jonathan Tropper intitulé « Le Livre de Joe ». Et j’ai trouvé ce texte tellement savoureux que je n’ai pas pu résister à l’envie de vous le retranscrire ci-dessous :  

 

Le célèbre coyote courant dans le vide au-dessus de la falaise.

 

Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide?

– Ouais

– Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors, on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on ne baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre côté. Là où les choses sont vraiment importantes.

 

 

Voilà. Je vous recommande chaleureusement toutes ces écoutes. Vous pouvez suivre ce lien :

 

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Notre site s’enrichit de cinq superbes infographies grâce à… Grace !

 

Comme nous l'expliquions il y a quelque temps sur notre page Facebook, il se trouve qu'une jeune formatrice passionnée d'infographie s'est intéressée à plusieurs points soulevés dans l'ouvrage "Construire et Animer… ".

C'est ainsi que Grace Delouis (c'est son nom) a conçu cinq superbes infographies que nous avons choisi par la suite d'intégrer sur notre site.

Vous pouvez désormais y accéder en passant par le menu "Bonus" de n'importe laquelle de nos pages (y compris la présente), ou tout simplement en suivant ce lien.

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Les Niveaux Logiques de la PNL

Un jour, six élèves d'une même classe récoltèrent un zéro en dictée.

  • Le premier rentra chez lui et répondit à sa mère qui lui demandait des explications : "Mes copains m’ont gêné par le chahut qu’ils faisaient".

Disant cela, il se situait au niveau de l’environnement :Où ? Quand ? Avec qui ?

  • Le second rentra chez lui et expliqua à ses parents : "J’ai fait des fautes à ma dictée, d’accord, mais c'est parce que je me suis trop précipité, j'ai écrit sans réfléchir."

Disant cela, il se situait au niveau du comportement, de l’action : Quoi ?

  • Le troisième rentra chez lui et dit : "Tu sais bien que je ne suis pas fort en grammaire!"

Disant cela, il se situait au niveau des capacités, des savoir-faire :Comment ?

  • Le quatrième dit : "Mais maman, je suis fort en maths, et tu sais bien que quand on est fort en maths on est faible en français."

Disant cela, il se situait au niveau des croyances, des valeurs, des critères, des motivations : Au nom de quoi ?

  • Le cinquième dit : "Maman, toi tu es bonne en français, mais moi je ne suis encore qu’un enfant !"

Disant cela, il se situait au niveau de l’identité : Qui suis-je ?

  • Le sixième expliqua : "La relation que j’ai avec ma classe ne me permet pas de..."

Disant cela, il se situait au niveau de la spiritualité, de la vision, de la transmission : Qui d’autre ?

De quoi s'agit-il exactement ?

Les Niveaux Logiques sont un modèle proposé par la PNL. Ce modèle a été créé par Robert Dilts à partir des travaux de Gregory Bateson.

Il s'agit d'un modèle de lecture des comportements humains, et de description de nos processus psychiques. Selon Dilts, notre psychisme est organisé en niveaux logiques, c’est à dire en ensembles de processus qui influent les uns sur les autres de manière hiérarchique. C'est la raison pour laquelle on a l'habitude de représenter ces niveaux logiques sous la forme d'une pyramide, à l'instar de la célèbre pyramide des besoins humains (d'Abraham Maslow) ou de la pyramide des apprentissages dont nous avons déjà parlé ici.

Schéma des niveaux logiques de Robert Dilts (version 2020)

Le modèle de Robert Dilts comporte six niveaux. Mais de nombreux auteurs ont modifié ou enrichi ce "découpage". Ainsi, dans l'illustration qui suit, nous avons ajouté une sorte de "soubassement" [1] que nous appelons "Terrain d'origine".

 

Les six niveaux…

Environnement, contexte

Il s'agit tout simplement du contexte au sens large, des personnes avec qui nous sommes en contact, de l'entourage…

Ce niveau correspond aux questions Où ? Quand ? Avec qui ?

Comportement

Il s'agit là de nos actions concrètes, de ce que nous faisons , de nos habitudes…

Ce niveau correspond à la question Quoi ?

Capacités, savoirs-faire

Il s'agit de l'ensemble des capacités que nous mettons en œuvre à un moment donné.

Ce niveau correspond à la question "Comment ?"

Croyances, valeurs, critères

Les croyances sont des représentations subjectives que nous tenons pour vraies quelles que soient les circonstances, que ce soit sur nous-même ou le monde qui nous entoure.

Les valeurs désignent des concepts auxquels nous adhérons et grâce auxquels nous évaluons le monde qui nous entoure Les valeurs les plus courantes dans le genre humain sont répertoriées dans une liste que vous trouverez en suivant le lien suivant :
https://formerplushaut.com/dp-listes-utiles

Les critères sont ce sur quoi nous nous appuyons habituellement pour fonder un jugement.

Le niveau "Croyances, valeurs, critères" correspond à la question "Au nom de quoi ?"

Identité

C'est la représentation que nous avons de nous-même. C'est aussi la source de notre estime de soi.

Ce niveau correspond à la question "Qui suis-je ?"

Sens, spiritualité

Ce niveau concerne les relations entre l’individu et un système plus vaste que lui, qui l’englobe, le dépasse et surtout le relie à autre chose.

Ce niveau correspond à la question "À quel monde je me sens appartenir ?"

D'autres niveaux?

Certains auteurs détaillent le niveau "Sens, spiritualité" en prolongeant vers le haut la "partie inversée" de la pyramide, créant ainsi des niveaux supplémentaires, dits "niveaux d'appartenance", avec diverses zones concernant des notions de famille, de communauté… D'autres, comme nous l'avons vu, prennent en considération le "terrain d'origine" sur lequel la pyramide vient s'appuyer (nous l'avons d'ailleurs fait figurer sur l'illustration).

En quoi est-ce utile à un formateur (ou enseignant) ?

Les Niveaux Logiques permettent de développer une vue plus globale d'un problème donné. Quand on analyse une situation de formation (ou – de manière générale – de travail) à travers le prisme des Niveaux Logiques, on peut toujours constater ceci : Dès qu'une perturbation ou un problème intervient à un niveau donné de la pyramide, cela influe "en cascade" sur tous les niveaux inférieurs. Donc, lorsqu’un problème se pose, il est vivement conseillé d’explorer le niveau supérieur.

Situation exemple…

Henri était formateur pour une grande enseigne de GSS (grande surface spécialisée). Au moment où se passe cette histoire, il avait tout récemment enseigné à Jacky (nouvel arrivant employé dans la GSS à un poste situé tout en bas de l'échelle) comment s'y prendre pour effectuer une mise en rayon rapide et efficace.

Mais quelques jours plus tard, le responsable de rayon était venu se plaindre auprès d'Henri de la "mauvaise qualité de son intervention", au motif que Jacky avait accumulé un retard considérable dans les opérations de mise en rayon qu'il était censé effectuer. Henri décida alors d'aller s'entretenir avec Jacky pour lui demander quelques explications sur ce qui n'avait pas été suffisamment clair pour lui.

Pour ce faire, il utilisa les niveaux logiques. Voici un extrait du dialogue :

Henri – Alors, dans cette ruche bourdonnante [Environnement, contexte] il semblerait que tu rencontres quelques difficultés à traduire en actes [Comportement] ce que nous avons vu pendant le stage… Est-ce que tu as des difficultés à mettre en pratique ce que nous avons vu ? [Capacités, savoirs-faire]. Y a-t-il des points que tu voudrais qu'on revoie ensemble ?

Jacky – Non non, je pense avoir tout compris…

Henri – Eh bien que se passe-t-il alors ? Tu dis avoir compris ce qu'il convient de faire, et pourtant tu ne le fais pas… J'ai entendu dire que certains stagiaires rechignent à faire de la mise en rayon au motif que cette tâche ingrate serait confiée aux nouveaux arrivants en matière de "bizutage" [Croyances, valeurs, critères], est-ce le cas pour toi ?

Jacky – Non non, pas du tout, cette tâche doit être accomplie, je le vois bien, il faut bien que quelqu'un le fasse, d'une manière ou de l'autre…

Henri – Si j'ai bien compris, c'est juste quand ce "quelqu'un" c'est toi que ça cloche, alors ?

Jacky – Oui. En fait je ne me sens pas à ma place ici [Identité].

 

En poursuivant cette conversation, il apparut bientôt que Jacky, jeune étudiant bardé de diplômes, avait postulé à cette fonction pour des raisons essentiellement alimentaires, mais qu'il avait le plus grand mal à exister pleinement dans ce milieu tellement nouveau pour lui, aux antipodes de ce qu'il avait connu jusqu'alors.

L'histoire ne dit pas si Jacky a pu être aiguillé par la suite vers un autre poste, ou une nouvelle organisation, ou si au contraire cette épreuve a été suivie pour lui d'autres difficultés, déboires ou échecs. Mais l'important est de voir comment l'utilisation du concept (les Niveaux Logiques) a permis de ne pas "tourner en rond" indéfiniment autour du problème posé. Bien au contraire, cette méthode éprouvée peut permettre de démêler une situation qui au premier abord apparaît comme un "plat de spaghetti émotionnels"

Congruence, ou alignement

Cette histoire nous permet de toucher du doigt la notion de congruence. En développement personnel, le terme congruence désigne le degré de correspondance entre :

  • l’expérience d'un individu…
  • et la prise de conscience de cette expérience par rapport à ce qu'il est en train de faire.

Si l'on préfère, la congruence est essentiellement une question de cohérence interne.

S'agissant des Niveaux Logiques, on a l'habitude de parler d'alignement pour parler de la congruence des niveaux à un instant T. Certains, sur le ton de la plaisanterie, vont jusqu'à affirmer qu'en pareil cas, "notre charpente interne a comme une petite scoliose"… Je trouve cette image très parlante.

Quoi qu'il en soit, vous pouvez être sûrs d'une chose : souvent, lorsque vous vous surprenez à dire qu'il y a "quelque-chose qui cloche", ou que "vous vous sentez tiraillé(e)", il y a presque à coup sûr un souci de congruence, d'alignement, et que les Niveaux Logiques constituent vraisemblablement pour vous une piste de recherche de solution.


[1] Source : Françoise Chaulet, Évidence Communication.

 


 

Le "Petit abécédaire..."

"Un ouvrage bien documenté, écrit par quelqu'un qui sait de quoi il parle et qui le fait avec clarté humour et éthique. Les exemples et les conseils sont judicieux et très utiles. Je le recommanderai avec plaisir.."

Josiane de Saint Paul

Quel livre ! Un travail de moine. D'une grande originalité. J'ai à peine commencé à le parcourir et, déjà, je le savoure. Je vais d'ailleurs continuer à le déguster lentement. Bravo !

Serge Marquis

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Confiance et bonne humeur en formation

Confiance et bonne humeur en formation
Une citation illustrée proposée par Former Plus Haut!

En formation, ça ne se décrète pas, mais d'une certaine façon cela s'impose…

Confiance et bonne humeur sont des ressources importantes à mes yeux, en ceci qu’elles sont connectées à des valeurs auxquelles je suis tout particulièrement attaché. Ainsi, mon instinct m’a toujours poussé à créer, puis entretenir un climat de confiance et de bonne humeur lors de la totalité de mes interventions en formation.

La confiance – pas plus que la bonne humeur – n’est une chose qui se décrète. Et c’est bien là le problème. Alors au début de chacune de mes interventions, dès les premières minutes (qui sont, à l’instar des situations de vente, absolument déterminantes), j'annonce un certain nombre de choses à mes apprenants, parmi lesquelles ceci : Lire plus

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L’informaticien et l’ergonome (l’ergonomie des IHM)

L’informaticien et l’ergonome (l’ergonomie des IHM)
Illustration concrète de ce qu'est un point de vue
Tout est question de point de vue...

Qu'est-ce que l'ergonomie des IHM ?

Une IHM est une interface homme – machine. Exemple très courant : une application sur table Lire plus

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