feedback
Tél. : 06 14 24 89 00

Blog de Former Plus Haut!

Bienvenue dans cette section
Vous trouverez ici nos articles de blog. N'hésitez pas à parcourir également les commentaires (les liens figurent après chaque titre d'article), et à y laisser le vôtre, le cas échéant. Bonne visite !

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “6 – Traduire”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : " Traduire ...
_ Pour (re)voir tous les articles déjà publiés sur le thème "Dix mots pour changer l'éducation", c'est par ici. _ Bien à vous, Bernard
///////

Formation et humour


Donne un poisson à un homme, il mangera un jour. Apprends-lui à se servir de Twitter et il oubliera de manger.

(Tweet de @florenzo84_).


Patient est le pompier, car il commence à chaque fois au bas de l’échelle.

(Lao-Tseu).

Bonjour,

Dans un contexte de formation, certains intervenants se réfugient dans une attitude très sérieuse, factuelle, centrée sur la tâche… alors que d'autres n'hésitent pas à employer tous les moyens pour favoriser une atmosphère détendue… C'est affaire de tempérament, me direz-vous…

C'est aussi une affaire de posture, et plus profondément de croyances à propos de soi et les autres. Si vous faites partie de ceux qui déclarent volontiers "Moi je pars du principe qu'on n'est pas là pour rigoler, je refuse donc catégoriquement de me transformer en pitre", eh bien, continuez sur cette voie, car comme nous le verrons plus loin rien n'est pire que le rire forcé. Et je vous rejoins sur un point : en pareilles circonstances il ne faut surtout pas agir contre nature, cela se sent immédiatement.

...Toujours est-il qu'il y a quelque-chose de bizarre, mystérieux, en tout cas indéniable : une personne n'est plus tout à fait la même après avoir ri. Ceci s'applique bien entendu aux formateurs comme à leurs apprenants !

Alors, que faut-il penser de tout ceci ? Lire plus

///////

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “5 – Enrôler”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : " Enrôler ...
_ Pour (re)voir tous les articles déjà publiés sur le thème "Dix mots pour changer l'éducation", c'est par ici. _ Bien à vous, Bernard
///////

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “4 – Organiser”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : " Organiser "
...
_ Pour (re)voir tous les articles déjà publiés sur le thème "Dix mots pour changer l'éducation", c'est par ici. _ Bien à vous, Bernard
///////

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “3 – Coopérer”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : " Coopérer " ... _ Pour (re)voir tous les articles déjà publiés sur le thème "Dix mots pour changer l'éducation", c'est par ici. _ Bien à vous, Bernard
///////

Allez les profs, encore un effort… :-)

Livre _

Un livre vient de paraître...

Un livre vient de paraître. Il s'appelle "Peut mieux faire" et porte la signature d'un artiste qui s'appelle Jean-Baptiste Alméras. Tout au long des pages, ce monsieur se souvient, en relisant ses bulletins scolaires, de la violence du système d'enseignement qui était encore en vigueur dans son enfance. D'ailleurs, le sous-titre est clair : "Mon enfance vue par l'Education nationale". Le contenu l'est encore plus, puisque l'auteur s'est contenté... d'un travail de recopie qui se suffit à lui-même ! "En fait, je ne suis pas l'auteur... juste le héros", précise-t-il même avec gourmandise et, de fait, aucune phrase n'est de lui. Pourtant, ce livre à peine sorti s'est déjà taillé son petit succès (pour plus de précisions, voir cet article de l'Obs). C'était en d'autres temps, m'objectera-t-on. Aujourd'hui l'ambiance de l'école n'a plus rien à voir avec cela ! En êtes-vous si sûrs ? _

Des preuves affligeantes...

Voici tout d'abord un diaporama présentant des perles d'élèves recueillies dans des copies, devoirs et autres interros. Certaines sont savoureuses, et l'on y rit de bon coeur. A l'origine j'avais reçu ce diaporama avec un titre du style "La dure vie d'enseignant", ou quelque chose dans ce goût-là... Autant j'adhère à cette observation (ayant moi-même été enseignant dans une autre vie...), autant je dois dire que j'ai été particulièrement choqué par certaines des "appréciations" (si l'on peut dire) écrites en rouge (comme il se doit...). Pourtant, le fait que ce diaporama ait circulé un peu partout  en l'état prouve qu'il y a encore du boulot à faire du côté de l'affirmation de soi dans le respect d'autrui... surtout de la part de ceux qui sont censés donner l'exemple ! En effet, si certains élèves y apparaissent sous un jour, disons peu flatteur (...à leur corps défendant, ce qui fait tout le charme Charme – mais aussi l'ambiguïté – de cette compil), on peut en dire autant de certains profs (qui se montrent tout aussi inconscients... sur un autre registre). Ah, la majestueuse et tranquille assurance de "celui qui sait" vis-à-vis de "celui qui ne sait pas"... C'est-y pas mignon ça madame ? ... Tenez, je vous laisse le soin d'en juger par vous-mêmes (utilisez le petit tourne-pages au bas de l'illustration).

Enfonçons le clou...

Si vous en voulez encore une couche, en voici une, sonore cette fois. Il paraît que l'enfer est pavé de bonnes intentions. L'enregistrement sonore ci-dessous en est une brillante illustration. La scène se passe dans un collège, il y a une paire d'années. On peut y entendre une prof (de latin) s'échiner à tirer de ses élèves une réponse qu'elle attend visiblement d'eux... sans succès. En désespoir de cause, elle finit par lâcher ce cri du coeur : "...La réponse est bête !". Rien de bien méchant, me direz-vous. Question d'appréciation... Une prof maladroite... écoutez ça ! Ah oui, au fait, une dernière chose : Jean-Baptiste Alméras, le monsieur du début, qui parle de l'école de son époque dans le livre qu'il vient de publier,  vient d'atteindre l'âge vénérable de... 44 ans ! Bien à vous, Bernard
///////

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “2 – Accompagner”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : " Accompagner " ...
///////

Faut-il être optimiste tout le temps ?

Excès d'optimisme ?

left_guillemet Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles sont et qui se demandent pourquoi...

Il y a ceux qui voient les choses telles qu'elles pourraient être et qui se disent … "pourquoi pas ?"  right_guillemet

_George Bernard Shaw

Bonjour. Cet article est le deuxième paru dans le dossier « Attitudes appropriées » publié sur ce blog. Pour un accès à l'article précédent voir le lien ci-dessous : Un beau conte philosophique et une ressource pédagogique en prime… que demander de plus ? filet

L'attitude appropriée (rappel)

Ainsi que nous l'avons déjà vu, il faut bien admettre que nous avons tous, à des degrés divers, pris l'habitude de porter des jugements "à l'emporte-pièces" sur les comportements de nos semblables, et aussi sur nos propres comportements. Par exemple, si un jour je venais à m’acheter une paire de souliers vernis, ce fait n’est en soi ni bien ni mal… (car, comme on dit dans ma région, "...c'est affaire de goût" ). …En revanche, si le lendemain de mon achat vous me croisiez sur un chemin de randonnée, chaussé de ces mêmes souliers, vous seriez parfaitement fondés à trouver cela étrange… autrement dit  non approprié aux circonstances.

Les circonstances

Ce sont, une fois de plus, elles qui nous indiquent ce qui est approprié ou pas. Entendons-nous bien, il ne s’agit en aucune manière de porter un jugement. Car en matière de jugement, il est aisé de découvrir que bien souvent, le juge... ment 😉 surtout lorsque ce juge se trouve être notre petit ego... et qu'en outre personne ne l'a mandaté pour cela ! Non, il s'agit beaucoup plus simplement d’essayer de voir quelles attitudes sont appropriées à quelles circonstances. Dans l'histoire des souliers vernis, c'est beaucoup moins une question de jugement que de... jugeote !

La matrice des attitudes et des circonstances

Dans ce dossier, nous avons pris récemment l’exemple de l’attitude du « lâcher prise » (...qu’il ne faut surtout pas confondre avec le laisser-faire), versus l’attitude « battant, plein d’énergie », et nous avons pu identifier les circonstances dans lesquelles chacune de ces attitudes est appropriée, ou pas. Aujourd'hui, nous allons utiliser le même schéma (Matrice des Attitudes et des Circonstances)  pour tâche de de donner quelques éléments de réponse à cette question :
  • Faut-il être optimiste tout le temps ?
En d'autres termes, dans quelles circonstances est-il approprié d'être optimiste ? existe-t-il des cas où le pessimisme est indiqué par... les circonstances ? Cette idée m'est venue en m'intéressant aux travaux de Philippe Gabilliet, professeur associé à ESCP Europe, et auteur d'un ouvrage intitulé Éloge de l'optimisme. Ce monsieur, que je ne connaissais absolument pas, a bien voulu me donner l'autorisation de réutiliser ses travaux sur l'optimisme dans le cadre de la Matrice des Attitudes et des Circonstances, en me faisant part de tout le bien qu'il pensait de  ce nouveau rapprochement.

_

La ressource

  Voilà. J'attends vos remarques avec impatience, et j'en profite pour renouveler publiquement mes remerciements les plus chaleureux à l'adresse de Philippe Gabilliet pour sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité et ses paroles d'encouragement.
Cet article fait partie du dossier "Matrice des attitudes et des circonstances" Article précédent : Acharnement ou lâcher-prise ? Article suivant : Vous avez bien dit ''Constructif ?''...
 
///////

Dix mots pour changer l’éducation. Aujourd’hui : “1 – Expérimenter”…

Dix mots pour changer l'éducation : aujourd'hui : "Expérimenter" ...
///////

Apprendre mieux : Comment faire face à un surdoué

"Arrêtez le monde, je veux descendre !!"

Bonjour J’ai récemment pris connaissance de plusieurs cas de figure concernant certaines situations d’apprentissage. Celles dans lesquelles des enfants surdoués comprennent plus vite que d’autres que… disons, en termes diplomatiques, que l'enseignement qui leur est dispensé ne leur est pas forcément adapté 🙂 Quand ils s’en ouvrent à leurs enseignants, ils le font en général avec… la franchise qui caractérise leur âge, et avec les conséquences diverses que l’on peut imaginer… Cela me rappelle une histoire :

Un ami surdoué

Il y a quelques années de cela, je me souviens avoir un jour été sollicité par un ami. Un bourreau de travail bardé de diplômes... certainement un surdoué à sa manière. Il m’avait demandé de l’aider à travailler son anglais à l'oral. Ne pratiquant plus l’anglais depuis quelque temps, il avait en effet un peu perdu de son aisance... Or, il avait besoin de donner un petit exposé. C'était à destination d’un public anglophone, dans le cadre de son travail, dans les jours à venir. Sa demande portait essentiellement sur la prononciation (il parlait avec fluidité, mais son accent était déplorable – ce qui est somme toute relativement fréquent dans les entreprises françaises, pour ce qui m’a été donné d’en entendre). Je lui ai alors expliqué que mes propres compétences étaient, comment dire, un peu rouillées dans ce domaine (j’ai été prof d’anglais avec un statut de maître auxiliaire, mais c’était dans une autre vie…), mais qu'importe, il avait insisté pour que je l'aide, et j'avais accepté.

Tester ses propres connaissances en anglais…

Il est donc venu me trouver avec quelques textes (dont le sien) qu'il a entrepris de lire en ma présence, en me demandant de réagir à ses erreurs de prononciation. J’interrompais donc quelquefois sa lecture, en lui indiquant de mon mieux la prononciation adéquate, à mesure qu’il parlait… Mais, ce faisant, je procédais à une sorte de « tri », dans la mesure où je voulais éviter de l’interrompre à chaque mot !

…En prenant les choses en main !

Très vite, il s’est mis à prendre littéralement la direction des opérations. C’était à la fois très amusant, très impressionnant et très intéressant. Il me disait par exemple des choses du style « Attends, logiquement, en fonction de ce que tu m’as dit tout à l’heure, là je viens de me planter, non ? ». Et de mon côté j’étais bien forcé de constater… qu’il avait raison !

…De mieux en mieux !

Du coup, mon ami prenait lui-même la décision de reprendre sa lecture quelques lignes plus haut, à un endroit précis, alors que pour ma part je n’attendais rien de tel ! Il couvrait son texte de graffiti incompréhensibles pour moi, mais qui à coup sûr faisaient sens pour lui ! Visiblement il était beaucoup plus « dur à la tâche » que moi, et surtout il plaçait la barre très haut (bien plus haut que je ne l’avais fait moi-même, je l’avoue bien volontiers) pour ce qui est du niveau d’exigence. C’était impressionnant ! Après une petite demi-heure de ce tonneau-là, il est reparti tout tranquillement, après m’avoir chaleureusement remercié. Et moi j’en suis resté baba !

Surdoués : là aussi, la posture de l’enseignant n’est plus ce qu’elle était…

Je suis en effet resté avec un sentiment mitigé… D’abord celui d’avoir moi-même appris une leçon magistrale : Avec le temps qui passe et « les progrès du progrès », l’apprenant et le sachant sont de moins en moins celui qu’on croit lors de toute situation de face-à-face pédagogique… les choses sont, de fait, beaucoup plus compliquées que ça ! S’agissant de mon ami, j’étais franchement mort de rire, tout attendri, plein de pensées du style « ah… c’est bien de lui, ça : »… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me poser une question : Que ce serait-il passé dans une situation analogue, mais avec un surdoué qui « n’aurait pas été spécialement mon ami » ? C’est là que j’ai fait la relation avec des situations extrêmes dans lesquelles peuvent se trouver parfois les enseignants (je pense à la problématique des enfants surdoués, et des relations parents  enseignants, mais pas seulement...). Dans certaines situations paroxystiques mais de plus en plus fréquentes, l’enseignant le formateur, le tuteur… a tout intérêt à savoir se placer mentalement au-delà du rôle qui lui a été attribué. Quitte à mieux y revenir après, tout en ayant précisément deux ou trois petites choses en tête…

À propos de la connaissance de soi…

Qui est vraiment l’enseignant? En quoi consiste sa propre identité? Quelles sont exactement ses propres valeurs? Ses atouts? Ses moteurs? Ses motivations? Où commence mais aussi où s’arrête sa propre légitimité?… D’où provient-elle, dans quel champ peut- elle s’étendre… ou pas ? Et surtout, peut-il quand même « …faire sans elle » ?

À propos de la connaissance des autres…

Jusqu’à quel point l’autre est-il mon semblable, mais aussi en quoi est-il différent de moi ? Est-il possible de disposer d’une, ou mieux, de plusieurs grilles de lecture des comportements humains, ne serait-ce que pour savoir tout simplement qu’ils… existent, me permettant ainsi d’éviter une situation de « dialogue de sourds » ?

À propos de la manière de communiquer efficacement avec les autres…

Tous ces préalables étant posés, est-il possible d’établir un dialogue franc, constructif, respectant l’autre dans son altérité, tout en se respectant soi-même sans excès, mais sans non plus se cacher derrière une institution… ou son petit doigt ? On l’aura compris, il est quasiment impossible de créer de telles conditions sans tenir compte de soi, de l’autre, et surtout de la relation qui est perpétuellement en train de s’établir. Dans ce but il est indispensable de savoir se placer dans une position de « lâcher prise », c’est-à-dire pouvoir sortir la tête du guidon de la communication instinctive, du « ...Moi je pars du principe que …» du « ...Est-ce que vous trouvez normal que… » dont on sait pourtant qu’ils ne mènent à rien de bien constructif, même s'ils peuvent parfois nous soulager sur le moment… Tout ceci en étant bien entendu en capacité de se placer non seulement du point de vue de l’autre (...autant que faire se peut) mais aussi de tenter d’appréhender ce que pourrait être le point de vue d’un observateur extérieur (ce qui est encore plus difficile mais tout aussi indispensable !), tout cela pour mieux se remettre dans ses propres godasses, et exprimer son propre point de vue avec sérénité...

Le développement personnel… Quoi ? ...encore ? … Si !

Encore une fois, un enseignant ou un formateur peut très bien traverser toute sa carrière sans jamais s’intéresser à la problématique du développement personnel… tant qu’il est dans une position où il peut exercer son art dans un contexte « de droit divin », si l’on peut dire… Or, de tels contextes existent de moins en moins, au grand soulagement de certains, mais aussi au grand dam de beaucoup d’autres… Lorsqu’on évolue ainsi « sans filet », si l’on peut dire, il est alors (à mes yeux) de plus en plus dangereux de continuer à exercer ce métier sans entreprendre une véritable démarche dite de « développement personnel », voire de « travail sur soi » digne de ce nom. Une première approche a déjà été présentée ici, dans les deux articles cités ci-dessous :
Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (1)
Apprendre mieux : pédagogie et développement personnel font-ils bon ménage ? (2)
Voilà. Je vous souhaite le meilleur… Bien à vous, Bernard filet Spéciale dédicace à mon ami Marco Bertolini qui m'a involontairement donné l'idée de cet article... Par ailleurs, pour mieux connaître le monde des adultes surdoués, je vous recommande cet ouvrage de Cécile Bost. Différence & souffrance de l'adulte surdoué - Cécile Bost
///////

Derniers Articles