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étonnant, ovni, inclassable et Cie

étonnant, ovni, inclassable et Cie  (10 articles)

Il s’agit là tout simplement de catégoriser l’ensemble des articles que nous n’avons pas réussi à faire entrer dans les autres catégories :-)



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Comment les préjugés naissent et… durent !

Les annales de l’Empire chinois signalent aux environs de l’an 115 de notre ère l’arrivée d’un bateau, vraisemblablement d’origine romaine, que la tempête avait malmené et qui s’échoua sur la côte après des jours de dérive. Or, les passagers étaient des acrobates et des jongleurs qui à peine à terre voulurent se concilier les habitants de ce pays inconnu en leur donnant un spectacle. Les chinois virent ainsi - bouche bée - ces étrangers au long nez cracher le feu, nouer leurs membres, changer les grenouilles en serpents. Ils en conclurent à bon droit que l’Ouest était peuplé de clowns et de mangeurs de feu. Et plusieurs centaines d’années passèrent avant qu’une occasion de les détromper ne se présente.

Bernard Werber, "Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu".

 

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Les taupes et les formateurs

Comment une brochette de taupes mortes m'a durablement donné à réfléchir sur mon métier de formateur...

Une bien étrange coutume

Dans certains coins particulièrement reculés de la Normandie profonde, il n’est pas rare de rencontrer encore des clôtures de champs agrémentées d’ornements bizarres. Lire plus

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Rire de soi…

Flavia rire de soi

Mon amie Flavia Perez : tout à la fois belle, drôle, talentueuse et j'en passe...

 

L'humour est pour moi une valeur à part entière... à la seule condition qu'il ne s'exerce pas au détriment des autres. Je ne parle pas seulement des salles de formation, là... En général l'ironie me fatigue, le persiflage m'encombre, la moquerie m'endort.

A l'opposé de tout ceci, la capacité à rire de soi a toujours constitué à mes yeux une qualité majeure. A mon modeste niveau, je ne rate jamais une occasion d'en user et d'en abuser. Et puis me sachant maladroit et gaffeur, c'est peut-être aussi une façon de montrer que je ne cherche aucunement à faire illusion...

C'est donc avec un plaisir jubilatoire que j'ai découvert le texte ci-dessous en ouvrant mon réseau social préféré ce matin. Il provient d'un monsieur (excellent musicien au passage) que nous appellerons Alain.

En guise de préambule, Alain nous explique avoir observé qu'une tendance tenace, notamment sur les réseaux sociaux, consiste pour tout un chacun à présenter surtout des aspects valorisants de sa petite personne. Aujourd’hui il choisit d’aller à contre-courant en narrant un épisode peu glorieux qui lui est arrivé récemment.

Je vous laisse découvrir la suite:

J’avais un rendez-vous important dans Paris et, arrivé un peu trop tôt, je traînais dans le quartier. Passant devant une vitrine miroir, j’ai eu l’idée de contrôler ma mise. Aucun besoin de me recoiffer puisque le capillaire a quitté mon crâne depuis plusieurs années suite à un différent non élucidé. En revanche, je vérifiais qu’aucun petit locataire clandestin n’avait squatté mes narines, puis je prenais la tête qu’on s’imagine être la plus à son avantage, à travers une petite série de poses et expressions…

Et puis soudain dans la pénombre derrière le miroir j’ai distingué un premier visage, puis un autre. Il y en avait ainsi une bonne dizaine ! Tous me regardaient l’air mi-interdit, mi-rigolard. En réunion autour d’une longue table, ces hommes et ces femmes me fixaient à travers ce qui s’avérait être en fait la vitre sans tain d’un bureau donnant sur la rue. Comme un gamin qui remonte aussitôt sur son vélo après une chute, j’ai tenté de couper court au ridicule en m’éloignant prestement, l’air de rien. En réalité, j'étais loin d'être fier et je repassais rétrospectivement dans ma tête les diapos de mon défilé de visages pour mesurer l’étendue de l’humiliation.

Une autre personne (que nous appellerons Annie) lui répond :

J'ai fait bien pire !! ...lors d'un voyage scolaire à Rome en 5ème, pour éviter de payer la dame pipi, avec une file d'attente de dingue, je me suis engouffrée dans le fond d' une impasse pour me cacher derrière une pitite Fiat... me pensant seule au monde, je baisse ma jupette, me positionne en mode pipi urgent, et làààààààààà patatras !!!!

Dans la Fiat, il y avait quatre italiens morts de rire!!! .....oui je sais !!!!

Pour ma part, j'ai l'impression d'avoir déjà versé mon obole à cet exercice de style en vous racontant... le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

Et vous ? Avez-vous déjà eu l'occasion de rire de vous-mêmes ?
Mieux : oserez-vous venir laisser un témoignage dans ces colonnes ?

Je vous attends de pied ferme...

Bien à vous,

Bernard

 

Flavia que la farce soit avec toi

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Récit détaillé d’une campagne Thunderclap : Suite et fin

Ceci est le récit d’une campagne Thunderclap. Thunderclap est un système de crowdspeaking.

De la même façon que le crowfunding mutualise des fonds, le crowdspeaking, lui, mutualise des contacts. Dans un article précédent, nous vous avons relaté les 20 premiers jours d'une campagne  mémorable. Le présent article raconte la suite  – et la fin – de l'aventure...

flèche_gauche_lamailloux_com (Re)lire le récit des 22 premiers jours...

 

23e jour : Excellent ! Nous avons franchi la ligne jaune !

vendredi 4 juillet 2014, J 22

Comme le montre le graphique du jour, nous avons atteint ce matin un cap significatif. Pour la première fois, nous avons enfin franchi la ligne jaune. Quelle ligne jaune ? Eh bien, celle que nous avions tracée au départ : une ligne bien droite (faute de mieux) reliant le point "Jour 1 : zéro supporter" au point "Jour 31 : 250 supporters", qui désigne le but à atteindre.

Ce graphique est très parlant. Il montre par exemple qu'au 6e jour nous avions relativement de bonnes raisons d'espérer... puis on peut nettement voir qu'entre le 9e et le 15e jour cela commençait à stagner dangereusement, vu que le nombre de supporters ne "décollait" pas... Lire plus

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Anecdote – Le jour où deux participantes à une formation m’ont surpris… en slip !

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Il m’est arrivé assez souvent d’évoquer (notamment dans ces lignes) les vicissitudes de la vie d’un formateur, perpétuellement obligé de jongler avec plusieurs fers au feu, avec un œil sur la montre, un autre sur le déroulement du programme, et un troisième (si l’on peut dire…) sur le groupe dont il faut sans cesse "prendre le pouls" en temps réel si on ne veut pas s’exposer à de bien navrantes déconvenues… A titre d’exemple, il suffit de se référer à l’article paru dans ces pages sous le tire Le formateur en contexte B to B : un véritable homme (…ou femme) orchestre ! Non, je vous en prie, ne partez pas en courant, soyez rassurés, cela n’a absolument rien de torride… Mais pour me permettre d'illustrer la vie de dingue que nous menons parfois, nous autres formateurs, laissez-moi vous raconter cette bien curieuse anecdote … Anecdote, définition du dictionnaire : "Bref récit d'un fait peu connu, curieux ou piquant."... Vous allez être servis 🙂

perfectionnisme, quand tu nous tiens

Des formateurs perfectionnistes, j'en ai connu, mais celui-ci était carrément hors concours...

Les moyens employés étaient plutôt simples [...] mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants.
Il y a une quinzaine d’années, j’intervenais quelquefois pour le compte d’un consultant formateur qui était très perfectionniste, et pour tout dire assez hyperactif. Quand il intervenait en formation (c’était de l’informatique) il louait le plus souvent un bureau dans un centre d’affaires, arrivait très tôt le matin, des micro-ordinateurs plein sa voiture, puis installait tout son matériel dans la salle, câblait un réseau, courait chercher des croissants au point de vente le plus proche, puis revenait pour préparer un café d’accueil. Les moyens employés étaient plutôt simples (cafetière filtre, bouteille thermos, gobelets plastique) mais en général la collation était appréciée quand-même, ne serait-ce qu’à cause des croissants. Ensuite de quoi ce monsieur accueillait les participants, justement, leur offrait le café de bienvenue quand ils étaient à peu près tous arrivés… puis lançait sa (ou ses) journée(s) de cours, à la fin de laquelle il raccompagnait tout le monde à la porte, démontait tout le matériel, puis allait le ranger dans sa voiture avant de quitter les lieux pour une autre aventure après cette journée si sportive et si mouvementée.

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Avec un (peu de) bleu en plus…

Plusieurs fois, il lui est arrivé de me confier la sous-traitance d’une de ses interventions, et en pareil cas il attendait de moi que j’offre exactement la même prestation au niveau du service client, ce qui est bien compréhensible… A moi donc les journées "au four et au moulin non stop". Je m’y suis collé de bonne grâce, poussant le souci du détail jusqu’à me munir d’un vêtement du genre "bleu de chauffe" pour la partie déménagement du matériel le matin (juste avant l’arrivée des participants) et le soir (juste après leur départ). Cela me permettait en effet de rester tiré à quatre épingles (une autre exigence du monsieur…) dans un costume immaculé en présence de mes ouailles. Le système fut vite rôdé… Or, il advint qu’à la fin d’une de ces mémorables journées (c’était un vendredi soir) je refermai comme d’habitude la porte sur mes derniers participants, puis me dirigeai vers un endroit de la pièce où mon bleu de chauffe m’attendait sagement au fond d’un grand sac en plastique.

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Le moment fatidique

Au moment où, en slip, et un pied en l’air, je m’apprêtais à entrer dans mon costume de déménageur, la porte d’entrée du local s’ouvrit violemment, et je me retrouvai face-à-face avec... deux jeunes dames essoufflées! Explication : Nous étions un vendredi soir, les deux dames avaient fait le trajet ensemble dans une voiture qu’elles avaient garée non loin de là, c’est-à-dire en plein dans une de ces zones d’activités tristes à mourir qui fleurissent autour de nombre de nos cités, et qui se transforment en un désert aussi lugubre que total à partir de 18 heures, et même un peu plus tôt le vendredi… La voiture de ces dames ayant refusé de démarrer ce soir-là, elles ont réalisé qu’elles étaient bel et bien bloquées sur place. Prises de paniques, elles se sont alors lancées dans un sprint mémorable le long des rues désertes, pour ensuite grimper quatre à quatre les quelques étages du petit immeuble où avait eu lieu la session de formation, histoire de voir si par bonheur …le monsieur était encore là.

Quand je vous dis « homme orchestre », je suis bien en-dessous de la réalité !

Il se trouve que le monsieur c’était moi, et que je n’avais sans doute pas verrouillé la porte de la salle avec suffisamment de soin, ce qui fit qu'elle s’ouvrit bien grand, d'un seul coup. Toutes entières prises par leur émotion, elles n'avaient pas eu la présence d'esprit de frapper ! La suite est assez facile à imaginer : après un moment de mutuelle stupeur, nous nous mîmes tous les trois à rire de bon cœur, et quelques explications plus tard je réussis même à dépanner ces deux dames, en poussant leur voiture dans une légère descente (c’était un bête problème de batterie). Comme quoi un formateur ça peut être amené à faire vraiment toutes sortes de choses, y compris (parfois j'ai presque envie de dire "...surtout") les plus inattendues !

Construire et animer une session de formation


Bernard Lamailloux est l’auteur d’un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.

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Le syndrome de la grenouille

grenouille rigolote

Prenez une grenouille vivante. Jetez-la dans une casserole d'eau bouillante. Elle réagira tout de suite, se débattra et en ressortira immédiatement.

Prenez la même grenouille vivante, et jetez-la dans une casserole pleine d'eau tiède. Faites chauffer tout doucement. Que croyez-vous qu'il adviendra ? Elle va cuire à petit feu et quand elle comprendra son sort, elle sera incapable de réagir, de sauter par-dessus la casserole. Lire plus

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Pédagogie et monde virtuels : enfin un résumé sérieux !

Conférence Yann Minh 2 avril 2013

Bonjour. Il y a quelque temps, je vous parlais d'une expérience à venir portant sur le sujet "Pédagogie et monde virtuels". Il s'agissait de la conférence donnée par Yann Minh le 2 avril dernier dans le cadre du cycle de rencontres Pédagogie et Formation sur Opensimulator que la plateforme MétaLectures accompagne cette année,

Depuis lors j'ai assisté comme prévu à ladite conférence, sans toutefois prendre la peine d'en rapporter ici de compte-rendu précis (me contentant d'une, euh, disons communication d'un genre... particulier 🙂 )

Or, je me suis rendu compte par la suite qu'une autre personne avait elle-même pris une telle initiative... Ma triste lacune étant comblée, tout va donc pour le mieux !

En effet, mon amie Yasmine Kasbi (à qui je tiens à rendre hommage, à la fois pour son sérieux et son humour) a publié un compte-rendu précis et circonstancié de l'événement sur  Le Blog SeriousGame.Be

Je vous invite chaleureusement à suivre le lien ci-dessus  pour en prendre connaissance si le sujet vous intéresse. Précision importante : dans le civil Yasmine est une auteure, blogueuse et web-rédactrice spécialisée dans le domaine des serious games. Sur un plan plus personnel, c'est pour moi une extraordinaire camarade de découverte, compagne de voyage dans l'univers fascinant des mondes virtuels, que nous explorons souvent de concert, en tâchant de nous encourager mutuellement... et ˗ précision non négligeable ˗ en riant beaucoup !

Par ailleurs, si vous souhaitez voir ou revoir le film intégral de la conférence (52'30), il vous suffit de cliquer sur l'image au début du présent article.

Bien à vous,

Bernard

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Les mondes virtuels : Allez-y, vous n’en reviendrez pas…

Bonjour,

La semaine dernière je vous parlais de mon projet de me rendre à une conférence sur le thème "Pédagogie et mondes virtuels".

Voici aujourd'hui le compte-rendu de ma visite, sous la forme d'une petite chanson. Parce que, quelquefois, les chansons, à l'image des dessins, valent beaucoup mieux qu'un long discours...

Enfin, c'est à vous d'en juger, hein ? ...

Bien à vous,

Bernard

 


PS : Si vous voulez consulter un compte rendu plus sérieux que celui-ci, soyez rassurés, il y en a un dans l'article suivant.

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Pédagogie et mondes virtuels

Bonjour.

Par les temps qui galopent, plus n’est besoin de prouver que la pédagogie est une chose bien trop sérieuse pour être confiée aux seuls spécialistes des sciences de l’éducation.

Dans cette perspective nous avons déjà évoqué ici à plusieurs reprises les ponts qu’il était possible (et même souhaitable) de jeter entre pédagogie et jeux, pédagogie et mieux-apprendre, pédagogie et développement personnel et même pédagogie et tartufferie ou pédagogie et humour !

Aujourd’hui il va être question de rapprochements entre pédagogie et… mondes virtuels !

Mais qu’est-ce qu’un monde virtuel, au juste ?

Rappelons qu’un monde virtuel est un monde créé artificiellement par un logiciel informatique et pouvant héberger une communauté d'utilisateurs présents sous forme d'avatars ayant la capacité de s'y déplacer et d'y interagir.

Jusqu’à il y a peu, je n’avais entendu parler des mondes virtuels que par le biais de «Second Life», dont j’avais entendu dire (comme tout le monde) qu’il s’agissait d’une espèce de monde parallèle dans lequel divers schizophrènes azimutés avaient l’habitude de se réfugier (alors que de nos jours, nous ne connaissons même pas notre voisin de palier, n’est-ce pas ma bonne dame ?) pour aller retrouver (hum, si on peut dire...) des asociaux de leur type. C’est sûr que dit comme ça, ça ne fait pas trop envie…

Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse,
...et sur les mondes virtuels, on y donne des conférences !

Et puis il y a quelques semaines (mardi 19 février dernier), voilà que sans crier gare (...pourquoi l’aurait-il fait ?) mon ami Marco Bertolini m’invite à une conférence qu’il animait, avec pour sujet l’histoire de la pensée visuelle.

En cherchant à savoir où se tenait cette conférence, quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’elle avait lieu dans… un monde virtuel !

Passé ma première surprise, j’ai voulu en apprendre plus, et voici ce que j’ai découvert : Il s’agissait en fait d’une conférence virtuelle proposé sur plateforme Open Simulator, dans la grille de Francogrid, sous la houlette de Métalectures. Pour s’y rendre, nous étions invités à emprunter notre viewer préféré, à savoir «Imprudence» (sic !).

Quel vélo ? Quel cheval ?...

En lisant tout ceci je me demandais si je n’étais pas plongé en pleine histoire d’Alice aux Pays des merveilles. Un lapin ou un raton laveur posté à l’entrée n’allaient-ils pas nous proposer un verre de sirop de lames de rasoir ? Ou une louche de purée de scie à métaux ?… Le moins que l’on puisse dire est que tout cela nécessitait quelques explications pour le profane que j'étais. Et que je demeure encore sur bien des points. Ces explications, les voici donc :

OpenSimulator, souvent appelé OpenSim, fait partie de ces fameux mondes virtuels, dont l'ensemble fait partie de ce qu'on appelle parfois le Web 3D. Concrètement, OpenSim est un serveur open source utilisé pour héberger des mondes virtuels. Il est parfois présenté comme l’alternative libre de SecondLife.

Une grille est un petit bout de monde virtuel dans lequel on se balade en utilisant soit des noms de lieux soit des coordonnées altitude/longitude de type GPS. Lorsque plusieurs grilles parviennent à se connecter entre elles, on parle d’hyper-grilles.

FrancoGrid est une communauté francophone de passionnés des mondes virtuels qui ont créé une grille accessible dans le monde OpenSimulator.

MétaLectures est le premier environnement « web 3D immersive » conçu pour présenter, expérimenter et développer des solutions innovantes dans l'univers du livre et de la lecture francophones, et explorer de nouvelles formes de médiation autour du livre.

Encore un cuillerée et c'est fini...

Imprudence est un viewer (semblable à un navigateur pour monde virtuel, si on veut, sauf qu’en plus de nous permettre de nous balader un peu partout il est conçu pour nous aider à piloter éventuellement les mouvements et le comportement de notre avatar, ainsi que mille autres choses autrement plus puissantes qui pour le moment me donnent le vertige) utilisé pour naviguer dans OpenSimulator, donc. J’ai appris par la suite qu’il existait un viewer plus perfectionné qui s’appelle Firestorm, mais je préfère vous prévenir qu’il est beaucoup plus gourmand en ressource. Si comme moi vous avez un PC "vieilissant", mieux vaut ne pas se séparer de son Imprudence (c’est dingue, j'ai un mal fou à me faire à ce nom !).

Quand l’auteur de ces lignes se sent une âme de pionnier…

Pionnier des mondes virtuels
Armé de toutes ces infos (que j'avais glané en fouinant sur le net) je me suis équipé de mon… Imprudence, donc, et je me suis mis en tête de maîtriser un peu la bête. Histoire d’avoir l’air un peu moins bête, précisément, lors de mon arrivée sur les lieux.

A l'aide d'un avatar (que j’avais réussi à créer!) je suis donc arrivé en avance sur le lieu de la conférence. J'y ai découvert un super auditorium désert, mais extrêmement bien équipé. Bon, en même temps, vu que c’est du virtuel, je me disais qu’ils auraient tort de se refuser quoi que ce soit).

J’ai ainsi découvert un écran géant. Vu les proportions de ma fenêtre ça revenait en gros à visionner une vidéo sur YouTube. Ce qui est plutôt sioux à bien y réfléchir…), écran sur lequel une présentation avait été installée.

J'ai même fini par parvenir à faire défiler les slides de ladite présentation. Je reconnus d’ailleurs immédiatement la patte de mon ami Marco. Mine de rien je pus à cette occasion me familiariser tranquillement à l'avance avec ce dont il allait être question. Cela constituait un ancrage (ou "indice de récupération mémorielle" si on préfère). J'ignore totalement si c'était fait exprès, mais qu'importe, le fait est là, et mérite largement d'être salué... et exploité !

Par la suite je suis sorti de la salle de conférences pour me dégourdir les neurones. Tentant par là-même d’assimiler des rudiments de… appelons ça « pilotage d’avatar » (cela me rappelait les cours de conduite « pirate » de mes aînés tentant de m’initier au maniement automobile en terrain vague à l'époque des mes jeunes années). Le moment venu, à l’heure dite, j’avais bien l’intention de retourner dans la salle… pour assister bel et bien à la conférence en temps réel.

Une tranche de vie : le déroulement de ma première e-conférence (...comme participant)

Pour une surprise ce fut une surprise ! La salle était noire de monde, remplie d’avatars aux aspects et vêtements multiples, et parfois inattendus. Par exemple dans un des fauteuils il y avait une… euh, disons créature, en forme de fumée rose qui n’était pas sans rappeler le film d'animation Aladin…

A l’entrée de la salle je fus très gentiment accueilli par Khéops. Une adorable avatarette qui semblait accueillir tout le monde… Je trouvai (non sans difficulté) une place au dernier rang, et parvins enfin à m’asseoir.

Quelque temps plus tard le maître de cérémonies prenait la parole. Il remercia tout le monde d’être venu, et parla des autres manifestations à venir. Il finit bien sûr par présenter Marco. Et moi dans mon (vrai) fauteuil en face de mon PC, je me pinçais pour me persuader que je ne rêvais pas !

Lorsque Marco prit la parole, je fus bien entendu pris par son histoire ! Peu de temps après, ma voisine de droite (dans la salle virtuelle) me demandait d’être son ami (...par le biais d’un tchat interne).

J’acceptai avec joie, et par la suite je découvris qu’il s’agissait d’une personne qui tout comme moi venait ici pour la première fois. Et qui avait été amusée de mes essais maladroits. Ainsi que de toutes les vannes que je m’étais amusé à lancer par le biais du tchat interne. Depuis j’ai découvert que ma voisine n'était autre que Yasmine Kasbi... Moralité : Faites donc le pitre, vous ferez des rencontres magnifiques !

Conférence dans un monde virtuel : l'univers de MétaLectures

Quand tout fut terminé...

A la fin de la conférence, il y eut comme dans la vraie vie la traditionnelle série des questions du public. Certaines se faisaient par tchat interne. D’autres par le truchement des microphones que beaucoup d’utilisateurs possèdent (ne serait-ce que par le biais de leur webcam…).

Ensuite, certains sont allés se réunir pour discuter (autour d’un endroit appelé point d’eau, ou quelque chose comme ça…). Pour ma part j’ai préféré m’éclipser, en suivant le cortège des avatars qui gravissaient lentement les marches de l’amphi. Et qui partaient carrément en s’envolant (ah oui, parce que j’ai oublié de vous dire, on peut faire plein de choses en virtuel, y compris prendre son envol !).

Retour d’expérience (...à tête reposée)

Il me faut bien avouer aujourd’hui que je suis ressorti de cette expérience avec un sentiment étrange : Celui d’avoir été immergé dans une extraordinaire machine à fabriquer des souvenirs. Aussi bizarre que cela puisse paraître, mon souvenir de cette soirée est bien particulier, unique. Non pas de la manière dont on pourrait se souvenir d’un livre qu’on a lu. Ni même d’une vidéo qu’on visionne… mais pratiquement comme un événement auquel j’ai vraiment assisté... participé !

Aussi, je ne peux pas m’empêcher d'imaginer des tas de possibilités. Ne serait-ce que tout que cela ouvre dans le domaine de la formation et de la pédagogie. Imaginez : il y avait dans cette salle une bonne cinquantaine de personnes venues du monde entier mais qui n'avaient pas quitté leur « home, sweet home » pour autant !

Et j’espère ne pas être brûlé en place publique si j’affirme que nous avons partagé des souvenirs très forts ! Le lendemain, drôle d'atterrissage : sur France Culture (...qui n'est tout de même pas ce qui se fait de plus ringard) , j'entendais un présentateur nous annoncer sans rire dans son émission que tel participant au débat du moment se trouvait dans une ville distante mais qu'en gros ça le faisait quand-même grâce à "la magie des ondes". A ce moment-là, je me dis que décidément, le 21e siècle est une terre de contrastes, et surtout que nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Un bémol (ou plutôt une inquiétude)

Les mondes virtuels peuvent aussi poser question...Voilà. J’ajoute que depuis lors j’ai le très net sentiment d’avoir mis ce soir-là le doigt dans un délicieux engrenage. et que les dimensions pédagogiques des mondes virtuels me semblent promises à un brillant avenir. Seul bémol, ou plutôt inquiétude : le monde qui nous entoure est-il prêt à accueillir tout ça ? En d'autre termes, tous ces gens si passionnés et si passionnants n’arrivent-ils pas un peu trop tôt ? Auquel cas ils risquent d'être plus ou moins durablement ostracisés par les autres. Sous l’air bien connu de « Je vous l’avais bien dit, ma pauv’ dame, ils sont pas comme nous ces gens-là… »).

...Pourquoi pas vous ?

Aujourd'hui je pense avec délectation à mardi 2 avril. D'abord parce que ce sera le jour de mon anniversaire. Ensuite parce que j'ai un rendez-vous à 21h30 sur Francogrid. Il s'agit d'une conférence consacrée au thème "pédagogie et mondes immersifs", ce qui, avouons-le, tombe tout simplement à pic !

Bien à vous,

Bernard


PS : Depuis l'écriture de cet article, je me suis rendu au fameux rendez-vous, donc. Ensuite, je me suis fendu d'un... disons d'un compte-rendu assez particulier (une chanson, en fait !) dans l'article suivant... 

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Construire et animer une session de formation


Cet article a été par la suite repris sous une forme légèrement différente dans un livre de conseils aux formateurs intitulé  « Construire et animer une session de formation » paru aux éditions DUNOD.

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Peut-on éviter une mort par PowerPoint ?

Retranscription d'un article d'Anne-Caroline PAUCOT



PowerPointite ou syndrome PowerPoint est un virus qui contamine tous les conférenciers et discoureurs. Il provoque chez leurs auditeurs bâillements, soupirs et autres symptômes caractéristiques d’une forte crise d’ennui. Rassurez-vous le pire est à venir.

Lorsque les orateurs des temps modernes mitonnent une présentation, avant de penser aux contenus, ils pensent au contenant et sortent leur casserole fétiche : le logiciel Powerpoint. Avec lui, pas besoin de se gratter les méninges pour imaginer une recette originale. La préparation, étayée par quelques transparents sera assez solide et consistante pour nourrir les esprits de leurs futurs auditeurs.

Lorsqu’on s’interroge sur leur inébranlable confiance dans ce logiciel, les tombés dans des barils de psy pensent qu’elle est à mettre sur le compte de son appartenance à une suite (la suite Office de Microsoft). Suggérant l’existence d’un palace, elle met du luxe dans l’esprit de l’utilisateur et lui fait croire que, en l’utilisant, il peut pénétrer dans cet univers !

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