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presse, radio, télé, bouquins, films…

presse, radio, télé, bouquins, films...  (13 articles)

Comme son nom l’indique…



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L’erreur fondamentale d’attribution : un biais cognitif particulier

Ne fais pas de suppositions...

...Ainsi était libellé le 3ème des cinq accords toltèques popularisés par Miguel Ruiz en 1997. Mais ne pas faire de suppositions est une chose bien plus facile à dire qu'à faire. En voici une illustration :

Quand nous observons un comportement négatif de la part d'une personne, nous nous faisons immédiatement une image de "pourquoi la personne fait ça". Et nous avons assez systématiquement tendance à nous forger une image très négative quant à "la nature profonde" de cette personne. En réalité il se peut que ce soit tout simplement les circonstances qui poussent la personne à agir de cette façon. Du coup, la personne en question peut devenir très vite ostracisée par le groupe dans lequel elle se trouve, puis, en réaction, adopter un comportement plus agressif envers ce groupe, créant ainsi une situation en chaîne (les personnes alentour percevant – et donc interprétant – son agressivité).

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Qui est épuisé ?…

"Construire et animer une session de formation"... bientôt une 2e édition !

 

Bonjour. Si vous avez près de vous un exemplaire semblable à celui-ci, gardez-le précieusement car il s'agit désormais d'un objet collector !!!

Mon éditrice vient en effet de me contacter pour le lancement de la 2ème édition de "Construire et animer une session de formation", car (contrairement à son auteur, Dieu merci!) cet ouvrage est sur le point d'être épuisé.

La nouvelle version aura une couverture différente, et le texte sera légèrement remanié. Je vous en reparle très vite.

Avec un immense merci à tou(te)s pour l'intérêt que vous avez témoigné pour cet ouvrage !

 

Bien à vous,

 

Bernard Lamailloux

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eBook “Quelques listes utiles en développement personnel”

visuel eBook Former Plus Haut - Quelques listes utiles en développement personnel

"Quelques listes..." Un eBook à télécharger gratuitement

Dans le monde du développement personnel, on utilise très souvent des notions telles que valeurs, ressources, besoins… et pour chacune d'elles, il est parfois utile d'en dresser une liste, à titre indicatif. Lire plus

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“Construire et animer” maintenant distribué par la librairie Dialogues

Une implantation et une diffusion qui dépassent toutes les espérances

On savait déjà que le livre « Construire et animer une session de formation » était proposé à la vente par la plupart des plateformes francophones spécialisées. Citons simplement  Amazon, Dunod, Decitre, La Galerne, eBookMall, et même Archambault (chez nos cousins d'outre-Atlantique).

Il est également disponible en consultation et en prêt dans de nombreuses médiathèques, bibliothèques universitaires, centres de documentation (tels le CDACF), portails de ressources documentaires et autres agences universitaires de la francophonie. Ainsi, deux ans et demis après sa parution, il bénéficie toujours d'une excellente réputation. Ceci pour la plus grande joie de son auteur et de son éditeur.

Intérieur de la librairie Dialogues, à Brest

Parmi les distributeurs les plus récents : la librairie Dialogues

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Plus belle Marseille, un livre de Marie Agostini

Marie Agostini, jeune auteure que nous apprécions beaucoup, et dont il a déjà été question dans ces colonnes, vient de publier son dernier roman (un polar pour enfants).

Plus belle Marseille, un livre de Marie Agostini

 

Résumé du livre:

Impossible pour Lou de se tenir tranquille !
Même lorsqu'il s'agit de visiter la Villa Méditerranée avec sa classe. Au lieu d'admirer bien sagement l'architecture du bâtiment, elle découvre un cadavre !
Et la jeune fille sait parfaitement par où commencer son enquête : les plateaux de tournage d'une série qui fait fureur et dont Lou est hyper-super-méga-fan ! Seulement, l'affaire se corse. Vol de tableau, tentative de chantage, jalousie, rivalités, corruption... Difficile d'y voir clair !
En même temps, les acteurs ne sont-ils pas les maîtres de l'illusion et du mensonge?
Lou et ses amis se chargent de démêler les fils de cette étrange histoire...

Ce livre est en vente dans toutes les bonnes librairies et sur Amazon.

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Ces quelques lignes pour… vous convaincre ?

Ce n'est pas le fleuriste qui a créé les fleurs, mais, de la manière dont il dispose les fleurs pour en faire un bouquet naît une oeuvre d'art qui est différente de la fleur elle-même

(Bernard Werber, pendant le TEDx Paris 2011).

filet

Laissez-moi vous présenter une espèce bien particulière de... disons fleuriste.

Portait de Didier ChambaretaudDider Chambaretaud est un bien singulier personnage. Auteur touche-à-tout, startupeur, repreneur d'entreprise, blogueur, consultant en management, en organisation et en communication, on ne compte plus ses activités à l'étendue impressionnante.

Nous nous sommes rencontrés par le biais de nos blogs respectifs (vous trouverez nombre de ses commentaires en parcourant celui-ci...), puis nous avons beaucoup échangé par Skype, pour finir par nous rencontrer en chair et en os "dans la vraie vie". C'est une personne aussi attachante qu'intéressante, dont j'apprécie particulièrement la hauteur de vue et pour qui j'ai le plus profond respect.

Didier m'apprend aujourd'hui qu'il va très bientôt publier un livre intitulé "18 minutes pour convaincre" (chez Eyrolles).

Il s'agira d'un ouvrage d'initiation et d'entraînement à la prise de parole en public prenant pour base l’expérience et le format des conférences TED (des talks de 18 minutes maximum, au format bien rôdé, toujours percutants, efficaces, riches d'information, de connaissances mais aussi d'émotions), que Didier maîtrise particulièrement bien pour avoir été l'un des initiateurs du format TEDx en France, que ce soit en tant que speaker, coach, ou organisateur.

Si vous n'avez jamais entendu parler des conférences TED, je vous suggère de les découvrir par le biais de cet excellent article signé de l'auteur, ce qui sera peut-être pour vous de découvrir son blog aux richesses insoupçonnées.

Bien entendu, je ne manquerai pas de vous tenir informés de la parution (imminente) de son ouvrage, et serai heureux de vous livrer par la même occasion mes premières impressions ici, dans ces colonnes !

18 minutes pour convaincre

Bien à vous,

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Le mythe des tests standardisés

Le concombre masqué s'interroge...

 

Pourquoi ces tests ne vous disent pas ce que vous croyez...

Les experts, les politiciens, les chefs d'entreprise ainsi que de nombreux leaders d'opinion vantent continuellement les mérites de ces tests standardisés et autres QCM...

Il en résulte que dans les faits, les mérites de ces tests sont en définitive rarement contestés, tant ils sont en phase avec la croyance populaire, et également avec certaines théories sur la psychologie de la motivation humaine. Mais la plus grande partie de ce que ces leaders d'opinion disent, et également ce que le public croit – à propos des tests standardisés – est tout simplement infondée.

Dans le grand public, ou encore parmi les personnes concernées par les tests (voire leurs parents, selon les cas), rares sont ceux qui disposent de suffisamment de temps ou de connaissances pour arriver à suivre les récentes conclusions des spécialistes, experts en tests, psychomotriciens, et autres chercheurs.

C'est là que le livre " The Myths of Standardized Tests" entre en jeu. Dans un langage simple et accessible, Phillip Harris,  Bruce M. Smith et Joan Harris exposent les hypothèses sous-jacentes des tests standardisés, en faisant la part des choses entre ce ces tests peuvent réellement mesurer et ce qui relève tout simplement du mythe. Non seulement ils démystifient de nombreuses hypothèses communément admises, mais ils proposent de surcroît de meilleures alternatives nous permettant de juger du succès de tel ou tel enseignement dont on prétend mesurer l'efficacité ou les acquis à l'aide de ces fameux tests.

Les auteurs nous proposent également quelques suggestions en vue de nous permettre d'alléger quelque peu le fardeau que ces tests font peser sur nous, ou sur nos enfants.

Voici à titre indicatif quelques exemples de qualités et aptitudes très difficilement mesurables à l'aide de ces tests :

 

▪          la créativité

▪         la pensée critique

▪         la résilience

▪         la motivation

▪         la persévérance

▪         la curiosité

▪         l'art de poser des questions

▪         l'humour

▪         l'endurance

▪         la fiabilité

▪         l'enthousiasme

▪         le civisme

▪         la conscience de soi

▪         l'auto-discipline

▪         l'empathie

▪         le leadership

▪         la compassion

▪         le courage

▪         le sens de la beauté

▪         le sens de l'émerveillement

▪        la débrouillardise

▪         l'honnêteté

▪         l'intégrité

▪         la spontanéité

▪         l'humilité.

Source : http://themythsofstandardizedtests.com/index.php

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Nous sommes tous obnubilés par le désir d’arranger les choses…

Douglas Kennedy - Quitter le monde

left_guillemet._transNous sommes tous obnubilés par le désir d'arranger les choses, au point de nous persuader que nous sommes capables de rectifier le cours de la vie. "Jeter des ponts", "tendre la main", "arrondir les angles" : le lexique de l'Amérique moderne est hanté par le besoin de réconciliation, car nous sommes "le pays où tout est possible", pas vrai ?

Nous nous faisons fort d'esquiver la tragédie, de combler l'abîme insurmontable qui se creuse si souvent entre les êtres humains, de comprendre l'incompréhension... Le point faible de cet optimisme entêté, c'est le refus de reconnaître qu'il existe en effet des divergences insolubles, des tensions insolubles, d'accepter que malgré toute notre bonne volonté nous ne pouvons pas corriger tout ce qui a mal tourné, terriblement mal tourné...right_guillemet_trans

Douglas Kennedy, "Quitter le monde", 2009, Belfond, p. 287

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Un salon et un livre…

Bonjour à tou(te)s.

Dans quelques jours, je serai au salon Solutions RH et e-Learning Expo (Paris, Porte de Versailles) du mardi 18 au jeudi 20 mars.

J'ai bien l'intention de faire le tour des exposants qui interviennent en formation et e-learning, afin de nouer ou d'entretenir un maximum de contacts. J'assisterai également à quelques conférences et ateliers, et j'aurai probablement l'occasion de me prêter à quelques animations surprises en collaboration avec quelques exposants de ma connaissance, qui seront également mes complices pour cette occasion.

Ce sera aussi l'occasion pour moi de présenter en avant-première le livre de conseils aux formateurs que j'ai préparé pendant plus d'un an, et qui paraît actuellement aux éditions DUNOD (l'éditeur fait d'ailleurs partie des exposants !).

Livre de conseils aux formateurs

Maquette provisoire - Document non contractuel

Si de votre côté vous comptez vous y rendre, cela peut être intéressant de nous y croiser… En tout cas, de mon côté j'en serais très heureux. Pour un échange de vues, de vive voix, en chair et en os, autour d'un café.

Si le cœur vous en dit, n'hésitez pas à m'en faire part. Nous trouverons bien le moyen de nous y retrouver. Il vous suffit de réagir à cet article par un commentaire, et de me préciser comment je peux vous joindre.

Bien à vous,

Bernard

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Jalousies et rivalités entre frères et soeurs

(Remarque : j'ai déjà publié cet article sur joueb.com en août 2005)

Le livre dont il va être ici question a été écrit par deux psychothérapeutes américaines spécialisées en communication familiale. Elles ont animé pendant de nombreuses années un certain nombre de séminaires sur divers sujets, dont les phénomènes de jalousies et rivalités et entre frères et sœurs. Le livre qu’elles ont écrit ensemble constitue un condensé de ce qui s’est passé au cours de ces séminaires.

Il s’agit de :

Jalousies et rivalités et entre frères et sœurs

Adele FABER et Elaine MAZLISH – © 1989, 1993, 2003, Éditions STOCK

Dédié « à tous les frères et sœurs adultes qui cachent encore au fond de leur cœur un enfant blessé », cet ouvrage est rempli de récits, de témoignages de parents plus ou moins en souffrance, en colère, ou encore impuissants (...on peut aussi être tout cela à la fois 🙂 face à des phénomènes qui leur pourrissent littéralement l’existence (si jamais vous vous reconnaissez dans ces lignes, eh bien « welcome to the club » ;-).

Ce livre m’a été recommandé lors de l’été 2004 par un couple d’amis Mayennais en proie aux mêmes problèmes (mais je pense que nous sommes plutôt nombreux, en définitive... en fait le problème me semble parfois aller de pair avec le fait d’élever plusieurs enfants...).

En relisant mes notes, je me suis surpris à avoir rétrospectivement ici ou là quelques réactions épidermiques vis-à-vis des auteurs : Je me suis dit parfois « Oui... tout cela est bien... sans doute avec des enfants plus doux que les miens... mais avec ms lascars, je ne vois vraiment pas comment mettre cela en pratique à la maison ! »

Et puis je me suis repris, en me disant que tout est préférable à la médiocrité, au statu quo. Comme dit le sage, « Si vous faites toujours plus de ce qui ne marche pas, vous obtiendrez toujours les mêmes résultats »... alors cela m’a donné envie de franchir le pas, malgré mes réticences et tous mes « gna gna gna » de mauvaise augure.

Précisons donc qu’il ne faut surtout pas voir ce livre comme un ensemble de recettes toutes faites, à appliquer mécaniquement et sans réfléchir, avec l’idée d’en obtenir des effets miracles et immédiats. Non. Plus simplement et plus prosaïquement, il est préférable de se contenter de ceci : certaines attitudes, certains comportements ont démontré leur efficacité pour atténuer la rivalité qui oppose frères et sœurs. Cela étant dit, ce qui compte avant tout est l’état d’esprit dans lequel tout cela est fait. N’oublions pas que rien n’a de sens sorti de son contexte (raison pour laquelle je vous encourage à lire le livre pour le cas où ce que j’en rapporte vous « donnerait des boutons » !).

Tout en étant très intéressé par la lecture de l’ouvrage en question, je me suis même temps senti quelque peu frustré par la longueur et la multiplicité des témoignages de parents, ainsi que par les nombreux états d’âme exprimés par les auteurs lors des différentes séances de groupe. Cela m’a donné l’envie d’en extraire un certain nombre d’« idées fortes » (12, en fait) afin de pouvoir me référer par la suite à tout ce que j’ai trouvé de véritablement utile et pratique pour mon utilisation personnelle.

Je me propose de partager aujourd’hui ces notes de lecture avec vous (si vous le souhaitez, vous pouvez lire auparavant de larges extraits du dos du livre, ou encore quelques précisions légales).

Idée générale développée dans le livre :

Le livre me semble reposer sur un constat paradoxal : Le plus souvent, c’est en voulant à tout prix que nos enfants s’aiment que nous aboutissons à une situation où ils se détestent. A l’inverse, c’est en acceptant l’idée qu’ils ne sont pas tenus de s’apprécier mutuellement (du moment qu’ils se respectent) que nous aboutissons à une situation où ils finissent par beaucoup mieux cohabiter... puis (le plus souvent) par s’aimer !

Les auteurs nous invitent à faire en sorte de ne pas fabriquer des stéréotypes. N’enfermons pas nos enfants dans des rôles (« Décidément, celui-là est bien le sportif ... [ou l’artiste... l’intellectuel... le clown... etc.] de la famille »). Tâchons de ne jamais les dévaloriser, même (...et surtout !) si nous sommes à bout de nerfs. Traitons nos enfants non pas en fonction de ce qu’ils sont, mais en fonction de ce que nous voudrions qu’ils deviennent.

Cela dit, si ce qu’ils font ou disent nous met véritablement en colère, n’hésitons pas à dire tout simplement... que nous sommes en colère ! Rappel : La colère est un sentiment parfaitement légitime et adapté lorsqu’il y a attaque dans nos valeurs, ou bien lorsque nous ressentons une injustice ou une frustration. Elle sert à défendre nos valeurs, notre intégrité, et à nous affirmer.

Un très grande place est également accordée à l’importance de l’expérience de chacun d’entre nous (parent) lorsqu’il était enfant, de son propre vécu en tant que frère, ou sœur dans sa fratrie d’origine. Dans les séminaires organisés par les auteurs, il y a toutes sortes de « remontées » parfois poignantes, souvent riches de sens en ce qu’elles éclairent le présent sous un jour nouveau.

Quelques « idées fortes » :

IDÉE FORTE  1 : Toujours penser à la reformulation

Exemple : Tu as l’air furieux... tu ne voudrais pas qu’il prenne toutes tes affaires sans te demander la permission...
(à un enfant qui « se plaint » de son frère ou de sa sœur).

En parcourant mes propres notes sur la question de la reformulation, j’ai pu me remettre en mémoire que reformuler permet de :

- Rester centré sur celui qui parle

- S’intéresser à lui, lui montrer qu’il est écouté et respecté

- Vérifier que nous avons compris

- Gagner du temps

- Se dissocier

- Se reposer (dé stresser par rapport à la situation)

- Mettre l’autre en confiance

- Permettre à l’autre de préciser sa pensée sans qu’il se sente agressé

- Rester soi-même en confiance

IDÉE FORTE  2 : Trouver (autant que possible) des activités symboliques et créatives par rapport au problème posé)

...Comme « dessiner sa colère », ou instaurer un « cahier de rouspétances »...

Cela m’a paru très intéressant... et en même temps pas toujours facile à mettre en œuvre (...ce qui ne constitue pas une raison suffisante pour ne pas essayer 🙂

IDÉE FORTE 3 : Résister à la tentation de comparer

A chaque fois que vous êtes tentés de comparer vos enfants entre eux (« ...Ton frère ne ferait jamais cela »), attachez-vous plutôt à décrire ce que vous ressentez, sans faire de référence à l’autre enfant.

Vous pouvez par exemple décrire ce que vous voyez...

Je vois une veste toute neuve par terre...

...ou ce que vous ressentez...

Cela me contrarie...

...ou encore ce que l’on peut faire pour remédier à cette situation...

La place de cette veste est dans la penderie.

IDÉE FORTE  4 :  Pour les conflits liés à la quantité («...L’autre en a eu plus que moi »)

Attachez-vous à proposer à l’enfant autre chose que ce qui fait l’objet du conflit. Exemple : Si votre enfant se plaint que son frère ou sa sœur a eu « plus de pain » que lui, proposez-lui un autre aliment...

Tu dois avoir faim... Tiens, je te propose de manger une crêpe. Veux-tu une demie crêpe, ou as-tu assez faim pour une crêpe entière ?

IDÉE FORTE  5 : Lequel de vos enfants aimez-vous le plus ?...

Si un enfant vous pose la question et que vous lui répondez « Je vous aime autant l’un que l’autre » ; il ne vous croira pour ainsi dire jamais... ou du moins jamais tout à fait. C’est ainsi ! En revanche, vous pouvez par exemple leur dire « Je vous aime chacun d’une manière unique, parce que chacun d’entre vous est unique, et donc incomparable. Tu es le seul « toi » dans le monde entier et personne d’autre ne pourrait prendre ta place ».

Vous pouvez également leur donner des exemples plus parlants pour eux, et plus adaptés :... « Préfères-tu manger une bonne tartine, ou regarder un bon dessin animé ?... ». L’absurdité de la question leur sautera immanquablement aux yeux !

IDÉE FORTE 6 : Ne pas rechercher l’équité à tout prix

Exemple : vous êtes en train de passer du temps avec votre fille pour discuter avec elle de la préparation de son anniversaire. Soudain, votre fils réclame votre attention en vous faisant remarquer que vous avez déjà passé beaucoup (...trop ?) de temps avec sa sœur (...en n’hésitant pas à faire tout ce qu’il peut pour vous culpabiliser). Si vous cédez sans en avoir fini avec la sœur, cela « libèrera » son jeune frère de sa frustration, mais occasionnera probablement une frustration encore plus grande pour elle ! Cela paraît tout simplement cornélien ! Cela dit, j’ai bien aimé la proposition des auteurs :

Quand j’en aurai fini avec ta sœur, tu me diras comment tu voudrais qu’on organise ton anniversaire à toi, et je te consacrerai tout le temps qu’il faudra.

...Ou encore (exemple d’un parent qui aide son enfant à faire ses devoirs)... :

Je sais que je passe beaucoup de temps avec ta sœur sur ce devoir de maths. C’est important pour elle. Quand j’aurai terminé, je veux que tu me dises ce qui est important pour toi.

IDÉE FORTE 7 : Comment traiter une dispute entre des enfants

S’il s’agit d’un échange de mots :

- A l’agresseur : Arrête de t’exprimer comme ça. Tu es tout à fait capable d’obtenir ce que tu veux en t’exprimant plus correctement !

- A l’agressé qui se « victimise », et qui « rapporte » ce que l’autre lui a fait : 
Il t’a dit cela ? Pourtant, il sait aussi être gentil, et demander ce qu’il veut avec beaucoup de gentillesse...

Très bon plan d’action proposé par les auteurs pour traiter une dispute :

1. Écouter la version de l’un et de l’autre avec respect (bien entendu, dans les deux cas, « l’autre » ne doit pas interrompre celui qui parle).

2. Reconnaître la gravité du problème (ne pas minimiser). Exemple : C’est un problème difficile : deux enfants et un seul jouet !

3. Manifester de la confiance quant à la capacité des enfants à trouver une solution qui leur convienne mutuellement.

4. Quitter la pièce.

C’est le dernier point qui m’a le plus surpris... Mais à bien y réfléchir, n’est-ce pas là le meilleur moyen de ne pas être l’objet d’un enjeu ? (c’est tellement tentant d’essayer d’amener un de nos parents à prendre parti !). C’est aussi un moyen d’arriver à ce que nos enfants soient un jour autonomes...

L’important est que chacun des protagonistes comprenne qu’il a intérêt à négocier... car si en définitive il y en a un d’entre eux qui est obligé de « céder », ce sera tôt ou tard préjudiciable pour tous (comme toujours quand on tombe dans le « payer », ou le « faire payer »).

Quand des enfants se disputent, il y va de leur intérêt de trouver une solution qu’ils négocient eux-mêmes. Leur bénéfice est immédiat... sans parler de la tranquillité des parents... J

IDÉE FORTE 8 : En cas de dispute avec agression patente (un « agresseur », un « agressé »).

Il peut être parfois judicieux de ne pas accorder d’importance à « l’agresseur »... et de ne s’occuper que de « l’agressé »...

Viens, je vais te soigner... Ton frère a besoin d’apprendre à s’exprimer avec des mots, pas avec ses poings...

L’idée de ne pas s’occuper de « l’agresseur » a peut-être de quoi faire bondir... mais souvenons-nous que l’agresseur cherche le plus souvent à attirer l’attention sur lui, à tout prix, que ce soit en positif ou en négatif. Il serait en quelque sorte paradoxal qu’il arrive à ses fins !

En cas de danger immédiat, séparer les enfants, et renvoyer chacun dans sa chambre.

Réserver cette manière de faire aux seules situation de danger immédiat (et expliquer aux enfants qu’ils sont en danger).

IDÉE FORTE 9 : En cas d’abus de pouvoir d’un aîné envers un cadet

Exemple d’un enfant qui accuse son frère aîné de vouloir lui extorquer un de ses jouets « par la force » :

Ce jouet t’appartient. Tu peux très bien aller dire à ton frère « C’est moi qui décide quand je veux te le prêter ».

Ainsi, l’enfant apprend à s’affirmer davantage (au lieu d’avoir tout le temps recours à une autorité), et à devenir plus autonome.

IDÉE FORTE 10 :  Si un enfant « rapporte », et que cela nous irrite...

Cela ne me plait pas de t’entendre raconter ce que ton frère fait ou ne fait pas... En revanche, si tu veux me parler de toi, je serai heureux de t’écouter.

IDÉE FORTE 11 : Quelques idées pour des discussions en famille


Les auteurs privilégient l’idée d’instaurer la tenue régulière de discussions en famille, au cours desquelles chacun peut exprimer ses besoins, attentes, et éventuellement frustrations.

Idée intéressante : Faire lister aux enfants les différents sujets de dispute qui existent dans la famille :

- Problèmes de propriété (« cet objet m’appartient »)

- Problèmes de territoire (« C’est ma chambre »)

- ...

IDÉE FORTE 12 : Bien souvent, les enfants peuvent trouver eux-mêmes des solutions à leurs conflits...

Les auteurs racontent l’exemple d’un père qui, après que ses fils se soient chamaillés pour une chaise, s’est lui-même assis « d’autorité » sur « l’objet de la dispute », et, devant la frustration exprimée par les deux enfants, leur a déclaré « Je suis prêt à me lever de cette chaise si (...et seulement si) vous êtes capables de trouver un arrangement tous seuls. Maintenant, filez ! ».

A la grande surprise du papa, ses deux fils sont revenus très peu de temps après, avec un scénario du type C’est untel qui aura la chaise pour le déjeuner, et l’autre pourra l’avoir au moment du dîner ».

Le père fut à ce moment-là convaincu que lui-même n’aurait jamais eu l’idée de trouver cette solution aussi rapidement... et que, même si cela avait été le cas, il n’aurait sans doute pas pu la faire accepter aussi facilement !


Pour conclure...

Les parents qui échouent dans leurs tentatives de régler les conflits entre leurs enfants ne devraient surtout jamais se culpabiliser... Certains enfants ne s’entendent malheureusement jamais ensemble, quel que soit le savoir-faire des parents. Moins on fera une fixation là-dessus, et plus nous augmenterons nos chances de succès, paradoxalement...

J’ajoute que les auteurs (deux femmes, en fait... je répugne à écrire « auteures », je trouve ce mot très moche 😉

...que les femmes qui ont écrit ce livre, donc, ont fait preuve d’une très grande humilité en n’hésitant pas à relater les expériences pénibles qu’elles ont vécu sur ce point avec leurs propres enfants, tout spécialistes qu’elles sont. Je trouve que ce fait est tout à leur honneur et qu’il doit être porté à leur crédit.

Une notion qui est développée tout au long de ce livre (sans jamais être citée de manière explicite) est celle de « virus de pensée », notion que l’on retrouve dans plusieurs techniques de développement personnel, à commencer par la PNL. En gros, un virus de pensée est une espèce d’idée terrorisante qui vient de manière « parasite » occuper progressivement une part de plus de plus grande de notre espace mental de manière de plus en plus obsessionnelle, pour finir par « prendre toute la place », empêchant ainsi notre cerveau de fonctionner normalement. Les deux virus de pensée les plus connus peuvent se résumer par ces deux interrogations ô combien angoissantes :

- « Y en aura-t-il assez pour moi ? » (virus de l’aîné...)

- « Suis-je aussi fort que... ? » (virus du cadet)

Cette notion de virus de pensée a le mérite de nous permettre de reconsidérer nombre de conflits... petits, moyens, grands... planétaires, territoriaux, conflits de systèmes de pensée... bref, toutes les situations où « ceux qui n’ont pas » sont jaloux de « ceux qui ont », les grands jouant des coudes pour écarter les petits, les petits allant se plaindre aux instances supérieures (cette idée est développée à la toute dernière page du livre).

Voilà. Si ces notes vous ont intéressé, je vous invite à déposer ici vos commentaires éventuels, et bien entendu à lire in extenso « Jalousies et rivalités et entre frères et sœurs » - Adele FABER et Elaine MAZLISH – © 1989, 1993, 2003, Éditions STOCK.

Voici de larges extraits de ce que l’on peut lire au dos du livre :

« Une des grandes sources de stress dans les familles, ce sont les incessantes disputes entre enfants. Les moqueries, les provocations, les chamailleries qui n’en finissent pas pèsent lourdement sur la vie familiale. Pour ramener à tout prix la paix, les parents tour à tour supplient, menacent, punissent, prennent parti, mais rien ne semble avoir d’effet. Au bout d’un certain temps, la plupart des parents se résignent : les conflits entre frères et sœurs leur semblent le prix à payer lorsqu’on veut plusieurs enfants.

Adele FABER et Elaine MAZLISH refusent l’idée que rien ne peut être entrepris dans ce domaine. Fortes de leur expérience – elles ont enseigné pendant des années la communication familiale – les deux auteurs ont constaté que certaines attitudes, certains comportements étaient efficaces pour atténuer la rivalité qui oppose frères et sœurs.

[...] Des dialogues vivants, des bandes dessinées décrivent les nombreuses formes de jalousie et montrent comment favoriser la coopération plutôt que la compétition.

[...] Ce livre se lit comme un reportage et peut changer beaucoup dans l’atmosphère des familles. »

Précision légale :

Il est vrai que je ne suis, très clairement, pas du tout en règle de publier un certain nombre des textes présentés ici. Je joue sur l'autorisation tacite des auteurs à me laisser publier leurs oeuvres. Qu'il soit clair que ceci n'a aucun but commercial. Je ne cherche en aucun cas à nuire aux auteurs mais simplement à leur rendre hommage. Toutefois, si vous, auteur ou ayant droit d'un de ces textes, aviez la moindre remarque à me soumettre, sachez bien que je ne chercherai pas à jouer au plus fin et que si tel est votre souhait, je retirerai séance tenante mon article de ce blog, la mort dans l'âme, il est vrai. Un auteur m'a un jour affirmé par mail que le fait de publier ses textes ne le gênait absolument pas. J'ai été ravi de cet écho. Il m'a cependant bien fait comprendre que ses pairs n'étaient pas tous de son avis. Donc, le cas échéant, n'hésitez pas à m'envoyer un commentaire afin que nous évitions tout litige, si vous, auteur et/ou ayant droit, vous sentiez lésé en quoi que ce soit par cette publication de vos oeuvres.

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