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Et si (pour changer) nous regardions là où l’information ne se trouve pas ?…

Durant la Seconde Guerre mondiale, Abraham Wald était employé au SRG (Statistical Research Group). Le SRG consistait en un programme classifié qui s’employait à associer la puissance réunie des statisticiens américains à l'effort de guerre.

Quand des statisticiens examinent les impacts de balles ennemies sur les bombardiers US…

L'un des problèmes sur lesquels Abraham Wald a eu à travailler consistait à examiner la répartition des dommages causés aux bombardiers revenant après des missions de vol afin de fournir des conseils sur la façon de renforcer le blindage de ces avoins de manière optimale. Le but recherché étant de minimiser les pertes de bombardiers lors des tirs ennemis.

Son unité de recherche avait identifié l'emplacement des impacts laissés par les balles ennemies sur un grand nombre d'appareils. À chaque fois, le moteur était l'endroit le moins touché, alors que le fuselage était bien plus exposé.

D’après son équipe, la conclusion qu’il fallait en tirer était celle-ci : c'est le fuselage qu'il fallait renforcer en priorité.

Un autre point de vue…

Mais Abraham Wald présenta un autre point de vue, en proposant la métaphore suivante : Si vous vous rendez à la salle de réveil d’un hôpital, vous verrez beaucoup plus de personnes avec des balles dans les jambes que des personnes avec des balles dans la poitrine. Mais il faut bien se garder d’en conclure que les gens ne se font jamais tirer une balle dans la poitrine. En fait, si les gens qui se font tirer une balle dans la poitrine n’encombrent pas les urgences, c'est tout simplement parce qu’en général ils ne s'en remettent pas, tout simplement . Il en va de même pour les bombardiers. Si les relevés d'impact étaient si peu fréquents sur les moteurs des avions touchés, c’était tout simplement... parce que les avions touchés à cet endroit étaient assez systématiquement abattus, et ne revenaient donc pas à la base !

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La décision qui s’en suivit fut donc de renforcer le blindage les avions au niveau du moteur.

Disposer de données, mais aussi savoir les lire, c'est bien. Évaluer leur importance et chercher à comprendre ce qu'elles ne disent PAS, c'est beaucoup mieux !


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A propos de l’auteur

Bernard Lamailloux

Auteur, consultant, formateur passionné par tout ce qui touche à l’ingénierie de formation, je suis également musicien, théâtreux, phonéographe, bon vivant, et je vous réserve encore bien d’autres surprises !

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